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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 19:26
Aux urnes, Sancerrois...

Comme le reste de la France, le Sancerrois a vu ses contours administratifs récemment redéfinis avec la fusion des anciens cantons de Sancerre, Léré et Vailly. Le résultat est, je dois le reconnaître, plutôt harmonieux et en rien disparate. Donc, dimanche prochain, nous sommes appelés à élire une équipe qui prendra en main la destinée du « Grand Sancerrois » pour 5 ans. Passons à la loupe les quatre quadrinômes (2 titulaires + 2 suppléants) qui solliciteront nos suffrages…

Commençons par la liste « bleu pâle ». Soutien de l’agriculture, des entreprises, de l’artisanat, du commerce, de la formation, de la vie associative et des personnes âgées, du tourisme et des professionnels de la santé ; bref, tout ce que tout un chacun attend ! Rien de bien nouveau, mais que du très respectable. Par contre, je me demande pourquoi la mise en œuvre de ces mesures n’a pas encore porté ses fruits, vu que le Sancerrois est acquis à cette mouvance politique depuis des décennies…

Je note que trois des quatre postulants de cette liste, frappés du péché originel que constitue une naissance dans une autre région, mettent un point d’honneur à mentionner le temps qu’ils ont passé « au service du Sancerrois » : respectivement 20, 25 et 37 ans…

Passons à présent au « rose pâle ». A peu près le même programme, avec deux petits « plus ». D’abord, il y est question de l’Environnement, totalement passé sous silence dans le programme de l’équipe précédente. Ensuite, la préservation (je dirais plutôt la reconstruction…) d’un service de qualité sur la ligne Paris-Cosne-Nevers est préférée à une nouvelle ligne de TGV, ou plus exactement au tracé qui saccagerait le Sancerrois. Je termine en disant qu’il doit falloir un certain courage à une vigneronne pour se présenter sous la bannière socialiste !

Couleurs plus contrastées pour la liste « rouge-vert », et donc programme un peu plus musclé. Là, on est plus courageux en s’opposant sans concession à ce projet de TGV, quel qu’en soit le tracé. Pour le reste, un panachage de propositions très louables et d’autres plus difficiles à tenir…

Terminons avec le bleu « très foncé ». Alors que je voulais mettre en lien le programme du FN pour les départementales, on me signale que la connexion n’est pas sécurisée et me propose de choisir entre « Je comprends le risque et j’accepte », ou « Je sors d’ici » ! Ne souhaitant aucunement voir mon ordinateur piraté par les « identitaires », le choix est vite fait…

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 14:31
Les Plaques Michelin

Si la commune de Jalognes a choisi d’équiper il y a une dizaine d’années l’unique carrefour du village d’un rond-point à l’utilité discutable, au moins a-t-elle eu la brillante idée de conserver les plaques Michelin présentes sur deux angles de ce carrefour.

Les Plaques Michelin

Ces plaques furent apposées durant la décennie qui précéda la Seconde Guerre Mondiale. Celle-ci a été co-financée par le Touring-Club de France.

Les Plaques Michelin

La dénomination des routes de l’époque était différente. Ainsi beaucoup de routes connues aujourd’hui sous le nom de « Départementales » était appelées « Chemins de Grande Communication ». Si le GC 52E est logiquement devenu le D 52E, le GC 10E s’appelle aujourd’hui D 210 ; bizarrerie de l’Administration… Mine de rien, les plaques Michelin, financées avec l’aide du ou de l’Automobile-Club, affichent une santé rayonnante malgré leur 80 ans !

Les Plaques Michelin

Beaucoup de ces plaques furent remplacées durant les années 50 et 60 par des poteaux directionnels, en béton armé émaillé. "V 2" signifie Chemin Vicinal n° 2.

Les Plaques Michelin

A Bué, ce panneau placé à l’amorce d’une descente très raide intime aux véhicules légers une limitation de 30 km/h, et de 20 km/h pour les poids lourds.

