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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 18:40

fil-prisonnier--2-.JPG

 

 

 

 

Cet après-midi, en me baladant avec des amis, on a trouvé ceci au moment d'enjamber une clôture. Le fil, probablement au départ fixé par un crampon sur le tronc d'un petit arbre, a fini par être absorbé par le bois...

 

 

 

 

fil-prisonnier--1-.JPG

 

 

 


 

 

 

 

Le petit érable a entièrement "digéré" le fil barbelé, et on dirait même qu'il le vomit. Bizarrerie de la nature, mais cela me fait toujours plaisir quand je vois cette dernière reprendre le dessus...

 

 

 

 

 

 


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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 19:23

Rebuté par l’augmentation continuelle du gaz en citerne, et lassé des défaillances du service de livraison du distributeur régional Butagaz, visiblement incapable d'honorer ses engagements, j’ai décidé d’équiper ma maison d’un poêle à bois moderne. Un ami chauffagiste professionnel me dit que son installation par le fournisseur me donne droit à un crédit d’impôt de 38%.

 

poele-a-bois.jpg

 

Je me décide pour un modèle à 1360,35€ HT, et demande un devis d’installation, puisque cette dernière est indispensable pour prétendre au crédit d’impôt. Et là, surprise, on me dit que le tubage inox du conduit, pourtant tout neuf de cette semaine, est indispensable. J’ai donc le choix entre deux options.

 

Option 1 : poêle enlevé par le client et installé par lui-même : 1626,98€ + environ 50€ de tuyaux divers. Pas de crédit d’impôt. Disons donc 1700€.

 

Option 2 (sensée vous faire bénéficier d’une réduction) : 3116,12€ - 516,66€ (crédit d’impôt calculé sur le prix HT du seul poêle) = 2599,46€

 

Les comptes sont vites faits : la soit-disant économie vous coûte en fait autour de 900€ ! Moi, j’appelle ça un « attrape-nigaud » !

 


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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 18:35

 

Le moulin à huile de Pesselière est un des derniers survivants de cette petite industrie qui florissait jadis dans nos campagnes. Les moulins servaient à tout : grain bien sûr, mais aussi huile, fer (forges), tan (écorces pour le tannage des peaux), foulon (chanvre), etc… Mûs par l’eau, le vent, ou la force animale (en général un âne), ils ont souvent été électrifiés dès les années 1930. C’est le cas de celui de Pesselière.

 

1 sacs

 

 

 

Les noix, ici appelées « calons », arrivent débarrassées de leurs coques (l’opération s’appelle le « déliage »), par sacs qui sont dûment pesés à leur arrivée. Certains apportent leurs noix et repartent avec leur valeur en huile (1 litre pour 2 kilos de cerneaux). D’autres insistent pour que l’huile provienne de leurs propres noix. Certains enfin, comme moi, gardent leurs noix pour les manger, et achètent leur huile.

 

 

 

 

2 pesée

 

 

 

 

 

 

C’est l’occasion de bavarder un peu, retrouvant parfois des gens qu’on ne voit qu’ici, une fois l’an. Le moulin produit également de l’huile de noisette, mais ces dernières proviennent surtout de Turquie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3 broyage

Les cerneaux sont étalés sur la meule dormante, et seront broyées par la meule tournante, entraînée par un moteur électrique qui a remplacé l’âne des premiers temps. Il faut ajouter un peu d’eau de temps en temps pour obtenir la consistance idéale.

 

4 meule

 

 

 

 

 

La meule tournante, usée par les années, a été récemment remplacée par une pièce toute neuve, faite sur mesure par les carrières Sauvanet, à Suilly la Tour.

 

 

 

 

 

5 cuisson

 

 

 

 

 

La pâte obtenue est ensuite cuite à 80° dans cette marmite chauffée exclusivement au bois, pour en libérer l’huile. Une palette assure le malaxage de la préparation. A noter que l’huile « vierge » est obtenue par pression à froid, dans passer par la case cuisson.

 

 

 

 

6 presse

 

 

 

 

 

Arrive alors le pressage, effectué avec une machine centenaire. La pâte est placée entre deux toiles de jute, puis pressée. L’huile qui s’écoule est recueillie dans des bidons.

