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28 novembre 2021 7 28 /11 /novembre /2021 10:43

Il y a quelque temps, je vous avais conté le périple que constituait un voyage en  train de Cosne au Noyer en 1941. Intéressons-nous aujourd’hui de plus près à l’ancienne gare de Jars – Le Noyer, sise à mi-chemin entre les deux villages, et qui était exploitée par la Société Générale des Chemins de Fer Economiques (plus connue sous le nom SE).

 

J’ai par ailleurs consacré plusieurs articles à ce petit train, surnommé le Tacot, et qui relia La Guerche sur l’Aubois à Argent sur Sauldre de 1907 à 1948. Qu’il s’agisse de ses gares comme celles de Sancergues, Veaugues, Neuvy deux Clochers ou Neuilly Moulin Jamet, mais aussi de ses acteurs directs comme Albert Pinson, hélas décédé depuis.

 

Si l’emprise de sa voie a été arasée sur une bonne partie du parcours, les gares sont toutes encore debout, et on connu des fortunes diverses au gré des besoins, des moyens et des goûts de leurs propriétaires. Celle de Jars–Le Noyer desservait les deux villages, mais est située sur le territoire de la commune du  Noyer.

 

Cette vue aérienne de 1947 (IGN ; remonter le Temps) montre bien les installations à un an de la fermeture de la ligne. On distingue bien l’emplacement des trois voies et du bâtiment.

 

Cette carte postale des années 1910 ou 1920 montre un train arrivant de Veaugues. La voie était à l’écartement d’un mètre (contre 1,435 m pour les grandes lignes), ce qui interdisait la circulation des « Tacots » (et vice-versa) sur les grands réseaux. De plus, les mêmes trains assuraient en général à la fois les services voyageurs et marchandises, avec de fastidieux décrochages et raccrochages à chaque gare, qui allongeaient considérablement les temps de parcours.

 

Les bâtiments étaient très standardisés avec, du moins au plus important : arrêt, halte, stations de 3ème, 2nde et 1ère classe, gare. Sur ce croquis (Archives Départementales du Cher, série 5S), la salle d’attente est à gauche, et la halle aux marchandises à droite, fermée par un rideau métallique.

 

Celle qui nous intéresse correspond à cette 3ème classe, mais avec une travée de plus pour les marchandises. Une horloge venait compléter l’équipement, côté quai. Sur cette vue, on peut se faire une idée des marchandises transportées ; ici des buses en béton et des piquets de clôture. S’y ajoutaient cailloux, ciment, bois, engrais, grains, bestiaux, charbon, etc…

 

Voici la grille tarifaire applicable aux marchandises en 1909. Le prix était calculé en fonction du poids et de la distance ; tout simplement, et qu’on envoie un petit colis ou un cheval.

 

Pour les voyageurs, on oubliait le poids, et ce tableau donne le prix des billets appliqué sur toute la ligne. Ainsi, pour aller de Jars-Le Noyer à Sancerre-Ville, il fallait compter 23 Francs de l’époque.

 

Dans les derniers moments de la ligne, en 1948, le tarif était de 1,95 Franc pour le même parcours.

 

Chaque établissement était bien entendu doté de commodités séparées pour les messieurs et les dames. Cette fois, le train partira en direction de Veaugues, et on voit en arrière-plan un wagon plat stationné. Un autre wagon du même type semble intercalé entre la locomotive et les deux voitures de voyageurs.

 

A cette époque, on ne se souciait pas des émissions de particules, fines ou pas, ni de l’empreinte-carbone. Le rendement d’une locomotive à vapeur se situait entre 5 et 10%. C’est-à-dire que, sur 100 kgs de charbon engloutis par la machine, au moins 90 étaient brûlés pour rien !

 

Je découvre sur cette carte, datant probablement des années 1920 si on se fie aux poteaux électriques, que la route rectiligne reliant Jars au Noyer était alors bordée d’arbres. Certains de ces arbres sont encore visibles sur la vue aérienne de 1947 ; ils ont été abattus à la fin des années 1950. Le passage à niveau de la voie ferrée est dans le creux, et la gare sur la droite.

 

Et voici la même route, vue cette fois depuis le Noyer. Au fond, l’église de Jars, dont j’ai récemment parlé.

 

Cette vue aérienne de 2020 (IGN Géoportail), montre l’évolution du site. On voit toujours distinctement la gare, et la salle des fêtes sur sa gauche. Un étang a été recréé au fond du vallon de la Balance.

 

La commune du Noyer, qui est l’actuel propriétaire de la gare, a eu la bonne idée de la conserver dans son état d’origine. Le bâtiment du chef de gare et la salle d’attente constituent aujourd'hui un logement communal loué à un particulier, alors que la halle à marchandises sert de garage municipal. Un bel exemple de reconversion qui préserve ce modeste patrimoine historique. La voici en 2009.

