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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 08:59

Coquin est un vrai chat de gouttière. En voici la preuve!

 

 

2-copie-1.JPG

Après le petit-déjeuner, rien ne vaut une inspection de son domaine.

 

 

 

1

 

 

 

 

Approchons-nous du bord...

 

 

Tout va bien?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3

 

Alors, montons faire un brin de toilette, tout en gardant le contrôle sur le domaine...

 

 

4-copie-1

 

La toilette, ça fatigue! Alors, rien ne vaut une petite sieste, la première de la journée. Un banc de pierre réchauffé par les premiers rayons matinaux fera l'affaire.

 

 

 

5

 

Prêt à bondir? Non, tout simplement pour dire: "je suis là, et j'aimerais bien un petit câlin"!

 

 

 

 

 

 


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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 10:10

 

St-Satur possède, le long du Canal Latéral à la Loire, deux ensembles distincts de silos, qui appartenanient à deux coopératives différentes. En aval du pont, l'Union du Cher (plus tard Epis-Centre); en amont, Agri-Cher (absorbé ensuite par Epis-Centre). Si le premier fut fermé en 1999 pour non-conformité aux normes de sécurité, entraînant du coup la fermeture de la ligne de chemin de fer venant de Cosne, l'autre est toujours en activité, au moins pour sa partie la plus récente. Voici quelques images du site...

 

gare-du-Canal-SE-St-Satur.jpg

 

Celle-ci date du début du XXème siècle. On y voit des wagons-tombereau du "Tacot" stationnés le long du quai, ainsi qu'un petit bâtiment, tout à droite, qu'on retrouvera sur la prochaine vue. A cette époque, le trafic du port portait surtout sur des cailloux venant d'Argent par le Tacot, et qu'on transbordait sur des péniches.

 

 

port St-Satur V. 1955

 

Celle-ci, plus récente, remonte à 1955 environ. On y retrouve le petit bâtiment précité, à gauche du silo. Sur le quai, des empilements de ce qui semble être soit des billes de bois, soit des poteaux en béton. A cette époque, seul est présent le "vieux" silo, probablement construit entre les deux guerres mondiales. Toujours là aujourd'hui, il paraît bien petit à côté de ses voisins en tôle!

 

Cette vue est très intéressante à bien des points de vue. En effet, on y retrouve le Moulin de la Chappe, détruit vers 1970, et le "val' n'est pas encore construit. J'y reviendrai dans un autre article.

 

 

Silo Agri-Cher 1965

 

Nous sommes maintenant en 1965, et un second silo, plus moderne, a été érigé au sud de l'ancien. Plus tard, l'espace entre les deux sera comblé par une extension supplémentaire. Au premier plan, une fourgonnette 2CV (les spécialistes en reconnaîtront le type exact...).

 

Sur la fosse, un camion Unic des transports Bailly, à Cosne, est probablement en train d'être chargé de sacs de 50, 80, voire même 100 kgs de céréales. A l'époque, le transport du grain par benne basculante n'était pas encore généralisé, et les routiers devaient avoir les épaules larges et solides! Aujourd'hui, 10 minutes suffisent pour peser et charger 25 tonnes de grain en vrac dans ensemble moderne.

 

Silo Agri-Cher 1965 (1)

 

Toujours en 1965 et à la même place. La 2CV fourgonnette, peut-être celle du silo, semble ne pas avoir bougé. Dans la benne du camion (un Berliet GLR 160), la présence d'un employé indique qu'une fois encore, il est chargé de sacs (céréales, engrais ou aliments pour le bétail). Une péniche est en cours de chargement de grain en vrac au moyen d'un tuyau. ce trafic a aujourd'hui à ma connaissance disparu.

 

Autre temps, autres moyens...


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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 11:58

Retour à Veaugues, donc, où les lavoirs ne sont pas légion, tout simplement du fait que le village n'est traversé que par un mince filet d'eau: la Planche-Godard. Cette dernière est alimentée par plusieurs sources réparties sur deux bras principaux, celui de Villedonné, et celui d'Epignol; chacun de ces bras trouve lui-même son origine dans plusieurs sources, pérennes ou non.

 

Revenons à nos lavoirs. Celui d'Epignol, pourtant propriété publique communale, est aujourd'hui pratiquement inaccessible après des décennies de désintérêt de la part de la municipalité, qui aurait pourtant pu, grâce à une restauration et un entretien minimal, en faire un agréable lieu de promenade et de détente pour les habitants de la commune et les estivants.


 

lavoir Epignol 1

Le lavoir d'Epignol se situe à la source de l'un des bras de la Planche-Godard, dans un écrin de verdure.