 

 

 

 

 

7 tourteaux

 

 

 

 

 

Les résidus solides, très secs, sont appelés tourteaux, et incorporés à l’alimentation du bétail.

 

 

 


8 toulons

 

 

 

 

 

Les toulons sont des récipients traditionnels en grès de la Borne ou de St-Amand en Puisaye, destinés au stockage de l’huile, qui est ainsi conservée à l’abri de la lumière et des variations brusques de température.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

9 maison

Face au moulin, cette petite maison a été agréablement restaurée, dans les règles de l’art, par son propriétaire (le même que celui du moulin).

 


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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 14:26

Sarkomickey.jpg

 

Les principaux syndicats et personnalités du monde de la recherche et de l'éducation ont boycotté les Voeux du Président de la République au monde de la culture et du savoir. Quelle ingratitude!

 


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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 14:44

Le blog de Sirius est depuis quelques semaines entré dans sa troisième année, et il est temps de faire le bilan de celle qui vient de se terminer.

 

Veaugues2-.JPG

A l’actif, la fréquentation toujours en hausse, bien que je n’en connaisse pas le mécanisme. De nombreux blogs découverts grâce à des liens, et que je suis avec assiduité ; des documents photographiques collectés ça et là auprès de lecteurs m’ayant contacté directement, et qui se reconnaîtront certainement ; d’aucuns m’ont gentiment fait visiter leurs châteaux ou manoirs en principe fermés au public… autant de personnes que je remercie encore une fois.

 

Loustic.JPG

 

 

J’ai réussi à me débarrasser de mes coings, et espère en faire autant avec mes iris… Si les appels lancés ne m’ont permis ni de retrouver le chat que j’avais perdu, ni de placer celui de mon ami Denis (ils se sont résolus à le supporter, ce qui ne semble pas bien difficile), j’ai par contre grâce à un ami habitué de mon blog trouvé Loustic, qui a intégré sans accrocs sa nouvelle famille d’adoption (ci-dessous)…

 

 

 

 

famille-Moustache.JPG

 

 

 

 

N’oublions pas non plus que chaque article historique est pour moi l’occasion de retravailler son sujet, même si je pensais au départ en connaître tous les mystères ; parfois même suis-je obligé de remettre en question certaines vérités en principe acquises…

 

 

 

 

chemin-carrieres.JPG

 

 

 

Au passif, essentiellement la déception de constater que tout article impliquant une expression d’opinion reste sans commentaires… Décidément, nous sommes dans une société où il ne fait pas bon dire ce qu’on pense, surtout lorsqu’on a des idées nuancées qui tranchent avec les modèles de tous bords. Ces articles sont par contre l’objet de commentaires « privés », qui me sont envoyés directement par le lien « contact » ; je ne peux en aucun cas les afficher en tant que commentaires, ne serait-ce que par leurs auteurs ne le souhaitent pas, mais il est bien dommage que ces personnes n’expriment pas ouvertement leur avis, ouvrant ainsi le débat, d’autant plus que leur anonymat est garanti sur le blog !

 


 

bois-Porteaux.JPG

 

 

 

 

 

Egalement celle de ne pas avoir réussi à intéresser la population locale dans les richesses de son environnement naturel. Ici, visiblement, la nature n’intéresse que les « Parisiens » (après tout, j’en suis originaire…) et quelques originaux…

 

 

 

 

 

 

 

En tous cas, l’aventure continue, au rythme de mon inspiration, et je remercie tou(te)s ceux et celles qui y participent, ne serait-ce que par un commentaire de temps à autres, ou leur présence anonyme mais régulière dans les statistiques…

 

aurore.JPG

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 19:06

Enfin quelques belles journées, de quoi donner envie de se lancer dans les premiers travaux de printemps, même si ce dernier est loin d'avoir pointé le bout de son nez...

 

Averdines.jpg

 

 

 

 

Les iris ayant la fâcheuse habitude de répandre assez rapidement, il faut régulièrement éclaircir leurs rangs, ce que je viens de faire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

iris.JPG

 

 

 

 

 

Résultat des opérations: j'ai un plein seau de tubercules prêts à planter que je donne à qui viendra les chercher, comme pour les coings, dont j'avais réussi à me débarrasser jusqu'au dernier. Petite précision: c'est gratuit et ils sont tous bleus.

