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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 09:30
Souris du matin

Il est 7h et, au terme d’une nuit pluvieuse (29 mm en 24h), je m’apprête à procéder au rituel incontournable du p’tit déj’ quand, derrière moi, un petit bruit se fait entendre. Je découvre ce campagnol enfermé entre une fenêtre et le cadre moustiquaire, et qui semble trouver le temps long…

Souris du matin

Voici la situation, avec la fenêtre, le cadre moustiquaire, et la « souris ».

Souris du matin

Plus habitué à voir ces bestioles servir de repas à mes pensionnaires, je décide d’être magnanime, et de lui offrir un bon repas avec cette amande. Ma visiteuse, visiblement affamée, ne se fait pas prier, et savoure son repas.

Souris du matin

Après le repas, rien ne vaut un brin de toilette !

Souris du matin

Puis vient l’heure de la libération, côté jardin bien entendu…

Souris du matin

Direction la liberté !

Souris du matin

Finalement, ce campagnol, certainement « importé » à la maison durant la nuit par un de mes pensionnaires, s’en tire à bon compte, avec un bon repas en prime !

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 08:50
Eclipse totale... et durable!

Hier, ce ne fut pas une éclipse partielle, mais totale, avec le soleil caché tout autant que la lune par une épaisse masse nuageuse. Après un début de semaine quasi-estival, retour brutal à la réalité jeudi, avec un maximum de 6°, qui a nécessité la remise en route du poêle…

Eclipse totale... et durable!

Une occasion pour donner des nouvelles de mes pensionnaires moustachus, qui ne s’y sont pas trompés…

Eclipse totale... et durable!

Pour lui, retour aux bonnes vieilles habitudes hivernales…

Eclipse totale... et durable!

Et même sa copine, plus habituée à courir le jardin à la recherche de savoureux campagnols, semble avoir blues ! Apparemment, le programme devrait rester le même pour le week-end.

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 19:26
Aux urnes, Sancerrois...

Comme le reste de la France, le Sancerrois a vu ses contours administratifs récemment redéfinis avec la fusion des anciens cantons de Sancerre, Léré et Vailly. Le résultat est, je dois le reconnaître, plutôt harmonieux et en rien disparate. Donc, dimanche prochain, nous sommes appelés à élire une équipe qui prendra en main la destinée du « Grand Sancerrois » pour 5 ans. Passons à la loupe les quatre quadrinômes (2 titulaires + 2 suppléants) qui solliciteront nos suffrages…

Commençons par la liste « bleu pâle ». Soutien de l’agriculture, des entreprises, de l’artisanat, du commerce, de la formation, de la vie associative et des personnes âgées, du tourisme et des professionnels de la santé ; bref, tout ce que tout un chacun attend ! Rien de bien nouveau, mais que du très respectable. Par contre, je me demande pourquoi la mise en œuvre de ces mesures n’a pas encore porté ses fruits, vu que le Sancerrois est acquis à cette mouvance politique depuis des décennies…

Je note que trois des quatre postulants de cette liste, frappés du péché originel que constitue une naissance dans une autre région, mettent un point d’honneur à mentionner le temps qu’ils ont passé « au service du Sancerrois » : respectivement 20, 25 et 37 ans…

Passons à présent au « rose pâle ». A peu près le même programme, avec deux petits « plus ». D’abord, il y est question de l’Environnement, totalement passé sous silence dans le programme de l’équipe précédente. Ensuite, la préservation (je dirais plutôt la reconstruction…) d’un service de qualité sur la ligne Paris-Cosne-Nevers est préférée à une nouvelle ligne de TGV, ou plus exactement au tracé qui saccagerait le Sancerrois. Je termine en disant qu’il doit falloir un certain courage à une vigneronne pour se présenter sous la bannière socialiste !

