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12 mai 2019 7 12 /05 /mai /2019 13:44

Il y a un an, presque jour pour jour, je vous avais présenté une nichée de jeunes Bergeronnettes, mais n'avais pu assister à leur envol pour cause de vacances. Cette année, elles ont "remis ça" et j'ai eu la chance de voir les petits s'exercer dans les combles.

Une petite boule de plumes. Les photos datant du 29 Avril, il y a de fortes chances pour que ces oisillons aient pris leur indépendance.

Il semble bien que ce soit une Bergeronnette des Ruisseaux, reconnaissable aux plumes jaunes de sa queue.

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5 mai 2019 7 05 /05 /mai /2019 10:32

Le précédent article étant, comme je l’avais annoncé, un avant-goût de la visite du Musée de la Faïence de Nevers, en voici une petite sélection qui vous donnera, je l’espère, envie de le découvrir.

 

Outre les collections permanentes, il abrite actuellement une exposition sur les productions verrières de Nevers (historique téléchargeable ici) et d’autres manufactures proches. Les plus anciennes pièces sont ces verres, hélas incomplets, des 14ème (à droite) et 15ème (à gauche) siècles.

 

Même si ceux-ci ont l’air de sortir tout droit de l’époque Art Nouveau, ils sont bien du 17ème siècle !

 

Idem pour cet ensemble, dont ce curieux vinaigrier en forme de sanglier. Les pièces opaques sont en verre opalin.

 

Deux gobelets à 8 pans du 17ème siècle, soufflés en moule.

 

Un pichet de verre opalin de 1700 environ.

 

Ces curieux flacons à boule et ce pichet couvert, éclatants de fraîcheur, ont bien 300 ans !

 

Tout comme ces pièces un peu plus fantaisistes. Il est bien évident que nous sommes là loin des verres utilitaires destinés à la vie quotidienne des manants que devaient produire mes ancêtres Ponnard au 16ème siècle…

 

Une sélection de gourdes et flacons du 18ème siècle.

 

Le Musée présente aussi quelques pièces des verreries d’Orléans, créées par des maîtres-verriers venant de Nevers, comme ce calice et cette tasse à filigranes de la fin du 17ème siècle.

 

Ou ce flacon (hauteur environ 20 cms).

 

Sélection des productions orléanaises.

 

Une autre salle propose quelques affiches publicitaires comme cette « réclame » pour le Banania, très présente lorsque j’étais enfant.

 

Je trouve celle-ci moins convaincante, surtout à cause de la couleur rose qui évoque plus la mortadelle que le chocolat.

 

Le savon Le Chat, qui existe toujours.

 

Tout comme le rouge à lèvres Rouge Baiser. J’aime bien le style de ces affiches qui font plus penser à de l’art qu’à de la publicité.

 

Retour à la faïence avec ce plat décoré d’oiseaux (hérons ?), papillons et araignées.

 

Un superbe violon miniature (hauteur 30 cms)

 

De nombreuses assiettes au décor révolutionnaire. Nous sommes ici à l’époque où Louis XVI cohabitait encore avec les sans-culottes.

 

Le coq révolutionnaire et patriote.

 

Joseph Barat devait être menuisier ou tonnelier. Probablement a-t-il commandé lui-même cette assiette à son effigie.

 

Pour terminer, une aiguière monumentale haute de près d’un mètre, et qui ne devait guère trouver d’utilisation que comme décoration. Fabrique Montagnon, à Nevers, 1889.

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26 avril 2019 5 26 /04 /avril /2019 09:23

Hier, le retour tant attendu de la pluie fut une bonne occasion pour découvrir une excellente exposition proposée par le Musée de la Faïence de Nevers, et consacrée aux productions des verreries neversoises.

 

Cette exposition fera l’objet d’un article ultérieur, et j’ai choisi en avant-goût cette assiette datée de 1758, petite merveille des maîtres-faïenciers de Nevers, décorée de trois scénettes dont une véritable Ode à la Paresse.

 

Notre peintre sur faïence n’était certes pas un virtuose en orthographe, et ignorait aussi certaines subtilités de la langue française (à moins qu’à cette époque, lâche et paresseux aient eu le même sens). Cependant, ce personnage qui rêvasse à l’ombre d’un arbre, alors qu’un couple danse au coin du champ au son d’un instrument qui pourrait être une vielle, m’est bien sympathique.

