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5 mai 2018 6 05 /05 /mai /2018 08:32

En ce Jeudi 18 Avril, alors que le temps est estival, direction la région de Varzy, au cœur de la Nièvre. Premier arrêt à la Chapelle Saint-Lazare de Varzy, nichée au creux d’une minuscule clairière, le long du chemin de Vézelay à Compostelle.

 

Unique vestige de la léproserie médiévale de Vaumorin, elle a été restaurée il y a une quarantaine d’années par les Amis du Vieux Varzy ; travail irréprochable !

 

Vivant proches d’un point d’eau et du Chemin des Ladres, les lépreux bénéficiaient des soins donnés par les religieux de la Maison St-Bernard de Montjou (Alpes).

 

Seconde étape, le petit bourg de Champallement, qui a gardé sa mare-abreuvoir, si souvent présentes dans nos villages ruraux jusqu’aux années d’après-guerre, et comblées pour des raisons sanitaires.

 

Ces mares servaient à abreuver les bestiaux, souvent lors des marchés où ils étaient proposés à la vente.

 

Dominant la plaine, le château de Champallement est issu de la transformation d’un donjon-logis à angles arrondis, comme il s’en trouve encore un dans le village de La Marche, près de la Charité sur Loire.

 

Ce château et son contexte historique ont fait l’objet d’une intéressante étude par l’historienne Brigitte Colas. Ici, un essai de restitution par L. Duigou, et qui montre la transformation du donjon-forteresse en château Renaissance.

 

Sur la commune de Grenois, la chapelle de la Montagne mérite bien son nom. Ancienne église paroissiale de Grenois, elle est entourée de son cimetière, toujours utilisé.

 

La nef. Sauvée de la ruine en 1902, la chapelle sera finalement restaurée dans les années 1960. Seul le chœur et l’amorce de la nef subsistent, le reste étant trop abîmé pour être sauvé.

 

Ce curieux puits a été aménagé sur une source sacrée.

 

La porte de la sacristie, au fond.  Une vidéo vous la fera découvrir ici.

 

Ici, dans un des piédroits de la porte d’entrée, ce chapiteau provenant de la partie détruite de la nef.

 

Non loin, sur la même commune, une butte porte cette modeste chapelle, unique vestige du village fortifié de Hubans, qui fut au XVIIème siècle un des fiefs de la famille de Jaucourt, également seigneurs de Veaugues. Une étude de la même provenance vous en dira plus ici.

 

Les Jaucourt ont également été propriétaires du château de Brinon sur Beuvron. Ici, un pavillon de l’enceinte extérieure.

 

 

Louis de Jaucourt, qui collabora à l’Encyclopédie de Diderot & D’Alembert, était le fils de Pierre-Antoine, et le petit-fils de Pierre II de Jaucourt, tous les deux seigneurs de Veaugues (entre autres…).

 

Le corps principal de logis a une toiture « à la Mansart ». Ce château se visite aux Journées du Patrimoine, le 3ème week-end de Septembre, et je compte bien y aller.

 

Et revoici le pavillon de la première photo, vu de l’autre côté.

 

Dernier arrêt avant le retour sur Veaugues, le site gallo-romain de Compierre, à côté de St-Révérien. Des panneaux réalisés avec des matériaux de qualité proposent des restitutions des différents bâtiments.

 

Posée à un angle de la maison du Boucher (ou du Charcutier), cette pierre évidée servait à rassembler les eaux pluviales, et non à dépecer les animaux comme je le pensais.

 

Peut-être pas posé au temps de César, ce panneau, mais la nature a déjà entrepris de le faire disparaître…

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26 avril 2018 4 26 /04 /avril /2018 18:50

15 Avril. Dans la "bassie" d'une maison en cours de rénovation, un nid avec 5 oeufs...

20 Avril. Alors que j'identifie les parents comme étant des Bergeronnettes des Ruisseaux, les petits éclosent...

25 Avril. Les oisillons grossissent rapidement et commencent à se faire entendre dès qu'on passe devant le nid.

26 Avril. Cinq gosiers affamés qui ne doivent laisser aucun répit à leurs parents!

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21 avril 2018 6 21 /04 /avril /2018 08:04

Les assistants-jardiniers se reposent.

