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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 14:03

1-INRAP-Vesvre.JPG

Le site de Vesvre recelant certainement encore autant de mystères qu’il n’en a révélé, l’équipe de l’INRAP, menée par Victorine Mataouchek (sur la droite), continue ses travaux de recherche. Il y a un an, une campagne de mesures géophysiques avait révélé la présence probables d’habitats médiévaux dans la basse-cour et aux alentours. Pour en avoir le cœur net, des sondages « physiques » s’imposaient et c’est ce à quoi nos chercheurs sont occupés…

 

2-INRAP-Vesvre.JPG

Cette machine fore le sol pour en extraire des « carottes », cylindres de sol qui permettront d’observer les différents niveaux sur une profondeur de deux mètres environ. Plusieurs sondages sont effectués à des emplacements choisis par les archéologues, afin d’essayer d’établir si des phases de constructions ont existé. Ces carottes seront ensuite étudiées dans les laboratoires de l’Inrap, à Orléans, par divers(e)s spécialistes.

 

3-INRAP-Vesvre-.JPG

Nous sommes à présent sur la Motte, qui va être auscultée de manière non-destructive. Les chercheurs placent des électrodes reliées par des câbles dans lesquels sera envoyé du courant électrique. Ce dispositif mesure la résistivité du sol, détectant ainsi d’éventuelles structures enfouies. Toutes les explications dans un article du journal le Berry Républicain.

 

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Sylvie Serre se tient sur le bord de la plate-forme sommitale de la Motte ; on a ainsi une bonne idée de la profondeur du fossé qui assurait sa défense (en arrière-plan).

 

5-INRAP-Vesvre.JPG

Pour terminer, voici le panorama sur la Tour (côté Ouest) dont on jouit depuis le sommet de la Motte. Un premier bilan de cette semaine de travail sera présenté au public ce samedi 14 Septembre dans le bâtiment d’accueil du site de Vesvre lors des Journées du Patrimoine. Les archéologues se feront un plaisir d’expliquer leur travail, et de répondre aux questions des visiteurs ; cette animation sera gratuite.

 

 

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 09:50

 

 

1 épicerie Moulins (3)

En ce début de XIXème siècle, un épicier de la ville de Moulins, dans l’Allier, eut l’idée originale d’organiser un concours dont le gagnant serait celui (ou celle…) dont la somme des chiffres de la date de naissance produirait le nombre le plus élevé…

 

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Le prix était un bocal de bonbons. Et la gagnante une petite fille qui était née au village de Chézy (15 kms de Moulins), si petit qu’il n’en existe aucune carte postale ancienne, le 9 septembre 1899. En additionnant 9+9+9+9, on obtenait 36. Seuls ceux nés les 19 ou 29 de ce mois de Septembre 1899 auraient été mieux placés, mais il ne s’en présenta point.

 

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Ce fut donc ma grand-mère (suçant son pouce sur cette photo de 1901) qui repartit avec le bocal de bonbons ! Vu sa gourmandise sans limites, je doute que le bocal ait mis longtemps à se vider… Elle aurait eu 114 ans aujourd’hui.

 

 

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 13:35

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De nombreuses expressions, en général à connotation négative, font allusion à des animaux. Manger comme une vache (ou un porc) ; une vie de chien ; travailler comme une bête ; faire sa tête de cochon ; voleuse comme une pie ; avoir une tête de linotte, et j’en passe.

 

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Ici, à Guédelon, non seulement cette truie ne semble pas mener une « vie de chien », mais encore a-t-elle droit à ce pour quoi nous, les humains, devons payer : une thalassothérapie permanente à domicile ! On aurait presque envie de la rejoindre, tant elle a l’air heureuse !

 

vache-Jersey.JPG

Et que dire de cette belle vache Jersey (une race que je ne connaissais auparavant que de nom) ? Lit-on dans son regard l’expression de l’ « amour vache » ?

 

 

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 12:36

argiope-2013-09-01--1-.JPG

Il y a trois semaines, un petit article vous rappelait mon attachement pour ces merveilles à huit pattes que sont les Araignées de nos maisons et jardins. Eh bien, il semble qu’entre-temps, notre Epeire (ou Argiope) Fasciée ait bien profité ! Nous la retrouvons ici, dans sa toile tendue au milieu des Anémones du Japon. Voici sa face ventrale…

 

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Transfert délicat au moyen d’un verre à moutarde vers un support plus propice aux séances photo. Notre belle paraît de bonne humeur, contrairement à une de ses congénères, installée dans le Romarin, qui s’agitait frénétiquement à mon approche.

