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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 14:20

Que Marine Le Pen et tous ceux pour lesquels la blancheur de la peau, la bannière tricolore et le travail à en perdre la santé sont les principales références m’excusent, mais ce n’est ni des immigrés, ni des chômeurs et autres bénéficiaires d’allocations dont il sera question dans cet article…

 

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Le lierre, à la vigueur surprenante (il semble résister aux pires de nos désherbants), prend en principe racine en terre, et se sert d’un support (végétal ou fait de main d’homme) pour s’élever. Il peut aussi envahir les pelouses et sols des sous-bois. Il s’accroche solidement à son support au moyen de milliers de crampons.

 


 

2-La-Salle-le-Roi-pignon-Ouest.JPG

 

 

 

 

 

Lorsqu’il grimpe sur un mur, il envoie des « suçons » dans la maçonnerie qu’il dégrade et dans laquelle il puise ses nutriments minéraux. On a alors beau couper son pied, il n’en a rien à faire et continue à nous narguer. Par contre, il ne suce jamais la sève des arbres ; il n’est donc qu’un opportuniste !

 

 

 

 

 

 

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La Clématitedes haies fait le désespoir du jardinier et du bûcheron avec ses longues tiges souples qui finissent par s’entremêler pour faire un inextricable fouillis.

 

 

 

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Contrairement au lierre, elle ne s’accroche pas à son support, un arbre ou un buisson, mais faufile ses tiges dans sa ramure. Encore une opportuniste. Le « tronc » de ces lianes peut devenir gros comme l’avant-bras, et peser assez lourd pour faire casser certaines branches.

 

 

 

 

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Si les fleurs de ces clématites n’ont pas la beauté de leurs congénères cultivées, leurs fruits sont de délicats filaments argentés qui s’en iront, portés par le vent, propager l’espèce au loin.

 

 

 

 

6 gui 2011-02-01 (5)

 

 

 

 

 

 

Le gui, quant à lui, est un véritable parasite. On le trouve principalement sur les peupliers et les pommiers, mais tous les arbres affaiblis peuvent l’héberger. Ici, il a porté son dévolu sur un aubépine.

 

 

 

 

 

7-gui-2011-02-01--7-.JPG

 

 

 

 

 

 

Une fois sa graine déposée par un oiseau dans une fiente, le gui plonge ses racines dans l’arbre pour y puiser sa sève, sans rien lui donner en échange. Ce n’est même pas une symbiose dans laquelle chaque partenaire y trouverait son compte, mais du plus pur parasitisme…

 

 

 

 

 

 


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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 14:47

1 Bléron ensemble

C’est au beau milieu de la Forêt d’Allogny que se niche le Prieuré de Bléron, dans un superbe écrin de verdure. Il se compose aujourd’hui de deux bâtiments : la Chapelle et le Logis du Prieur.

 

2-plan-Bleron-jpg.jpg

 

 

 

Plan du site. En rose : les bâtiments subsistants ; en violet : ceux qui ont été détruits. La fontaine se trouve à une cinquantaine de mètres au Sud de la Chapelle et un étang, asséché depuis bien longtemps, lui faisait jadis suite ; il servait aux moines à élever du poisson dont ils se nourrissaient, et qu’ils vendaient également.

 

 

 

 

 

 

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Les origines de la Chapelle de Bléron remonteraient au XIIème siècle, même si peu d’éléments subsistent de cette époque. On peut déceler plusieurs époques de construction et de remaniement. Les murs sont encore debout, même si la maçonnerie a besoin de réparations pressantes…

 

 

 

 

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L’intérieur de la Chapelle porte les stigmates des outrages du temps, et le sol a été bétonné lors de sa transformation en exploitation agricole. Des ouvertures en arc brisé, datant peut-être du XIVème siècle, demeurent cependant, assez bien conservées.

 

 

 

 

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La charpente est par contre en bien mauvais état, et nécessitera son démontage complet. Selon Mr et Mme Duteil, responsables de l’association qui s’est lancé le défi de restaurer ce site, la moitié du bois devrait pouvoir être réutilisé.

 

 

 

 

6-logis.jpgLe Logis du prieur date du XVIIème siècle. Il a malheureusement été mutilé lors d’aménagements successifs, puis vandalisé, avant que l’Office National des Forêts, gestionnaire du site, ne décide de faire murer les ouvertures. Une colonie de chauves-souris y passe les hivers.