Les pierres, qui ont usé les pieds de dizaines de milliers de voyageurs entre 1893 et 1966 (ce sont d'anciennes bordures de quai de la gare de Montigny), ont accumulé la chaleur durant toute la journée...

Et constituent à présent un agréable lieu de sieste.

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8 avril 2018 7 08 /04 /avril /2018 13:25

En ce samedi ensoleillé, direction Le Prieuré de La Charité sur Loire pour les Journées Européennes des Métiers d’Art, occasion de s’émerveiller l’espace d’un après-midi, alors que la médiocrité règne un peu partout. Pour commencer, je découvre la nouvelle passerelle, récemment accolée au pont, et qui a tant fait parler d’elle… Certes infiniment plus confortable que les étroits trottoirs, mais d’une esthétique discutable.

 

Un clin d’oeil à la richesse architecturale de l’ensemble prieural de la Charité…

 

Une partie des exposants sont installés dans la galerie du cloître…

 

Alors que les salles ont aussi fait le plein.

 

Difficile de passer devant Isabel McGarva en l’ignorant. Je vous laisse découvrir ici le pedigree et les passions de cette jeune vannière franco-écossaise installée à Brinay, dans le Bazois…

Il m’a fallu venir à La Charité pour découvrir Eric Raoult, coutelier d’art à… Veaugues !

 

Maître dans l’art du feuilletage de l’acier, voici une de ses créations.

 

Ici des carreaux émaillés du plus bel effet, même si je n’ai pas noté les coordonnées de leur créateur.

 

 

Charlotte Lassalle exécute une démonstration de restauration de vitrail. Là encore, la passion est au rendez-vous, et c’est un plaisir de l’écouter expliquer ses secrets…

 

Tout peut se réparer, depuis les toiles de maître jusqu’aux vitraux, en passant ici par la faïence ancienne.

 

La Tuilerie de la Chapelle, à Corbigny, nous expose son savoir-faire…

 

 

Emmanuel et ses Didgeridoos sera certainement la découverte la plus sensationnelle de cette escapade !

 

Inspirés d’un instrument que les Aborigènes australiens réalisent à partir de bois creusé par les termites, les siens sont faits avec du bois flotté trouvé sur les bords de Loire. Leur son est tout simplement extraordinaire !

 

Des objets en bois tourné, le premier étant réalisé à partir du bois d’une « loupe », excroissance végétale.

 

Les créations de l’atelier Manu Déco génèrent une ambiance très particulière. Entièrement conçus et réalisés  en assemblant des objets chinés sur les brocantes, leur allure est inimitable…

 

Après le bureau de Jules Verne, une lampe de bureau faite exclusivement avec des pièces prélevées sur de vieilles bicyclettes !

 

Pour terminer cette sélection, Amandine, hélas invisible, propose de décaper et de donner une nouvelle vie à de petits éléments de mobilier, pour un prix très modique.

 

C’est tout simple, mais encore fallait-il y penser ! Je trouve ça chouette.

 

Un très beau plateau que ces JEMA 2018 à la Charité. J’y suis allé en laissant le chéquier à la maison,  histoire de ne pas rentrer ruiné !

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6 avril 2018 5 06 /04 /avril /2018 12:20

Jacques Higelin est mort ce matin.

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4 avril 2018 3 04 /04 /avril /2018 09:19

Une petite surprise ce matin en allant vider le pluviomètre.

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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 11:36

Histoire d’y voir plus clair et de tordre le cou à certaines affirmations loufoques, je me suis récemment décidé, à l’aide d’un Watt-mètre prêté par un copain à mesurer la consommation de quelques appareils électriques domestiques. Voici les résultats…

 

- informatique de bureau (12 heures) : 0,6 kWh

- TV (fonctionnement 1h 15 mn par jour) : 0,16 kWh

- frigo (24 h ; T° ambiante 21°) : 1,10 kWh

- Congélateur (24h ; T° ambiante 5°) : 0,45 kWh

- Lave-linge (cycle à 60°) : 1 kWh

- radiateur SDB (1 douche T° initiale 16° ; T° obtenue 24°) : 1 kWh, que ce soit avec un radiateur à bain d’huile ou soufflant.

 

 

Rappel des tarifs « bleu Ciel EDF » :

Prix du kWh EDF en 2017 : 0,15 € TTC.

