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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 09:17
La Bryone

A la fin de l’Eté et au début de l’Automne, de nombreuses baies rouges ou noires s’offrent à celui qui chemine le long des haies, et mieux vaut ne pas les confondre. Ainsi, si les fruits visibles à l’extrême-gauche sont bien ceux de l’Aubépine (on peut en faire une gelée, un peu fade), ceux au premier plan sont bien ceux de la Bryone…

La Bryone

La Bryone est une liane herbacée de la famille des Cucurbitacées, vivace par sa racine. Ses feuilles ressemblent à celles de nos Concombres (planche Lechevallier).

La Bryone

Sa grosse racine charnue est également appelée « Navet du Diable » à cause de sa taille ; j’avoue ne jamais l’avoir déterrée, et vous en propose donc une image tirée d’Internet.

La Bryone

Ses tiges discrètes s’enroulent sur la plante-hôte (ici du Troène), au point où on jurerait que les baies lui appartiennent ! Ces dernières, rouges et juteuses, sont toxiques, tout comme la racine, et toute tentative de gelée ou de confiture doit être proscrite !

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 11:54

Dans la série "plus con qu'eux, tu meurs", voici une perle à peine croyable...

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 11:55
Délice sauvage...

La nature offre, à celui qui se donnera la peine de les découvrir et de les ramasser, quelques délices. Le fruit du Pommier Sauvage en fait partie, à l’exception près qu’il ne peut se savourer qu’en gelée.

Délice sauvage...

Première étape : laver les petites pommes jaunes ou vertes ; on peut aussi utiliser les pommes, un peu plus grosses, provenant de « sauvageons » qui ont poussé là où est tombé un pépin de pomme de culture. Les couper en deux ou en quatre selon leur grosseur, sans les peler ni enlever les cœurs.

Délice sauvage...

Les recouvrir d’eau jusqu’à ce qu’elle affleure (les pommes ne doivent pas flotter !) ; laisser cuire environ une demi-heure sans bouillir, puis filtrer à la passoire.

Délice sauvage...

Peser le jus ainsi obtenu et lui ajouter 700 grammes de sucre cristallisé par kilo. Amener à ébullition et cuire jusqu’à ce qu’une goutte déposée sur une assiette froide « prenne » en une minute. Normalement, à ce stade (entre 45 et 60 minutes), l’écume aura viré au brun. Mettre alors en pots.

Délice sauvage...

Je précise qu’une confiture ou gelée suffisamment cuite n’a pas besoin qu’on retourne le pot une fois rempli, ni qu’on mette les pots entamés au réfrigérateur ! Si vos confitures ont tendance à moisir, c’est en général parce qu’elles ne sont pas assez cuites.

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 08:35
Visite à Puivert

En ce lundi 21 Septembre, premier jour de l’Automne, direction le château « dit Cathare » de Puivert, près de Quillan (Aude). C’est un des rares que je n’ai pas déjà visités. Ici, l’entrée, située à l’Est de l’enceinte fortifiée.

Visite à Puivert

Depuis la toiture-terrasse du donjon, on a une vue magnifique sur l’ensemble du château, ainsi que sur la plaine du Quercorb, autrefois occupée par un lac qui disparut lors d’une crue à la fin du 13ème siècle. Ici, quelques infos sur l’histoire de Puivert.

Visite à Puivert

Nous sommes à présent dans la cour, et voici la face Ouest de la tour-porche, aujourd’hui habitée par le propriétaire des lieux. Le château, bâti au 12ème siècle, fut un moment un haut-lieu du Catharisme, puis passa entre les mains de diverses familles avant d’être abandonné à la Révolution.

Visite à Puivert

La tour-maîtresse, ou donjon, est carrée, et abrite plusieurs salles, dont la Chapelle et la Salle des Musiciens.

Visite à Puivert

Dans sa salle basse trône une très belle maquette du château, réalisée par le propriétaire du site.

Visite à Puivert

Les nervures des voûtes de la Salle des Musiciens reposent sur des chapiteaux ornés chacun par un personnage jouant d’un instrument différent.

Visite à Puivert

Dans la cour du château, l’atelier « Cœur de Tr’âme » d’Anne-Mie et Richard Pigelet-Tacq, normalement basé à Montségur (autre haut-lieu cathare) proposait aux visiteurs de découvrir les « métiers de la laine ». J’allais enfin comprendre comment on filait la toison des moutons (et bien d’autres…), et surtout comment fonctionne un métier à tisser ! Ici, le filage de la laine avec le fuseau…

Visite à Puivert

Lors du filage, la laine brute est maintenue dans la quenouille.

