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9 juin 2018 6 09 /06 /juin /2018 11:55

Lorsque j’ai découvert Lagarde en Décembre 1978, le site était perdu dans la végétation et son exploration fut une vraie aventure. Alors en stage à Carcassonne, j’en profitais pour découvrir la région avec un copain ; jeunes et intrépides, nous nous étions alors faufilés partout…

 

Voici Lagarde en Mai 2018, soit près de 40 ans plus tard. La « loi du moindre effort », autant intellectuel que physique, étant chez moi un principe incontournable, je vous renvoie à leur site internet pour tout connaître de l’histoire du château. Une vidéo a également été tournée par France 3.

 

Difficile d’imaginer que ces ruines furent au 17ème siècle un somptueux château d’apparat aménagé par Louise de Roquelaure, veuve d’Alexandre de Lévis-Mirepoix ! (Proposition de reconstitution présentée sur place).

 

Le grand porche d’entrée. Certains (dont moi) l’ont vu le 2 Mai sur France 3 dans l’émission « la Carte au Trésor ».

 

La façade Nord de Lagarde, qu’on découvre en début de visite.

 

Nous en faisons le tour dans le sens anti-horaire…

 

Nous comprenons alors pourquoi il est interdit de se promener à l’intérieur des ruines. Ce bloc de maçonnerie, gros comme une camionnette, est tombé du couronnement d’une des tours.

 

Le débroussaillage est aujourd’hui assuré par des chèvres.

 

La base de la tour Sud-Ouest et les douves sèches.

 

L’arrière de la façade Nord.

 

Tous les tableaux de fenêtre en pierres taillées ont été vendus à la Révolution pour construire les maisons du village, sort partagé par de nombreux édifices considérés comme le symbole du pouvoir seigneurial. Ici, un linteau tient encore, on ne sait comment…

 

Une vue d’ensemble au 17ème siècle. L’accès principal se faisait alors par une rampe sur arcades…

 

Qui montait depuis le village blotti au pied du château.

 

Le château tel qu’il pouvait se présenter avant les grands aménagements du 17ème siècle. Il avait alors une vocation défensive.

 

Outre les chèvres, quelques lamas paissent sur le site. Si certains s’enfuient à notre approche, celui-ci, au contraire, s’approchera de moi d'un pas décidé en me lorgnant d’un œil sournois.

 

Histoire de ne pas finir comme le Capitaine Haddock dans « Tintin et le Temple du Soleil », je me hâterai vers la sortie en gardant un œil par-dessus mon épaule…

 

 

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29 mai 2018 2 29 /05 /mai /2018 10:19

Ce matin, alors que je m’apprêtais à débarrasser la table de mon p’tit déj’, j’entends sur ma radio préférée (sans pub, ou presque…) un petit reportage que je prends d’abord pour une plaisanterie ou le scénario d’un film de science-fiction. Des vers de 40 cms, avec une tête en forme de poêle à frire, envahissent nos jardins ! Ici, Diversibipalium multilineatum

 

Une petite recherche sur Internet me conduit à deux articles reprenant les mêmes images et les mêmes sources, mis en ligne par Sud-Ouest et Libération.

 

Arrivés chez nous depuis l’Asie tropicale avec des plantes exotiques, ils s’y sont acclimatés, en mangeant nos sympathiques lombrics et autres escargots et limaces.

 

Sans prédateurs chez nous, ils se reproduisent par scissiparité, c’est-à dire qu’ils se divisent en plusieurs morceaux qui donneront autant de nouveaux individus génétiquement identiques. Ils ont donc un avenir particulièrement brillant, à moins que quelque chef étoilé audacieux ne trouve une savoureuse recette pour les proposer sur sa table…

 

Un ver Plathelminthe géant de Mayotte (Photo Sud-Ouest).

 

Ici, un article intéressant qui vient de m'être envoyé par une lectrice de Sancergues. Merci à elle!

 

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25 mai 2018 5 25 /05 /mai /2018 15:24

C’est avec surprise et effarement que j’apprends dans un article du Berry Républicain paru ce matin, qu’orchidées et motocross font finalement bon ménage à Veaugues !

J’y lis, entre autres, ceci : ‟Laurence aussi était ravie de cette expérience. « J'adore les fleurs, précisait-elle. Je passe souvent sur l'ancienne voie ferrée en moto-cross mais je ne m'y étais jamais arrêtée. Cette visite offre l'occasion d'en apprendre un peu plus sur les plantes que l'on voit tous les jours sans les connaître. C'est un moment calme, hors du temps. Et puis l'orchidée est une fleur magique ! ».