Couleurs plus contrastées pour la liste « rouge-vert », et donc programme un peu plus musclé. Là, on est plus courageux en s’opposant sans concession à ce projet de TGV, quel qu’en soit le tracé. Pour le reste, un panachage de propositions très louables et d’autres plus difficiles à tenir…

Terminons avec le bleu « très foncé ». Alors que je voulais mettre en lien le programme du FN pour les départementales, on me signale que la connexion n’est pas sécurisée et me propose de choisir entre « Je comprends le risque et j’accepte », ou « Je sors d’ici » ! Ne souhaitant aucunement voir mon ordinateur piraté par les « identitaires », le choix est vite fait…

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 14:31
Les Plaques Michelin

Si la commune de Jalognes a choisi d’équiper il y a une dizaine d’années l’unique carrefour du village d’un rond-point à l’utilité discutable, au moins a-t-elle eu la brillante idée de conserver les plaques Michelin présentes sur deux angles de ce carrefour.

Les Plaques Michelin

Ces plaques furent apposées durant la décennie qui précéda la Seconde Guerre Mondiale. Celle-ci a été co-financée par le Touring-Club de France.

Les Plaques Michelin

La dénomination des routes de l’époque était différente. Ainsi beaucoup de routes connues aujourd’hui sous le nom de « Départementales » était appelées « Chemins de Grande Communication ». Si le GC 52E est logiquement devenu le D 52E, le GC 10E s’appelle aujourd’hui D 210 ; bizarrerie de l’Administration… Mine de rien, les plaques Michelin, financées avec l’aide du ou de l’Automobile-Club, affichent une santé rayonnante malgré leur 80 ans !

Les Plaques Michelin

Beaucoup de ces plaques furent remplacées durant les années 50 et 60 par des poteaux directionnels, en béton armé émaillé. "V 2" signifie Chemin Vicinal n° 2.

Les Plaques Michelin

A Bué, ce panneau placé à l’amorce d’une descente très raide intime aux véhicules légers une limitation de 30 km/h, et de 20 km/h pour les poids lourds.

Les Plaques Michelin

Ici, c’est marqué dessus, « comme sur le Port-Salut ». A cette époque, de nombreux véhicules (PL compris) avaient des freins à câbles ou à tringles, sans assistance, et dont les réglages étaient des plus délicats…

Les Plaques Michelin

A certains carrefours, des bornes cubiques indiquaient 3 ou 4 directions. Ici, du côté de Subligny…

Les Plaques Michelin

… et sur la place de Veaugues en 1957. Le corps de ces bornes et plaques est réalisé en béton armé, alors que les indications sont portées sur des plaques de lave genre « pierre de Volvic » émaillées à chaud.

Les Plaques Michelin

Celui-ci date probablement des années 1950.

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 19:31
Requiem...

Lors d’une champêtre cet après-midi, j’ai découvert cette bétaillère garée le long d’une haie, pas bien loin de chez moi. A part souhaiter paix à son âme, que faire ?

Requiem...

Il s’agit d’un Citroën type 23, produit de 1934 à 1952, et ils furent des milliers à sillonner les routes. Son moteur est le même que celui qui équipait les « Traction avant »…

Requiem...

Et voici l’arbre, coincé derrière son pare-chocs, et qui l’empêche de repartir…

Requiem...

Pour vous montrer à quoi ça ressemblait en bonne santé, j’ai moi-même possédé un camion similaire dans les années 1990. Racheté à un copain, il était en parfait état mécanique et je n’ai eu qu’à le sabler et le repeindre. Le voici au fond de mon jardin il y a une petite vingtaine d’années. Il a peu après pris le chemin de la Hollande.

Je vois que, malgré les bons conseils prodigués par un ami blogueur, je n'arrive toujours pas à formater ma police. Enfin, les images apparaissent, et c'est déjà ça!

A ceux et celles qui pensent avoir perdu leurs anciens articles en passant sur la nouvelle plateforme OB, tout n'est pas perdu! La liste complète ne s'affiche plus, mais ces articles restent accessibles en effectuant une recherche par mots-clés. Pas le pied, mais un peu rassurant car ils sont toujours indexés par les moteurs de recherche.