 

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Rapprochons-nous du monstre. Les Araignées ont de 4 à 8 yeux ; celle-ci est dans la moyenne avec ses trois paires…

 

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Une fois posée sur un « champignon de bois », elle semble apprécier ce nouveau cadre, et me laisse la photographier sous tous les angles…

 

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Je profite une dernière fois de sa bonne humeur, avant de la remettre dans la toile où je l’avais trouvée, toujours au moyen du verre à moutarde.

 

 

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 14:45

1-St-Thibault.JPG

La Loire à St-Thibault, c’est un élégant pont reconstruit il y a une trentaine d’années, qui laisse ici entr’apercevoir Sancerre en cette belle matinée de fin d'Eté. Les "Tags" (moyen d'expression qui est à certains humains ce que la miction contre un lampadaire est au chien) sont heureusement dans l'ombre…

 

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Une belle plage avec une eau à 25° qui, il y a une semaine accueillait des dizaines de baigneurs. En arrière-plan, une riche demeure de marinier de Loire…

 

3-St-Thibault.JPG

… mais c’est aussi ça ! Et ça risque de rester ainsi jusqu’à ce que la prochaine crue du fleuve emporte vers d’autres rivages ces détritus laissés un peu partout par les citoyens dénués de toute éducation... Cet état de choses consternant gagne nos campagnes comme un véritable cancer depuis trois ou quatre ans, depuis que les collectivités locales ont renoncé à ramasser les ordures, les laissant s’accumuler, ou les passant au broyeur lors de la fauche des accotements… Pour être convaincu de cette incurie, il suffit de parcourir la D 243 en direction de Cosne, de Laroche à Villechaud .

 

 

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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 11:48

Cosne-2013-07-15--1-.JPG

A la lecture de ces mots, j’en vois déjà qui se frottent les mains en se réjouissant de la disparition du « poil à gratter » que constitue pour certains ce blog… Eh bien non ! Je ne parle que d’une porte aperçue dans une ruelle de Cosne…

 

 

Cosne-2013-07-15--3-.JPG

Cette fermeture présente plus d’une particularité. En plus de sembler définitive, à moins d’un savant système derrière le crochet de droite, on remarque que la platine de fer destinée à recevoir la clé est borgne ! D’ici à se demander si le concepteur de ce système ne l’a pas installé uniquement pour attiser la curiosité des passants, il n'y a qu'un pas…

 

 

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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 09:13

1-Suppositoire-sur-roues.JPG

Une défunte émission radio avait pour titre « On a tout essayé ». C’est probablement ce que Mathieu aimerait pouvoir dire un jour, au moins en ce qui concerne ce qui roule ! Vélo à deux, trois ou quatre roues, assis ou couché, à assistance électrique, etc… Dans le domaine de la « pédale », oui, il aura tout essayé, ou presque ! Son dernier joujou est ce vélo caréné hollandais qu’il a commandé en kit, et patiemment monté, y compris le formage à la main des tôles d’aluminium.

 

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Vu de plus près, son « suppositoire sur roues » semble issu d’un accouplement improbable entre un avion genre « Dakota » et une voiture de course des années 1930. Deux roues avant, avec crémaillère de direction, une roue AR, un siège confortable qui permet à la fois de ménager son postérieur et de démultiplier sa puissance de pédalage en s’arc-boutant contre le dossier, et un carénage offrant une efficace protection contre les intempéries tout en réduisant la prise au vent…

 

3a-Suppositoire-sur-roues.JPG

C’est accompagné de son fils, qui chevauche ce non moins original vélocipède couché, que Mathieu à récemment rallié St-Nazaire par la piste « La Loire à Vélo », soit 1000 kms Aller-Retour.

