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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 12:20

1-Castelnou-2013-10-27--18-.JPG

Alors que j’étais en villégiature dans les Pyrénées-Orientales, il y a un mois, une amie qui connaît bien mon penchant pervers pour les vieilles pierres me propose de visiter le village de Castelnou. « Il y a des remparts, des rues médiévales, ça devrait te plaire » ; en plus, c’est sur la route de Collioure, où nous avons décidé de passer la journée.

 

2-Castelnou-2013-10-27--7-.JPG

Arrivé sur place, je constate que Castelnou, aussi charmant soit son décor de ruelles pavées, est à l’image de tous ces « villages médiévaux », envahi de « boutiques d’artistes ». Enfin, d’artistes autoproclamés, avec la tenue vestimentaire indispensable à ce statut.

 

3-Castelnou-2013-10-27--29-.JPG

Alors que je fais le tour le la petite église du village, isolée à l’écart de ce dernier et entourée du petit cimetière, mon amie me fait signe : « viens voir par ici, il y a un sculpteur sur marbre ». Il faut dire qu’il est presque caché, l’artiste, sans panneau, derrière une haie.

 

4-Castelnou-2013-10-27--38-.JPG

Je découvre un homme très occupé à buriner un gros bloc de marbre. Il m’explique qu’il s’agit d’une commande de la ville de Ste-Maxime (Var) destinée à un monument en l’honneur de Gabriel Péri.

 

5-Castelnou-2013-10-27--39-.JPG

La partie supérieure, représentant une sorte de flamme, est réalisée dans du marbre de Thuir, dont nous sommes passés devant les carrières. L’artiste a fait ressortir les veines colorées de la pierre par un subtil polissage…

 

6-Castelnou-2013-10-27--40-.JPGBernard Hémour est un homme simple, presque timide, et il faut que j’insiste un peu pour qu’il prenne place à côté de l’œuvre qu’il peaufine. Il répond alors avec plaisir à toutes les questions que je lui pose sur l’origine des pierres qu’il travaille, ainsi que des marbres aussi superbes que variés que l’on voit en pavages et sur les bâtiments du centre de Perpignan…

 

7-Castelnou-2013-10-27--41-.JPG

C’est par chance que nous découvrons sa salle d’exposition, derrière l’atelier, où sont proposée une vingtaine de ses travaux… Du marbre, bien sûr, mais aussi du bronze, du plâtre peint, du bois, etc…

 

8-Castelnou-2013-10-27--46-.JPG

Et toujours des formes harmonieuses, en parfait accord avec l’âme et le toucher de la matière choisie…

 

9-Castelnou-2013-10-27--42-.JPG

Tirant parti de ce que la nature offre de plus beau…

 

10-Castelnou-2013-10-27--47-.JPGUn homme qui a amplement mérité le qualificatif d’artiste, avec un « grand A » et, une fois n’est pas coutume, l’occasion de présenter un artiste sur mon blog !

 


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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 08:26

dernieres-tomates.JPG

Ces deux superbes "Noires de Crimée" sont les toutes dernières tomates produites sous ma serre. Bien sûr, elles ne pouvaient pas, le 20 Novembre, avoir la même saveur que leurs homologues de pleine saison cueillies en Août, mais tout de même, savourer des tomates produites maison au milieu de l'Automne, c'est autre chose que les insipides tomates de supermarché, gorgées d'eau et pleines de pépins!

 


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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 12:16

1-liasse.JPG

Informée de mes recherches sur l’histoire du Domaine de Tréloup, à Veaugues, une personne de ma famille m’a fait parvenir une liasse de documents anciens, une vingtaine datant de 1612 à 1779, que je vais m’efforcer de déchiffrer, avec l’aide de quelques auxiliaires pleins de savoir et de bonne volonté.

 

2-doc-1664.JPG

La plupart concernent des achats de petites parcelles par les propriétaires de Tréloup, et sont rédigées devant les officiers de justice de l’époque. Celui-ci date de 1664, et est un des plus faciles à déchiffrer.

 

3-numerisation.JPG

Première opération : les numériser avec un système de fortune simple, mais efficace…

 

4-ordi.JPG

Inutile de préciser que jamais les personnes mentionnées dans ce document de 1612 n’imaginaient qu’il se retrouverait un jour à côté d’un clavier d’ordinateur. J’avoue qu’il y a une certaine émotion à manipuler des documents rédigés sous la régence de Marie de Médicis, deux ans après l’ assassinat d’Henri IV, à une époque où des accusations d’hérésie ou de sorcellerie pouvaient conduire au bûcher…

 

5-resume-1612.jpg

Un petit résumé au dos de celui-ci précise qu’il concerne un « contrat de vente d’une pièce de pré faite à Mr Dubois de 2 hommées et demi de fauche à Trélou ». Mr Dubois était le propriétaire de Trélou(p) en 1612. A cette époque, on avait des mesures approximatives et, selon le courage et la résistance du faucheur, « l’hommée » pouvait être plus ou moins étendue… sans parler de la longueur du jour lors de ladite fauche !