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 15:31
Deux en un...

Second essai pour insérer des images sur le nouvel Over-blog…

Il y a quelque temps, chez des amis, j’avais repéré cet aussi curieux qu’astucieux escabeau pouvant se transformer en chaise. Le voici en position de travail…

Deux en un...

Un tour de main…

Deux en un...

Et nous avons une belle chaise ! Comme quoi il n’a pas fallu attendre l’ère du robot-mixeur faisant aussi office de téléphone portable (un peu lourd) et de vibromasseur pour voir des ustensiles « deux-en-un » ! Et, de plus, il est beau.

Je crois que, cette fois, ça y est, les images doivent apparaître. Me reste maintenant à maîtriser la police du texte...

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 09:16

Voici le message que j’ai reçu il y a quelques jours de la part des responsables de la plateforme Over-Blog :

« Vous avez mis votre blog à jour, félicitations !

Cette nouvelle version est un changement important, une évolution suite à une étude effectuée auprès de milliers de blogueurs, car après plus de 8 ans d'existence, les technologies ont changé, ainsi que vos besoins.

Nous avons mis tout notre coeur dans cette nouvelle version et sommes convaincus qu'elle vous plaira. Nous savons qu'un changement d'habitudes, après tant d'années, demande un peu de temps et d'adaptation, mais nous restons là pour vous.

Nous comptons sur votre curiosité et votre confiance pour découvrir cette nouvelle version, et vous remercions de votre fidélité, sans laquelle nous ne serions pas là. »

En gros, alors que j’ai mis des années (comme bien d’autres) à m’habituer à la version d’origine, patatras, il me faut tout reprendre à zéro ! Découvrir une nouvelle plateforme, de nouveaux outils, etc… Cette mise à jour programmée, beaucoup la redoutaient, et certains ne s’y sont jamais habitués et ont changé de plate-forme.

De plus, comme si cela ne suffisait pas, les commentaires s’affichent sans passer par la modération et, pour les tecteurs, les articles de plus de deux mois ne sont accessibles que par un recherche par mots-clefs.

Je vais donc essayer de jouer le jeu, essentiellement pour ne pas désorienter ceux qui lisent avec intérêt mes articles, et continuer à contribuer, certes modestement, à la vie locale.

Comme je n’ai pas réussi à insérer d’images dans l’article qui devait être le prochain, et que je ne vais pas me « prendre la tête » pendant des heures, je vous propose de découvrir les prénoms qui étaient en usage dans notre campagne à l’époque du roi François 1er.

En effet, il y a près d’un an, j’avais publié un article sur un « terrier » (registre d’imposition foncière) de cette époque, essentiellement pour vous en faire découvrir les lettrines. Depuis, j’en ai méthodiquement photographié ses 1005 pages, que j’ai passées au peigne fin, et qui me serviront de base à une intéressante étude statistique.

Commençons par les prénoms. Sur 336 individus possédant au moins un lopin de terre sur la Seigneurie de Montigny entre 1518 et 1531, nous relevons 86 prénoms, depuis les plus usuels jusqu’aux plus invraisemblables comme Durand, Moru (altération de Maur ?), ou Odart. Curieusement, certains prénoms que nous croyons avoir été donnés de tous temps manquent à l’appel : Vincent, Daniel, Paul, Sylvain, Luc…

Prépondérance écrasante de Jean (et dérivés comme Jeannot ou Jeanny) avec 75 individus ; suivent 28 Pierre, 28 Guillaume (et Guillemin), 13 Etienne, 10 François, 10 Louis, 10 André, 9 Simon, 9 Jeanne, 9 Pasquet (Pascal), 9 Denis, 7 Antoine et 6 Claude.

Bien évidemment, il n’y avait à l’époque aucun de ces prénoms tirés de séries américaines ou sortis tout droit d’un ordinateur…

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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 09:33

1-carte-postale-1912.jpg

C’est un lecteur du blog habitué à m’envoyer des documents susceptible de m’intéresser qui m’a fait parvenir celui-ci, et je l’en remercie. Il s’agit cette fois d’une carte postale envoyée de Veaugues le 12 Juin 1912 par une écolière qui fait ainsi part de sa joie à ses parents, à l’annonce de sa réussite au Certificat d’Etudes.

