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4 octobre 2021 1 04 /10 /octobre /2021 18:46

Je ne l’ai découverte que récemment mais, à l’entrée de chez nous, il y a une Vigne « ensauvagée » qui a pris ses aises en scouattant un chêne d’une dizaine de mètres de haut.

 

Venue là à partir d’un pépin abandonné par un oiseau, ou marcotte spontanée d’un sarment mis au rebut ? Toujours est-il qu’elle a colonisé l’intégralité de l’arbre. Il ne s’agit pas d’une véritable Vigne Sauvage, dont les grains sont beaucoup plus petits.

 

Un œil non-averti pourrait aisément prendre ses lianes pour celles d’une Clématite des Haies, mais elles sont moins rugueuses et plus rigides. On aperçoit aussi deux petites pommes sauvages.

 

Les longues branches pendent sous le poids des nombreuses grappes. Rares sont les baies suffisamment grosses pour être mangées, et  leur goût est surprenant, à la fois très sucré et très acide.

 

J’en ramasse le contenu d’un saladier, par curiosité, et  le rapporte à  la maison. Les grains sont indissociables de la grappe, et c’est au fond d’un antique moulin à légumes, armé d’un pilon de bois, que j’extrais un demi-litre de jus. Là, je comprends aisément la signification de l’expression « gros rouge qui tache » !

 

Ce breuvage inattendu sera transformé en un agréable dessert incorporant yaourt, crème, un peu de maïzena et des amandes effilées et grillées.

 

Et puis, cerise sur le gâteau, le contenu d’un bol ou d’une assiette peut, après un ou deux tours de cuillère, rivaliser avec les créations des artistes contemporains les plus en vogue…

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commentaires

L
Magnifique arbre ! Je ne sais pas si j'aurais osé la même expérience culinaire...
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S
Il faut s'assurer de l'espèce végétale, mais avec la vigne, il n'y a aucune confusion possible. La saison des champignons commence et, tous les ans, on voit revenir les mêmes intoxications...
M
J'ai connu ce vin bleu-violet chez des hôtes l'année d'installation dans mon premier poste. Je grimaçais en l'avalant mais curieusement, j'y avais pris goût et je ne suis pas prêt de l'oublier.
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S
J'avais un oncle qui avait pris goût à la teinture de je ne sais quoi, horriblement amère, qu'on lui mettait sur les doigts pour qu'il ne se ronge plus les ongles... On était vers 1935.
L
Hum miam miam, cela semble bien appétissant! Non loin de chez moi il y avait au siècle dernier des vignes bien rangées au flanc de certains côteaux... Aujourd'hui devenus des bois ces pentes voient leurs arbres se couvrir de guirlandes dorées et orangées lorsque l'automne est là: les anciennes vignes encore vigoureuses sont parties depuis longtemps à l'assaut des branches...
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S
Vigoureuses malgré l'absence totale de soins et de traitements phytosanitaires. Ces plants anciens étaient rustiques; leur seul défaut était de... produire du mauvais vin!
A
Toi aussi tu vendanges :) dans notre jardin nous avons aussi un pied du même genre mais je ne crois pas qu'il est fait des fruits cette année. C'est très joli et sans doute bien bon.
A pluche.
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S
C'est ce qu'ils devaient appeler du "Baco", et qui produisait ce vin violet très âpre à la gorge. Lorsque je suis arrivé à Veaugues en 1985, nombreux étaient les paysans et même particuliers qui avaient leur arpent de vigne pour leur consommation personnelle. Lorsque je me voyais offert un verre de ce breuvage, il m'arrivait d'accepter lorsque je n'avais pas le choix, histoire de ne pas froisser celui qui me le tendait, mais je devais faire un réel effort pour l'avaler.

Le jus est par contre très sucré, mais trop acide pour être bu tel quel. Si tu veux venir en cueillir, il y en a encore; il suffit de tirer un peu sur les sarments qui pendent...