 

 

 

 

 

 

 

 


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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 17:33

Guy de Mello, évêque d’Auxerre de 1247 à 1269, fonde vers 1260 la Villa Catulli, château entouré d’une enceinte régulière. Le Comte de Nevers Eudes de Bourgogne fait arrêter le chantier, car il menace son château de Cosne. Louis IX intervient pour autoriser la poursuite des travaux. Pris successivement par les Anglais et leurs alliés les Armagnac, il est ruiné vers 1420 ; il n’en reste qu’une tour présentant des archères à étrier.

 

1 face Est 2011-01-12 (3)

 

 

 

 

 

La face Est de la Chapelle Sainte-Brigitte conserve les traces de plusieurs ouvertures murées.

 

Le bâtiment réutilise une partie des murs de l'ancien château des Evêques d'Auxerre, ruiné pendant la Guerre de Cent ans.

 

Le clocher date de 1862.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 chapelle-Sainte-Brigitte CPA

 

 

 

Carte postale des années 1900-1910. Il semble que des ruines soient visibles au premier plan, sur la droite.

 


 

 

 

 

 

Guy de Mello avait également fait construire un oratoire mais la chapelle actuelle, qui réutilise en partie des murs semblant dater du XVème siècle, fut construite pour servir de lieu de culte provisoire après l’écroulement du clocher de St-Aignan en 1738. Elle fut consacrée le 6 décembre 1742 à Ste-Brigitte de Suède, on y vénérait également St-Nicolas.

 

3 tour

 

 

Cette tour, datant du XVème siècle, est l'unique vestige de l'enceinte du château. Ce dernier comprenait, outre un corps de logis, de vastes écuries, une grange et "une cave immense taillée dans le roc".


 

 

 

 

 

 

 

 

 

4 archère

 

 

 

 

 

La tour était munie, à l'origine, d'archères à étrier. Celle-ci a vu sa partie inférieure murée, et a été aménagée en fenêtre pour éclairer ce qui est maintenant la sacrisite.

 


 

 

 

 

 

 


 

5 face Sud 2011-01-12

 La face Sud de la chapelle donnait à l'origine sur la cour intérieure du château. Elle présente également les traces de plusieurs ouvertures murées. La face Ouest est dépourvue de chevet, et était autrefois percée par une baie aujourd'hui murée.


 

6 fenêtre Ouest

 

 

 

Sur la partie supérieure de l'ouverture murée, une croix fleurdelysée avec, en son centre, une main bénissant, est sculptée au milieu d’un trilobe. Les deux doigts indicateurs sont levés vers le ciel, symbole de consolation et d'espérance.

 

 

 

 

 

 


 

 


 

7 intérieur

 

L'intérieur de la chapelle est très sobre. Un retable de pierre peinte représentant St-Nicolas et Ste-Brigitte est entouré de deux statues.

 


 

8 fontaine

 

 

 

 

En-dessous de la chapelle, près de la Loire, se trouve une fontaine, auprès de laquelle les femmes venaient parfois de très loin se recueillir à la Pentecôte et le 8 octobre (précédemment jour de la Sainte Brigitte).


 

 

 

 

 

 

 

 

9 fontaine (détail)

 

Elles priaient tantôt afin d'être délivrées de leur grossesse, tantôt pour obtenir le lait nécessaire à leur nourrisson. Il fut attribué de nombreuses guérisons à la fontaine. Ce culte est probablement à rapprocher de celui de Saint-Guerluchon, à Ste-Solange. La fontaine, située dans une propriété privée, est visible depuis la promenade du bord de Loire, mais on ne peut y accéder.

 


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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 09:13

Le village des Aix était au Moyen-âge, avec la Chapelle d’Angillon, un des deux centres de commandement d’une seigneurie bicéphale, tenue par la famille de Seuly (Sully).

 

motte-XIeme-S.jpg

 

 

 

Son nom serait une déformation des « haies de Gilon », les haies étant les fortifications composées de palissades de pieux acérés qui entouraient les mottes et enceintes castrales des X-XIIèmes siècles.

 

Dessin Denis Fargeot.