Les Plaques Michelin

Ici, c’est marqué dessus, « comme sur le Port-Salut ». A cette époque, de nombreux véhicules (PL compris) avaient des freins à câbles ou à tringles, sans assistance, et dont les réglages étaient des plus délicats…

Les Plaques Michelin

A certains carrefours, des bornes cubiques indiquaient 3 ou 4 directions. Ici, du côté de Subligny…

Les Plaques Michelin

… et sur la place de Veaugues en 1957. Le corps de ces bornes et plaques est réalisé en béton armé, alors que les indications sont portées sur des plaques de lave genre « pierre de Volvic » émaillées à chaud.

Les Plaques Michelin

Celui-ci date probablement des années 1950.

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 19:31
Requiem...

Lors d’une champêtre cet après-midi, j’ai découvert cette bétaillère garée le long d’une haie, pas bien loin de chez moi. A part souhaiter paix à son âme, que faire ?

Requiem...

Il s’agit d’un Citroën type 23, produit de 1934 à 1952, et ils furent des milliers à sillonner les routes. Son moteur est le même que celui qui équipait les « Traction avant »…

Requiem...

Et voici l’arbre, coincé derrière son pare-chocs, et qui l’empêche de repartir…

Requiem...

Pour vous montrer à quoi ça ressemblait en bonne santé, j’ai moi-même possédé un camion similaire dans les années 1990. Racheté à un copain, il était en parfait état mécanique et je n’ai eu qu’à le sabler et le repeindre. Le voici au fond de mon jardin il y a une petite vingtaine d’années. Il a peu après pris le chemin de la Hollande.

Je vois que, malgré les bons conseils prodigués par un ami blogueur, je n'arrive toujours pas à formater ma police. Enfin, les images apparaissent, et c'est déjà ça!

A ceux et celles qui pensent avoir perdu leurs anciens articles en passant sur la nouvelle plateforme OB, tout n'est pas perdu! La liste complète ne s'affiche plus, mais ces articles restent accessibles en effectuant une recherche par mots-clés. Pas le pied, mais un peu rassurant car ils sont toujours indexés par les moteurs de recherche.

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 15:31
Deux en un...

Second essai pour insérer des images sur le nouvel Over-blog…

Il y a quelque temps, chez des amis, j’avais repéré cet aussi curieux qu’astucieux escabeau pouvant se transformer en chaise. Le voici en position de travail…

Deux en un...

Un tour de main…

Deux en un...

Et nous avons une belle chaise ! Comme quoi il n’a pas fallu attendre l’ère du robot-mixeur faisant aussi office de téléphone portable (un peu lourd) et de vibromasseur pour voir des ustensiles « deux-en-un » ! Et, de plus, il est beau.

Je crois que, cette fois, ça y est, les images doivent apparaître. Me reste maintenant à maîtriser la police du texte...

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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 09:33

1-carte-postale-1912.jpg

C’est un lecteur du blog habitué à m’envoyer des documents susceptible de m’intéresser qui m’a fait parvenir celui-ci, et je l’en remercie. Il s’agit cette fois d’une carte postale envoyée de Veaugues le 12 Juin 1912 par une écolière qui fait ainsi part de sa joie à ses parents, à l’annonce de sa réussite au Certificat d’Etudes.

 

2-image-certif-1878.jpg

Une occasion de me pencher sur ce fameux certif’ que je n’ai jamais passé, ayant été élevé dans une grande ville. Le Certificat d'Etudes Primaires était un diplôme créé en 1886 suite à la Loi Jules Ferry de 1882, attestant de l'acquisition des connaissances de base en écriture, lecture, calcul, et quelques autres matières de base indispensables à l’intégration dans la vie active. Il est décerné à la fin du Cours Primaire. Le précieux diplôme, souvent le seul de bien des enfants de nos campagnes, était souvent encadré et exposé à la vue des visiteurs dans la pièce principale de la maison, signe que la personne concernée savait lire, écrire et compter (image Wikipedia).