 

Sains Lache, patron de la Société des Paresseux

« Bien heureux Sains lache qui possédée le royaume de la féniantisse, faite que par votre intersetions que nous puissions bien boire et bien mangé sans jamais travaillier. Ses ce que nous vous demandons grand Sains. Amen »

 

On est loin du « travailler plus pour gagner plus » de Nicolas Sarkozy, et repris par notre actuel Président !

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16 avril 2019 2 16 /04 /avril /2019 12:08

Cette humble bâtisse est tout ce qui reste de l’ancienne église paroissiale Saint Sylvain de Laverdines, livrée aux démolisseurs en 1805 après avoir été vendue comme Bien National à la Révolution. La porte de style roman que nous voyons ici donnait en fait accès au bas-côté Sud ; la nef principale, disparue, était à gauche. L’extension à droite est très récente.

 

Voici le plan qu’en donne Alphonse Buhot de Kersers vers 1870 ; notre porte est en A et, à l’époque, des bases de piliers se voyaient encore, ce qui a permis à l’historien d’attribuer à l’église la largeur de 24 mètres.

 

Détail des chapiteaux en feuilles de vigne ornant cette porte ; ils sont hélas fort dégradés par les intempéries.

 

La Carte de Cassini (1756) nous montre que la paroisse s’appelait alors Saint Silvain des Averdines. On voit aussi que la vallée était en grande partie occupée par un étang, et qu’un moulin à vent était présent sur le plateau.

 

En 1839 arrive de Normandie Jean Gabriel Lalouel de Sourdeval (1800-1862), qui appliquera aux terres de Laverdines des techniques culturales avant-gardistes. Son successeur le lyonnais Claude Gindre, un autre pionnier de l’agriculture « moderne », obtiendra dans les années 1860 des rendements céréaliers de 35 quintaux à l’hectare.

 

L’actuelle chapelle de Laverdines est le résultat d’un vœu fait par Claude Gindre en 1870. Il avait promis de la construite si l’armée prussienne ne passait pas la Loire et, chose promise, chose due, elle fut érigée en 1875.

 

Conformément aux souhaits de son commanditaire, elle fut affectée au culte paroissial ; les descendants de M. Gindre la cédèrent à la commune de Laverdines pour le Franc symbolique en 1983. Une porte sur le mur Sud donne accès à une sorte de crypte semi-enterrée, peut-être à usage de sacristie.

 

La statue de Notre-Dame de Fourvière, sainte patronne de Lyon, installée par les bâtisseurs en souvenir de leurs origines lyonnaises.

 

Le style et la qualité de construction de ces églises du 19ème siècle sont souvent décriés, mais je trouve celle-ci très belle, majestueuse et élancée. Fraîchement ravalées, ses pierres de taille ont retrouvé leur splendeur.

 

Sur le parvis, des culs de lampe servant de départ à des arcs d’ogive sont sculptés. Ici, un personnage barbu, peut-être un Christ ?

 

Une femme dont l’allure rappelle le 15ème siècle

 

Un évêque…

 

Et ce personnage grimaçant.

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29 mars 2019 5 29 /03 /mars /2019 09:58

Il y a quelques minutes, en ramassant une salade au jardin, je découvre qu'elle est "habitée" par un hôte surprise. Après la chenille du Grand Capricorne, voici donc celle de la Frangée qui, opportuniste, se nourrit de tout ce qu'elle peut se mettre sous la dent, y compris les salades de votre serviteur.

Voici l'adulte, un beau papillon de nuit qui, au repos, se confond avec l'écorce des arbres.

En bonus, cette magnifique Jonquille solitaire aux couleurs éclatantes, photographiée en début de semaine.

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12 mars 2019 2 12 /03 /mars /2019 08:20

Dimanche, alors que je fendais des bûches, l’une d’elle me réserva une surprise : elle était habitée ! Certes, lorsqu’on manipule des bûches, on remarque souvent de petits tas de sciure, mais sans jamais en démasquer les producteurs, mais cette fois, c’est fait !

 

Ce beau bébé (car c’en est un) est long comme le petit doigt de la main et sa tête fait un centimètre de diamètre tout de même.

 

C’est une larve de Grand Capricorne, un insecte impressionnant que je n’ai jamais encore eu la chance d’observer au stade adulte.

 

Le voici à présent au grand jour, où il commence à se réveiller. Certainement très riche en protéines, mais je laisse à d’autres le plaisir de s’en régaler.