Abonnement annuel 30 Amp (6,6 kW) : 80€ environ.

 

 

Petits appareils en fonctionnement continu

 

- Radio + 2 HP

veille : 0,02 Amp

marche : 0,03 Amp

soit environ 7 Watt lorsqu’elle fonctionne, et 4,5 Watts en veille

 

- TV (écran 80 cm)

veille : 0,02 Amp

marche : 0,44 Amp

soit environ 100 Watts en fonctionnement, et 4 Watts en veille

 

- Ordinateur (Unité centrale de bureau + écran 22 pouces)

arrêt : 0,05 Amp

veille : 0,06 Amp

marche : 0,3 Amp

soit environ 70 Watts en fonctionnement, et 16 Watts en veille

 

- Livebox : 0,05 Amp

soit environ 1 Watt en fonctionnement

 

- Téléphone : 0,01 Amp

consommation négligeable

 

Ce qui signifie que, en mode veille :

- la TV coûtera : 0,15 € x 0,004 kW = 0,0006 €/heure (soit 0,06 centimes). Donc 1,4 centimes par jour, et 5,10 € par an

 

- le matériel informatique : 0,15 € x 0,016 kW = 0,003 €/heure (soit 0,3 centimes). Donc 7 centimes par jour, et 25 € par an.

 

Evidemment, débrancher ma TV  lorsqu’elle ne sert pas me ferait donc économiser environ 5 Euros par an ; un geste fastidieux vu qu’il faut se mettre à 4 pattes sous une table, et pour une économie négligeable.

 

Idem pour l’informatique, dont je me sers de manière répétée mais aléatoire de 8h à 20h. Chaque rebranchement (3 prises) induirait un temps de remise en marche de 15 minutes environ, pour économiser 25 Euros par an.

 

Il existe nombre de prises spéciales se branchant entre les appareils et le mur, mais elles ne sont pas données (entre 5 et 3 €), et il y a fort à parier qu’elles rendront l’âme avant d’avoir été amorties.

 

Je préfère donc couper, le soir venu, l’alimentation électrique de la pièce où sont installés informatique, téléphone et TV, réalisant ainsi une économie d’environ 10 Euros par an, avec en plus la certitude qu’aucun appel téléphonique intempestif ne viendra troubler mon sommeil ! Et puis, il y a assez de multiprises et autres câbles qui traînent ça et là pour ne pas avoir à en rajouter !

 

Quant au frigo quasi-trentenaire, son remplacement par un modèle étiqueté "vertueux" (catégorie A; environ 600€, fabriqué en Asie du Sud-Est) pourrait me faire économiser 20€ par an. Amorti pas avant 30 ans, lorsque je serai probablement en train de manger  les pissenlits par la racine.

 

Alors, exit donc la légende selon laquelle les appareils en veille induisent une surconsommation électrique notable !

 

Ici, un article intéressant et objectif sur le sujet.

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11 mars 2018 7 11 /03 /mars /2018 10:42

Depuis les temps « immémoriaux », les parcelles et terroirs se sont vus attribuer des noms d’origines variées, se référant à leur forme, situation, nature ou propriétaires. En voici quelques exemples glanés sur le cadastre dit napoléonien des communes de Neuvy Deux Clochers (1829) et Veaugues (1823)…

 

Le Moulin de l’Etang, près du bourg de Neuvy. Le Champ du Bied est nommé d’après le bief du moulin, qu’il longe. La Pointe indique bien entendu la forme de cette parcelle ; c’est un nom très fréquent.

 

Ici, près de la Tour de Vesvre, nous sommes près du Ruisseau de la Tour qui, à cette époque (1829), devait prendre ses aises. La Patouille était donc un pré boueux, au moins en Hiver. Quant au Pré du Pont

 

… il borde l’ancien Grand Chemin de Bourges à Sancerre, qui traversait le ruisseau sur ce pont.

 

Le même pont vu par Alphonse Buhot de Kersers vers 1880…

 

Et tel qu’il apparaît dans l’Atlas de Trudaine vers 1755.