 

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La Chapelle et le Logis du prieur étaient jadis reliés par d’autres bâtiments, aujourd’hui entièrement ruinés. Seuls en subsistent quelques pans de murs entre lesquels trône un superbe figuier…

 

 

 

 

 

 

 

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La Fontaine de Bléron serait alimentée par un réseau de drains anciens qui captent les eaux superficielles des environs. Elle allait ensuite alimenter l’étang, qui ne figurait déjà plus sur la carte d’état-major de 1845.

 

 

 

 

Les personnes souhaitant s’impliquer dans la sauvegarde et la restauration du site peuvent rejoindre la dynamique association, dont le siège est à la mairie de Saint-Martin d’Auxigny (02 48 66 61 61)

 

 

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 19:28

motif-tronc.JPG

 

J'ai trouvé que ce motif 100% naturel valait bien certaines oeuvres exposées dans nombre de galeries d'art...

 


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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 10:55

Au XIXème siècle, la métallurgie était une activité prospère dans le Berry, et particulièrement à Torteron, qui n’était au départ qu’un hameau de la commune de Patinges.

 

haut-fourneau-2011.JPG

Vue des ruines de Torteron aujourd'hui. A droite, la base d'un haut-fourneau; à gauche, probablement des fours à chaux construits après la cessation de l'activité métallurgique.

 

Le développement de cette industrie a été rendu possible grâce à la présence de minerai riche, facilement accessible et en quantité suffisante ; de forêts étendues pour la fabrication du charbon de bois ; de rivières pour la production de l’énergie hydraulique nécessaire à l’action des soufflets, ainsi que pour le broyage et le lavage du minerai.

 

minerai-Sargues--2-.JPG

 

 

 

Minerai ramassé dans un champ à Sargues (commune de Menetou-Couture). Il est composé de grains de limonite et d'hématite disséminés dans une gangue argileuse ou calcaire, et constituait des poches ou strates.

 

 

 


 

1195 : premier « moulin à battre le fer » près de Fontmorigny. Il s’agissait certainement d’un bas-fourneau ou d’une forge.

 

1600 : un haut-fourneau est construit par les moines de Fontmorigny "dans les bois".

 

carte-des-environs.jpg

Torteron et ses environs, situant les mines, et les usines au XIXème siècle

 

1780 : le Berry produit 10% du fer national (environ 10.000t).

 

embranchement-canal-St-Louis-CPA.jpg


L'embranchement du canal St-Louis vu à son départ depuis le canal du Berry. Au second plan, à gauche, on devine le "crassier" où étaient entreposées les scories, mâchefers et autres sables de moulage usagés. Ces matériaux ont depuis été récupérés pour l'empierrement des routes.

 

 

 

 

 

1820 : Torteron comporte une forge, 6 maisons et 50 habitants. Fondation des usines de Fourchambault par Louis Boigues.

 

1824 : début de la mécanisation, avec l’installation d’une soufflerie à vapeur de 25 CV.

 

Usine---Canal-jeanrot.jpg

 

 

Le Canal St-Louis dans les emprises de l'usine, vers 1900. certains bâtiments indsutriels sont encore debouts,, probablement pour l'usage des fours à chaux.

 

 

 

 

 

Canal-St-Louis-2011.JPG

 

 

 

La même vue aujourd'hui, prise depuis la route de Jouet...

 

 

 


 

 

 

1837-40 : ouverture du Canal de Berry, puis du Canal St-Louis, permettant l’utilisation du coke de Decize et St-Etienne à la place du charbon de bois. Construction d’un 3ème haut-fourneau fonctionnant au coke.

 

vue-usines-1840.jpg

 

 

 

Vue d'artiste de l'usine vers 1840. Il semble que la disposition des bâtiments ne soit pas parfaite.

 

 

 

 

1838 : production de fonte 3000 T, dont 2000 T de moulages. La population de Torteron s’élève à 550 habitants. Intéressement du personnel à la qualité de la production par un système de primes.

 

1845 : début du coulage vertical des tuyaux pour la Ville de Paris, puis de Madrid. Marché important avec les rails de chemin de fer, coussinets, ponts ainsi que plaques tournantes (P-O & PLM).

 

Usine-V.-1900.jpg

Cette carte postale de 1900 environ montre au premier plan le canal St-Louis, avec trois péniches; à l'arrière, une partie de l'ancienne usine métallurgique. ces bâtiments sont encore debout aujourd'hui.

 

Vers 1850 Equipement des mines avec des machines à vapeur pour l’extraction et l’épuisement des mines (Léguilly, Andres, Les Billots, la Corne, Sargues, Le Coupoy, Mauregard). Construction d’un chemin de fer à voie métrique vers les mines.

