Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
4 octobre 2018 4 04 /10 /octobre /2018 19:04

La petite ville de Pézenas, qui avait été rattachée à la Couronne en 1261 par Louis IX (dit « saint »), a connu son essor politique au début du 16ème siècle. Les gouverneurs du Languedoc s’y installent, et les Etats Généraux du Languedoc y siègent. La Porte Faugères (14ème siècle) est un des derniers vestiges de l’enceinte médiévale.

 

Une rue typique du centre ville, avec ses hôtels particuliers et ses boutiques.

 

Pézenas est un festival de portes, toutes soigneusement appareillées et décorées.

 

Voici celle de l’hôtel de Carrion-Nizas, une famille de militaires d’origine castillane (Espagne).

 

Entrons…

 

Un magnifique escalier du 16ème siècle dessert les étages depuis la cour intérieure.

 

Entrée, côté ville, de l’Hôtel de Peyrat, une immense demeure dans laquelle est installée l’Office de Tourisme, accessible par l’autre face. Ce dernier, outre un accueil très sympathique, propose une scénographie de qualité dans des locaux superbement restaurés.

 

La porte de l’Hôtel de Graves, surmontée d’une accolade qui accuse l’époque Renaissance. Elle a vu naître au 14ème siècle le troubadour Bertrand Pezars.

 

Une bien étrange chronologie qu’on peut interpréter ainsi : une porte renaissance à accolade surmontée, peut-être, d’armoiries détruites dans un accès de bêtise ; elle sera ensuite murée, et un oculus aménagé dans le « bouchon ». Ultime affront, ce coffret téléphonique en plastique !

 

Les immeubles des deux côtés de cette rue, reliés par cet élégant passage couvert, devaient appartenir à la même famille.

 

Difficile de résister à cette porte surmontée d’un chat quelque peu rondouillard !

 

Celle-ci, avec son linteau en arc brisé, dénote un peu.

 

Tout comme celle-ci, en plein cintre…

 

Et flanquée d’une fenêtre aux barreaux dissuasifs.

 

Le clou reste cette extraordinaire porte biaise, probablement une fantaisie d’architecte !

 

Détail de la corniche et du linteau.

 

Pour finir, une visite au Musée de la Porte s’impose ! Cette extraordinaire caverne d’Ali-Baba rassemble une centaine de portes dont certaines remontent au 16ème siècle, et nombre de ferronneries et de serrures. Un endroit unique à ne manquer sous aucun prétexte !

 

PS: voici un site qui a déjà traité ce sujet, avec d'excellentes photos.

 

 

Partager cet article
Repost0
22 septembre 2018 6 22 /09 /septembre /2018 18:36

Le Hêtre est, avec le chêne, un des arbres les plus majestueux de nos espaces boisés ; il débute sa vie très humblement. A droite, une plantule encore coiffée de la bogue de la graine ; à gauche, les cotylédons sont épanouis.

 

Le stade suivant voit apparaître les deux premières feuilles, juste au-dessus des cotylédons.

 

Une centaine d’années ont passé et notre fragile plantule est devenue un arbre imposant. Le nom latin du Hêtre, fagus, a donné les mots fayard, fou et fol. Les deux derniers sont rencontrés dans les textes d’archives, car ces arbres servaient souvent de bornes de délimitation. De même, le mot fouet viendrait de fagus, car on fabriquait les manches de ces instruments de châtiment en bois de hêtre.

 

Les toutes jeunes feuilles de hêtre ont non seulement une belle couleur vert tendre, mais aussi un goût frais et un peu acidulé ; essayez au prochain Printemps, ce n’est pas une plaisanterie…

 

Contrairement à celles du Charme et de l’Orme avec lesquelles le néophyte peut les confondre, elles ont la surface douce et les bords non-dentelés.

 

Ici, des galles de cécidomyes sur des feuilles adultes.

 

En Automne, les hêtres virent au jaune d’or, puis à l’orangé avant de tomber. Cette année, la sécheresse de l’Eté nous privera certainement hélas des belles couleurs habituelles de cette saison.

