Après 36 ans à Veaugues, direction Le Noyer pour vous faire découvrir son cadre, son histoire, et aussi quelques billets d'humeur...
Par sirius
L'Aubépine est un de nos premiers arbres autochtones à reverdir, souvent dès la fin de Février. Il en existe deux espèces, très proches: Crataegus Oxyacantha, et C. Monogyna. La seconde (cette photo) se distingue par ses feuilles plus allongées et son fruit à un seul noyau contre deux dans la première.
Au printemps (ici C. Oxyacantha), il se couvre de fleurs blanches dégageant un agréable parfum. L'Aubépine croît très lentement et peut vivre très longtemps (plus de 500 ans).
On l'utilise beaucoup dans les haies et comme limites parcellaires; il est souvent cité dans les anciens terriers seigneuriaux. Ainsi, dans le terrier de la seigneurie de Montigny en 1545 (AD 18; E 448): "... une borne estant d’une pierre rouge piquée et assise au bout des prez appelez les Prez de Tavellière8 soubz un gros aubespin …" Là, la borne est matérialisée à la fois par un Aubépine et une pierre.

Les fruits apparaissent à la fin de l'été, acquièrent ensuite une couleur rouge, et restent sur l'arbre jusque tard dans l'hiver, fournissant ainsi aux oiseaux une appréciable source alimentaire. On peut, comme avec les fruits de beaucoup d'arbres voisins (Pommier, Poirier, Cognassier…) en faire une gelée, mais elle sans grande saveur.
Pas de couleurs spectaculaires pour les feuilles de l'Aubépine à l'automne (les feuilles violettes sont celles du Cornouiller Sanguin), mais elles se piquent souvent de petites taches noires (champignon?).
P. L. Glatin, dans les Arbres, Arbustes et Arbrisseaux Forestiers (éditions Paul Lechevalier, Paris, 1913) dit que "le bois est jaune ou rougeâtre, pourvu de noeuds nombreux, et très dur; sa densité varie de 0,746 à 0,776. Il est utilisé par les tourneurs pour faire de menus objets, et aussi pour confectionner des pièces de machines susceptibles de subir de violents frottements."
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