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2 mars 2019 6 02 /03 /mars /2019 10:23

L’église actuelle de Veaugues, nous l’avons déjà vu, date de la fin du 19ème siècle. Tout ce que nous savions jusqu’ici de celle qui l’avait précédée est qu’elle se trouvait beaucoup plus bas, avec son entrée face au presbytère. Comme la plupart des églises, elle était orientée, c’est-à-dire que son chœur était tourné vers l’Est. Si mes appels locaux à trouver des informations sur cette ancienne église sont restés sans suite, l’archiviste diocésain de Bourges m’a déniché un dossier très complet, et je ne peux que remercier chaleureusement François Tridon pour sa gentillesse et sa serviabilité.

 

Arthême Blanchet fut curé de Veaugues de 1885 à 1905 et, outre ses fonctions spirituelles, se passionna pour l’histoire de sa paroisse. Ayant été témoin du passage de l’ancienne à la nouvelle église, il rédigea un rapport détaillé dont sont issues toutes les informations techniques qui suivent. Ce plan de situation est de sa main.

 

« La vieille église de Veaugues n’était point une masure. Il y avait longtemps, il est vrai, qu’on n’y avait point fait de réparations, ce qui lui donnait un air de délabrement, mais elle avait été à une époque pas éloignée la plus belle de la contrée ; très élancée dans sa construction, avec son clocher très élégant de forme, elle avait encore un certain air de grandeur. Elle fut la première de la contrée à posséder un Chemin de Croix et, de toutes les paroisses voisines, pendant de longues années, on est venu en foule le Vendredi Saint pour y faire ce saint exercice. 

 

Mais les églises voisines qui ne la valaient pas comme architecture et comme vaisseau étaient plus ou moins rajeunies, ce qui serait certainement arrivé pour elle si elle eut été plus vaste et mieux placée car elle était orientée mais elle coupait la place en deux d’une façon peu gracieuse et très incommode ; au Sud existait l’ancien cimetière, mais les restes des défunts avaient tous été transportés dans le nouveau. »

 

L’ancienne église de Veaugues était sur l’emplacement d’une plus ancienne dont on a retrouvé les fondations. Elle était orientée et fut construite au XIème siècle. Au XVème, elle a subi d’importantes modifications. On a notamment refait la voûte en bois dans le style ogival, et le clocher dont la forme légère était des plus élégantes. La porte d’entrée principale était également gothique, et la petite porte au Nord était Renaissance.

 

Le monument était très élancé ; les murs avaient 10 mètres de hauteur et  le toit en avait autant, ce qui donnait à la voûte en bois une grande élévation. Le chœur était moins élevé et s’ouvrait sur la nef par un grand arc roman. La nef avait 25 mètres de long sur 8 mètres de large ; chaque côté était éclairé par deux fenêtres romanes et une gothique. (croquis Arthême Blanchet).

 

Le chœur avait 8 mètres de long sur 5 mètres de large ; il était éclairé par deux fenêtres romanes de chaque côté ; au Nord une seulement donnait de la lumière, l’autre étant aveuglée par la sacristie. Tout le panneau du fond était couvert par un immense retable en bois peint orné de statues ; ce retable cachait une fenêtre romane percée au-dessus de l’autel. Les deux petits autels étaient dédiés à la Ste Vierge et à St-Loup ; ils étaient ornés de retables en bois peint. Cette photo, bien qu’ayant quelque peu souffert des années, date probablement de 1885 environ, et montre l’’ancienne église vue depuis le débouché de la route de Vinon.

 

La construction d’une nouvelle église fut validée par le conseil municipal en 1886, puis les travaux rondement menés ! Dès le 3 Janvier 1888, l’ancienne est livrée aux démolisseurs, en l’occurrence l’entreprise valgycienne de maçonnerie Péronnet, qui acheva le travail en deux mois et demi, le tout avec 4 ouvriers. Ici, une base de piédroit de fenêtre gothique récupérée par votre serviteur lors des travaux de la place en 2009.

 

Le 29 Avril de la même année, la pose de la première pierre de la nouvelle église donne lieu à une grande fête dont voici le programme des réjouissances. Elle sera bâtie en un temps record, puisque consacrée dès le 5 Septembre 1889 !

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22 février 2019 5 22 /02 /février /2019 14:30

Alors que le thermomètre affiche des températures insolentes pour une mi-Février, et ce depuis une bonne semaine déjà, les premières fleurs en profitent pour s’épanouir au jardin, telles cette primevère…

 

Et ces perce-neiges. Au 22 Février, nous sommes encore à un mois du Printemps astronomique, qui commence à l’équinoxe (20 Mars cette année), mais à seulement une semaine du Printemps météorologique, fixé au 1er Mars. Les journées sont suffisamment longues et le soleil assez haut dans le ciel pour que la terre se réchauffe ; même les oiseaux l’ont senti et se font entendre.

