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28 octobre 2019 1 28 /10 /octobre /2019 14:34

Le remploi est un art qui a toujours été pratiqué. Bois, pierre, tissu, de nombreux matériaux peuvent connaître plusieurs vies. Soit tels quels, comme par exemple des briques qu’on aura grattées avant de les réutiliser pour une nouvelle construction, soit après une remise en forme.

 

Ainsi, des sections de poutres peuvent devenir des linteaux de portes ou fenêtres. Ici, à la Tour de Vesvre, des éléments de charpente ont été repris pour réaliser l’ossature de cette cloison du 18ème siècle.

 

Ici, cette pierre de grès ferrugineux dit « pierre de Vailly », qui sert de retenue à une plate-bande, en est à sa troisième vie !

 

Elle a commencé son existence comme corbeau de cheminée, peut-être au 17ème siècle…

 

Une cheminée avec ses corbeaux (château de Buranlure).

 

Puis, une fois la cheminée démontée, on y pratiqué une feuillure pour l’intégrer au bâti d’une porte. Ce fut là sa seconde vie avant de couler une paisible retraite comme élément décoratif de jardin.

 

Emplacement de la feuillure du bâti d’une porte

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18 octobre 2019 5 18 /10 /octobre /2019 11:28

 

Cette tomate, une Noire de Crimée de la taille d'une mandarine, sera la seule que mon jardin aura produite cette année. Alors autant l'immortaliser!

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5 octobre 2019 6 05 /10 /octobre /2019 12:43

Il y a quelques jours, un ami me dit qu'un papillon énorme est entré chez lui un soir, attiré par la lumière. « J’ai d’abord cru à un petit oiseau », me dit-il. Aussitôt, je pense au Grand Paon de Nuit, que j’avais présenté il y a quelques années sur ce blog. Je lui dessine grossièrement sa silhouette sur un bout de papier, mais ce n’est pas ça. Puis, je dessine la silhouette d’un Sphinx, et c’est  plus convaincant…

 

« Il s’est posé sur le carrelage et, lorsque j’ai voulu l’attraper, il s’est mis à couiner ! » Là, plus aucun doute, il s’agit d’un Sphinx à Tête de Mort !

 

On distingue ici très bien le motif sur son dos, et qui lui a valu son nom.

 

L’adulte, ailes déployées.

 

Cette image de chenille du Sphinx à Tête de Mort est tirée du site d’une personne qui s’est livrée à l’élevage du « monstre ». On y trouve de nombreuses et intéressantes informations. Toutes les chenilles de Sphinx ont cette « corne » à l’arrière du corps, signe reconnaissable entre tous.

 

Et un grand merci à Jean D., qui m’a transmis les 3 premières photos !

 

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15 septembre 2019 7 15 /09 /septembre /2019 09:20

Lorsque je suis arrivé à Veaugues en 1985, j’ai planté un certain nombre d’arbres. Voyons ce qu’ils sont devenus au bout de presque 35 ans…

 

Le Cognassier, « tour de taille » à 1,50 mètre du sol: 65 cms.

 

Le Cormier : 85 cms

 

Le Hêtre : 105 cms

 

Et le champion de la croissance rapide, l’Erable Faux-Sycomore : 135 cms.

 

Ce Noyer Noir (ou d’Amérique), issu d’une noix ramassée à Gannat où il y a un superbe alignement de cet arbre, les surpassait tous. Malheureusement, son ombre gagnait tout le potager, et je l’ai à regret transformé en 2014 en planches qui attendent sagement une noble utilisation.

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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 19:28

L’église de Jalognes vers 1910, vue depuis le chemin des Collins alors que le jardin du presbytère était clos de murs.

 

La paroisse de Jalognes a compté jusqu’à quatre lieux de culte.

 

La chapelle Saint-Clair, à Pesselières, fondée en 1228 par Pierre de Livron. Il n’en reste qu’une étroite fenêtre romane dans le pignon, et quelques vestiges à l’intérieur.

 

Lors de la visite qu’il effectua à Jalognes le 24 mai 1738, l’Archevêque de Bourges Monseigneur Frédéric Jérôme de Roye de la Rochefoucault fut informé que « tous les ans le lundi de Pâques le Sieur Curé de Jalognes vient dire sa messe paroissiale en ladite chapelle St-Clair, et qu’il s’y tient une assemblée où il y a des cabarets, des jeux, des danses qui occasionnent des excès de vin, des jurements, des blasphèmes, des querelles, des disputes, même des batteries, pour autant qu’il est en nous faire cesser un pareil désordre, nous défendons expressément audit Sieur Curé de Jalognes et à tous les autres prêtres séculiers et réguliers d’y célébrer ledit jour, ordonnons que la porte en sera fermée toute la journée jusqu’à ce qu’il plaise à Dieu faire cesser un pareil scandale ».

 

 

Cette plaque funéraire, en provenance de la chapelle St-Clair de Pesselières et à présent dans l'église de Jalognes, concerne une vertueuse dame…

 

La Chapelle de Chantereine, fondée en 1469…

 

à une époque où existait en ce lieu un château, rasé au 18ème siècle (cadastre de 1823).