 

2-image-certif-1878.jpg

Une occasion de me pencher sur ce fameux certif’ que je n’ai jamais passé, ayant été élevé dans une grande ville. Le Certificat d'Etudes Primaires était un diplôme créé en 1886 suite à la Loi Jules Ferry de 1882, attestant de l'acquisition des connaissances de base en écriture, lecture, calcul, et quelques autres matières de base indispensables à l’intégration dans la vie active. Il est décerné à la fin du Cours Primaire. Le précieux diplôme, souvent le seul de bien des enfants de nos campagnes, était souvent encadré et exposé à la vue des visiteurs dans la pièce principale de la maison, signe que la personne concernée savait lire, écrire et compter (image Wikipedia).

 

3-certif-1923--1-.JPG

Les Editions Larousse publient cet opuscule intitulé « Auriez-vous votre Certificat d’Etudes en 1923 ? ».

 

4 certif 1923 (5)

Ce petit ouvrage instructif et amusant reprend certaines des questions qui avaient été posées aux candidats, et on remarque de suite que nombre d’entre elles étaient d’ordre pratique.

 

5-certif-1923.JPG

On retrouve, entre autres, les fameuses histoires de robinets et de baignoire qui se vident plus ou moins vite qu’elles ne se remplissent. Ici, c’est un partage compliqué de pommes…

 

6-certif-1923.JPG

La vitesse annoncée pour l’automobile trahit de suite l’époque de l’examen. Cet exercice fait abstraction des aléas qui transformaient alors tout voyage routier en véritable aventure, pour commencer par les crevaisons !

 

7-certif-1923.JPG

A cette époque, pas question d’égalité des sexes ! Cuisine et couture pour les filles, travail de la terre et mécanique pour les garçons ; chacun à sa place ! Mais, au fait, combien d’entre nous, sans calculette ni tablette numérique, répondraient à toutes les questions de cet examen au parfum suranné ?

 

 

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 09:44

1-Moulin-Pesselieres-2015-01-21--12-.JPG

Il y a quelques années, je vous avais présenté le moulin à huile de Pesselières, alors exploité par Guy Millérioux. Ce dernier, arrivé à l’âge de la retraite, a décidé de passer la main pour se consacrer à ses nombreuses passions, dont la culture et le greffage des arbres fruitiers, avec une préférence pour les variétés rares et savoureuses. Il a donc confié le moulin à des habitués des lieux, Joachim et Anny Seitz, que l’on voit ici en compagnie de leur salarié, Rodolphe.

 

2-Moulin-Pesselieres-2015-01-21--3-.JPG

Rodolphe récupère ici la pâte obtenue après le broyage à la meule des cerneaux de noix…

 

3-Moulin-Pesselieres-2015-01-21--4-.JPGEtape suivante du processus entièrement naturel de la fabrication de l’huile : la cuisson de la pâte à une température de 85° environ,  afin de faciliter l’extraction de l’huile en la fluidifiant. Joachim vérifie sa texture pour voir si elle est prête pour l'étape suivante…

 

4-Moulin-Pesselieres-2015-01-21--7-.JPG

La pâte sera ensuite disposée sur cette toile, dans la presse plus que centenaire et qui fonctionne encore comme au premier jour.

 

5-Moulin-Pesselieres-2015-01-21--9-.JPGAprès que l’huile aura été récupérée, la matière sèche servira à l’alimentation du bétail et des volailles. Ainsi, dans les noix, tout aura servi, depuis les coques mises dans le poêle !

 

6 Moulin Pesselières 2015-01-21 (15)Voici le poêle en question, un modèle antique fabriqué dans le Jura. Outre la bouilloire toujours prêtre pour le thé, il dispose d’un compartiment pour cuire les gâteaux !