 


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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 09:44

 Alors que nous étions en pleine « guerre » entre tenants de la laïcité (fut-ce au prix du ridicule) et « calottins », le Maire républicain de Cosne organisa les 15 et 16 Juin 1907 une fête grandiose au cours de laquelle le Secrétaire d’Etat à la Guerre devait inaugurer, entre autres, la statue d’une République en majesté. Celle-ci avait pourtant déjà bénéficié de deux inaugurations (tout était bon pour organiser un vin d’honneur), mais il est vrai qu’un forgeron de bronze venait d’être ajouté  à « l’un des quatre coins du socle… circulaire ».

 

1 statue République (CP avant 1904)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La statue sur son "socle rond à 4 coins carrés", avant l'installation du forgeron.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’était sans compter sur l’imagination vindicative de l’opposition. Au cours du banquet officiel, qui se tenait dans la Chaussade (anciennes forges), un cuisinier complice ajoute à la sauce du « poulet tortue », destiné à la table officielle, une savante préparation laxative dont l’action devait être foudroyante et prolongée.

 

 

2-Statue-Republique--CP-1907-.jpg

La cérémonie en question consacra l'installation de ce forgeron de bronze

 

Bien sûr, il avait été prévu de nombreux urinoirs pour les hommes dont il était convenu de dire qu’ils « commandaient le vin à la fillette pour pisser au décalitre » En revanche, un seul cabinet avait été aménagé. Preuve supplémentaire de la méchanceté de l’adversaire, le petit endroit était pourvu, pour un usage qu’il n’est pas besoin d’expliquer, de feuilles de papier découpées dans un journal local.

 

Une débâcle intestinale générale se déclara, provocant d’incessants va-et-vient de personnalités tout au long des cérémonies qui suivirent. Résolu à faire front à l’adversité, le Général de service (2 étoiles et le même nom qu’un alcool français réputé), refusant trop longtemps de se soumettre aux exigeances de la nature, dut, vaincu, se résoudre à aller changer de pantalon.

 3-statue-Republique--CP-v.-1938-.jpg

La présence de la statue, ainsi que les modèles de voitures (toutes françaises...) datent cette vue de l'immédiat avant-guerre.

 

Curieusement, seul le Ministre ne semblait pas affecté. Il défila, coupa les rubans, écouta les enfants chanter le « Salut la République », dévoila le Monument aux Morts républicain, prit tout son temps pour remettre 42 décorations. Si l’une d’elle était celle de la Croix d’Officier de l’Instruction Publique, le hasard voulut que la seconde soit celles des épidémies… Alors, une révolution intestinale aussi soudaine qu’irrépressible l’obligea à s’interrompre pour se précipiter vers les commodités proches au Café du Commerce. Humiliée et furieuse, l’Excellence bouda le dîner et, sans attendre l’envol du ballon prévu pour le lendemain, repartit comme elle était venue.

 

Après l’éclatant succès de leur conspiration, les adversaires du « parti du progrès » remplirent, sous les signatures fantaisistes de G. Lafoir, Vol de Boisvert, etc…, les colonnes du Journal de Cosne de poèmes jubilatoires (Ballade à la Lune, le Banquet, etc…).

 

4-Statue-Republique--CP-v.-1950-.jpgLa statue et le forgeron furent démontés par l'Occupant qui en réutilisa le métal à d'autres fins. La camionnette à gauche est une Peugeot de l'immédiat après-guerre et, tout au fond, on distingue les convois d'un cirque ou d'une fête foraine.

 

Ce récit est tiré de l’ouvrage « la Vallée du Nohain » de Jeanne Pautrat, et je remercie M et Mme Balland, des Editions AàZ Patrimoine (qui mettent à votre disposition toute une collection d’ouvrages concernant l’histoire et la littérature locale) de m’avoir autorisé à le publier ici.

 

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16 août 2013 5 16 /08 /août /2013 14:24

1 carte Bourges-Autun gallo-romaine RD

Comme je l’avais mentionné dans un récent article, Entrains était à l’époque gallo-romaine une importante bourgade située au croisement de plusieurs voies antiques très fréquentées, et notamment celles de Bourges à Auxerre (qui passe à Veaugues…) et d’Orléans à Decize. Depuis longtemps, chaque coup de pioche donné à l’occasion d’un chantier permet de déterrer les témoignages du passé de cette prospère bourgade. Carte réalisée par l'auteur du blog.

