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5 avril 2022 2 05 /04 /avril /2022 10:10

Photos prises il y a dix minutes au travers de la vitre de notre porte d'entrée.

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11 mars 2022 5 11 /03 /mars /2022 19:20

La place du Noyer, unique carrefour du village, s’appelle Place Edgard Hubert

 

La route rectiligne reliant Jars au Noyer s’appelle Avenue Edgard Hubert.

 

La place du village de Crézancy s’appelle également Place Edgard Hubert.

 

Il est pourtant difficile de trouver aujourd’hui quelqu’un qui pourrait éclairer notre lanterne sur ce personnage. Alors, qui était Edgard Hubert ?

 

Edgard Frédéric Auguste Hubert est au Noyer le 3 mars 1848. Il était le fils d’Ambroise Auguste Hubert (né à Pau, d’où sa famille était originaire, en 1807) et Blanche Marie Sydalise Decencière (née au Noyer en 1827), fille d’une famille de notables propriétaires terriens établis au Noyer depuis au moins le 16ème siècle.

 

Son père, est qualifié de propriétaire sur l’acte de naissance d’Edgard, son premier enfant ; nous n’en savons pas plus sur lui. Les parents d’Edgard ont alors leur domicile principal à Paris. Dix ans plus tard naîtra son frère Paul Pierre (1858-1932).

 

Edgard sera certainement élevé à Paris, et fera fortune dans l’actionnariat, notamment celui des grandes compagnies de chemin de fer, en pleine expansion en cette seconde moitié du 19ème siècle. Il possédait une grosse vignonnerie de plus de 300 journées de vignes, avec maison de maître, logements du vigneron, cave voûtée et pressoir dans le village de Reigny (commune de Crézancy).

 

Il possédait aussi la tuilerie de Jasseau, aujourd’hui Jarsot, qui fabriquait briques, tuiles et tomettes. Elle sera ensuite reprise par la famille Thierry, venue depuis la Creuse travailler au service d’Edgard Hubert.

 

C’est lui qui fit ériger la grande croix visible au milieu du cimetière du Noyer. Cet acte était assorti du vœu de reposer dans ce cimetière, mais il semble qu’il n’ait pas été réalisé.

 

Il fit construire à ses frais la route rectiligne reliant Jars au Noyer. Auparavant, les deux bourgs étaient reliés par deux itinéraires traversant la Balance à gué. (Source: IGN Géoportail)

 

Il est probable qu’Edgard soit né dans la maison de sa famille maternelle, route de la Chapelotte. Cette dernière fut reconstruite en 1850 (deux ans après la naissance d'Edgard) par son grand-père Frédéric Decencière (1798-1879).

 

La propriété Decencière, puis Hubert, calquée (en jaune) sur le cadastre de 1833. La reconstruction de 1850 s'est faite à peu près sur les mêmes bases. Ce qui était à l'origine une belle maison bourgeoise est aujourd'hui partagé en quatre propriétés distinctes. Il héritera de cette maison à la mort de son grand-père, et la conservera jusqu’à son décès en 1905.

 

Edgard Hubert est resté célibataire et ses biens fonciers au Noyer iront à son frère, marié mais sans postérité. Par son testament, il légua 60.000 F au bureau de bienfaisance du Noyer, 30.000 F à celui de Jars et 20.000 F à celui de Crézancy ; les trois communes où il possédait des biens. Ces sommes devaient être placées, et les intérêts distribués, en argent ou en nature pour les pauvres de chaque commune ou en soins pour les malades.

 

C’est en reconnaissance à ces legs que les communes du Noyer, de Jars et de Crézancy donnèrent le nom d’Edgard Hubert à un élément de leur voirie, ce dès 1905, année de sa mort.