 

Revenons à notre texte de 1664, dont mon ami Jean Dagallier (que je remercie encore !) a aimablement corrigé la transcription un peu « brute » que j’en avais fait. Voici donc le texte correctement déchiffré :

 

« A tous ceux qui ces présentes

 lettres vivront estienne Millet

Seigneur de gardefort advocat en

Parlement bailly des ville et Comté

De Sancerre meche et bannerois

Garde du scel estably aux

Contraicts dudit Comté, Salut

Sçavoir faisons que pardevant

Jean Courtois nottaire et tabellion

Cré et Institué soubz ledit

Scel, aesté Requis et passé

Le Contraict de vente dont

Lateneur ensuict, L’an mil

Six Cent Soixante et quatre

Le seizeième Jour d’aoust

Hostel du nottaire soubzsigné

Furent présentes en leurs

Personnes honnorable homme

Claude philipot marchant

 

LDeprésent demeurant au village

Du grand Voisy paroisse de Veaulgues

Et Honneste femme françoise Triboudet

Son espouse dudit Sieur son mary

Dhument et suffisament authoriséé

Lesqueles Certains ensemblement et

Sollidairement ung chascung deux seul

Et pour letout sans division, renonceans

Au bénéfice de diviser les actions

Ordre de droit et premierse disention

De Biens, de leurs bons grée

Et bonnes volontéé sans force

ni Contrainecte, ont Cogneu et

Confessé avoir vendu Ceddé

Quitté délaissé et transporté

Et par ces présentes vendent

Ceddent quittent délaissent et

Promis garentir ennuix et Contres

Touts detous troubles debats

hypoteques et empeschemens

Quelconques sauf des charges

Cy apres, A Honnorable

 

Homme maistre Jean Dubois

Fermier général du Comté de

Sancerre procureur au bailliage

Dudit lieu y demeurant présent

Et acceptant pour luy sa femme

Et les leurs, c’est asscavoir

La quatriesme partye dune

Piece de pré assis enla

Prayrie de Vauveredon paroisse

De Crezency Justice de Vauvredon

Et Indivis et apartir a la fourche

Et au Rasteau auci autres

pourtions audit sieur dubois

Appartennant, qui Jouste

dung long la terre et d honnorable

Homme maistre claude Saunier

Dautres long  les préé e de

Jean Raffestin Laisne Jean

Berneau le jeune accause de

Sa femme et autres, dung

 

 

Bout par le dessoubzs le bois

despendant de la Seigneurie de

Latour, et generallement touts

Autres droites parts et pourtions

Que lesdit sieur Philipot et

Triboudet peuvent avoir apretendre

En ladite pièce de préé, et Comme

Elle appartient a ladite dame

Triboudet accause de la succession

De defunect Honnorable Homme Jean

Triboudet son pèere, et d'Icelle

sen sont lesdites d evestus

Desunies et dessaisies, pour

Et au proffict dudit sieur dubois

Et Icelluy Constitué en leurs

Lieu et droit, aux charges

Des droits et débuoirs Seigneuriaux

Sy aucungs se trouvent Estre

Deübéé Envers les Seigneurs

Ou dames quil appartiendra

Affermants Lesdits Vendeurs

 

Par Serment d eux pris au                                                      

Cas Requis ne scavoir quil                                                  

En soit seul amenné chose pour                                                       

Nen avoir Jamais rien payé

Francs et quitte des arrerages

Desdites droits et de tous

Autres hypoteques detout le                                      

Passé jusques a huy la presente  

vente faicte outre pour et

Moyennant le prix et somme

 De soixante livres tournois

Laquelle somme aeste presentement

Payée content par ledit Sieur

Dubois ausdites Vendeurs en

Louis dor et dargent et autres

Monnoyes ayant de present

Cours en ce royaume et

Dont Ils se sont Contentéé

Et en ont quitté et quittent

 