 

Il possédait un petit bâtiment pour abriter les lavandières, dont ne subsistent malheureusement aujourd'hui que quelques ruines.

 

Le ruisseau visible au premier plan se dirige vers le bourg de Veaugues

 

 

 

 

 

 

 

lavoir Epignol 2

 

 

Sur cette vue, on voit les restes de l'abri et, en arrière-plan, la source.

 

La végétation a envahi depuis longtemps les lieux, dont la dernière attention portée à leur égard par la municipalité remonte au remembrement de 1994.

 

Son chemin d'accès est embroussaillé, et on doit à présent passer sur le bord d'un champ pour s'y rendre.

 

 

 

 

 

lavoir Epignol 3

Voici la source qui l'alimente; elle coule toute l'année même si, l'été, son filet d'eau se perd peu  en aval. Le captage est soigné, et consiste en une lourde dalle de calcaire posée obliquement sur deux autres pierres sur chant. L'eau semble venir sur le côté droit, mais seul un nettoyage en profondeur permettrait d'en savoir plus.

 

 

 

Un archéologue professionnel m'a dit qu'il pensait que cet aménagement pouvait être ancien, voire remonter à l'époque gallo-romaine... Il n'existe à ma connaissance pas de cartes postales représentant ce lavoir mais, comme d'habitude, je suis preneur de tout document, information ou anecdote le concernant...

 

 

lavoir moulin d'en haut

 

Voici l'autre lavoir de la commune de Veaugues; il se situe sur la Planche-Godard, à la sortie du village le long de la route de Neuvy, bien en aval du précédent. Restauré par la commune il y a quelques années, il présente mieux! Dommage que son camarade d'Epignol n'ait pas eu droit aux mêmes faveurs...

 

 

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 08:40

volcan-2.jpg

 

 

Il n'aura fallu qu'une éruption volcanique en Islande, petit pays de 350.000 habitants dont peu se souviennent qu'il est en Europe, pour que toute l'activité économique soit paralysée.

 

 

 

 

 

 

volcan 1

 

Touristes bloqués obligés de passer plusieurs nuits à même le sol des halls d'aéroport, sans pouvoir se changer ou même prendre une douche. Hommes d'affaire, ministres et autres personnalités indispensables au fonctionnement de notre société dans l'incapacité de vaquer à leurs occupations... Le chaos total. Et les scientifiques n'écartent pas que le phénomène dure plusieurs mois!

 

 


 

erup sol

 

 

Sur le Soleil, il y a aussi des éruptions, appelées éruptions solaires. Nous ne les voyons pas, car elles sont trop loin de nous. Consistant en jets de gaz brûlants (plusieurs centaines de milliers de degrés), elles perturbent le champ magnétique terrestre.

 

 

 

 

 

erup sol 2

 

 

Imaginons un seul instant l'impact qu'aurait une "méga-éruption solaire" sur Terre! Tous les satellites de télécommunication seraient complètement déboussolés, ainsi que les antennes et relais, nous privant d'un coup de radio, télévision, Internet, téléphone portable...

 

 

 

 

Peut-être est-ce ce qui nous attend autour du 21 décembre 2012, jour où s'arrête le calendrier Maya...

 

Décidément, aussi vaniteux que soit l'Homme moderne, il est autant à la merci des éléments naturels que ses ancêtres les Gaulois ou même les Néandertaliens.

 

 


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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 13:26

Autant à l'écart des grands axes de circulation que Saint-Verain, le village de Bulcy offre aux visiteurs avertis des vestiges intéressants.

 

remparts-vue-ouest.jpg

 

En venant de Mesves, voici ce qui s'offre au regard: des restes de fortification,s avec une tour ronde, et une section de courtine percée de cinq fenêtres au cintre polylobé. Restes d'une chapelle castrale?

 

 

photo-montage Bulcy

 

Situation des éléments mentionnés dans l'article. La direction de Mesves est en bas, à gauche de la vue. De l'enceinte fortifiée qui devait défendre un ensemble castral, il ne reste que la tour ronde, la courtine et, peut-être, la tour carrée isolée. Le manoir occupe-t-il l'emplacement de l'ancien logis seigneurial?

 

 

manoir

 

Pour voir le plus intéressant, il faut prendre la rue en impasse menant à l'église. On arrive devant ce ravissant manoir de style italien, dont la construction paraît remonter au XVIème ou XVIIème siècles. Sa façade Sud est élégamment ornée d'une double galerie.

 

 

église Bulcy

 

Après le manoir, voici l'église. Toute simple, elle a visiblement été construite en deux étapes et serait à l'origine celle d'un prieuré dépendant de celui de La Charité.