 

En 2021, le seul changement notable est la pose d’une porte roulante sur le pignon de la halle aux marchandises, en place des portes battantes arrivées à bout de souffle. Une entorse vite pardonnée !

 

On pourra rapprocher cette vue de 2009 (lors de mon dernier passage, plusieurs voitures masquaient la vue) de la première carte postale en haut de l’article et constater que, côté voies, rien n’a changé, si ce n’est la disparition de ces dernières et des quais centraux. Là aussi, on appréciera la qualité de la préservation.

 

Direction Vailly, la voie a laissé place à un agréable chemin, qui peut aisément être intégré au tour complet de l’étang.

 

En prime, la vue sur Jars depuis la cour de la gare.

 

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15 novembre 2021 1 15 /11 /novembre /2021 11:26

Il y a peu, je me suis laissé tenter, chez mon quincailler habituel, par un piège à rongeurs beaucoup moins radical que la traditionnelle tapette à souris. Il s’agit d’une mini-cage du type de celles, beaucoup plus grandes, utilisées pour piéger les ragondins. L’appât est naturellement un morceau de fromage.

 

Hier soir, je place la machine diabolique dans l’espace entre le plafond du RDC et le plancher de la mezzanine, où j’ai eu l’astucieuse idée de faire ménager une trappe de visite. Depuis des semaines, de joyeuses sarabandes s’y font en effet entendre, sans qu’on en connaisse l’identité des participants. Lérots, loirs, voire fouines ?

 

Après avoir attaché le piège avec une ficelle, je referme la trappe…

 

Ce matin, surprise ! Le fumet de la tomme fermière a attisé l’appétit d’un Campagnol qui n’a pas su y résister.

 

L’avantage de cette méthode est que les délinquants peuvent être relâchés sans blessures, de préférence assez loin de la maison. C’est ce qui est arrivé à l’indélicat, qui a tout de même mangé le fromage.

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13 novembre 2021 6 13 /11 /novembre /2021 09:55

Voici que j’apprends ce matin dans le Journal du Centre que l’ancienne remise aux machines de la gare de Cosne va incessamment être détruite. La voici sur cette photo. De gauche à droite : le foyer-logement des cheminots de passage, l’atelier puis la remise proprement dite. Une architecture typiquement ferroviaire qui se reconnaissait au premier regard.

 

Pour moi, elle faisait intégralement partie du paysage cosnois (enfin, de mon Cosne), et un tel affront était tout simplement impensable ! Enfant, une de mes promenades favorites était de remonter la rue Jean-Jaurès, siège de la maison familiale, jusqu’au « Pont de Cours », où nous guettions les machines à vapeur, puis de redescendre par la rue Eugène Perreau qui passe derrière ladite remise. Une certaine activité y régnait, avec un peu d’entretien de matériel (crédit photo le Régional de Cosne ; 2021).

 

Un fourgon-chaudière destiné à assurer le chauffage de certains trains y fut longtemps garé (ici en 2014).

 

Nous refranchissions la ligne par la passerelle Gambon, côté Sud de la gare, et qui nous donnais un aperçu différent de cette dernière. On la voit ici en 1965 en arrière-plan, et elle disparut vers 1988 lors des travaux préparatoires à l’électrification de la ligne.

 

La remise en 1932, à une époque plus glorieuse de la gare de Cosne, qui était aussi le départ de lignes pour Bourges, Clamecy et St-Amand en Puisaye.

 

Un demi-siècle plus tard, elle abrita quelque temps une locomotive à vapeur appartenant à une association. L’autorail vu ici devait assurer les navettes Cosne-Nevers.

 

En Janvier 1985, voici la machine sous la neige.

 

Les deux gamins (qui se reconnaîtront peut-être) ont depuis  pris quelques décimétres et un peu de galon…

 

Sera-t-elle encore là lors de mon prochain passage à Cosne ? Suite dans un prochain article.

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8 novembre 2021 1 08 /11 /novembre /2021 18:43

De passage cet après-midi dans une petite ville voisine pour quelques courses, je remarque ce chantier dont l’objet est visiblement l’élagage automnal des jeunes platanes de la place. On appréciera l’importance de l’équipe qui, outre une nacelle (bien utile), un camion-benne et un tractopelle (ici occupé à vider des feuilles dans le camion), ne comporte pas moins de cinq agents. Un autre camion aux couleurs d’une entreprise locale d’élagage, garé à proximité, me laisse penser qu’agents du privé et de la commune s'y côtoient peut-être.

 

Pour ramasser quelques malheureuses feuilles, pas moins de deux souffleurs, bien entendu à moteur thermique. Je veux bien que, lorsqu’on a affaire à un grand parc, ce genre d’équipement puisse se révéler utile. Par contre, lorsque je vois le nombre de particuliers et de collectivités qui y font appel pour pousser quelques feuilles, ça me fait bien rire !