 

Remerciements à Alain T., fidèle lecteur de ce blog, à Fernand Foucher (Histoire de Crézancy, en deux tomes), historien du Sancerrois, et JP Narnio (Jars, une commune au coeur du Pays Fort) dans les travaux desquels j’ai puisé quelques informations. Les éléments généalogiques proviennent des travaux de mon grand-oncle Samuel Buchet (Le Noyer, 1875-1956).

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21 février 2022 1 21 /02 /février /2022 09:16

Ce matin, nous attendions une équipe de chauffagistes qui devait arriver entre 8h30 et 9h00. A 8h30, je mets le nez dehors et découvre que la tempête de cette nuit a fait tomber une grosse branche sur notre chemin.

 

Passage impossible ! J’appelle la mairie qui m’assure faire le nécessaire immédiatement.

 

Vingt minutes plus tard, notre employé communal arrive avec son tracteur.

 

Au Noyer, commune pourtant bien modeste, on met à disposition  des "services techniques" (une personne…) du matériel récent et efficace, contrairement à bien d’autres.

 

A peine arrivé, Michel est à l’œuvre…

 

A 9h15, la voie sera libérée !

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15 février 2022 2 15 /02 /février /2022 10:19

C’est au hasard de ma navigation matinale que je suis tombé ce matin sur ceci. Un nouveau site de rencontres lancé par des traditionalistes catholiques, et présenté par un ecclésiastique, qui a donc fait vœu de célibat (et par ce fait, de chasteté). Voilà qui n’est pas piqué des vers, et qui vaut carrément son pesant de cacahuètes !

 

J’ai visionné la courte vidéo de présentation et, à un moment, ai cru entendre en fond la chanson Les Sucettes à l’anis. Certainement des voix venues de l’au-delà…

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6 février 2022 7 06 /02 /février /2022 19:01

Le 6 Mars 1770, deux hommes, Jean Aupépin et Claude Vattaire, se présentent chez Maître Lefailt, notaire au bourg de Jars, pour faire rédiger la déclaration suivante (Archives du Cher; E 9614).

Furent présents Jean Aupépin, M[anoeuvr]e, demeurant au lieu du

Moulin Michot, paroisse de Boucard d’une part, et Claude

Vattaire aussy M[anoeuvr]e, demeurant au même lieu d’autre part, lesquelles

parties ont exposé que depuis un an ? ledit Vattaire ayant

estably son domicile chez ledit Aupépin et porté en sa maison le peu

d’effets qui luy appartiennent, craignant que dans le cas où

ledit Vattaire viendrait à decedder chez ledit Aupépin, ses héritiers

ne prétendissent qu’il y aurait communauté entre eux, puis ses héritiers

prévenir les contestations qui pourraient naistre à ce sujet ont

déclaré que les effets que ledit Vattaire a porté en

la maison dudit Aupépin consistant en un mauvais chalit

garny d’un lit de balle , deux draps, couverture et ridaux de

toille grise, un coffre et ses outils du mestier de sabotier, tous

lesquels meubles ils ont estimés être de valeur de la çomme de

vingt Livres, et lesquels ledit Vattaire pourra enlever toutesfois

et quand il jugera à propos et que la demeure qu’il fait et

pourra faire par la suite chez ledit Aupépin n’est que

de souffrance de la part de ce dernier, et qu’ils n’entendent contracter

comm[unau]té entre eux […]

 

De nos jours, on aurait pu considérer cet acte comme un Pacte Civil de Solidarité (Pacs), dont le but est de protéger le partenaire survivant en cas de décès de l’un des contractants. Mais nous sommes en 1770 et il n’était alors pas question d’officialiser la mise en ménage de deux personnes de même sexe. L’idée de communauté est d’ailleurs écartée dans le texte.

 

Alors, pourquoi le sabotier Vattaire était-il hébergé chez le manœuvre Aupépin ? Une recherche sur le site Genberry nous en apprendra un peu plus.

