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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 14:02
L'autre Viorne...

Il y a un petit mois, lorsque j’ai présenté la Viorne Lantane, j’avais spécifié qu’il en existait une autre espèce ; la voici donc. La Viorne Obier, car c’est bien d’elle qu’il s’agit ne côtoie pas sa cousine, car elle affectionne plutôt les terrains frais et humides. N’ayant pas la patience d’attendre le prochain Printemps pour photographier un sujet fleuri, je vous propose cette planche extraite de l’excellent « guide des Arbres et Arbustes d’Europe » de chez Delachaux et Niestlé.

L'autre Viorne...

Par contre, cette photo-ci a bien été prise dans le Sancerrois, sur des terrains siliceux et humides en fond de vallée. Comme pour ceux de la Lantane, les avis sur les fruits divergent ; comestibles pour les uns, vénéneux pour les autres. Je me suis borné en goûter un du bout des lèvres, et leur manque de saveur n’incite pas à prendre de risques. La forme de la feuille différencie immédiatement les deux espèces.

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 07:53
Dans son jus...

C'est ainsi que l'on qualifie la patine d'un véhicule ancien, comme cette fourgonnette 2 CV de 1961 aperçue hier, et que son propriétaire a eu la bonne idée de conserver dans cet état. C'était lors du passage à Vesvre d'un rallye de voitures anciennes, et j'ai préféré celle-ci aux rutilantes Porsche et autres Gordini...

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 16:24
Découverte en Loire...

Il y a quelques semaines, j’étais averti par un membre de la blogosphère locale que des fouilles avaient été entreprises dans le lit de la Loire, à St-Thibault. Ne tenant pour rien au monde à manquer cet évènement, je me rends sur place…

Découverte en Loire...

J’ai déjà rendu compte plusieurs fois des vestiges du pont, ou plutôt des ponts gallo-romains qui franchissaient la Loire à cet endroit. Cette fois, même décor, mais autre fait. Il s’agit de l’épave d’une grosse barque qui avait coulé dans le fleuve il y a bien longtemps.

Découverte en Loire...

La DRASSM (Direction Régionale d’Archéologie Subaquatique et Sous-Marine) de Bourgogne a envoyé une équipe, et je retrouve Annie Dumont, qui avait déjà effectué une campagne de fouilles sur les ponts romains. L’endroit est quadrillé, et un homme-grenouille arpente l’épave en prenant des relevés…

Découverte en Loire...

Annie Dumont m’explique que, sous toutes réserves, cette barque à fond plat, typique de la navigation ligérienne, a coulé vers 1400, datation au Carbone-14 à l’appui. Elle transportait un lot de pierres calcaires dont les géologues détermineront la provenance, ainsi que des ardoises, ce qui semble indiquer qu’elle remontait le cours de la Loire lors de l’accident.

Découverte en Loire...

La barque faisait entre 12 et 15 mètres de long pour environ 4,50 mètres de large. Elle était entièrement en bois, assemblée par des chevilles.

Découverte en Loire...

Détail de la structure de la barque. On voit bien les trous d’assemblage. Inutile de vous précipiter pour ramasser des reliques, l’ensemble a été à nouveau enfoui en attendant une nouvelle campagne de fouilles plus approfondies.

Tous mes remerciements à Mme Dumont pour sa disponibilité et ses explications.

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 08:25
Visiteuse matinale...

Avant-hier, je suis tiré de ma concentration matinale par un concert inhabituel de jacassements. Le paisible Frimousse, qui réfléchit entre deux siestes, serait-il la cause du courroux de la gent ailée ?

Visiteuse matinale...

En y regardant de plus près, un intrus apparaît, collé au tronc d’un acacia. On distingue comme un gros écureuil sombre aux oreilles arrondies…

Visiteuse matinale...

Un instant plus tard, le mystérieux visiteur grimpe dare-dare dans l’arbre, suivi par Frimousse, qui s’arrête à la première fourche…

Visiteuse matinale...

Tout en haut du chêne voisin, c’est une Fouine qui me regarde !

Visiteuse matinale...

Gros plan sur le joli minois de la visiteuse. Une feuille masque son œil droit, mais on voit bien la patte, avec ses griffes et ses coussinets roses.

Visiteuse matinale...

Quelques minutes plus tard, alors que je discute avec le conducteur d’un tracteur de passage, qui m’explique le fonctionnement de son arracheuse de pommes de terre, la belle en profite pour prendre la poudre d’escampette…

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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 19:44
la Viorne Lantane

« Un arbrisseau mou, aux branches flexibles et densément poilues… » Voici ce que dit de la Viorne Lantane le guide « Arbres et Arbustes d’Europe » de Delachaux et Niestlé (édition 1982). Ici, une jeune tige au Printemps, dans les bois de Veaugues, où elle abonde.

la Viorne Lantane

Au bord d’un chemin, en Eté. La Viorne Lantane préfère les terrains calcaires, où elle prospère à côté d’autres arbrisseaux comme le Fusain, le Cornouiller Sanguin et le Troène.