 

 

 

 

 

 


 

1 Les Aix église V. 1900

L'église collégiale St-Ytier vers 1900. Le mur et le porche visible sur la gauche ont aujourd'hui disparu.


 

2 Les Aix église (2)

 

 

Le porche de l'église, dont la construction remonte au XIIème siècle.

 

L'église, entourée de bâtiments sur deux côtés, est difficile à photographier. Les voitures garées à proximité ne facilitent pas la tâche...

 

 

 

 

 

 


 

Après être passée entre les mains de plusieurs familles, la seigneurie fut échangée vers 1775 par Paul de Beauvilliers contre le château d'Argy, dans l'Indre, propriété du marquis de Bouthillier. Ce dernier, membre de l'Assemblée Provinciale de 1778, siégea en 1789 au Parti de la Résistance et émigra, à la suite de quoi la terre des Aix fut vendue comme domaine national.


 

3 Les Aix impasse du chapître (3)

 

L'enceinte castrale est desservie par une unique rue, bordée par la grange aux dîmes, et qui se termine en face du presbytère.

 

C'est dans ce secteur que se trouvent les maisons les plus anciennes, même si elles sont aujourd'hui souvent défigurées.

 

 

 

 

9 Les Aix impasse du chapître (4)

 

 

 

 

 

 

Au niveau du presbytère se trouve ce puits ancien, enchâssé dans le mur...

 

           

 

 

 

 

 

 

 

De dimensions modestes, le château était situé à l'emplacement des écoles actuelles, à l'ouest de la Porte de Bourges. Formant un ensemble avec ses dépendances et l'église seigneuriale, il était entouré de remparts et de fossés secs larges de 20 m et profonds de 3 à 4 m.

 

 

4 Les Aix plan ancien 2

 

Plan des Aix au XVème siècle. En bleu, les fossés du château.

 

 


 

            En 1301, Henry de Seuly donne aux habitants des Aix une charte d'affranchissement, à la suite de laquelle fut construite l'enceinte de la ville. Cette enceinte communiquait avec l'extérieur au moyen de cinq portes:

 

                        - le Pilier aux Sorciers (direction Bourges)

                        - une poterne donnant sur le Chemin de la Messe (Valentigny)

                        - la Porte-Bouchard (direction Sancerre)

                        - la Porte d'Henrichemont (Boisbelle à l'époque)

                        - une poterne donnant sur les prés rue de la Noue (actuellement rue                   des Vallières)


 

Les Aix porte de Bourges (3)

 

 

Le donjon fut construit en 1427 par Charles de Neuf-Molins, sieur de Bacouet. Jusqu'au XVIIeme siècle, l'église paroissiale des Aix était située à Valentigny, dans l'actuel cimetière, et l'église collégiale St-Ytier réservée au seigneur et à son entourage. 

 

A l'emplacement du Champ de Foire s'étendait le Bois de St-Ytier, appartenant au Chapître, mais en réalité utilisé comme garenne par les seigneurs.

 

 

 


 

            Le Maréchal de La Châtre s'empara du château en 1591, et fit démolir en partie les remparts, contre les restes desquels les Chanoines adossèrent par la suite leurs maisons. Les fossés, devenus sans utilité, furent peu à peu comblés.

 

 

6 Les Aix vue ancienne

 

Gravure de Chastillon représentant les Aix au XVIIème siècle. La vue est en principe prise en venant d'Henrichemont, mais pour coller à la réalité, l'enceinte castrale doit être pivotée de 90° horairement.


 

5 Les Aix CP 2 V. 1960

 

Cette vue de 1960 montre bien l'église collégiale, et le "donjon" (à gauche). La place au premier plan occupe l'emplacement des fossés, comblés en 1816.


 

7 Les Aix grange dîmes ancienne

 

Vue ancienne de la Grange aux Dîmes, prise depuis l'Est. Une maison bourgeoise a depuis été accolée à ce pignon, qui a donc perdu tout son caractère.

 


 

 

 

 

 

8 Les Aix grange aux dîmes

 

 

 

 

 

Le pignon Ouest de la même grange aujourd'hui. La clé de voûte de la porte cochère porte la date de 1764 à laquelle ont probablement été effectués des travaux.