Sollidairement Comme dit est

Ledit Sieur Dubois et tous

Autres, Car ainsy aeste accordé

Entre les partyies pardevant

Le nottaire et tabellion soubzigné

Promettans par leur foy  de

Serment tenir et avoir letout

Pour agreable obligeans

Quand a ce lesdites parties

Eux leurs biens meubles

Et immeubles presents et

Advenir, Renonceans atoutes

Choses a ces presentes

Contraires lesquelles furent

Faictes et passéés au presences

De Silvain Riffé praticien

Et de Jean Meunet Serviteur

Domestique du nottaire et

Tabellion soubz signé demeurant

 

Au village de Chambetin

Paroisse dudit Crezency tesmoingts

A ledit Meunet declaré ne sçavoir

Signer de ces enquis suivant

Lordonnance, ainsy signé en

Laminutte des presentes dubois

Et Philipot françoise triboudet

Riffé et Courtois nottaires et

Tabellion Soubzsigné »

 

 

Evidemment, il faut s’intéresser à Veaugues pour trouver cet acte passionnant !

 

J’en profite pour remercier les quelques personnes qui ont répondu à mon appel, lancé en Juillet dernier, ne serait-ce que pour me signaler qu’un proche à eux avait travaillé quelque années à Tréloup, toute information concernant ce lieu m’intéressant au plus haut point.

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 08:10

1-hetres-2012-04-22--1-.JPG

Tout au début, il a émergé d’entre les feuilles mortes, un jour de Printemps, il y a peut-être 150 ans…

 

2-hetre-Veaugues-2013-09-20--8-.JPG

Puis, le sol riche de ce bas de coteau lui convenant, et l’exposition Sud-Ouest lui apportant l’eau et le soleil nécessaires à sa bonne croissance, il a « bien profité », comme on dit. Peut-être les forestiers l’ont-ils un peu aidé en éliminant ses voisins, lui faisant ainsi parvenir plus de lumière…

 

3-hetres-Veaugues-2013-11-09--42-.JPG

Il faisait partie de mon univers quotidien depuis des décennies. Quelle que soit la saison, comme ses camarades du même âge il était majestueux, et je ne me lassais de l’admirer…

 

4-hetre-Veaugues-2013-09-20--7-.JPG

Et puis, lors d’une balade comme les autres, je remarquai une marque à la peinture rouge sur tous les beaux hêtres du secteur. Cette balafre n’augurait rien de bon pour mon ami…

 

5 hêtres Veaugues 2013-11-09 (41)

Il y a quelques jours, mes craintes sont confirmées par ces coups de tronçonneuse, un peu comme lorsqu’on dégageait le cou d’un condamné à la guillotine…

 

6-abattage-hetre-2013-11-14--2-.JPG

Hier, guidé par le son des machines, j’assiste à la mise à mort de l’un de des camarades. L’affaire est expédiée en moins de 3 minutes, par des professionnels qui savent se servir de leur matériel…

 

7-abattage-hetre-2013-11-14--3-.JPG

Tout en assistant à l’opération, je me rappelle que j’aime les meubles en « bois d’arbre », surtout lorsqu’il vient de chez nous ; que je refuse aussi d’acheter des huisseries en bois exotique afin de ne pas collaborer à la destruction des forêts primaires…

 

8-abattage-hetre-2013-11-14--4-.JPG

Alors, je me fais une raison en voyant tomber ce hêtre superbe. Peut-être finira-t-il noblement entre les mains d’un ébéniste, même si le forestier déplore qu’en France, il n’y ait plus d’entreprises spécialisées dans ce travail « à cause du coût de la main d’œuvre. « Il est magnifique, regardez comme le bois est blanc », me dit le forestier, que je remercie au passage de m’avoir autorisé à prendre ces clichés de pleine action en dépit du danger.

 

9-hetres-Veaugues-2013-11-09--15-.JPGCe matin, je retourne voir ce qu’est devenu le Seigneur que je contemplais avec respect. Certes, il  faut se dire qu’avec ses camarades d’infortune, il représentera une source de revenus non négligeable pour la commune, et que l’espace dégagé permettra à de nouveaux arbres de s’élever vers le ciel. Reste tout de même que ces hêtre superbes laissennt un grand vide derrière eux...

 


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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 08:46

article-JDC-2013-11-13-copie-1.jpg

Je vois avec satisfaction, à lire cet article du journal du Centre, que les lois concernant la circulation des véhicules motorisés dans les espaces naturels sont bien appliquées chez nos voisins nivernais. Je cite le texte de l’article du Journal Du Centre du 13 Novembre :

 

Pendant le week-end du 11 novembre, de samedi à lundi inclus, les agents de l’Office national de la Chasse et de la Faune sauvage (ONCFS), renforcés par les hommes de l’Office national des Forêts (ONF), ont traqué les utilisateurs de véhicules à moteur en circulation sur les voies interdites des espaces naturels du Nord-Morvan. 