 

Ce bénitier Renaissance, orné entre autres d’un buste de femme nue, provient de la chapelle de Chantereine. Il est à présent dans l’église paroissiale de Jalognes.

 

Une chapelle a été édifiée dans le parc du château de Pesselières en 1821 par la famille Boin, alors propriétaire des lieux.

 

Intéressons nous à présent à l’église paroissiale Sainte Madeleine. Contrairement à la plupart des églises anciennes qui étaient orientées (avec le chœur tourné vers Jérusalem), celle-ci est disposée suivant un axe Nord-Nord-Ouest / Est-Sud-Est.

 

Extrait du cadastre de 1823 montrant l’église, qui était alors bordée au Nord par un grand placier et, probablement, d’un calvaire. La parcelle 686 est le jardin du presbytère. La route de Veaugues passait alors par la Croix St-Marc, plus à l’Est que l’actuelle.

 

Plan actuel, avec la route de Veaugues qui passe le long du mur Est de l’église.

 

En 1738, toujours selon Mgr de la Rochefoucault, « L’église est en partie ruinée par la chute du pignon qui séparait le chœur de la nef et qui, en tombant, a attiré une ferme entière de la charpente, causé la perte de toute la couverture et de deux autels qui étaient à l’entrée du chœur, dédiés l’un à la Sainte Vierge, l’autre à Saint Blaise ; que cette chute a considérablement ébranlé le chœur qui est en partie voûté, et partie en torchis.

 

Procédant au surplus de notre visite, nous avons remarqué que la dorure du tabernacle est dans la plus grande partie écaillée et tombée, que la pierre qui ferme le sépulchre du maître-autel n’est point scellée, en sorte qu’on peut en ôter facilement les reliques, qu’il n’y a point de tableau au même grand autel, mais seulement un morceau de tapisserie appliqué dans le cadre destiné pour y en être placé un, que les grandes figures qui sont aux deux côtés du grand autel sont sales et indécentes en l’état où elles sont actuellement, que le calice et la patène sont extrêmement faibles, légers, et d’ailleurs trop petits, que le soleil qui sert à exposer le St-Sacrement est fort noir, qu’il n’y a point de vitres à la croisée qui donne le jour à la sacristie où il n’y a qu’un vieux coffre pour renfermer les ornements.

 

Que les fonts baptismaux, qui sont fort mal placés, ne sont point renfermés, qu’il n’y a point de dais pour garantir des ordures, ni tableau de St-Jean ni d’armoire pour les vaisseaux des saintes huiles, que le Curé est obligé de placer sur le bassin où ils peuvent aisément se renverser, qu’il n’y a pas même de piscine à côté des fonts baptismaux, que le confessionnal a été écrasé sous les ruines ci-dessus ». (Source : Archives Diocésaines avec les remerciements à François Tridon pour son amabilité)

 

 

En 1863, il fut décidé d’agrandir notablement l’église, et les travaux furent confiés à l’architecte Charles Guillard, qui oeuvra beaucoup en Sancerrois durant la seconde moitié du 19ème siècle.

 

Seules, les trois travées de l’ancienne nef furent conservées. Le clocher et le chœur sont neufs.

 

La limite entre l’ancienne partie et la nouvelle est repérable grâce à cette colonnette semi-engagée dans la nef.

 

Comme je l’avais dit récemment, les églises construites ou remaniées à cette époque sont souvent décriées, mais l’intérieur de celle-ci est très élégant, avec d’harmonieuses proportions.

 

Colonnes et chapiteaux, qui datent de 1865, furent repris lors de travaux de restauration menés vers 1990.

 

Le clocher, terminé en 1876, fut la dernière adjonction.

 

Les fonts baptismaux Renaissance.

 

La nef abrite plusieurs statues, récemment restaurées, comme cette Pietà,

 

 

Sainte Marguerite d’Antioche, en bois polychrome du 15ème siècle,

 

et Sainte Catherine, avec la roue de son supplice.

 

Parmi les curés de Jalognes, retenons l’abbé Claude Antoine Buchet, né en 1748 à Sury en Vaux et ordonné prêtre en 1772, puis affecté à la cure de Jalognes en 1780. A la Révolution, il refusa le serment et fut démis de ses fonctions.

 

Début 1796, il s’engagea comme prieur des troupes royalistes de Le Picard de Phélippeaux, qui stationnaient dans le Pays Fort, du côté de Jars. Dans la nuit du 11 au 12 Avril 1796 (23/24 Germinal An IV), une échauffourée  connue sous le nom de Bataille de Sens-Beaujeu opposa les troupes royalistes au bataillon républicain mené par le Général Desenfans.

 

Côté royaliste, on dénombra 28 morts, dont l’abbé Claude Antoine Buchet, qui tentait de porter secours aux victimes des deux camps. Une stèle lui est dédiée sur la place de Sens-Beaujeu.