Nous sommes sur une zone naturelle protégée et donc, comme tous les espaces naturels (sensibles ou pas), interdite à tous les engins motorisés, voici que cette personne reconnaît benoitement y faire du motocross, et ceci sous le nez de Mme le Maire de Veaugues, présente lors de cette sortie, et qui y est chargée de faire appliquer la loi !

« Mais la nature reprend ses droits » Nul doute que l’animatrice et Madame le Maire se seront bien gardées de montrer l’autre visage de la zone Natura 2000 : les anciennes carrières de grave, où le tableau est nettement moins idyllique…

Ces lignes confinent à l’apologie de pratiques interdites par les articles L 362-1 à L 362-8  du Code de l’Environnement (voir ici), et je regrette profondément que le très sérieux Conservatoire des Espaces Naturels ait de fait porté sa caution à cette mascarade, dont le seul  but était pour Mme Chestier, maire de Veaugues, de se construire une image de personne soucieuse de la qualité de l’environnement ; ceci, bien entendu dans l’unique perspective des élections à venir. Ses responsables seraient plus inspirés de veiller à ce que cet espace protégé et classé en raison de sa richesse floristique ne serve pas de décharge et de terrain de motocross sauvages !

Au moins peut-on espérer que, pour « Laurence », que je ne connais pas, cette sortie aura été une révélation, et qu’elle troquera dorénavant sa moto de cross contre une paire de chaussures de marche et un bon manuel de botanique…

Quant à moi, il m’arrive d’emmener des groupes à la découverte de la nature à Veaugues, sans arrière-pensées électorales, et on n’oublie pas le côté sombre…

PS 26 Mai:

Je tiens tout de même à ajouter la réaction d'Emmanuelle Speh, qui vient de me contacter suite à la lecture de l'article du Berry Républicain:

"Lorsque j'ai lu l'article, j'ai été très étonnée, comme vous, des propos tenus par la personne qui aurait dit faire du motocross sur le site. Je n'étais pas présente lorsque la journaliste lui a posé des questions. J'ai prévu de la contacter, ainsi que le journal, pour leur parler de l'interdiction de pratiquer cette activité en dehors des voies ouvertes à la circulation, et dans les espaces naturels."

Il serait cependant bon de rappeler également ces interdictions à Mme Chestier, dépositaire de l'autorité de l'Etat sur le site.
 

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5 mai 2018 6 05 /05 /mai /2018 08:32

En ce Jeudi 18 Avril, alors que le temps est estival, direction la région de Varzy, au cœur de la Nièvre. Premier arrêt à la Chapelle Saint-Lazare de Varzy, nichée au creux d’une minuscule clairière, le long du chemin de Vézelay à Compostelle.

 

Unique vestige de la léproserie médiévale de Vaumorin, elle a été restaurée il y a une quarantaine d’années par les Amis du Vieux Varzy ; travail irréprochable !

 

Vivant proches d’un point d’eau et du Chemin des Ladres, les lépreux bénéficiaient des soins donnés par les religieux de la Maison St-Bernard de Montjou (Alpes).

 

Seconde étape, le petit bourg de Champallement, qui a gardé sa mare-abreuvoir, si souvent présentes dans nos villages ruraux jusqu’aux années d’après-guerre, et comblées pour des raisons sanitaires.

 

Ces mares servaient à abreuver les bestiaux, souvent lors des marchés où ils étaient proposés à la vente.

 

Dominant la plaine, le château de Champallement est issu de la transformation d’un donjon-logis à angles arrondis, comme il s’en trouve encore un dans le village de La Marche, près de la Charité sur Loire.

 

Ce château et son contexte historique ont fait l’objet d’une intéressante étude par l’historienne Brigitte Colas. Ici, un essai de restitution par L. Duigou, et qui montre la transformation du donjon-forteresse en château Renaissance.

 

Sur la commune de Grenois, la chapelle de la Montagne mérite bien son nom. Ancienne église paroissiale de Grenois, elle est entourée de son cimetière, toujours utilisé.

 

La nef. Sauvée de la ruine en 1902, la chapelle sera finalement restaurée dans les années 1960. Seul le chœur et l’amorce de la nef subsistent, le reste étant trop abîmé pour être sauvé.

 

Ce curieux puits a été aménagé sur une source sacrée.

 

La porte de la sacristie, au fond.  Une vidéo vous la fera découvrir ici.

 

Ici, dans un des piédroits de la porte d’entrée, ce chapiteau provenant de la partie détruite de la nef.

 

Non loin, sur la même commune, une butte porte cette modeste chapelle, unique vestige du village fortifié de Hubans, qui fut au XVIIème siècle un des fiefs de la famille de Jaucourt, également seigneurs de Veaugues. Une étude de la même provenance vous en dira plus ici.