 

En septembre, les bogues s’ouvrent, laissant tomber les graines, appelées faînes ; on en voit une sur la droite. Ces faînes sont comestibles, mais leur décorticage manuel nécessite plus d’énergie que nous en procure leur chair. Elles étaient autrefois consommées comme les châtaignes, mais surtout données à manger aux porcs.

 

Ce hêtre (bois communaux de Veaugues), porte une loupe (ou broussin), sorte de tumeur végétale dont le bois est très recherché par les ébénistes.

 

Hallucination du photographe ? Non, tout simplement une excroissance imitant à s’y méprendre la silhouette d’un animal sur une racine de hêtre (bois de Ste-Lorette, à Jars)!

 

Un des plus beaux hêtres que je connaisse est celui du Vivier, dans les Pyrénées-Orientales.

 

Appelé localement le Fajas d’en Baillette, il est âgé d 500 ans, et fait environ 6 mètres de tour pour 30 mètres de haut.

 

Ses impressionnantes racines.

 

Une fin un peu triste pour ce hêtre de Veaugues, mais gageons qu’il lui sera assuré un passage noble à la postérité sous la forme d’un meuble de qualité.

Partager cet article
Repost0
19 septembre 2018 3 19 /09 /septembre /2018 11:41

Ce matin, profitant de cette superbe avant-dernière journée de l’Eté astronomique pour faire une balade en forêt, je tombe sur cet étrange sujet végétal. A première vue, on dirait deux rejets issus d’une même souche, probablement suite à une coupe au ras du sol…

 

En m’approchant, je découvre que les deux troncs sont différents…

 

Celui de gauche, à l’écorce lisse et claire, est un Hêtre, alors que celui de droite est un Alisier Hybride.

 

Feuilles de Hêtre.

 

L’Alisier Hybride, dont nous voyons ici les fruits orangés, est une espèce voisine de l’Alisier de Fontainebleau, mais dont l’aire de distribution se limite à… Veaugues ! Information recueillie auprès du responsable local de l’ONF.

 

Ils n’ont d’autre choix que de s’entendre, même s’ils se tournent le dos !

Partager cet article
Repost0
16 septembre 2018 7 16 /09 /septembre /2018 19:33

En ce premier jour des Journées du Patrimoine, une joyeuse équipe entièrement féminine a mis les petits plats dans les grands pour faire découvrir aux curieux les trésors de l’église de Neuilly en Sancerre. Buhot de Kersers nous apprend qu’elle a été partiellement reconstruite, ce que me confirment ces dames. Plusieurs époques se succèdent donc. ici, le pignon occidental et sa tour-clocher ; l’ancien clocher avait été démonté lors de la Révolution.

 

Le chevet plat, tout simple.

 

La nef est plus récente que le chœur. Une collection de dizaines de santons provençaux s’offre aux visiteurs…

 

Ainsi qu’un échantillonnage d’habits liturgiques dont certains remontent au 18ème siècle. Ils étaient à l’époque confectionnés avec les surplus de tissus offert par les dames de la noblesse et de la bourgeoisie locales.

 

Dans un mur, à gauche du chœur, est enchâssée la pierre tombale de Charles Dumesnil-Simon, seigneur de Beaujeu, Maupas et les Quartiers Rogier (commune de Sens-Beaujeu), décédé le 26 Septembre 1508.

 

Voici le relevé qu’en avait fait Alphonse Buhot de Kersers vers 1880.

 

C’est probablement une fuite d’eau qui a révélé, sous l’enduit actuel de la voûte du choeur, un autre enduit en faux-appareil (imitation de joints) beaucoup plus ancien.

 

L’autel principal, avec son retable peint figurant une scène dont j’ai oublié le nom…

 

Ma guide relève la nappe de l’autel et soulève une pierre, laissant voir un sceau de cire rouge. Il s’agit en quelque sorte de la vignette du « contrôle technique » effectué en 1738 par Monseigneur de la Rochefoucauld, archevêque de Bourges, qui visita toutes les églises de son diocèse pour en vérifier l’état.