 

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15 juillet 2019 1 15 /07 /juillet /2019 08:37

Comme le disait le refrain d’une chanson à succès de 1990, et dont le but était de faire la promotion des préservatifs en pleine épidémie de sida, le plastique peut être fantastique. En témoigne cet ensemble d’ustensiles Gilac qui a largement entamé sa septième décennie de bons et loyaux services !

 

Créée en 1941 à Oyonnax (Ain), Gilac lance sa première cuvette plastique en 1953, et de nombreux objets en polyéthylène moulé suivront : pots de chambre pour enfants, poubelles, brocs, panières à pain, etc…

 

Ce broc Gilac m’accompagne depuis toujours, c’est-à-dire plus de 60 ans et, toujours en parfait état, témoigne que le plastique peut être de qualité et durable, à condition bien sûr que sa conception l’ait prévu. Semi-souple, le polyéthylène Gilac ne craint ni les coups ni les chutes, et supporte très bien l’eau très chaude.

 

Il porte la référence 1024 du catalogue de l’époque, et est fabriqué en France. La société Gilac existe toujours, et continue à fabriquer des contenants en plastique en France, mais sont-ils de la même qualité que ceux des années 1950 ?

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1 juillet 2019 1 01 /07 /juillet /2019 14:09

Une fidèle lectrice du blog vient de me transmettre une requête, à laquelle j’accède volontiers. Cette Valgycienne recherche la photo du mariage de ses grands-parents, Joannès Léonard et Marie Aimée « Gabrielle » Gallois, qui s’est tenu à Veaugues le 8 Septembre 1909.

 

Ces deux personnes sont présentes, à gauche de la mariée, sur cette photo du mariage de Désiré Petit et Catherine « Andréa » Seux. Le cliché a été pris sur le parvis de l’église de Veaugues en 1926.

 

Merci de me contacter par le lien « contact » en bas de page du blog ; je transmettrai.

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26 juin 2019 3 26 /06 /juin /2019 14:16

Datant probablement de mon grand-père qui dût l’utiliser pour se diriger avec sa Rochet-Schneider de 1923, dont je n’ai hélas pas de photos, ce Guide Michelin de 1929 fait partie de ma cartothèque depuis longtemps.

 

Michelin étant avant tout un fabricant de pneus, voici la méthode pour démonter le Confort-Bibendum. Il faut dire qu’à cette époque où peu de routes étaient goudronnées et exemptes de nids de poules, les crevaisons étaient monnaie courante !

 

Le remontage était tout aussi simple, et la preuve en est cette chaussure de femme…

 

Michelin produit depuis le tout début du 20ème siècle une série de cartes au 1/200.000 couvrant tout le territoire français. Le hasard a fait que ce soit la forêt d’Ivoy le Pré, non loin de Veaugues (enfin, une demi-heure) qui ait été choisie pour illustrer la qualité de la cartographie Michelin.

 

A l’époque, pas de GPS. On prenait son temps et on avait en général un(e) copilote qui guidait le conducteur. Ici, c’est Bibendum.

 

Plan de Cosne en 1929. J’y découvre que le passage à niveau de la rue des Frères Gambon était déjà condamné et dévié par un pont au-dessus des voies ferrées. Toute l’actuelle partie Sud de la ville (7000 habitants contre 11000 aujourd’hui) n’était que champs et prés. Deux hôtels y sont conseillés, et on apprend que s’ils possèdent tous deux l’éclairage électrique et le chauffage central, seul le Grand Cerf offre l’eau courante dans les chambres, chaude s’il vous plaît.

 

Aujourd’hui, les critères sont la Wi-Fi et la climatisation. Autres temps, autres exigences. Quant à ceux qui ne possédaient pas la dernière mention, on peut supposer qu'il fallait aller au fond du jardin...

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7 juin 2019 5 07 /06 /juin /2019 11:12

En entrée avant un plat dont la saveur sera probablement plus acide, cet Ophrys Abeille, photographié ce matin dans ce qui devrait être, d'après son statut, un sanctuaire pour la flore...

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1 juin 2019 6 01 /06 /juin /2019 11:29

Il est vrai que  je n’ai jamais été un inconditionnel de ces produits miracles pour lutter contre les herbes qui s’invitent dans la cour, et que mes quelques cultures comestibles en ont toujours été exemptes. Pour lutter contre ce que les agriculteurs et jardiniers appellent les adventices, j’ai ma binette, qui en est à sa troisième génération de propriétaires-utilisateurs.

 

Héritée d’un oncle maternel qui la tenait lui-même de son père (donc mon grand-père), elle doit être quasi-centenaire. Mis à part le manche, maintes fois remplacé, et les deux vis Torx qui le maintiennent, tout est d’origine. On s’en sert en poussant, et la terre passe par-dessus la lame ; je trouve que c’est moins usant pour le dos et les coudes que la binette traditionnelle qui se tire.

 

La lame est constituée d’un morceau d’acier plat soudé au bâti, et qui approche sa limite d’usure. Qu’à cela ne tienne, j’en ferai ressouder un autre le jour venu.

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