la Viorne Lantane

Ses feuilles sont épaisses et gaufrées, avec la face inférieure duveteuse, tout comme les tiges. Un ancien guide botanique (Lechevalier éditeur, 1913) dit que les tiges servent à fabriquer de la glu…

la Viorne Lantane

Au mois de mai, des ombelles de fleurs odorantes apparaissent, mais elles ne sont pas appréciées des Abeilles.

la Viorne Lantane

Après les fleurs, les fruits. D’abord rouges, ils virent au noir. Suivant les sources, ils sont comestibles ou toxiques… Dans le doute, j’ai toujours hésité. Il existe une autre espèce, la Viorne Obier, qui est plus rare sur nos terrains calcaires, et est à l’origine de nombreuses sous-espèces ornementales connues sous le nom de Boules de neige, on la découvrira un autre jour.

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 14:01
A voir...

Comme chaque année, le site de Vesvre héberge plusieurs expositions dont l’accès est totalement gratuit. Je vous propose de découvrir celle du sculpteur Sébastien Rappo, de Barlieu…

A voir...

Sébastien, tailleur de pierre professionnel, a fait de ce métier sa passion, et nous offre une série de pièces réalisées dans le grès ferrugineux local (Grès de la Puisaye). A voir jusqu’à la fin Août. Ici, un nu...

A voir...

De cette pierre très dure, il fait naître des figures à l’expression souvent tourmentée…

A voir...

… voire parfois diabolique.

A voir...

Selon sa teneur en ciment ferrugineux, le grès est plus ou moins sombre et compact.

A voir...

Ici, ce sont trois visages grimaçants…

A voir...

Et là, le visage d’un homme qui semble avoir vu ce qu’il ne devait pas voir…

A voir...

Et puis, peut-être une occasion pour effectuer une visite guidée du site de Vesvre ! Ouvert tous les jours jusqu’à la fin du mois de 14h30 à 17h30 (départ de la dernière visite). Les samedis et dimanches en Septembre et Octobre.

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 11:46

La curiosité est un vilain défaut, dit-on ; soit, mais elle a le don de me rendre les gens sympathiques ! Aussi laissé-je libre cours à la mienne, tant qu’elle ne donne pas dans le voyeurisme.

Elle émerge des ténèbres...

Ici, nous sommes dans les dépendances d’un château des environs, et je brûle d’envie de savoir ce qu’il y a derrière ce soupirail. Première étape : prendre quelques photos au flash, et essayant de faire attention à ce que ce dernier n’éclaire pas trop les parois. On obtient des images à priori très décevantes…

Elle émerge des ténèbres...

Seconde étape : corriger la luminosité au moyen d’un logiciel de retouche photo. Bien entendu, nous pensons tous au même, que nous « piratons » sans scrupules… Ici, j’ai travaillé avec Fastone Image Viewer, un petit logiciel gratuit et facilement téléchargeable qui regroupe les principales fonctions de retouche, et est d’une utilisation simple et agréable. Des ténèbres insondables émerge une cave voûtée…

Elle émerge des ténèbres...

Quelques « réparations » font disparaître les taches dues à la poussière sur l’objectif ou qui flotte dans l’air. On aperçoit même, tout au fond, l’escalier d’accès…

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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 14:39
Le Château de Vailly

Dimanche dernier, direction Vailly (sur Sauldre, car il y y en a un autre près de Soissons) pour une brocante, et l’exploration des vestiges de son château. Une allée nommée « Cour du Château » invite le curieux à l’exploration…

Le Château de Vailly

En regardant bien, on aperçoit une rangée de corbeaux, qui ont dû porter un étage en encorbellement ou des hourds en bois.

Le Château de Vailly

Après divers avatars, la Seigneurie de Vailly échut à la famille de Sancerre à la fin du 14ème siècle. Elle resta en possession des Seigneurs de Sancerre jusqu’à la révolution.

Le Château de Vailly

Plan du château de Sancerre d’après le cadastre Napoléonien de 1833. A cette époque, les 8 tours étaient encore présentes, tout comme l’entré Sud, principale porte d’accès à l’enceinte fortifiée.

Le Château de Vailly

Cette vue aérienne (IGN-Géoportail) permet de voir la disposition actuelle des lieux. Des habitations ont été appuyées sur les deux côtés de la courtine subsistante, au Sud et à l’Ouest. Au Nord, on distingue bien l’unique tour subsistante.

Le Château de Vailly

Le logis seigneurial, totalement détruit, se trouvait appuyé contre le mur Nord-Est de l’enceinte ; sa porte renaissance a été remontée au château du Pezeau (Cne de Boulleret). En rouge, les bâtiments subsistants ; en vert, la courtine englobée dans les habitations actuelles.

Le Château de Vailly

Carte postale montrant le côté Ouest de l’enceinte vers 1910. On voit bien la tour et une portion de la courtine.