 

Les feuilles et brindilles sont ensuite chargées dans ce tractopelle pour être ensuite déversées dans le camion. Là aussi, les moyens sont-ils bien proportionnés ?

 

Quelques feuilles qui pensaient s’en tirer à bon compte sont dûment ramenées dans le rang…

 

Alors qu’on nous rebat sans cesse les oreilles avec le réchauffement climatique et ses effets dramatiques à venir, et que l’écologie punitive (genre essence à 5 Euros le litre) est prônée par certains politiques, je préfère ne pas imaginer le bilan-carbone de ce chantier ! Sans parler des nuisances sonores infligées aux riverains et passants…

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16 octobre 2021 6 16 /10 /octobre /2021 18:33

 

Epeire diadème; Sancerre, 9 Octobre 2021.

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4 octobre 2021 1 04 /10 /octobre /2021 18:46

Je ne l’ai découverte que récemment mais, à l’entrée de chez nous, il y a une Vigne « ensauvagée » qui a pris ses aises en scouattant un chêne d’une dizaine de mètres de haut.

 

Venue là à partir d’un pépin abandonné par un oiseau, ou marcotte spontanée d’un sarment mis au rebut ? Toujours est-il qu’elle a colonisé l’intégralité de l’arbre. Il ne s’agit pas d’une véritable Vigne Sauvage, dont les grains sont beaucoup plus petits.

 

Un œil non-averti pourrait aisément prendre ses lianes pour celles d’une Clématite des Haies, mais elles sont moins rugueuses et plus rigides. On aperçoit aussi deux petites pommes sauvages.

 

Les longues branches pendent sous le poids des nombreuses grappes. Rares sont les baies suffisamment grosses pour être mangées, et  leur goût est surprenant, à la fois très sucré et très acide.

 

J’en ramasse le contenu d’un saladier, par curiosité, et  le rapporte à  la maison. Les grains sont indissociables de la grappe, et c’est au fond d’un antique moulin à légumes, armé d’un pilon de bois, que j’extrais un demi-litre de jus. Là, je comprends aisément la signification de l’expression « gros rouge qui tache » !

 

Ce breuvage inattendu sera transformé en un agréable dessert incorporant yaourt, crème, un peu de maïzena et des amandes effilées et grillées.

 

Et puis, cerise sur le gâteau, le contenu d’un bol ou d’une assiette peut, après un ou deux tours de cuillère, rivaliser avec les créations des artistes contemporains les plus en vogue…

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27 septembre 2021 1 27 /09 /septembre /2021 16:40

En ce dimanche des Journées du patrimoine 2021, direction l’église Saint-Aignan du village de Jars, devant laquelle je suis maintes fois passé sans jamais y entrer. Elle fut surnommée la Petite Cathédrale du Pays Fort par l’évêque de Bourges lors d’une visite qu’il lui fit en 1865. La nef et le faux transept sont d’époque Renaissance (1533).

 

La tour-porche est un peu plus ancienne, et sa construction fut financée en 1488 par les Ruellé, famille de notables locaux, en échange d’un droit de sépulture sur place. Le porche fut remanié à la Renaissance.

 

Avant cette visite, je croyais tout naturellement que cet escalier menait à une porte murée depuis. Il n’en est rien. Il servait d’estrade au garde champêtre pour faire ses annonces au peuple rassemblé sur place.

 

L’abside tranche par sa légèreté avec le reste de l’édifice. Ses contreforts sont couronnés de pinacles.

 

Sur le mur Sud de la nef, une porte Renaissance, murée. Elle serait alors pour porter les cercueils directement vers le cimetière, qui entourait l’église.

 

La nef a été bâtie sur ordre de Guillaume de Rochechouart, seigneur de Jars, et achevée en 1533, date portée sur une clef de voûte.

 

Des croix de consécration sont visibles en plusieurs endroits, et on aperçoit en arrière-plan une des stations du chemin de croix.

 

Ce bénitier de fonte n’est pas sans rappeler ceux de Veaugues et Lugny-Champagne, fabriqués localement vers 1500.

 

Les voûtes de la nef et des deux chapelles latérales reposent sur de belles ogives ramifiées. De nombreux blasons sont aux armes des Rochechouart.

 

Ces armoiries, visibles sur la voûte de la chapelle latérale Sud, sont celles de la famille de Ménipeny. Egalement écrit Monypenny. Cette famille écossaise est arrivée en Berry dans le sillage de Charles VII, et s’est vu décernée la seigneurie de Concressault en récompense de ses services dans l’armée. Guillaume de Menipeny fut abbé de Saint Satur dans la première moitié du 16ème siècle. Il fut été nommé Archevêque de Bourges en 1512, mais roi François Ier y mis son veto. La présence de son blason est dû au fait que l’église de Jars dépendant de l’Abbaye de Saint-Satur.