 

 

porche église

Le porche Sud, de style roman.

 

 

Le tympan semble être orné d'un personnage peint vu de profil.

 

Le porche principal, orienté à l'Ouest, est beaucoup plus récent.

 

 

 

 

 

 

 

tour ronde

 

 

Ici, nous sommes sur l'autre face des fortifications remarquées au départ. On aperçoit alors bien la tourelle de l'escalier d'accès à la tour ronde. La ferme a été adossée au rempart, sans qu'il soit possible d'affirmer qu'elle l'a réutilisée. Seule une visite approfondie permettrait de le déterminer.

 

 

petite maison

 

 

Accolée au rempart, en limite de la courtine aux fenêtres polylobée, cette jolie petite maison  est en cours de reconstruction. Visiblement  rebâtie avec des matériaux récupérés sur le site, occupe-t-elle l'emplacement exact d'une construction ancienne?

 

 

 

 

 

tour isolée

 

Dans le pré entre l'église et la rivière le Mazou, cette massive tour carrée est peut-être un vestige de l'enceinte fortifiée. l'intérieur est muni de plusieurs niveaux de planchers, hélas effondrés. Un escalier extérieur, dont les premières marches ont disparu, permettait d'accéder aux étages supérieurs, par des portes situées sur la face Ouest.

 

 

porte tour isolée

 

 

Vue rapprochée de la porte du rez-de-chaussée de la tour carrée.

 

Le linteau à coussinets semble remonter au XIVème siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Moulin de Bulcy (1)

 

A la sortie Nord du village, sur la route de Neuville, on peut voir ce très vieux moulin sur le Mazou. Il a été soigneusement restauré.

 

A part un court article paru dans le N°48 des Annales des Pays Nivernais, datant de 1986, je n'ai trouvé aucune information sur l'histoire de Bulcy. Bien dommage, car ces quelques vestiges laissent imaginer un passé intéressant...

 

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 16:22

 

JM Lemétayer

 

« Une détermination encourageante ». « Le président a affiché beaucoup de volonté, mais il faut que tout cela soit suivi d'actes. La crise n'est pas finie » a fait valoir Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA.

 

(La Nouvelle République du 7 mars 2010)

 

 

 

 

Duflot & Cohn-Bendit

« Sarkozy ne comprend rien à l'agriculture durable » (Les Verts). « Entre discours martial et promesses creuses, Sarkozy a surtout démontré qu'il n'avait rien compris aux enjeux de l'agriculture durable » a estimé Cécile Duflot, tranchante chef de file des Verts.

(La NR ; 7 mars 2010)

 

Note de l'auteur: la petite Cécile sait-elle que le vilain Cohn-Bendit est en train de réfléchir à comment se débarrasser d'elle après les élections?

 

 

 

 

Sarko & vache 2

 

 

 

Nicolas Sarkozy : « Je voudrais dire un mot de toutes ces questions d'environnement, parce que là aussi ça commence à bien faire. Je crois à une agriculture durable. […] Mais il faut que nous changions notre méthode de mise en œuvre des mesures environnementales en agriculture. »… « Sur les normes environnementales, je souhaite qu'on montre l'exemple mais qu'on avance en regardant ce que font les autres, parce que sinon il n'y aura plus d'éleveurs de porcs bientôt chez nous. »

(Rue89 ; 7 mars 2010)

 



 

 

M. Lemétayer (FNSEA) a également salué le "pragmatisme" de l'Etat en matière d'environnement, qui pourrait se traduire par un allègement des contraintes écologiques qui pèsent sur l'agriculture.

(Le Figaro ; 7 mars 2010)

 

 

Notre Président semble ainsi avoir cédé aux pressions de la frange la plus réactionnaire de nos agriculteurs, qui s’entête à considérer que la protection de l’environnement est la cause de la plupart de leurs malheurs et un frein à leur prospérité. Accrochés à leurs objectifs productivistes, ils continuent à affirmer qu’agriculture « classique » (celle qui prévaut actuellement), agriculture biologique et cultures OGM peuvent coexister. Ceci dans le but évident d’obtenir l'allègement de la réglementatio concernant l'environnement, et la légalisation des cultures OGM qu’ils considèrent comme remède à tous leurs maux.

 

Mr Sarkozy dit que « bientôt, il n’y aura plus d’éleveurs de porcs chez nous ». Il faut simplement que le consommateur soit prêt à payer son prix réel pour une viande produite dans le respect de l’environnement, avec les contraintes que cela sous-entend, comme le traitement efficace des effluents. Et également que les « intermédiaires » prennent moins de marge au passage.