 

3-certif-1923--1-.JPG

Les Editions Larousse publient cet opuscule intitulé « Auriez-vous votre Certificat d’Etudes en 1923 ? ».

 

4 certif 1923 (5)

Ce petit ouvrage instructif et amusant reprend certaines des questions qui avaient été posées aux candidats, et on remarque de suite que nombre d’entre elles étaient d’ordre pratique.

 

5-certif-1923.JPG

On retrouve, entre autres, les fameuses histoires de robinets et de baignoire qui se vident plus ou moins vite qu’elles ne se remplissent. Ici, c’est un partage compliqué de pommes…

 

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La vitesse annoncée pour l’automobile trahit de suite l’époque de l’examen. Cet exercice fait abstraction des aléas qui transformaient alors tout voyage routier en véritable aventure, pour commencer par les crevaisons !

 

7-certif-1923.JPG

A cette époque, pas question d’égalité des sexes ! Cuisine et couture pour les filles, travail de la terre et mécanique pour les garçons ; chacun à sa place ! Mais, au fait, combien d’entre nous, sans calculette ni tablette numérique, répondraient à toutes les questions de cet examen au parfum suranné ?

 

 

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 08:46

1-affut-chasse-Porteaux.JPG

Capable aussi bien de rater un éléphant à dix mètres dans un couloir, que d’occire d’une balle perdue un copain qui « pose le pantalon » à 500 mètres,  je préfère laisser les plaisirs de la chasse aux autres. C’est-à-dire à ceux qui sont capables de réfléchir avant de tirer, mais aussi de rester debout des heures dans le froid sur un de ces miradors à guetter le gibier que leurs camarades auront fait sortir du bois.

 

2-affut-chasse-Beaujeu.JPG

Ces postes de guet  ont fleuri en l’espace de deux ans, apparemment pour satisfaire une nouvelle législation, à moins qu’il ne s’agisse d’un effet de mode. Après tout, nos amis chasseurs ne sont-ils pas maintenant obligés de porter, par-dessus leur tenue de camouflage, un gilet réfléchissant, histoire de ne pas finir en daube ?

 

3-affut-chasse-Beaujeu.JPG

Celui-ci, découvert hier, a bénéficié de toutes les attentions de son concepteur. Parfaitement intégré dans l’environnement, il protège son locataire contre les morsures du froid. Nul doute qu’à l’intérieur (je n’ai pas osé pousser la porte…), on y trouve un siège confortable, et de quoi poser l’inséparable compagnon du chasseur, à savoir le thermos de café.

 

 

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 14:07

Alors que notre société, atteinte de « commémorationite aiguë », ne rate pas une occasion de célébrer un anniversaire susceptible de nous rappeler nos devoirs de mémoire, il en est un qui a été passé sous silence, alors qu’il concerne un épisode majeur de l’Histoire de France. Cela fait en effet aujourd’hui 222 ans que Louis XVI a été guillotiné, le lendemain de sa condamnation à mort pour haute trahison.

 

pieces-30-sols-1791--2-.JPG

Seule effigie de Louis XVI que je possède, cette pièce de 30 Sols a été frappée en 1791, et qualifie le dernier des Capétiens de « Rois des François ».

 

pieces-30-sols-1791--1-.JPG

Nous ne sommes plus sous le règne de la Monarchie de droit divin, mais sous celui de la Loi… Sous l’Ancien Régime, la monnaie se composait de la Livre, qui comptait 20 Sols, chacun divisé en 12 Deniers. Le demi-Denier s’appelait l’Obole, et la demi-Obole la Pitte. Quant à nos 30 Sols, ils valent une livre et demi. Ce sont les unités employées dans les terriers, qui constituaient en quelque sorte les registres d’imposition foncière de l’époque.