Visite à Puivert

Inventé par les Chinois, le rouet à filer sera introduit en France au 13ème siècle. D’abord actionné par une manivelle, une pédale remplacera cette dernière. Il permet d’augmenter le rendement.

Visite à Puivert

La bobine du rouet permet à la fois de torsader les brins de laine et de les enrouler pour faire une pelote.

Visite à Puivert

Après le filage, Anne-Mie nous fait une démonstration sur le métier à tisser. Les choses les plus simples étant parfois les plus longues à comprendre, ce sera pour moi enfin le déclic qui me manquait !

Visite à Puivert

Et maintenant, un échantillonnage des laines produites par Cœur de Tr’âme : diverses espèces de moutons et chèvres, bien sûr, mais aussi, mouflon, chameau, dromadaire, lama et même… chien !

Visite à Puivert

En témoigne cet adorable gilet pour bébé tissé à partir des longs poils d’un berger Patou ; aussi doux que du Cachemire !

Visite à Puivert

Avant de repartir, un dernier coup d’œil sur cette magnifique région vue d’en haut. Au premier plan, un des 4 écheneaux qui évacuent l’eau de la toiture du donjon. En dessous, une tour de défense, qui fait partie de la résidence du propriétaire.

Visite à Puivert

Il me reste à saluer la passion et l’accueil des personnes que j’y ai rencontrées, le propriétaire des lieux et l’équipe des « laineux » !

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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 12:17
Fleurs d'Automne

L’Automne, qui semble bien entamé si on se fie à la météo fraîche, humide et venteuse de cette semaine, nous réserve aussi son lot de fleurs. Ainsi, même si la sécheresse de Juin et Juillet a malmené mes Anémones du Japon, elles sont bien au rendez-vous et leur floraison peut durer jusqu’à la fin Novembre.

Fleurs d'Automne

Plus discrètes, les Colchiques, annonciatrices de l’Automne, ne font qu’une rapide apparition, et c’est le long des routes qu’on a le plus de chances de les apercevoir. A éviter dans la salade…

Fleurs d'Automne

Curieusement, toutes les fleurs que j’ai repérées sont à peu près de la même couleur ! C’est donc aussi le cas de ces jolis Cyclamens, issus de bulbes que m’avait donné l’an dernier un ami de Vinon qui se reconnaîtra peut-être s’il lit ces lignes. Aussitôt donnés, aussitôt plantés, et le résultat est là. Espérons que l’an prochain, le tapis se sera étendu…

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 14:35
la gare de Sancergues...

C’est le 23 Juillet 1906 que fut ouverte la section la Guerche-Veaugues de la ligne La Guerche-Argent des Chemins de fer Economiques. Ce petit chemin de fer dit « d’intérêt local » avait une voie métrique, c’est-à-dire dont l’écartement des rails était de 1,000 mètre, alors que celui des grands réseaux est de 1,435 mètre. Un an plus tard, la ligne sera prolongée jusqu’à Argent. Voici une vue de la gare vers 1910, avec le village en arrière-plan.

la gare de Sancergues...

Voici les horaires lors de l’ouverture. Le service comprenait 3 trains dans chaque sens, et le parcours de 49 kms s’effectuait au mieux en 2h15, dont 47 minutes pour les seuls 18 kms séparant Sancergues de Veaugues !

la gare de Sancergues...

Cette autre vue d’époque montre un train en attente de départ pour Veaugues. On remarque, sur la droite, le château d’eau indispensable à l’alimentation des locomotives, ainsi que la plaque qui servait à retourner ces dernières.

la gare de Sancergues...

En 1935, par mesure d’économie, seul le tronçon Sancergues-Veaugues continua d’être desservi par le rail, au moyen de cette automotrice Renault à essence qui circulait sur la ligne depuis 1922. Le service marchandises était toujours assuré par les machines à vapeur.

la gare de Sancergues...

Les 2 extrémités de la ligne étaient alors desservies par des autocars. Il fallait, en 1936, 40 minutes pour relier Sancergues à Veaugues en automotrice. Le service par fer fut rétabli sur l'intégralité du parcours à la déclaration de guerre en 1939, et subsista jusqu’à la fermeture de la ligne le 15 Août 1948.

la gare de Sancergues...

Ce dimanche, à l’occasion des Journées du patrimoine, l’Université Rurale de Sancergues propose une visite-découverte de Sancergues, qui vous emmènera jusqu’à la gare, en passant par les marais et l’Eglise. N'oubliez pas de réserver votre place…

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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 14:02
L'autre Viorne...