 

Le Christ crucifié du 17ème siècle est classé.

 

Le Chemin de croix de Neuilly présente la particularité d’avoir été peint sur des plaques de tôle (milieu 19ème siècle).

 

Un beau vitrail représentant une Vierge à l’Enfant,

 

Offert par la famille Chenu (château de Güèche)…

 

réalisé par Faure, peintre-verrier à Clermont, en 1860.

 

Un livre de psaumes de 1742, à l’en-tête de Mgr de la Rochefoucauld, cité plus haut.

 

Un autre aperçu de la collection de santons entrevue plus haut…

 

Des personnages bien campés !

 

Celui-ci date de la fin du 18ème siècle.

 

Pour terminer, une châsse contenant quelques ossements récupérés lors du transfert du cimetière, qui était à l’origine au Nord de l’église. Et encore un grand merci à toute l’équipe qui s’est mise en quatre pour me faire découvrir ces merveilles et répondre à toutes mes questions !

Partager cet article
Repost0
16 août 2018 4 16 /08 /août /2018 08:18

La ligne de Bourges à Cosne fut ouverte en décembre 1893, mais je n’ai pas retrouvé d’horaires de cette époque, à part celui du train inaugural qui n’est pas représentatif du service. Ici un train en provenance de Bourges entre en gare de Veaugues dans les débuts de l’exploitation. Ces trains étaient mixtes, c’est-à-dire qu’ils acheminaient à la fois voyageurs et marchandises, et de longues manœuvres avaient lieu dans chaque gare quand on devait déposer ou prendre des wagons de marchandises. Ceci explique la longueur des trajets.

 

En 1918, il y a juste 100 ans et donc durant la Première Guerre Mondiale, il s’établissait ainsi. Deux trains (loco vapeur bien entendu) dans chaque sens, avec des horaires peu pratiques probablement dictés par les impératifs du conflit, auquel s’ajoutait un train de permissionnaires dans chaque sens. Le trajet mettait alors 2 heures 30.

 

La grille horaire de 1933, plus étoffée, permettait de passer au choix la journée complète, la matinée ou l’après-midi à Bourges depuis Cosne, et vice-versa. Le trajet durait entre 1h 46 et 1h 54.

 

Eté 1956 ; il est encore possible de passer la journée à l’autre bout de la ligne depuis Cosne ou Bourges, mais il n’y a plus de trains le midi.

 

Il semble que les trains de mi-journée aient été rétablis car cette photo prise à Veaugues en 1957 montre le croisement de deux autorails en journée. Le service sera supprimé en Juillet 1966.

 

En 2018, alors que les cars ont supplanté les trains depuis plus de 50 ans, je mets quiconque au défi de trouver une fiche horaire facile à lire comme on en trouvait encore il y a quelques années. Certes, le site de l’opérateur de transport est « branché » à souhait avec des noms de service qui fleurent l’air du temps, mais il est bien difficile de s’y retrouver dans les horaires… Sans compter qu’un voyageur se présentant à l’arrêt de car de Veaugues apprendra souvent à ses frais que, pour que la car passe, il aurait dû réserver au moins 48h à l’avance ! Vive la bagnole !

Partager cet article
Repost0
22 juillet 2018 7 22 /07 /juillet /2018 14:01

Sous le soleil impitoyable des confins de la Champagne Berrichonne, un étrange campement. Sommes-nous en présence d’un « Burning Man festival en Berry » ?

 

En m’approchant, je découvre une sorte de derrick ; des chercheurs d’or ou de diamants ?

 

Je jette un œil au fond du puits…

 

Au bout d’un certain temps, un sac remonte…

 

Puis une main apparaît..

 

Une tête…

 

Puis un bonhomme tout entier, la mine radieuse !

 

Puis un autre…

 

Et un troisième !