 

Claude Vattaire (également orthographié Vataire ou Vatère selon les actes) est le 1er Juin 1709 au Noyer (paroisse dont dépendait le Moulin Michot). Il épouse le 7 Mars 1734 à Jars Catherine Jacquet, née à Jars le 13 Juillet 1709. Leur fille Catherine (v 1737-1798) est qualifiée de mineure le 6 Mars 1764 lors de son mariage avec Jean Aupépin (Le Noyer 1739-1802), ce qui signifie qu’elle a alors en principe moins de 25 ans. Le 7 Septembre 1798, son acte de décès lui attribue l'âge de 61 ans. Or sa mère (bien précisée sur l’acte de mariage) est décédée le 12 Février 1738.

 

Claude Vataire, sabotier et veuf moins de quatre ans après son mariage et peut-être lors de la naissance de sa fille Catherine, se remariera le 7 Février 1747 avec Marie Veluet alors âgée comme lui de 38 ans. Elle décède à Jars le 13 Janvier 1769 âgée de 60 ans, sans que nous sachions si cette union a eu une postérité.

 

Cette recherche rapide nous permet donc de savoir que Claude Vattaire, loin d’être le « partenaire » de Jean Aupépin, était tout simplement son beau-père. En 1770, il a 61 ans et est deux fois veuf. Les informations dont nous disposons ne nous permettent de lui attribuer qu’une fille, Catherine, issue de son premier mariage. Il est vraisemblable que cette dernière a demandé à son mari d’accueillir chez eux son vieux père, peut-être alors dans l’incapacité de travailler, et que Jean Aupépin a voulu se prémunir contre la rapacité de certains héritiers au cas où Vattaire viendrait à rendre l’âme chez lui.

 

Qui sont donc ces héritiers dont notre homme veut se protéger. A notre connaissance, Claude Vattaire n’a eu qu’un enfant, Catherine, de son premier mariage, et qui s’est précisément mariée avec Jean Aupépin. Genberry ne donne à Claude Vattaire aucune autre postérité, que ce soit avec Catherine Jacquet ou Marie Veluet. A moins, bien sûr, que tous les registres paroissiaux de Jars et Le Noyer n’aient pas encore été dépouillés par leur équipe.

 

Nous ne savons pas non plus combien de temps Claude Vattaire est resté chez les Aupépin, mais toujours est-il que ses biens se limitaient à pas grand-chose. Rien à voir en tous cas avec ce qu’à dû transporter la famille Sirius lors de son tout récent emménagement dans une maison voisine.

Les Aupépin, quant à eux, auront au moins 7 enfants entre 1766 et 1775, dont deux mourront en bas âge. Tout un monde qui devait être bien à l’étroit dans leur misérable « manoeuvrerie » (voir flèche rouge)…

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3 février 2022 4 03 /02 /février /2022 19:09

Dans un précédent article, je disais que je n'aurais jamais la patience nécessaire pour photographier le Ragondin dans son milieu naturel. Eh bien, de patience je n'ai finalement point eu besoin, puisqu'il m'attendait dans le jardin à mon retour il y a une bonne heure! La chatte en arrière-plan donne une bonne idée de la bête qui n'était finalement pas si farouche que ça.

 

Hélas, la semi-obscurité ne m'a pas permis de vous proposer de clichés de meilleure qualité, mais on voit très bien ici ses longues dents orangées. Le Ragondin se déplace soit au pas, soit par petits bonds comme le font lièvres et lapins. Je sens que mes salades n'auront pas la vie facile...

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30 janvier 2022 7 30 /01 /janvier /2022 18:34

Le plat que j’ai préparé aujourd’hui n’a rien à voir avec les ersatz en boîte de conserve qu’on peut acheter dans la grande distribution ou chez l’épicier du coin. Comme tout ce que je fais, il faut que ce soit sain, savoureux, et simple et rapide à préparer.