 

Algues vertes Des algues vertes sur une plage bretonne.


Ce sont les lisiers des élevages intensifs de porcs qui, transportés par les rivières jusqu'à la mer, favorisent la prolifération de ces algues qui dégagent des gaz très toxiques en se décomposant. C'est le prix à payer si on veut continuer à manger de la viande à bas prix sans se préoccuper des conditions de sa production.

 

 

 

 

D’autre part, si Cécile Duflot est animée de bonnes intentions, la citadine qu’elle est ne comprend guère plus le monde agricole que Nicolas Sarkozy. Prisonniers d’un système dévoyé, travaillant pour certains à perte malgré des centaines d’heures de travail mensuel (cas de beaucoup d’éleveurs), coincé entre les directives bruxelloises, les contraintes toujours plus dures et absurdes de la mondialisation, et celles de la protection de l’environnement, leur vie n’est certes pas facile.

 

Alors, au lieu d’opposer agriculture et environnement comme on le fait actuellement, pourquoi ne pas opter pour une démarche constructive et pédagogique, qui permettrait de les concilier ? Encore faudrait-il s’affranchir de tout sectarisme et de beaucoup d’idées reçues, et être prêt à remettre en cause certaines pratiques et idéologies.

 

Ainsi peut-être n’entendrions-nous plus de propos imbéciles tels ceux du président de la FNSEA, ou sectaires comme ceux des Verts pour qui, hélas, le monde rural et son mode de vie restent inconnus. Obliger les gens à rouler à vélo en ville est une chose ; concilier agriculture prospère et environnement préservé en est une autre.

 

sarko & taureau

 

Alors, notre Président saura-t-il prendre le taureau par les cornes?

 


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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 08:59

saint-patrick.JPG


Il y a deux jours, le fils d’amis à moi, âgé de 13 ans, me demandait pourquoi, lors de ses cours d’Anglais, il n’était question en cette mi-Mars que de Saint-Patrick.


Je lui expliquai alors que St-Patrick était le très populaire Saint-patron de l’Irlande, et que cette période de l’année était l’occasion pour les Irlandais de se livrer à de nombreuses festivités.

 



Ensuite, je lui demandai qui était le Saint-patron de la France :

saint-nico sarko

 



«  Euh… Ah oui, je sais ! C’est Nicolas Sarkozy !

 

-- Tu en es sûr ?

 




-- J’sais pas…

 

Jeanne d Arc5


-- Et Jeanne d’Arc, tu n’as jamais entendu parler d’elle ?

 

-- Ah oui ! C’était une Anglaise à qui on a coupé la tête »

 

Comme cela doit être dur d’être prof d’histoire de nos jours…


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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 14:51

De passage à St-Hilaire de Gondilly, on ne peut manquer sa petite église, qui trône au milieu d'un espace de verdure. Avec une petite poignée de maisons, l'ensemble constitue le chef-lieu de la commune, dont la majorité de la population habite au village de Beaurenard, plus au Sud.

St-Hilaire-de-GOndilly--13-.JPG


St-Hilaire de GOndilly (1)
Au lieu de s'ouvrir traditionnellement à l'Est (du côté de Jérusalem), le porche de l'église de St-Hilaire fait face au Nord.


Placée à l'origine sous le patronage de l'abbaye de St-Laurent, près de Cosne, elle est au départ de style roman, puis fut remaniée au cours des siècles.




St-Hilaire de GOndilly (5)
Vue côté Ouest.

Une haie empêche malheureusement d'avoir une vue complète de l'édifice. Il m'aurait fallu un objectif à grand angle.

Cette église est toute simple, mais de proportions harmonieuses, et fort bien restaurée.





St-Hilaire de GOndilly (10)
Sur cette vue, prise depuis le Sud, on remarque le transept à un seul bras. Sans information détaillée sur l'édifice, il m'est impossible de dire s'il existait à l'origine un autre bras, côté Est. Une abside semi-circulaire termine l'édifice au Sud.



Saint-Hilaire vécut au IVème siècle. Originaire d'Aquitaine, il fut exilé  en Orient pour avoir défendu la foi trinitaire dans une Gaule acquise à l'arianisme. Rentré en Gaule vers 367, il fut nommé premier évêque de Poitiers.


Fontaine St-Hilaire de Gondilly

Un peu au Nord de l'église, de l'autre côté de la rue, se trouve cette jolie fontaine, également bien mise en valeur et entretenue.

En arrière-plan, un lavoir à cien ouvert. Peut-être était-il par le passé couvert?