Le Château de Vailly

La même vue aujourd’hui. Il en reste un peu moins…

Le Château de Vailly

Restitution de la porte Sud fortifiée, par Alphonse Buhot de Kersers. A l’époque de ce dernier (fin 19ème siècle) se voyaient encore les rainures de la herse.

Le Château de Vailly

Cette autre vue du début du 20ème siècle montre que des habitations prenaient déjà appui sur la courtine subsistante.

Le Château de Vailly

Pour terminer, voici la tour Nord, seule subsistante. Bâtie sur plusieurs assises de gros blocs de grès ferrugineux, elle présente encore quelques meurtrières ou archères.

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 11:07
C'était à Veaugues, le 10 Août 1934...

Parmi les habitants de Veaugues, qui sait que, de 1907 à 1948, il a existé un passage à niveau sur la route de Bourge à Sancerre (alors appelé Chemin de Grande Communication n° 2), à une cinquantaine de mètres à l’Est de son carrefour avec la route de Neuvy ? Cet extrait d’une carte Michelin de 1930 fait foi…

C'était à Veaugues, le 10 Août 1934...

Sur cette vue aérienne de l’IGN (source : site Géoportail) de 1950, on voit parfaitement la ligne du « Tacot » couper la route (PN). Le domaine de Tréloup se situe un peu en haut et à droite de la photo.

C'était à Veaugues, le 10 Août 1934...

Dans le Bois de la Motte (au Nord de cette vue), le tracé du Tacot est très visible…

C'était à Veaugues, le 10 Août 1934...

Le 10 Août 1934, ce passage à niveau (non gardé) fut le théâtre d’un dramatique accident résumé dans ce rapport des Ponts et Chaussées.

C'était à Veaugues, le 10 Août 1934...

Au sortir du Bois de la Motte (le talus de la voie est reconnaissable aux herbes jaunies), la ligne du Tacot s’apprête à couper la route de Bourges à Sancerre…

C'était à Veaugues, le 10 Août 1934...

Le lourd convoi est emmené par deux locomotives ; celle de tête est la 3518, identique à la 3517, vue ici au dépôt de Veaugues…

C'était à Veaugues, le 10 Août 1934...

Le rapport de la Société des Chemins de Fer Economiques, ou S-E (qui indique par erreur que le train venait de Veaugues…), donne la composition de la rame.

C'était à Veaugues, le 10 Août 1934...

Outre deux machines, elle consistait en un fourgon à bagages identique à celui-ci…

C'était à Veaugues, le 10 Août 1934...

Suivi d’une voiture à voyageurs, dont voici une de ses sœurs, et de trois wagons de cailloux.

C'était à Veaugues, le 10 Août 1934...

Voici à peu près ce que voyait le mécanicien de la machine de tête lorsqu’il sortit du Bois de la Motte. La camionnette qui circule dans le sens Sancerre-Bourges est à l’emplacement du passage à niveau. A ce moment, il actionne longuement son sifflet, ce qui doit inciter les automobilistes à marquer l’arrêt.

C'était à Veaugues, le 10 Août 1934...

Le rapport de la S-E rappelle que la signalisation correspond aux dispositions en vigueur…

C'était à Veaugues, le 10 Août 1934...

Qu’à cela n’en tienne, l’automobiliste jugera qu’il a le temps de franchir le PN avant l’arrivée du train, et ne répondra pas aux injonctions du mécanicien. Ce croquis montre la disposition des lieux.

C'était à Veaugues, le 10 Août 1934...

L’automobile sera éperonnée par la locomotive, et coupée en deux. On en ressortira 3 morts et un blessé grave. Curieusement, ce rapport ne mentionne ni la marque, ni l’immatriculation de la voiture !

C'était à Veaugues, le 10 Août 1934...

Le lieu de l’accident aujourd’hui. La voiture rouge est à l’emplacement de la collision. Plusieurs autres accidents sont survenus à ce passage à niveau, mais sans faire de morts. Le Tacot cessa de circuler le 16 Août 1948. Le dossier complet de ce drame peut être consulté aux Archives Départementales du Cher, sous la cote 5S 347.

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17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 17:25
Voisines à surveiller...

Ce matin un copain, venu voir mon jardin, me montre quelque chose au-dessus d'une fenêtre: "tu as vu que tu avais un nid de guêpes?". A vrai dire, je n'avais pas encore remarqué cette colonie, qui devait pourtant être là depuis quelque temps, et ce à moins de deux mètres de mon clavier!

Voisines à surveiller...

Je cours chercher mon appareil-photo...

Voisines à surveiller...

Une des belles vue de face Si je me fie à la description donnée sur ce site spécialisé, il s'agit d'un Poliste Gaulois...

Voisines à surveiller...

Lorsqu'elles se dressent en regardant l'importun de face, il est temps pour ce dernier qu'il comprenne qu'il est de trop. La prochaine étape sera l'attaque, foudroyante... Pour ceux qui ne connaissent pas le langage des guêpes, il existe le Synthol qui, appliqué pur dès la piqûre, en dissipe rapidement les effets.

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