 

Pour ces saucisses-lentilles, il m’a fallu pour deux personnes : deux saucisses fumées précuites (de chez le boucher), un oignon moyen, un petit verre à moutarde et demi de lentilles vertes du Berry (mises à tremper le matin), 10 centilitres de vin blanc ordinaire, de l’huile d’olive et du thym. On commence par faire revenir l’oignon émincé dans l’huile d’olive.

 

Une fois blond (pas caramélisé), ajouter les lentilles égouttées, le vin, puis compléter avec de l’eau pour recouvrir, sans plus.

 

Ajouter les saucisses et une petite branche de thym, porter à frémissement, puis laisser cuire doucement jusqu’à ce que les lentilles soient tendres (pas en bouillie !) et le jus suffisamment réduit. Il faut compter environ 15 minutes.

 

Et voici le résultat

 

Le plat était prévu pour deux…

 

Mais il y en aura finalement pour tout le monde !

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23 janvier 2022 7 23 /01 /janvier /2022 14:07

Comme certain(e)s l’avaient assez rapidement compris, l’empreinte de mon précédent article est celle d’un Ragondin. Je constate en parcourant Internet que peu d’animaux semblent susciter une telle animosité à leur égard ; les mots éradication, piégeage, destruction sont les principaux utilisés quant il s’agit de lui. ici, il est même qualifié d’ « animal assez repoussant ».

 

Bon, il est vrai que, le jour où je le trouverai en train de se délecter dans mon potager — qui reste à planter —, je le maudirai. Et qui sait si je ne serai pas tenté de l’accommoder avec les quelques légumes qu’il m’aura laissé, car sa chair est paraît-il savoureuse ?

 

En attendant, c’est un voisin très discret dont la présence est trahie par ses empreintes, mais aussi par les coulées qu’il laisse dans l’herbe et qu’il utilise pour parcourir son territoire. Le photographier en liberté dans son milieu naturel relève d’une patience que je n’ai pas. Les deux photos précédentes proviennent donc de la "toile".

 

Importé d’Argentine au milieu du 19ème siècle pour sa fourrure, il s’est rapidement plu chez nous et habite toutes les rivières de plaine, exception faite du Languedoc et de la Côte d’Azur. Il ne s’éloigne guère des rivières, et est bien sûr présent dans la Sauldre.

 

Voici d’ailleurs une entrée de terrier repérée ce matin-même. Le Ragondin se distingue aisément du Castor (absent sur le haut cours de la Sauldre) par sa queue cylindrique et le fait qu’il ne s’attaque pas au bois des arbres.

 

Les traces de pattes trahissent son locataire.

 

Pour l’instant, je le préfère aux taupes, dont les monticules atteignent ici des tailles record, au point où je commence à m’interroger sur la taille de ces insectivores fouisseurs ; y aurait-il une sous-espèce locale ? Ceci expliquerait pourquoi nos 4 chats semblent les éviter.

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12 janvier 2022 3 12 /01 /janvier /2022 09:21

 

 

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9 janvier 2022 7 09 /01 /janvier /2022 10:27

D’habitude, la Sauldre, qui coule en bas de notre jardin, a l’allure d’une petite rivière paisible ; sous « notre » pont, sa profondeur n’est que d’une quarantaine de centimètres, parfois la moitié en plein été.

 

 

Mais, lorsque les sols imperméables de son bassin-versant sont saturés d’eau comme en cette saison, il suffit d’une quinzaine de millimètres de pluie pour qu’elle prenne des airs d’Amazone, noyant en moins de deux heures les prés environnants, et venant lécher le pignon Ouest du vieux moulin.

 

Ce fut le cas cette nuit et, au petit jour, j’ai pu mesurer la rapidité de la progression de la crue. Les photos présentées dans cet article, toutes prises depuis chez nous, datent du 28 Décembre dernier, mais je pourrais tout aussi bien les avoir prises il y a quelques minutes.

 

D’ici quelques heures et tout au plus demain, s’il ne pleut pas, tout sera rentré dans l’ordre.

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