 

 

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 11:47

olive-2015-01-13b.jpg

Il y a quelque temps, j'avais fait part de la découverte d'une olive dans mon jardin. Déjà, à l'époque, le fait que cette olive ait pu se former et atteindre une taille honorable sous nos latitudes m'étonnait. Eh bien, mieux encore, elle a mûri, et la voici prise il y a 5 minutes;

 

Je rappelle tout de même qie les olives, aussi grosses soient-elles, doivent subir une savante macération avant d'être consommées, et que celui qui imaginerait s'en régaler directement sur l'arbre serait cruellement déçu!

 


 


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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 11:24

armoiries des Lagrange d'ArquianLa famille de la Grange d’Arquian entre dans l’histoire du Berry en  1440 lorsque Jean de la Grange achète pour 800 écus d‘or (5500 livres) la Seigneurie de Montigny-Vesvre à Jean Bréchart, dernier de la lignée des Seigneurs de la Motte de Vesvre. Peu à peu, les Lagrange agrandiront leurs possessions, en rachetant les petites seigneuries voisines. Ces personnages se hisseront au rang national en effectuant de brillantes carrières militaires au service des rois de France.

 

 

Monntigny-vieux-chateau-gravure--retouche-.JPG

C’est vraisemblablement soit son fils Geoffroy (1435-1509), soit son petit-fils François (1479-1546), qui fit rebâtir le château de Montigny, dont il reste aujourd’hui un bâtiment présentant des éléments d’architecture de cette époque. Voici la description qu’en fait Buhot de Kersers vers 1880 :

 

 « Un corps de logis flanqué d’une tourelle carrée, qui a conservé quelques fenêtres aux plus fines moulures. Les baguettes formées de deux doucines soutenant un étroit bandeau se croisent aux angles, et ont des bases piriformes pénétrant une base générale ; sous les fenêtres est un appui saillant.  Une de ces fenêtres carrées a même conservé ses quatre volets de chêne à panneaux plissés.

 

Le bâtiment était complété par une tourelle à son angle Nord-Ouest, et par une tour d’escalier au milieu. la cour était au Nord fermée par des courtines avec appentis qui existent encore et des tours d’angle détruites. L’entrée était au milieu de cette face Nord. On y voit encore l’ancien portail du XVIIème siècle, voûté de plein-cintre à claveaux extradossés en escalier. Au-dessus règne une ligne de corbeaux avec volutes au bas. Tous les fossés sont comblés. Les ruines du colombier rond se voient au Sud. »

 

Priant-de-Francois-de-la-Grange--1554-1617-.JPG

Le plus célèbre de ces personnages est François II de la Grange d’Arquian (né en 1554), Seigneur de Montigny, Vesvre, les Aix, Boiteaux, Maupas, Rians, Séry, le Haut et le Bas-Fouillet, la Grange-Fouillet, Chantereine, Humbligny, etc… Sans compter les petits Seigneurs qui devaient lui rendre foi et hommage comme ceux de Veaugues.

 

En 1573, il était au côté de Claude de la Châtre, alors à la tête des troupes royales qui assiégeaient Sancerre.

 

Vers 1600, il racheta à son frère Antoine le château de la Grange de Saint-Bouize, dont ce dernier avait entamé la reconstruction en 1595. Criblé de dettes, et privé de la rente annuelle que lui versait le Grand Sully jusqu'à la mort d'Henri IV (1610), il revendit cette belle propriété en 1615 à Louis de Buffévent

 

Accumulant les réussites militaires, il fut gouverneur militaire de Paris, distingué par Henri IV, puis élevé au grade de Maréchal de France par Louis XIII. A sa mort en 1617, une chapelle funéraire lui fut bâtie en la cathédrale de Bourges, où nous pouvons aujourd’hui admirer son « priant » de marbre.

 

vitrail-famille-de-la-Grange--1-.JPG

Les vitraux de cette même chapelle le représentent (à gauche), en compagnie de son épouse Gabrielle Crevant ( ? -1643). Deux générations plus tard, cette branche de la famille s’éteignit et, les possessions des la Grange échurent à la famille de Beauvillier.

 

 

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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 11:35

les-voeux-de-Frimousse.jpg

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