Trente-trois procès-verbaux dressés. Trois délits d’obstacle aux fonctions des agents de la police de l’environnement (barrages forcés mais auteurs interceptés).

« Nous constatons une augmentation sensible de ces infractions dans les bois, forêts, cours d’eau, sur les terres agricoles… qui aboutissent à la dégradation de l’environnement tant au niveau de la faune (par exemple les amphibiens) que de la flore », justifient François Pohu, chef du service départemental de l’ONCFS, et Patrick Rebillard, son délégué interrégional adjoint pour la Bourgogne-Franche-Comté.


Le montant des amendes va de 135 € à 1.500 €

« Nous avons régulièrement des plaintes de marcheurs, mais aussi de collectivités et propriétaires forestiers », poursuivent les deux hommes. D’où l’engagement de l’ONCFS et de l’ONF, plusieurs fois par an, à mener ce type de contrôles pour la préservation de l’environnement, objectif partagé par le préfet et le procureur de la République.

Les infractions coûtent très cher : de 135 € à 1.500 €. Et peuvent s’accompagner, selon la gravité des faits, de la saisie et la confiscation du véhicule.

Ludovic Pillevesse

 

Carrieres-Veaugues-2013-06-02--8-.JPG

Alors, à quand le même zèle de ce côté-ci de la Loire, où l’impunité semble totale dans ce domaine (ici à Veaugues, en pleine zone sensible classée Natura 2000...) ?

 


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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 08:05

conf-De-Buhren-RD.jpg

Pour les passionnés du patrimoine bâti local, surtout ne pas rater cette conférence qui se tiendra à la Mairie de Sancerre (salle à l'étage). Nathalie de Buhren fait partie de l'équipe qui a étudié dans ses moindre détails ce patrimoine et son histoire, et dont les travaux sont présentés sur le site du Conseil Général du Cher, auquel j'ai déjà fait référence à de nombreuses reprises sur mon blog. Un bon moment en perspective, auquel je participerai.

 


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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 09:11

Il y a peu, les journaux télévisés ont encensé l’esprit novateur d’une entreprise française qui venait d’intégrer le Nasdaq (indice de la Bourse de New-York), un évènement qui ne s’était pas produit depuis 10 ans. Cette entreprise avait, de plus, bénéficié du « Crédit d’Impôt Recherche », une mesure fiscale (financée par les contribuables…) destinée aux entreprises particulièrement innovantes, afin qu’elles ne se délocalisent pas dans un pays fiscalement plus avantageux.

 

Jusque là, le tableau semblait parfait ! Une jeune entreprise audacieuse et dynamique comme on aimerait en voir beaucoup plus. Mais qu’a donc produit Critéo pour valoir une telle récompense ? Réponse : un logiciel faisant apparaître des publicités ciblées sur l’écran de votre ordinateur ! J’explique : par exemple, vous consultez quelques sites spécialisés dans la vente de matelas ; eh bien, durant les jours suivants, des bannières publicitaires émanant de sites de vente de matelas apparaîtront sur votre écran, masquant parfois une partie de ce dernier.

 

De l’aveu-même du patron de Critéo, « ça peut paraître exaspérant », mais c’est apparemment ça, l’innovation ! Critéo s’était auparavant illustré, entre autres,  dans le téléchargement de sonneries fantaisistes pour téléphones portables (un plus indéniable pour le bien-être de la population mondiale).

 

Personnellement, je viens d’installer un petit logiciel gratuit sur les conseils de « 60 Millions de Consommateurs ». Adblockplus bloque toutes ces fenêtres publicitaires qui s’ouvrent intempestivement lorsqu’on va sur certains blogs ouo forums. Et ça marche, n’en déplaise au très branché patron de Critéo !

 

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 10:35

chats-2013-11-01.JPG

Sitôt adopté, le poêle! Signe du retour du froid...

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 17:33

page-de-garde.jpg

Que tout malentendu soit dissipé, je ne milite pas au sein d’un mouvement « identitaire » comme il en fleurit tous les jours, et c’est bien, comme cette vue le précise, d’un manuel écrit en 1896 à l’intention des élèves de la classe de 5ème que le texte qui suit est extrait.