 

voie-miniere.JPG

 

 

 

Près de la route de Sargues à Menetou-Couture, se voient encore les traces du chemin de fer reliant les mines aux usines. La voie passait ici sur ce remblai.

 

 

 

 


 

1853 : fondation de la Sté Boigues-Rambourg. Développement de la production pour l’artillerie.

 

logement-mineurs.JPG

 

 

 

Cette "barre" abritait huit logement, chacun composés d'une grande pièce avec porte et fenêtre, plus un grenier au-dessus.

 

 

 

 


 

Organisation de Torteron selon le système paternaliste de l’époque, où l’entreprise prenait en charge le salarié depuis la naissance jusqu’à la mort : son logement, son éducation, sa vie religieuse, ses loisirs, sa santé. La Société aménage alors à ses frais :

- le village de St-Louis pour les mineurs, nommé d’après Louis Boigues.

- une d’une caisse de secours mutuel, financée par des cotisations salariales, et gérée par la Société

- 2 écoles (garçons & filles)

- une maison de soins médicaux tenue par des sœurs.

- un ouvroir (atelier de confection) pour les jeunes filles.

- un village avec de larges rues bordées d’arbres.

 

Ecole-garcons-2011.JPG

 

 

 

L'école de garçons, construite par la Sté Boigues-Rambourg. Elle sert aujourd'hui de salle paroissiale.

 

 

 

 

 


 

- une caisse d’épargne pour les économies des employés (placées à 5%)

- une boulangerie coopérative et magasins à bas prix.

- des jardins ouvriers, afin que ces derniers ne fréquentent plus les débits de boisson.

- l’église St-Louis

 

1851-66 : célébration de 100 mariages ; 452 naissances. L’usine compte alors plus de 800 salariés.

 

plan-1868-JPEG.jpg

 

Plan de Torteron à l'époque de son apogée, montrant la disposition des bâtiments industriels et du village, avec ses différents équipements et services.

 

- début des années 1860 : dernières modernisations techniques de l’usine, qui connaîtra son apogée en 1868, avec une production de 22000 tonnes de fonte. Médaille d’or pour les fontes du Palais de l’Exposition Universelle.

 

St-Louis--village-mineurs-.JPG

 

 

 

Maisons du village de St-Louis, sur la route de Nérondes.

 

 

 

 

 

 


 

1878 : la mise au point d’un nouveau procédé permettant d’utiliser les minerais phosphoreux de Lorraine sonnera le glas des minerais du Berry, d’extraction coûteuse et en voie d’épuisement.

 

1879 : décision de fermeture du site de Torteron, alors qu’il ne reste que 350 salariés. Transfert de la production à Montluçon.

 

portail-usine.jpg

 

 

 

Le portail principal de l'usine est bien entendu fabriqué à partir du fer de la maison.

 

 

 

 


 

1882 (6 Mai) : dernière coulée. Les installations seront démolies, le site servant jusque vers 1925 pour les fours à chaux (Sté Jeanrot).

 

La production de fer se poursuivra dans les hauts-fourneaux de l’usine de Mazières (Bourges) jusque vers 1910, puis ce fut la fin de cette industrie dans notre région.

 

Eglise-2011.JPG

 

 

 

 

L'église de Torteron fut consacrée en 1858 et dédiée à St-Louis... parce que le père du Patron se nommait Louis!

 

L'Entreprise veillait sur tout, y compris la vie spirituelle de ses salariés...

 

 

 

 

 

 

 


 

 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 09:25

1-S53-chasseurs--5-.JPG 

 

 

 

 

C'est encore au cours d'une balade en forêt que j'ai découvert ce vieil autocar scolaire qui coule une paisible retraite, transformé en cabane de chasse.

 

 

 

 


 

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Tout a été prévu pour le confort de ses nouveaux utilisateurs. Mis à l'abri de la pluie pour éviter qu'il ne rouille, il est équipé d'un poêle à bois pour les longues après-midi d'hiver.

 

 

 

 

 

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Faute d'y trouver le repos du guerrier (et encore, qui sait?), nos amis chasseurs s'y retrouvent après une journée harassante à la poursuite de nos grands fauves. Autour de la longue table, ils savourent une bonne daube de sanglier...

 

 

 

 

 


 

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Il est connu que les chasseurs sont de bons vivants, et qu'ils exigent le meilleur pour accompagner leurs festins! Quelque chose me dit que le temple qu'ils fréquentent serait plutôt celui de Bacchus que celui des austères Templiers, telle en témoigne cette bouteille, laissée en évidence derrière la vitre arrière, au milieu de bien d'autres...