 

J’en profite pour dire que je suis preneur de toute information concernant cette famille, ainsi que la famille Folcart (Flockhart en Ecosse) qui, arrivée en France de la même manière, lui était alliée par mariage. Merci d’avance…

 

La chapelle latérale Nord et son autel richement décoré.

 

L’autel. A droite, les stalles des chanoines, qui venaient épisodiquement de l’Abbaye de Saint-Satur assister à la messe.

 

Sur la clef de voûte du chœur, les armoiries des Rochechouart.

 

Selon son rang, on se voyait assigner une place particulière. Les chanoines, dont l’histoire ne nous dit pas s’ils étaient gras ou pas…

 

Les divers édiles de la paroisse…

 

Les familles bien établies de la paroisse…

 

Enfin les simples paroissiens anonymes. Selon notre guide, ces bancs seraient du 16ème siècle, et nul doute qu’une heure passée assis là vaut bien une année de purgatoire.

 

Pour terminer, cette inscription dans la paroi Sud de la nef, près de l’entrée. Y est gravé le nom C. Decencière, avec un « N » inversé. Il s’agit de Charles Decencière (1630-1677), frère d’un lointain aïeul à moi et qui était procureur fiscal (sorte de percepteur) de la seigneurie voisine de  Nancray ; cette dernière était aussi entre les mains des Rochechouart. Il a dû être enterré dans la nef.

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22 septembre 2021 3 22 /09 /septembre /2021 09:47

Jusqu’à il y a peu, lorsqu’on me demandait si j’habitais toujours à la même adresse, je répondais que je ne quitterais Veaugues que « les pieds devant ». J’aurais dû être plus prudent car, après 36 ans et 4 mois, je viens — ou plutôt nous venons (mon épouse, nos trois félins et moi-même) — de quitter Veaugues pour un nouvel horizon.

 

J’avais créé le Blog de Sirius fin 2008, principalement parce que la censure appliquée par l’unique quotidien départemental ne laissait passer que les courriers des lecteurs qui allaient « dans le bon sens ». 

 

Ce blog fut pour moi l’occasion de parler de mes sujets d’intérêt et préoccupations ; de présenter le petit patrimoine local, qu’il soit naturel, historique où bâti. Dans ce cadre, j’ai eu de nombreux échanges privés et ai fait des rencontres intéressantes. Quelques blogueurs sont même devenus des amis, et pas que dans notre petit « Cher-Nord ».

 

Voulant conserver mon indépendance, j’ai toujours refusé tout partenariat commercial, que ce soit avec la plateforme qui m’héberge (qui n’a, je tiens à le dire, jamais exercé de quelconque censure ou pression), ou avec des entreprises qui me promettaient une meilleure audience en échange de la parution d’articles assurant la promotion de leurs produits et services.

 

Bien sûr, jai aussi dû essuyer des remarques et commentaires acerbes, pratiquement tous anonymes, ce qui exclut le droit de réponse. Eh oui, ici (et peut-être en beaucoup d’autres endroits), on n’aime pas les propos qui font des vagues et il est de mauvais ton de dire tout haut ce qu’on pense. J’ai égratigné quelques personnes qui le méritaient, mais c’est sans regrets.

 

Il va de soi que, maintenant que nous avons migré de 20 kilomètres vers le Nord, l’actualité valgycienne ne sera plus traitée ici. Le blog, qui tourne déjà au  ralenti depuis quelque temps pour cause de manque de temps, reprendra probablement progressivement vie, peut-être sous une autre forme mais à la même adresse.

 

D’ici-là, les commentaires restent ouverts et, comme d’habitude, je me ferai fort de répondre à toutes les démarches de contact concernant mes anciens articles, dont certains sont toujours régulièrement consultés.

 

Il ne me reste plus qu’à souhaiter bon vent aux Valgycien(ne)s qui, j’en suis sûr, se remettront vite de ma désertion ; sans aucune amertume ! Et puis, qui sait, peut-être nous croiserons-ils encore dans les bois ou les chemins…

 

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5 septembre 2021 7 05 /09 /septembre /2021 12:01

C'est tout-à-fait par hasard que je suis tombé sur un lien vers cet article il y a une minute.

Dans le genre cons,  moches, vulgaires et nuls, difficile de battre ces deux-là!

 

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28 août 2021 6 28 /08 /août /2021 09:08

Lu ce matin sur le site Reporterre. Plus de 30.000 € l'hectare, voilà qui va faire rêver bien des propriétaires fonciers berrichons ou nivernais!

 

Au fait, Xavier Niel mange-t-il lui-même les cochonneries proposées par son entreprise Les Nouveaux Fermiers"?

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