 

2-Entrains-fouilles-2013-08-09--6-.JPG

Les 9 et 10 Août derniers, l’INRAP, qui fouille actuellement le chantier de construction d’un pavillon, organisait des « portes ouvertes », au cours desquelles étaient offertes des visites commentées par les archéologues venus de Dijon pour travailler sur le site. Ici, nous sommes en bordure de la voie se dirigeant sur Auxerre, dont notre guide nous montre le caniveau latéral…

 

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Vue aérienne du chantier (cliché INRAP), qui couvre deux anciennes propriétés gallo-romaines contiguës, perpendiculaires à la voie principale. Chacune possède sa propre piscine, celle de la maison 2 (en haut) étant même chauffée ! A droite, la voie (verticale) et, perpendiculairement à cette dernière, le trait en pointillés indiquant la limite des deux propriétés.

 

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Chacune dispose d’une cave ; voici celle de la maison 2. Les parties supérieures des édifices ont vu leurs pierres récupérées après l’abandon du site.

 

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Puis celle de la maison 1. Aux pieds de l’archéologue, une pierre plate est dressée contre le mur Ouest de la cave, et le mystère demeure quant à sa fonction. Les archéologues nous expliquent qu’ils ont mis au jour plusieurs « états » du site, et que les deux propriétaires mitoyens se sont lancés dans une compétition auquel montrera le plus de « signes extérieurs de richesse », ces derniers étant principalement représentés par la piscine privée, un peu comme aujourd’hui !

 

6-Entrains-fouilles-2013-08-09--20-.JPG

Nous voici à présent devant le système de chauffage de la piscine de la maison 2. Un feu était entretenu par des esclaves, et les gaz chauds circulaient autour du canal d’amenée de l’eau à la piscine.

 

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Debout sur le sol bétonné de la piscine de la demeure n°2, notre guide nous montre la succession des couches qu’ils ont fouillées. La seule certitude qu’ils ont est que ce site a été occupé par de nombreux ateliers métallurgiques, dont les scories et battitures composent les couches noires. Les ateliers ont-ils co-existé avec les habitations fouillées ?

 

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Ce qui est certain, c’est que ces deux demeures appartenaient à de riches propriétaires. Ici, la voie se dirige vers Auxerre. A Entrains, chaque permis de construire donne lieu à une prospection, puis une fouille si nécessaire, et nous pouvons nous attendre à de nouvelles découvertes. Ces journées « portes ouvertes » sont annoncées par l’INRAP dans leur lettre-info à laquelle vous pouvez vous abonner. Un grand merci aux archéologues qui nous ont guidés au cours de cette passionnante visite avec beaucoup de pédagogie et de gentillesse ! Et puis, en attendant la prochaine visite, vous pouvez découvrir le passé gallo-romain d’Entrains au Musée, où vous serez accueillis avec le sourire et une compétence bienvenue…

 

 

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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 08:37

Tegenaire-2012-04-28--16-.JPG

Alors que l'Eté bat son plein, d'autres "bébêtes" vont faire leur retour, comme chaque année... Dans les maisons, on les maudit car leurs fils attrapent la poussière, nous obligeant à sortir le plumeau dès qu'un rayon de soleil nous fait découvrir les signes de leur présence... Ici, une grosse Tégénaire, cauchemar des ménagères, mais pourtant inoffensive.

 

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Dans le jardin, elles nos paraissent beaucoup plus sympathiques, telle cette Argiope Fasciée (famille des Epeires) que j'ai surprise en taillant les iris. Ses belles couleurs la font passer beaucoup plus facilement que l'aspect noir et velu de la tégénaire, alors qu'elle est aussi grosse!

 

Epeire-fasciee-2013-08-05--9-.JPG

Je place la feuille coupée, avec sa passagère, sur un banc pour mieux cadrer. Curieusement, alors que la plupart des Araignées ont 4 paires d'yeux, celle-ci n'en montre que trois, ce qui est déjà pas mal! Une fois la séance de pose finie, le mannequin prend la poudre d'escampette sans demander son reste...

 

ponte-Argiope-2012-12-10--3-.JPG

A l'Automne, ces petits sacs de soie qu'on trouve accrochés sur les branches des arbres fruitiers sont les sacs de ponte des Araignées de la famille des Epeires. Les minuscules bestioles qui en sortent doivent se débrouiller de suite dans la vie...

 


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