Il y a un petit mois, lorsque j’ai présenté la Viorne Lantane, j’avais spécifié qu’il en existait une autre espèce ; la voici donc. La Viorne Obier, car c’est bien d’elle qu’il s’agit ne côtoie pas sa cousine, car elle affectionne plutôt les terrains frais et humides. N’ayant pas la patience d’attendre le prochain Printemps pour photographier un sujet fleuri, je vous propose cette planche extraite de l’excellent « guide des Arbres et Arbustes d’Europe » de chez Delachaux et Niestlé.

L'autre Viorne...

Par contre, cette photo-ci a bien été prise dans le Sancerrois, sur des terrains siliceux et humides en fond de vallée. Comme pour ceux de la Lantane, les avis sur les fruits divergent ; comestibles pour les uns, vénéneux pour les autres. Je me suis borné en goûter un du bout des lèvres, et leur manque de saveur n’incite pas à prendre de risques. La forme de la feuille différencie immédiatement les deux espèces.

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 07:53
Dans son jus...

C'est ainsi que l'on qualifie la patine d'un véhicule ancien, comme cette fourgonnette 2 CV de 1961 aperçue hier, et que son propriétaire a eu la bonne idée de conserver dans cet état. C'était lors du passage à Vesvre d'un rallye de voitures anciennes, et j'ai préféré celle-ci aux rutilantes Porsche et autres Gordini...

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 16:24
Découverte en Loire...

Il y a quelques semaines, j’étais averti par un membre de la blogosphère locale que des fouilles avaient été entreprises dans le lit de la Loire, à St-Thibault. Ne tenant pour rien au monde à manquer cet évènement, je me rends sur place…

Découverte en Loire...

J’ai déjà rendu compte plusieurs fois des vestiges du pont, ou plutôt des ponts gallo-romains qui franchissaient la Loire à cet endroit. Cette fois, même décor, mais autre fait. Il s’agit de l’épave d’une grosse barque qui avait coulé dans le fleuve il y a bien longtemps.

Découverte en Loire...

La DRASSM (Direction Régionale d’Archéologie Subaquatique et Sous-Marine) de Bourgogne a envoyé une équipe, et je retrouve Annie Dumont, qui avait déjà effectué une campagne de fouilles sur les ponts romains. L’endroit est quadrillé, et un homme-grenouille arpente l’épave en prenant des relevés…

Découverte en Loire...

Annie Dumont m’explique que, sous toutes réserves, cette barque à fond plat, typique de la navigation ligérienne, a coulé vers 1400, datation au Carbone-14 à l’appui. Elle transportait un lot de pierres calcaires dont les géologues détermineront la provenance, ainsi que des ardoises, ce qui semble indiquer qu’elle remontait le cours de la Loire lors de l’accident.

Découverte en Loire...

La barque faisait entre 12 et 15 mètres de long pour environ 4,50 mètres de large. Elle était entièrement en bois, assemblée par des chevilles.

Découverte en Loire...

Détail de la structure de la barque. On voit bien les trous d’assemblage. Inutile de vous précipiter pour ramasser des reliques, l’ensemble a été à nouveau enfoui en attendant une nouvelle campagne de fouilles plus approfondies.

Tous mes remerciements à Mme Dumont pour sa disponibilité et ses explications.

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 08:25
Visiteuse matinale...

Avant-hier, je suis tiré de ma concentration matinale par un concert inhabituel de jacassements. Le paisible Frimousse, qui réfléchit entre deux siestes, serait-il la cause du courroux de la gent ailée ?

Visiteuse matinale...

En y regardant de plus près, un intrus apparaît, collé au tronc d’un acacia. On distingue comme un gros écureuil sombre aux oreilles arrondies…

Visiteuse matinale...

Un instant plus tard, le mystérieux visiteur grimpe dare-dare dans l’arbre, suivi par Frimousse, qui s’arrête à la première fourche…

Visiteuse matinale...

Tout en haut du chêne voisin, c’est une Fouine qui me regarde !

Visiteuse matinale...

Gros plan sur le joli minois de la visiteuse. Une feuille masque son œil droit, mais on voit bien la patte, avec ses griffes et ses coussinets roses.

Visiteuse matinale...

Quelques minutes plus tard, alors que je discute avec le conducteur d’un tracteur de passage, qui m’explique le fonctionnement de son arracheuse de pommes de terre, la belle en profite pour prendre la poudre d’escampette…

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