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 09:10

Bruno-Le-Maire.JPG 

 

Bruno Le Maire, notre Ministre de l'Agriculture, a benoitement confessé sur plateau du Grand Journal (Canal+), qu'il ne savait pas ce qu'était un hectare... Mais, au fait, notre Ministre de l'Education sait-il lire, et celui du Budget sait-il compter?


 


 

 

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Michèle Alliot-Marie, alias MAM, que j'ai entendu surnommée "mensonge après mensonge", devrait être "démissionnée" au plus tard lundi. Telle Bill Clinton, elle n'avait en fait commis qu'un péché véniel. Comme lui, elle s'est embourbée dans les mensonges. Pour la remplacer, on parle de Brice Hortefeux (espérons que ce ne sera pas pour lui un tremplin vers la présidence), Gérard Longuet (un bonhomme pas très sain au passé pas très clair...), voire même de Dominique de Villepin!

 


 

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Roman Polanski vient de recevoir à Cannes plusieurs Césars pour son dernier film (ne m'en demandez pas le titre, je vais au cinéma une fois tous les 20 ans). Il a cru bon de préciser que "ce film avait été écrit en taule". Sa taule: son luxueux châlet à Gstaadt, en Suisse, où il était placé en résidence surveillée. Il aurait dû me le demander: je serais allé lui porter des oranges!


 

 

 

 

 

 

 

 

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 11:58

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Quelque part au coeur d'un bois, dans le Sud du Sancerrois, ce vieux chêne marque probablement l'emplacement d'un carrefour autrefois important... Plusieurs fois centenaire, il a survécu aux campagnes de bûcheronnages, certainement en raison de la symbolique qui lui est attribuée.


 

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Pas de branches mortes, et il reverdira encore cette année. Il semble cependant que son avenir soit malheureusement derrière lui, en raison de l'état de son pied, creux, et dont il manque la moitié.

 

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Une bande d'imbéciles, certainement de la même veine que ceux qui ont massacré les chauves-souris de Veaugues, n'a pas trouvé mieux que de faire du feu dans la base creuse du pied de l'ancêtre!

 

Même si les bandits de grand chemin ne se réunissent plus pour partager leur butin sous sa frondaison, et si le carrefour qu'il marquait jadis n'est plus qu'un cul-de-sac au bout d'un mauvais chemin de terre, souhaitons-lui de trôner encore quelques décennies au coeur du bois du Libon...

 

 

 


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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 10:46

Les vestiges de la forteresse des Seigneurs de Gardefort, qui se trouvent dans un bois (propriété privée) qui jouxte le bourg, consistent en une plateforme de 60 mètres de diamètre environ, ceinturée d’un fossé encore profond de 4 à 5 mètres. Ce fossé est lui-même bordé de chaque côté par un talus pierreux nommé glacis.

 

Sur le rebord nord-ouest du plateau subsistent deux gros blocs de maçonnerie parallèles qui sont probablement les restes d’une porte fortifiée. Juste en face, sur la crête du fossé, le glacis en forme de croissant est plus massif et forme une sorte de barbacane. Une basse-cour occupait très certainement le nord-ouest et un peu le nord-est du site.

 

1-Chateau-gardefort-1.JPG

 

 

Le fossé ceinturant la plateforme est encore bien visible sur toute sa circonférence.

 

La morphologie du sous-bois paraît témoigner d’une occupation et probablement d’une clôture. De belles photos de l’ensemble sont visibles sur le site web de la commune réalisé par M. Cremer.

 

 

 


 

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Ce « château » de Gardefort appartient à la catégorie des enceintes castrales. Les archéologues et les spécialistes en castellologie s’accordent pour dire que ce type de fortification a été mis en place entre la seconde moitié du Xe siècle et le XIIe siècle. Le caractère militaire de celle de Gardefort ne fait aucun doute en raison de la largeur et de la profondeur des fossés ainsi que la présence d’éléments de maçonnerie.

 

3-Chateau-gardefort.JPG

 

 

Deux vues des restes de maçonnerie à l'endroit où devait se trouver la porte d'entrée fortifiée

 

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Cette enceinte aurait vraisemblablement été aménagée au début du XIe siècle quand Eudes II de Blois-Champagne devient maître de la région. Elle faisait peut-être partie d’un réseau de défense du futur comté de Sancerre face à la menace de la châtellenie voisine de Montfaucon (Villequiers). Notons au passage que Gardefort, avant la révolution, s’appelait Asnières, ou Asnières lès Gardefort.