Fontaine St-Hilaire de Gondilly (1)

La fontaine capte une source, qui coule toujours aujourd'hui.

Une canalisation souterraine en pierre mène son eau vers le lavoir.






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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 08:36
Cela se passe au carrefour des Fouchards, là où la route Cosne-St Satur rejoint celle venue de Léré / Boulleret, et  la plus modeste RD 55 se dirigeant sur Sury en Vaux et Ste-Gemme.

carrefour
Derrière nous, le pont du canal; en face, la route de Sury en Vaux et, à gauche, celle de St-Satur. Le carrefour étant situé en agglomération, la vitesse y est bien sûr heureusement limitée à 50 km/h. L'itinéraire longeant le canal est prioritaire sur les deux autres routes, munies d'un Stop. Les usagers venant de Boulleret (sur notre droite) disposent d'une file spéciale pour tourner à gauche en direction de Cosne. Un carrefour aménagé avec bon sens, en somme, et où, à ma connaissance, on ne déplore jamais d'accidents graves, ni même de bouchons.

panneau

Alors que bien d'autres carrefours attendent impatiemment des aménagements beaucoup plus urgents, voici que notre Conseil Général va dépenser 850.000 €  pour construire .. un giratoire aux Fouchards. Encore plus cher que ce qu'a coûté l'aménagement de notre place de Veaugues!

Combien d'emplois aurait-on pu créer ou simplement maintenir dans des secteurs comme l'Education ou la Santé avec 850.000 €?

A l'heure où tant de charges financières ont été transférées, souvent sans compensations, de l'Etat vers les Collectivités Locales, est-il vraiment raisonnable d'utiliser l'argent du contribuable à de telles réalisation à l'utilité discutable?

Ou bien alors les caisses de notre département sont bien mieux garnies qu'on ne nous le dit... Et que le lobby du BTP est plus puissant que la détermination des personnels de santé et d'éducation...


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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 11:33
Il y a quelques jours, un ami m'a apporté ce qu'il pensait être un sceau "datant d'avant la Révolution". Il l'avait trouvé à Sancerre, Chemin des Grous, il y a une vingtaine d'années, alors qu'il travaillait à la réfection d'un trottoir.

Sceau-1.jpg


D'un diamètre de 14 millimètres, le sceau est en bronze, et dans un parfait état de conservation, au point qu'on le croirait sorti de fonderie.

Il représente deux personnages, vus de profil, entourés d'une légende.

Le personnage du premier plan, barbu, est visiblement un homme.

Pour le second, seule l'impression en "positif" nous permettra de mieux y voir.










Sceau 2
Haut de 20 millimètres, notre pièce porte en son sommet un anneau qui servait à l'enfiler sur une chaînette portée autour du cou.

Son propriétaire l'avait ainsi toujours à sa disposition lorsqu'il s'agissait de signer et d'authentifier un document.

Il lui suffisait alors de sortir son bâton de cire, de le chauffer de manière à ce que quelques gouttes tombent sur le document. Il appliquait ensuite son sceau sur la cire encore molle pour le marquer.






Sceau 3


La partie supérieure du sceau est gravée de deux étoiles, qui sont la marque de son fabricant.


Il devrait ainsi en principe être possible de l'identifier.

Le bronze est un alliage de cuivre et d'étain, et c'est la qualité de sa fabrication qui a permis à cette magnifique pièce de traverser les siècles sans s'oxyder.





Afin d'en savoir un peu plus, j'ai interrogé Olivier Trotignon, médiéviste et animateur de l'excellent blog "Moyen-Age en Berry". Pour lui, il s'agit du sceau d'un marchand du XIV ème ou du XVème siècle.


sceau 4
Une impression dans de la pâte à modeler nous montre le motif et l'inscription "à l'endroit", avec cependant moins de finesse que dans de la cire. On y voit bien les deux visages, qui semblent bien être deux hommes, peut-être des associés. A droite, les lettres "LA", à moins que le "A" soit en fait un "E" renversé. A gauche "NGLOIS". Le nom serait donc soit Langlois, soit Lenglois, nom courant à cette époque dans la région selon O. Trotignon. Peut-être deux frères associés dans une société commerciale.



Comment ce sceau est-il arrivé sur un trottoir de Sancerre? Il est peu probable qu'il ait été perdu sur place il y a 500 ans. Je pencherais plutôt pour des gravats qui auraient été étalés pour faire le troittoir. Ces gravats provenaient-ils de la démolition d'une maison, ou bien d'une carrière? On peut même, avec un esprit imaginatif, supposer que le sceau ait été perdu sur la Voie Jacques Coeur toute proche...



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