Après 36 ans à Veaugues, direction Le Noyer pour vous faire découvrir son cadre, son histoire, et aussi quelques billets d'humeur...
Par sirius
Le Troène Commun est un arbrisseau à la ramure flexible, "extrêmement commun en Europe dans les haies, les bois et notamment leur lisière", nous dit C. L. Glatin dans son excellent ouvrage sur les Arbres, Arbustes et Arbrisseaux Forestiers (chez Paul Lechevallier; Paris, 1913). Cet éminent botaniste nous a tout dit! Le Troène n'est pas difficile quant au terrain, mais préfère les expositions lumineuses pour bien profiter, comme ici au bord d'un chemin près de chez moi.
En Mai, ses hampes florales exhalent un très agréable parfum qui, avec ceux du Lilas et de l'Acacia, me projettent quelques décennies en arrière à l'époque de mon enfance. Fait également partie de ces odeurs celle des feuilles mortes de platane, que faisaient brûler les employés communaux parisiens…
Les insectes sont friands du nectar des fleurs du Troène, tels ce Syrphe Ceinturé. Attention, les syrphes sont de la famille des mouches (Diptères) et non des parents des guêpes.
Même espèce, mais robe un peu différente pour celui-là. Photos prises dans mon jardin ce matin. Glatin disait du Troène que "les jeunes pousses sont utilisées en vannerie, les baies contiennent une matière colorante utilisée en ganterie et teinturerie, et les graines une bonne huile à brûler". Mais nous étions alors il y a un siècle; les colorants chimiques de synthèse ont remplacé les extraits de baies sauvages, et les centrales nucléaires l'huile de Troène ou de Cornouiller Sanguin…
En Automne, le Troène se charge de baies noires qui, bien que toxiques pour l'Homme, font le régal des oiseaux. De nombreux cultivars d'ornementation, aux feuilles et baies diversement colorées, dérivent du Troène Commun.
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