 


 

           

 

 

 

 

Aujourd'hui, outre le donjon, on devine les soubassements des remparts sur une partie de leur tracé: rue du Glacis, route de Ste-Solange (derrière les maisons), et en face de la Salle des Fêtes.


 

10 Les Aix maison placette (2)

 

En face de l'église, cette maison est une des rares qui ait conservé de nombreux éléments architecturaux semblant remonter aux XVIème ou XVIIèmes siècles. Le puits est également ancien mais, contrairement aux affirmations de nombreux habitants, il ne donne accès à aucun souterrain...

 

 

 

 

Les-Aix-hotel-Dieu-1.jpg

 

 

 

Sur la place du centre-ville se trouve encore l'ancien Hôtel-Dieu, toujours muni de son clocheton.

 

           

 

 

 

De nombreuses maisons de l’ancienne enceinte castrale présentent des éléments remontant aux XVème et XVIème siecles, mais les affres des années 1950-60 sont passées par là, avec leur cortège de bétonnage. « Cachez-moi cette pierre que je ne saurais voir »…

 

11 Les Aix halle 1Pour finir, voici l'ancienne halle des Aix, qui a subsisté jusqu'au milieu du XXème siècle. Il est bien dommage qu'elle n'ai pas fait l'objet d'une restauration, comme ce fut le cas pour de nombreuses halles de ce type dans le Gâtinais (Beaumont, Milly-la Forêt, etc...)

 


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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 18:38

Encore une histoire de petit train oublié, qui n’intéressera que quelques passionnés ou ceux et celles, à présent peu nombreux, qui l’ont emprunté avant 1939… Donc, un petit train, le Tacot (c’est ainsi que l’on nommait tous ces petits trains) a relié Cosne à St-Amand en Puisaye de 1905 à 1939, et voici son histoire vite racontée.

 

Cette ligne devait au départ être le tronçon Cosne-Saint Sauveur de l’itinéraire stratégique reliant les arsenaux du Sud-Ouest aux frontières de l’Est ; l’Alsace et la Lorraine étaient allemandes depuis 1870), et les lignes de front potentielles de ce côté-là… En fait, cet itinéraire stratégique sera ouvert en 1893 avec les lignes Bourges-Cosne et Cosne-Clamecy. Son emplacement au départ de Cosne est matérialisé ici en rouge.

 

Exploitée par la Société Générale des Chemins de Fer Economiques (S. E.), la ligne à voie métrique avait pour origine une gare indépendante, située à l’Ouest de celle du PLM, à Cosne (alt 150 m). La voici dans les années 1980 ou 80; c'est la seule photo que j'en ai trouvé, et elle a été démolie dans les années 90. Traversant la ligne de Paris sur un pont métallique, elle s’élevait ensuite de manière continue jusqu’à Alligny (alt 310 m), pou redescendre jusqu’à St-Amand (alt 187 m), desservant au passage Cours, St-Loup, le Suchet (halte), Alligny, St-Verain, et les Ligers (halte). Des ateliers d’entretien existaient à Cosne, ainsi qu’une remise à machines à St-Amand. Après plusieurs ajournements, rebondissements et tergiversations, dont l’emplacement de la gare de départ à Cosne, la ligne sera ouverte au trafic le 21 Juin 1905 de Cosne à Saint-Amand. Le projet de prolongement vers Saint-Sauveur, après maints avatars, ne verra jamais le jour.

 

Puis elle se hissait jusqu'au pont, démoli vers 1950, qui lui permettait de franchir la ligne du Bourbonnais. Ici, un train en provenance de St-Amand vient de franchir le pont sur la ligne de Paris, et va entrer en gare de Cosne...

 

Après avoir passé les gares de Cours-Villeprevoir, puis St-Loup, le Tacot arrivait à Alligny, point culminant du trajet perché à 310 mètres (soit seulement deux mètres de moins que Sancerre...). La plupart des lignes à voie métrique (les rails sont écartés d'un mètres contre 1,435m sur les grands réseaux) adoptaient le tamponnement unique pour leur matériel.