 

le-caractere-Francais.jpg

D’autres pages, que je n’oserais montrer ici, expliquent la supériorité de la race blanche et de la civilisation des zones tempérées, qui atteint son plus haut degré de perfection en Europe. Si l’Homme est assez vaniteux pour se considérer comme « créé par Dieu à son image » (et surtout pas l’inverse…), que dire alors du Français ! Edifiant…

 

 

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 08:27

Nous connaissons très peu de choses à propos du château de Veaugues, qui était situé en plein milieu du village, à l’emplacement de l’actuel établissement pour personnes handicapées. Tout au plus, Buhot de Kersers nous apprend-il que « la Seigneurie de Veaugues  nous paraît anciennement jointe à celle de Pesselières dans les mains de seigneurs de la famille de La Porte, de 1243 à 1639. Puis Veaugues passe à François Macé, 1666-1678, et aux Lefort, 1732-1734 ».

 

entree-Chateau.JPG

Portail d’entrée du Château vers 1910

 

Or, on apprend (source : Jean Néraud) que le 6 Mai 1700, un quart de la Seigneurie de Veaugues fut acheté, conjointement à celle des Porteaux par Marie Dumesnil de la Bussière, veuve du Sieur de la Cour. Cette dernière se remarie le 30 décembre 1702, avec Antoine de Saugnac, écuyer, seigneur de la Garde, capitaine de cavalerie, chevalier de l'ordre militaire de Saint-Louis et lui fait donation, par son contrat de mariage, de la terre des Porteaux et du quart de celle de Veaugues.

 

Dix ans après, le 23 février 1712. Antoine de Saugnac achète à Marguerite Lemoyne, veuve de François Dubois, procureur en la Cour de Parlement à Paris, les trois autres quarts de la terre et seigneurie de Veaugues. Marie Dumesnil décédant en 1713, Antoine de Saugnac se retrouve de fait propriétaire de l’ensemble de la seigneurie de Veaugues. Le 5 mars 1714, il se remarie avec Jacqueline Lepage, elle-même veuve de Louis Preinac.

 

hospice-Veaugues-2013-09-22--1-.JPG

Le bâtiment principal de l’ESAT de Veaugues, qui abrita l’hospice (face Ouest), date de 1788.

 

Sans postérité, Antoine de Saugnac, alors Seigneur des Porteaux et de Veaugues, rédige le 16 Octobre 1715 un testament dans lequel, entre autres dispositions, il demande que « l’un de ses deux châteaux soit converti en hôpital pour les pauvres : malades, vieillards, veuves et orphelins des paroisses de Veaugues et de Crésancy. Une personne pieuse, consacrée à Dieu, et que désignerait l'archevêque de Bourges, serait chargée d'installer des sœurs grises dans l'hospice. » Antoine de Saugnac était probablement visionnaire car, l'année suivante (1716), il mourut, vraisemblablement assassiné, fait sur lequel je reviendrai dans un autre article.

 

Afin de régler ses dettes diverses et d’assurer des revenus décents à l’hôpital qu’A. De Saugnac avait souhaité fonder à Veaugues, la propriété des Porteaux fut vendue en 1720. Des lettres patentes du roi Louis XV, en date du 12 Septembre 1721, confirmèrent la fondation de l’hôpital de Veaugues. Cet hôpital était doté de sources de revenus, en l’occurrence ceux de terres louées en fermage, diverses taxes foncières (cens), ainsi que les Bois des Hospices. La plus importante carrière de pierre de Veaugues (celle « aux chauve-souris ») est dénommée Carrière de l’Hospice ; faut-il en conclure qu’elle faisait partie des biens alloués à ce dernier ?

 

hospice-Veaugues-2013-09-22--3-.JPG

L’ancien hospice (face Est)

 

L’établissement bénéficiera d’autres revenus qui lui seront laissés au titre de donations diverses. Ainsi, le 6 Mars 1822, le Sieur Sabert, en échange de son admission à l’Hospice, laisse à ce dernier « une maison évaluée à 300 Francs, ainsi qu’une rente de 55 Francs » (Ordonnance Royale). La Veuve Ferrand fera don de « 3 portions de vigne évaluées à 60 Francs » le 30 Décembre 1822 (Ordonnance Royale).

 

chateau-1823.jpg

Sur le cadastre de 1823, on voit encore le tracé des fossés qui devaient entourer le château de Veaugues, ainsi qu’un bâtiment rond, pigeonnier ou tour et un autre bâtiment derrière (aujourd’hui tous deux disparus). Le bâtiment situé au milieu est celui qu’on voit aujourd’hui et date de 1788 (Voir ici), mais qu’a-t-il remplacé ? La question reste posée, et des recherches approfondies s’imposent…

 

 

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