 

Les Jaucourt ont également été propriétaires du château de Brinon sur Beuvron. Ici, un pavillon de l’enceinte extérieure.

 

 

Louis de Jaucourt, qui collabora à l’Encyclopédie de Diderot & D’Alembert, était le fils de Pierre-Antoine, et le petit-fils de Pierre II de Jaucourt, tous les deux seigneurs de Veaugues (entre autres…).

 

Le corps principal de logis a une toiture « à la Mansart ». Ce château se visite aux Journées du Patrimoine, le 3ème week-end de Septembre, et je compte bien y aller.

 

Et revoici le pavillon de la première photo, vu de l’autre côté.

 

Dernier arrêt avant le retour sur Veaugues, le site gallo-romain de Compierre, à côté de St-Révérien. Des panneaux réalisés avec des matériaux de qualité proposent des restitutions des différents bâtiments.

 

Posée à un angle de la maison du Boucher (ou du Charcutier), cette pierre évidée servait à rassembler les eaux pluviales, et non à dépecer les animaux comme je le pensais.

 

Peut-être pas posé au temps de César, ce panneau, mais la nature a déjà entrepris de le faire disparaître…

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26 avril 2018 4 26 /04 /avril /2018 18:50

15 Avril. Dans la "bassie" d'une maison en cours de rénovation, un nid avec 5 oeufs...

20 Avril. Alors que j'identifie les parents comme étant des Bergeronnettes des Ruisseaux, les petits éclosent...

25 Avril. Les oisillons grossissent rapidement et commencent à se faire entendre dès qu'on passe devant le nid.

26 Avril. Cinq gosiers affamés qui ne doivent laisser aucun répit à leurs parents!

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21 avril 2018 6 21 /04 /avril /2018 08:04

Les assistants-jardiniers se reposent.

Les pierres, qui ont usé les pieds de dizaines de milliers de voyageurs entre 1893 et 1966 (ce sont d'anciennes bordures de quai de la gare de Montigny), ont accumulé la chaleur durant toute la journée...

Et constituent à présent un agréable lieu de sieste.

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6 avril 2018 5 06 /04 /avril /2018 12:20

Jacques Higelin est mort ce matin.

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4 avril 2018 3 04 /04 /avril /2018 09:19

Une petite surprise ce matin en allant vider le pluviomètre.

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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 11:36

Histoire d’y voir plus clair et de tordre le cou à certaines affirmations loufoques, je me suis récemment décidé, à l’aide d’un Watt-mètre prêté par un copain à mesurer la consommation de quelques appareils électriques domestiques. Voici les résultats…

 

- informatique de bureau (12 heures) : 0,6 kWh

- TV (fonctionnement 1h 15 mn par jour) : 0,16 kWh

- frigo (24 h ; T° ambiante 21°) : 1,10 kWh

- Congélateur (24h ; T° ambiante 5°) : 0,45 kWh

- Lave-linge (cycle à 60°) : 1 kWh

- radiateur SDB (1 douche T° initiale 16° ; T° obtenue 24°) : 1 kWh, que ce soit avec un radiateur à bain d’huile ou soufflant.

 

 

Rappel des tarifs « bleu Ciel EDF » :

Prix du kWh EDF en 2017 : 0,15 € TTC.

Abonnement annuel 30 Amp (6,6 kW) : 80€ environ.

 

 

Petits appareils en fonctionnement continu

 

- Radio + 2 HP

veille : 0,02 Amp

marche : 0,03 Amp

soit environ 7 Watt lorsqu’elle fonctionne, et 4,5 Watts en veille

 

- TV (écran 80 cm)

veille : 0,02 Amp

marche : 0,44 Amp

soit environ 100 Watts en fonctionnement, et 4 Watts en veille

 

- Ordinateur (Unité centrale de bureau + écran 22 pouces)

arrêt : 0,05 Amp

veille : 0,06 Amp

marche : 0,3 Amp

soit environ 70 Watts en fonctionnement, et 16 Watts en veille

 

- Livebox : 0,05 Amp

soit environ 1 Watt en fonctionnement

 

- Téléphone : 0,01 Amp

consommation négligeable

 

Ce qui signifie que, en mode veille :

- la TV coûtera : 0,15 € x 0,004 kW = 0,0006 €/heure (soit 0,06 centimes). Donc 1,4 centimes par jour, et 5,10 € par an

 

- le matériel informatique : 0,15 € x 0,016 kW = 0,003 €/heure (soit 0,3 centimes). Donc 7 centimes par jour, et 25 € par an.