 

Vu par-dessous, le perce-neige fait penser à une petite jonquille. Rien d’étonnant, car il est de la même famille, qui comprend aussi les narcisses. Profitons pleinement de cette période de beau temps annoncée, car elle prendra fin précisément… le 1er Mars ! (source : Météo-France)

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5 février 2019 2 05 /02 /février /2019 17:05

Au cas où vous penseriez  déjà à l’organisation de vos vacances pour 2020, pourquoi pas une croisière originale ?  La Flat Earth Society envisage d’organise une croisière en Antarctique pour prouver que la Terre est plate. L’idée est d’atteindre la barrière de glace la limitant de tous côté, et qui empêche les océans de se vider dans l’espace.

 

Espérons qu’ils y arriveront avant que le réchauffement climatique ait fait fondre cette barrière, laissant ainsi se déverser les océans dans le Cosmos…

 

Voici le genre d’argumentation développée par ceux qui auraient bien… la tête plate !

 

Evidemment, y croira qui veut mais un conseil tout de même : emportez suffisamment de cordes pour redescendre de l’autre côté et découvrir ce qu’il y a sous la Terre ; ou alors un parachute au cas où vous tomberiez du haut de la falaise…

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30 janvier 2019 3 30 /01 /janvier /2019 13:35

En cette matinée de fin Janvier, petite balade tout ce qu’il y a de plus habituel, voire quotidien, dans les bois de Veaugues. Même en cette saison où tout semble endormi, il y a des choses intéressantes ; cette fois, ce sont ces plantes qui restent vertes tout au long de l’année qui seront l’objet de mon attention.

 

J’ai volontairement laissé de côté celles qui ont fait l’objet d’introductions massives, à savoir les pins et autres sapins. Dans la grande famille des conifères, il reste donc le Genévrier, arbuste à croissance lente affectionnant les terrains pauvres, mais ensoleillés…

 

Et l’If. Ce discret conifère non résineux colonise lentement les haies et lisières aux alentours du village, et ne se voit qu’à la sison où ses voisins ont perdu leurs feuilles.

 

Le Lierre, lui, est beaucoup plus visible. Grimpant à l’assaut des arbres des bois et jardins, envahissant nos pelouses, il lance parfois ses tiges molles telles les rameaux d’un arbuste. Il fleurit à l’Automne, dégageant un parfum suave rappelant celui du miel, et ses fruits noirs sont très toxiques. Contrairement aux deux précédents, il croît très vite, au grand désespoir des jardiniers et des amateurs de vieilles pierres, car il cause de gros dégâts aux maçonneries en y infiltrant ses racines.

 

Aux endroits où l’humus est un peu plus abondant, on rencontre le Houx, pourtant plutôt attiré par les sols acides. Lui non plus ne se presse pas pour grandir, et préfère l’ombre.

 

Omniprésente dès que les rayons du soleil atteignent le sol, la Ronce Commune   garde aussi une partie de ses feuilles en Hiver. Si elle nous offre ses succulentes mûres lorsqu’elle est bien exposée et que la météo lui a procuré suffisamment d’eau et de soleil, elle reste stérile en sous-bois, contentant de produire ses tiges épineuses qui ont le dont de s’attirer les jurons des promeneurs…

 

L’Ellébore Fétide est une des premières plantes à fleurir, dès le Nouvel An.

 

Certes, ses fleurs vert-jaunes restent discrètes, mais en y regardant bien, on découvre ses sépales (les pétales sont très discrets) ourlés de brun.

 

Avec ses allures de petit laurier, le Daphné Lauréolé est une plante ligneuse qui se trouve exclusivement sur les sols calcaires. Comme le Houx, il préfère l’ombre, et ne doit pas être confondu avec le laurier-sauce utilisé en cuisine !

 

Impossible de ne pas remarquer la Mousse, qui prospère sur la base du tronc de nombreux arbres. Contrairement à une croyance répandue, elle ne pousse pas uniquement sur le côté exposé au Nord ; la preuve, celle-ci fait face au Sud !

 

Pour celles et ceux qui ont de bons mollets, de nombreux itinéraires de VTT proposés, balisés, et entretenus par la FFC permettent de découvrir les richesses naturelles du secteur.

 

 

 

 

 

 

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