 

L’heure du bain pour les terrassiers.

 

Dans la baignoire en plastique, comme quand nous étions bébés. Mais, au fait, que sont-ils allés faire au fond du puits ?

 

A 8 mètres sous terre, un étrange tunnel…

 

Tous les 15 mètres, un empilement de pierres soutient une dalle calcaire, base d’un autre puits d’accès.

 

Parfois, ça se rétrécit ; la hauteur totale sous la voûte, lorsque le fond de la galerie ne présente pas de dépôt, est d’environ 1,80 mètre.

 

En fait, nous sommes en présence d’un aqueduc gallo-romain.

 

Reste à savoir d’où il vient et, surtout, où il va !...

Partager cet article
Repost0
6 juillet 2018 5 06 /07 /juillet /2018 08:19

Tant pis pour celles et ceux qui n'aiment pas les araignées, revoici ma Thomise, récemment présentée. Hier, je vois qu'un concurrent s'est installé sur "sa" fleur de lavande; le temps que j'aille chercher l'appareil photo, le voilà grimpé sur le dos de ma Thomise!

Une plongée dans mon livre sur les arachnides m'apprend que, loin d'être une autre espèce, il s'agit... du mâle. Voici ce que dit mon Guide Delachaux des Arachnides: "le mâle minuscule par rapport à s partenaire s'approche courageusement et grimpe par le devant sur son dos; de là, il bascule sous la femelle et se retrouve ventre à ventre avec elle ..." Contrairement à ce qui se passe avec la mante religieuse, le petit homme repartira sans être inquiété. La ponte se faisant dans des endroits très discrets, je ne serai pas témoin de l'heureux évènement.

Partager cet article
Repost0
1 juillet 2018 7 01 /07 /juillet /2018 07:41

En ouvrant une fenêtre, ce matin, mon attention est attirée par un papillon figé dans une curieuse position sur une fleur de lavande...

En y regardant de plus près, je vois qu'il n'est pas seul. Une araignée de la famille des Thomises prend en effet son petit déjeuner.

La même scène vue du dessus. L'araignée, après avoir tué sa proie, en "pompe" tranquillement l'intérieur.

 

Revoici la belle une heure après son repas.

 

Partager cet article
Repost0
25 juin 2018 1 25 /06 /juin /2018 17:42

Il y a quelque temps, je vous avais présenté les travaux de fouilles subaquatiques menés sur une épave de barque au bord de la Loire à St-Thibault. Pour tout savoir sur cette opération, voici une passionnante vidéo réalisée sur place par La Tête dans la Rivière...

 

 

Partager cet article
Repost0
20 juin 2018 3 20 /06 /juin /2018 14:57

Voilà des années que je voyais ces gros champignons blancs s’épanouir sur les terrains calcaires de Veaugues, sans avoir jusqu’ici réussi à leur attribuer un nom. Ici, un petit groupe sort de terre en Octobre…

 

Celui-ci, dans mon jardin, est né durant la nuit début Juin…

 

A quelques pas, des adultes et un jeune. Le chapeau tout d’abord sphérique s’étale en un plateau d’une douzaine de centimètres de diamètre.

 

A première vue, on pourrait penser à une Coulemelle (lépiote élevée), mais il n’en est rien…

 

Absent dans les manuels de mycologie (champignons), il a fallu que se développent les sites internet spécialisés pour que je l’identifie formellement. Même s’il  vit en petits groupes, il s’agit de l’Amanite Solitaire.

 

Considéré comme comestible ; je jouerai cependant la carte de la prudence, et celui-ci, ramené à la cuisine pour son identification,  ne finira pas à la poêle. On voit bien le voile qui recouvre encore les lamelles. Après déchirement, il formera l’anneau caractéristique de toutes les Amanites, mortelles ou comestibles.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de sirius
  • : Après 36 ans à Veaugues, direction Le Noyer pour vous faire découvrir son cadre, son histoire, et aussi quelques billets d'humeur...
  • Contact

Recherche