 

Evidemment, débrancher ma TV  lorsqu’elle ne sert pas me ferait donc économiser environ 5 Euros par an ; un geste fastidieux vu qu’il faut se mettre à 4 pattes sous une table, et pour une économie négligeable.

 

Idem pour l’informatique, dont je me sers de manière répétée mais aléatoire de 8h à 20h. Chaque rebranchement (3 prises) induirait un temps de remise en marche de 15 minutes environ, pour économiser 25 Euros par an.

 

Il existe nombre de prises spéciales se branchant entre les appareils et le mur, mais elles ne sont pas données (entre 5 et 3 €), et il y a fort à parier qu’elles rendront l’âme avant d’avoir été amorties.

 

Je préfère donc couper, le soir venu, l’alimentation électrique de la pièce où sont installés informatique, téléphone et TV, réalisant ainsi une économie d’environ 10 Euros par an, avec en plus la certitude qu’aucun appel téléphonique intempestif ne viendra troubler mon sommeil ! Et puis, il y a assez de multiprises et autres câbles qui traînent ça et là pour ne pas avoir à en rajouter !

 

Quant au frigo quasi-trentenaire, son remplacement par un modèle étiqueté "vertueux" (catégorie A; environ 600€, fabriqué en Asie du Sud-Est) pourrait me faire économiser 20€ par an. Amorti pas avant 30 ans, lorsque je serai probablement en train de manger  les pissenlits par la racine.

 

Alors, exit donc la légende selon laquelle les appareils en veille induisent une surconsommation électrique notable !

 

Ici, un article intéressant et objectif sur le sujet.

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11 mars 2018 7 11 /03 /mars /2018 10:42

Depuis les temps « immémoriaux », les parcelles et terroirs se sont vus attribuer des noms d’origines variées, se référant à leur forme, situation, nature ou propriétaires. En voici quelques exemples glanés sur le cadastre dit napoléonien des communes de Neuvy Deux Clochers (1829) et Veaugues (1823)…

 

Le Moulin de l’Etang, près du bourg de Neuvy. Le Champ du Bied est nommé d’après le bief du moulin, qu’il longe. La Pointe indique bien entendu la forme de cette parcelle ; c’est un nom très fréquent.

 

Ici, près de la Tour de Vesvre, nous sommes près du Ruisseau de la Tour qui, à cette époque (1829), devait prendre ses aises. La Patouille était donc un pré boueux, au moins en Hiver. Quant au Pré du Pont

 

… il borde l’ancien Grand Chemin de Bourges à Sancerre, qui traversait le ruisseau sur ce pont.

 

Le même pont vu par Alphonse Buhot de Kersers vers 1880…

 

Et tel qu’il apparaît dans l’Atlas de Trudaine vers 1755.

 

Tout ce secteur est humide, et la Rauchère dérive de "rauches", autre nom pour les roseaux. Le Pré aux Veaux devait servir à mettre à la pâture, tout près du domaine, les jeunes veaux. Quant au Champ Germain, il y a tout à parier qu’un de ses anciens propriétaires s’appelait ainsi.

 

Idem pour le Bois et la Chenevière Bouchard. Une chenevière était un terrain dédié à la culture du chanvre, et chaque exploitation agricole en avait une ; le chanvre servait alors à tisser des toiles à usage domestique. La parcelle 408 s’appelle le Pré des Anges,…

 

… desservi par un long chemin du même nom et bordé de « têteaux » de charme. L’origine de ce nom reste mystérieuse ; peut-être faut-il y voir une déformation. Les noms subissent souvent, au fil des recopies et transcriptions, des altérations qui font disparaître leur origine. Ainsi, la Croix Robin de 1782 est-elle devenue sur le cadastre de 1829 le Crot Robin, un crot étant un endroit humide.

 

Les noms de lieux (ou toponymes) réservent parfois des surprises. Ainsi voit-on ici voisiner le Pré aux Prêtres, qui doit tirer son nom du fait qu’il devait appartenir avant la Révolution à la cure de Neuvy, avec les Chiennes Chaudes. Là aussi, mystère…

 

Le septième jour d’Octobre 1524 , Damoiselle Estiennette Escoréol, veuve de feu noble homme Jean Turpin, en son vivant seigneur de Vaufreland, reconnaît tenir en foi et hommage de François de la Grange, seigneur de Montigny et Vesvre, une terre nommée « les Hastes du Poirier de Coilhe d’Asne ». Une haste (ou aste, hâte) est une terre dont la forme rappelle celle d’un fer de lance.  Il faut bien entendu voir en Coilhe une orthographe ancienne du mot « couille », ce qui laisse libre cours à l’imagination quant à l’anatomie de celui qui a planté ledit poirier… (Archives du Cher ; E 403).

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