 

A Saint-Verain, ancien village fortifié chargé d'histoire, la gare était située à l'extérieur du rempart d'enceinte. Le service de base comprenait 3 AR quotidiens mixtes (marchandises et voyageurs), plus des trains supplémentaires l’été ou les jours de marché, tractés par des locomotives à vapeur Corpet-Louvet de types 030 T, 120 T ou 130 T. Un autorail De Dion-Bouton fut introduit en 1935 ou 1936.

 

La région avait été le théâtre d’une très prospère industrie métallurgique à l’époque gallo-romaine, en témoignaient les immenses « ferriers », tas de scories encore riches en fer visibles près de St-Amand.  Entre 1907 et 1914, un très important  (entre 100.000 et 150.000 tonnes) trafic de scories ferrugineuses fut acheminé sur les aciéries lorraines par le Tacot, repris en gare de Cosne par le PLM en direction du Creusot. Plusieurs embranchements particuliers avaient été établis entre les Ligers et St-Amand pour leur chargement ; cela représentait trois trains complets par jour. Pour le chargement, c'était apparemment à la main.

 

Au bout d'une vingtaine de kilomètres, le train arrivait à St-Amand, dans la vallée de la Vrille. la direction de Cosne est derrière le photographe. Au fond, la remise aux machines qui permettait de garer une locomotive à l'abri pour la nuit, en attendant le départ du lendemain matin.

 

Voici ladite remise vue de plus près il y a une centaine d'années...

 

... et aujourd'hui.

 

L'ensemble de la gare de St-Amand a été bien préservé.

 

Sur cette autre vue de la gare de St-Amand, on voit bien une voiture voyageurs avec sa plateforme extérieure d'accès.

 

Les passagers étaient essentiellement des scolaires et des ouvriers effectuant l’aller-retour sur Cosne quotidiennement. Le trafic marchandises portait surs divers produits agricoles, mais surtout des argiles et ocres de la Puisaye, extraits entre St-Verain et St-Amand.

 

Si le bâtiment de la gare de Cosne a malheureusement été récemment démoli, il reste la halle aux marchandises (à gauche), transformée en bureaux de la DDE, et les ateliers (à droite) qui comprenaient trois voies couvertes pour l'entretien du matériel.

 

Comme tous les petits trains de campagne, la ligne subit la concurrence de la route, et vit son trafic décliner après 1934. Elle fut fermée le 16 mars 1939, et les rails retirés après la guerre, vers 1946.

 

Et merci à Alain Bouthier, hélas récemment décédé, pour son travail sur le sujet, et dont il avait accepté que je publie quelque informations y figurant.

 

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 09:36

Guédelon, on aime ou on n'aime pas. Certains sont en admiration, d'autres hurlent à l'imposture. Personnellement, j'y vais une fois tous les deux ou trois ans, histoire d'être sûr qu'il y ait vraiment du nouveau. Après vous avoir présenté les artisans tailleurs de pierres dans un autre article, voici maintenant le "village" de Guédelon...

 

 

1-ferme.JPG

Une habitation de serf ou de "laboureur"; ces derniers possédaient une petite parcelle qu'ils cultivaient. Tout est regroupé: habitation fruste, sans fenêtres, potager et basse-cour.

 

 

2-ferme.JPG

 

 

 

 

 

La même, vue côté potager.

 

 

 

 

 

 

 

3-boutique.JPG

 

 

 

 

Ici, c'est un atelier où on teint des étoffes. Tous ces bâtiments du XIIIème siècle (reconstitués, je précise) sont construits avec une armature de bois, et des parois en clayonnage remplis de torchis (mélange de paille et d'argile); un enduit à la chaux protège le tout des intempéries.

 

 

 

 

 

 

4-etable.JPG

 

 

 

 

 

Cette étable abrite le bétail (en bas), alors que le niveau supérieur sert d'entrepôt pour le fourrage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5-cochons.JPG

 

 

Les cochons médiévaux nétaient pas roses comme les nôtres, qui sont des races sélectionnées pour une production "optimisée" de viande. Ils étaient élevés en semi-liberté autour des bâtiments, voire même dans les villes.


 

 

 

 

 

6-pilori.JPG

Le pilori était le châtiment  pour les délinquants de l'époque. On y était exposé à la risée et aux quolibets des passants, en théorie de quoi ôter l'envie de recommencer... Ce sera-t-il efficace pour cette demoiselle? La suite le dira...

 

 

 

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