 

7-Moulin-Pesselieres-2015-01-21--13-.JPG

Le moulin de Pesselières dispose d’une boutique où, outre les produits de la maison (huiles de noix et noisette), on peut se procurer de nombreuses friandises toutes plus tentantes les unes que les autres : huiles diverses, gâteaux, sucreries, miel, cidre, et j’en passe.

 

Alors, souhaitons longue vie au Moulin de Pesselières, où on est toujours aussi bien accueilli, avec la certitude de repartir avec des produits aussi savoureux que sains et respectueux de l’environnement !

 

 

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 10:50

En refusant de vendre l’ancien Hospice de Veaugues à ses actuels locataires, les PEP du Cher, qui projetaient de le démolir, le Conseil Municipal de Veaugues vient de prendre une sage décision que je ne saurais que louer. Essayons à présent d’en savoir un peu plus sur l’histoire de ce cet élément du mince patrimoine historique de Veaugues.

 

1-hospice-en-1823.jpg

Antoine de Saugnac de la Garde est depuis 1713 seul seigneur des terres de Veaugues et des Porteaux ; veuf sans enfants, il s’est remarié en 1714 à Jacqueline Lepage, de Boulleret. Sans enfants, et « animé d’intentions charitables » (ou souhaitant s’assurer sa place au paradis…), il rédigea le 16 Octobre 1715 un testament dont l’exécution allait prendre une grande importance pour l’avenir de Veaugues.

 

2-Testament-A.-de-Saugnac-1715.JPG

Une disposition prévoyait en effet que "la maison seigneuriale de Veaugues soit convertie en hôpital pour les pauvres : malades, vieillards, veuves et orphelins des paroisses de Veaugues et de Crézancy. Une personne pieuse, consacrée à Dieu, et que désignerait l'archevêque de Bourges, serait chargée d'installer des sœurs grises dans l'hospice". [source : Histoire des Porteaux, par Jean Néraud ; 1947]. L’Hospice de Veaugues était ainsi institué, et doté de biens capables de lui assurer des revenus, essentiellement des terres et des bois sur la paroisse de Veaugues.

 

Antoine de Saugnac n’eut pas le temps de contempler le fruit de sa générosité, car il mourut dans de mystérieuses circonstances à l’Automne 1716. Un informateur fiable, né aux Porteaux il y a 85 ans et qui a passé toute sa vie dans sa commune de Neuvy (certains le reconnaîtront aisément…), m’a livré un récit de cette disparition tragique qui se transmet de père en fils depuis plusieurs générations.

 

3 les Porteaux

Antoine de Saugnac avait confié à un maçon de Veaugues des travaux d’une certaine importance sur son château des Porteaux. Pour une raison indéterminée (peut-être au moment de régler l’addition), une altercation éclata entre les deux hommes, et le Seigneur enferma le maçon deux jours durant dans une cave ou une tour.

 

5-chemin-des-Anges.JPG

Je cite le texte de mon informateur : « et quand Antoine lui rendit sa liberté, le maçon avait eu des besoins essentiels, et M. De Saugnac, vexé, chercha à lui faire avaler ses … ». L’artisan décida alors de venger cet affront. Il connaissait bien les habitudes de son Seigneur, qui effectuait tous les matins le tour de sa propriété des Porteaux, en revenant par le Chemin des Anges.

 

4-rue-des-Anges.jpg

Il se posta derrière un gros chêne et, au passage du cavalier, surgit brusquement devant la jument qui, effrayée, désarçonna son noble cavalier. Resté accroché par un étrier, Antoine de Saugnac fut ainsi traîné jusque dans la cour du château, où son épouse ne put que constater qu’il avait rendu l’âme.

 

6-hospice-Veaugues-2013.JPGEt voici l’actuel Hospice de Veaugues, reconstruit en 1788 sur les bases de l’ancienne maison des Seigneurs de Veaugues, et qui vient d’être sauvé de la démolition.

 

 

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