 

Tout ce secteur est humide, et la Rauchère dérive de "rauches", autre nom pour les roseaux. Le Pré aux Veaux devait servir à mettre à la pâture, tout près du domaine, les jeunes veaux. Quant au Champ Germain, il y a tout à parier qu’un de ses anciens propriétaires s’appelait ainsi.

 

Idem pour le Bois et la Chenevière Bouchard. Une chenevière était un terrain dédié à la culture du chanvre, et chaque exploitation agricole en avait une ; le chanvre servait alors à tisser des toiles à usage domestique. La parcelle 408 s’appelle le Pré des Anges,…

 

… desservi par un long chemin du même nom et bordé de « têteaux » de charme. L’origine de ce nom reste mystérieuse ; peut-être faut-il y voir une déformation. Les noms subissent souvent, au fil des recopies et transcriptions, des altérations qui font disparaître leur origine. Ainsi, la Croix Robin de 1782 est-elle devenue sur le cadastre de 1829 le Crot Robin, un crot étant un endroit humide.

 

Les noms de lieux (ou toponymes) réservent parfois des surprises. Ainsi voit-on ici voisiner le Pré aux Prêtres, qui doit tirer son nom du fait qu’il devait appartenir avant la Révolution à la cure de Neuvy, avec les Chiennes Chaudes. Là aussi, mystère…

 

Le septième jour d’Octobre 1524 , Damoiselle Estiennette Escoréol, veuve de feu noble homme Jean Turpin, en son vivant seigneur de Vaufreland, reconnaît tenir en foi et hommage de François de la Grange, seigneur de Montigny et Vesvre, une terre nommée « les Hastes du Poirier de Coilhe d’Asne ». Une haste (ou aste, hâte) est une terre dont la forme rappelle celle d’un fer de lance.  Il faut bien entendu voir en Coilhe une orthographe ancienne du mot « couille », ce qui laisse libre cours à l’imagination quant à l’anatomie de celui qui a planté ledit poirier… (Archives du Cher ; E 403).

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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 13:55

Comme chaque année, quelques semaines après l'atelier de taille, l'association des Amis de Pesselières vous propose un atelier de greffage de fruitiers. Comme chaque fois, les activités se dérouleront dans la bonne humeur. Chacun peut apporter ses greffons (pommes, poires, prunes), que le spécialiste habituel mettra en place sur les porte-greffes fournis par l'association (2€ pièce). L'occasion pour chacun de faire profiter aux autres de ses variétés rares de fruits, ou au contraire de planter chez soi des variétés convoitées depuis longtemps chez un voisin ou un ami...

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17 février 2018 6 17 /02 /février /2018 11:17

Hier, de retour d’un déplacement à Château-Chinon en matinée, la décision est prise de revenir par le chemin des écoliers. Cette sympathique balade sur de petites routes nous permettra d’intéressantes découvertes… Ici, le château de Broin (commune d’Aunay en Bazois), ou plutôt ce qu’il en reste…

 

Bâti au 19ème siècle, il a une architecture originale avec des tourelles d’angle appuyées sur des arcades en fonte. Hélas, il semble condamné.

 

Un peu plus loin, le château d’Aunay, un peu austère…

 

ses magnifiques tilleuls.

 

Nous passons ensuite à Montenoison, dont la butte porte une une église…

 

Une motte dont les dimensions ne se prêtent guère plus qu’à une tour de guet…

 

et les restes d’un château construit par Mahaut de Courtenay…

 

Une petite vidéo ici.

 

Puis direction Arthel, avec ses deux châteaux perchés au-dessus d’un plan d’eau au milieu du village. La saison nous permet de bien voir Le château de la Motte  au-travers de la végétation…

 

Une petite grimpette nous amène au niveau de l’entrée, où nous avons la chance de rencontrer le garde de la propriété, qui nous proposera très gentiment de nous y balader. Merci encore à lui !

 

Le château domine le village et son plan d’eau. Une petite vidéo trouvée sur YouTube vous permettra d’en découvrir plus.

 

A Arthel, il existe un autre château, que je découvrirai lors des prochaines Journées du Patrimoine, en Septembre.

 

Le plan d’eau, vu depuis le lavoir, n’est pas sans rappeler celui de Druyes les Belles Fontaines, dans l’Yonne.

 

Au-dessous en existe un plus petit, qui devait alimenter un moulin.

 

Une petite note d’humour local.

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