 

5-restitution--1-.jpg

Proposition de restitution du site, par Denis Fargeot et Jean-Marie Tournefier, qui se sont basés sur le mémoire de maîtrise d'histoire de Laurent Lepresle.

 

Il faut s'imaginer quà l'époque de sa construction, le site n'était pas boisé, et que sa position sur une butte lui permettait de surveiller toute la partie Sud du Sancerrois. Il devait en outre être entouré de maisons d'habitation qui ont peut-être subsisté bien après la destrution du "château", voire même jusqu'au xvième siècle.

 


 

6-Chateau-gardefort.JPG

 

 

 

 

A gauche, les vestiges de la tour-porte, vus depuis le fossé, et ci-dessous la proposition de reconstitution

 

 

 

7-restitution-porte.jpg

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

Protégé par le couvert forestier, le site de Gardefort semble comme «fossilisé» dans son état initial. Est-ce le résultat d’un abandon ou de destructions survenus dans le courant du XIIe siècle, voire même au cours des deux siècles suivants ? Seules des fouilles archéologiques pourraient apporter des éléments de réponse.

 


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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 10:06

algues-vertes.jpg

Des affiches-choc destinées à alerter le grand public (surtout les citadins) sur les dangers de l’agriculture intensive. France Nature Environnement et sa campagne publicitaire sont au centre d’une polémique au moment du Salon de l’Agriculture

 

Bruno Le Maire «  Nos agriculteurs sont soumis à une concurrence européenne sans merci. Nous leur demandons de résister au dumping par les prix de pays qui ne respectent pas les mêmes critères environnementaux. Si nous ne sommes pas raisonnables, nous aurons sauvé une certaine idée de l'agriculture, mais les agriculteurs aurons disparu ».

 

affiche-campagne-FNE.jpg

Je comprends qu’il faut en déduire que, pour résister aux attaques de ces pays qui ne respectent pas l’environnement (ni la santé des consommateurs), il faudrait employer les mêmes méthodes de culture qu’eux… L’industrie phytosanitaire et semencière (une poignée de multinationales), présente ces méthodes comme salvatrices des problèmes d’alimentation que connaîtra forcément une Humanité dont nous avons décidé par avance qu’il était tabou de songer à contrôler l’expansion démographique.

 

Ce lobby industriel a trouvé dans notre Grand Syndicat Agricole, convaincu d’être investi d’une mission d’ordre quasi-divin un relais servile et fidèle. L’un, motivé par l’appât du gain, et l’autre par des considérations sincèrement philanthropiques, ont décidé que l’environnement passait au second plan.

 

kill-bees.jpg

FNE justifie sa campagne : « notre agriculture est malade. Nous importons des OGM pour alimenter notre bétail alors que nous nous interdisons d'en cultiver et que le consommateur n'en veut pas. Des tonnes de lisier (…) (…) des marées d'algues vertes. L'emploi massif de pesticides dangereux contribue au déclin des abeilles et des autres pollinisateurs ; notre rôle est d'alerter l'opinion ».

 

Notre Président de la République, qui ne connaît vraisemblablement de la campagne et de l’agriculture que ce qu’il voit une fois l’an au Salon de la Porte de Versailles, s’est déclaré choqué de cette campagne. Après « l’environnement, ça commence à bien faire » l’an dernier, il ne sait que faire pour s’attirer les voix des agriculteurs…

 

C'est son choix. A nous de faire le nôtre, en toute objectivité et en utilisant notre droit à la nuance.

 


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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 09:32

libellule-2011-02-19--1-.JPG

Les preuves du lent réveil de la nature s'accumulent, telles cette libellule (ne me demandez pas l'espèce) surprise en ce samedi 19 février par une température de 4°.

 

 

libellule-2011-02-19--3-.JPG 

Trop faible pour voler, elle trouvait néanmoins la force de tourner autour de sa branche pour essayer d'échapper à l'objectif...


 

libellule-2011-02-19--2-.JPG

 

 

 

 

 

La belle vue de près.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Il y a aussi un bout de temps que je vois ces curieux sacs de soie accrochés aux branches des arbres fruitiers du jardin.

 

 

 

 

 

oothèque 2011-02-19 (3)

 

 

 

On dirait qu'ils ont contenu des oeufs d'insectes, ou de petites araignées, mais peut-être quelqu'un pourra éclairer ma lanterne?

 

 

 


 

 

 

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