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27 septembre 2021 1 27 /09 /septembre /2021 16:40

En ce dimanche des Journées du patrimoine 2021, direction l’église Saint-Aignan du village de Jars, devant laquelle je suis maintes fois passé sans jamais y entrer. Elle fut surnommée la Petite Cathédrale du Pays Fort par l’évêque de Bourges lors d’une visite qu’il lui fit en 1865. La nef et le faux transept sont d’époque Renaissance (1533).

 

La tour-porche est un peu plus ancienne, et sa construction fut financée en 1488 par les Ruellé, famille de notables locaux, en échange d’un droit de sépulture sur place. Le porche fut remanié à la Renaissance.

 

Avant cette visite, je croyais tout naturellement que cet escalier menait à une porte murée depuis. Il n’en est rien. Il servait d’estrade au garde champêtre pour faire ses annonces au peuple rassemblé sur place.

 

L’abside tranche par sa légèreté avec le reste de l’édifice. Ses contreforts sont couronnés de pinacles.

 

Sur le mur Sud de la nef, une porte Renaissance, murée. Elle serait alors pour porter les cercueils directement vers le cimetière, qui entourait l’église.

 

La nef a été bâtie sur ordre de Guillaume de Rochechouart, seigneur de Jars, et achevée en 1533, date portée sur une clef de voûte.

 

Des croix de consécration sont visibles en plusieurs endroits, et on aperçoit en arrière-plan une des stations du chemin de croix.

 

Ce bénitier de fonte n’est pas sans rappeler ceux de Veaugues et Lugny-Champagne, fabriqués localement vers 1500.

 

Les voûtes de la nef et des deux chapelles latérales reposent sur de belles ogives ramifiées. De nombreux blasons sont aux armes des Rochechouart.

 

Ces armoiries, visibles sur la voûte de la chapelle latérale Sud, sont celles de la famille de Ménipeny. Egalement écrit Monypenny. Cette famille écossaise est arrivée en Berry dans le sillage de Charles VII, et s’est vu décernée la seigneurie de Concressault en récompense de ses services dans l’armée. Guillaume de Menipeny fut abbé de Saint Satur dans la première moitié du 16ème siècle. Il fut été nommé Archevêque de Bourges en 1512, mais roi François Ier y mis son veto. La présence de son blason est dû au fait que l’église de Jars dépendant de l’Abbaye de Saint-Satur.

 

J’en profite pour dire que je suis preneur de toute information concernant cette famille, ainsi que la famille Folcart (Flockhart en Ecosse) qui, arrivée en France de la même manière, lui était alliée par mariage. Merci d’avance…

 

La chapelle latérale Nord et son autel richement décoré.

 

L’autel. A droite, les stalles des chanoines, qui venaient épisodiquement de l’Abbaye de Saint-Satur assister à la messe.

 

Sur la clef de voûte du chœur, les armoiries des Rochechouart.

 

Selon son rang, on se voyait assigner une place particulière. Les chanoines, dont l’histoire ne nous dit pas s’ils étaient gras ou pas…

 

Les divers édiles de la paroisse…

 

Les familles bien établies de la paroisse…

 

Enfin les simples paroissiens anonymes. Selon notre guide, ces bancs seraient du 16ème siècle, et nul doute qu’une heure passée assis là vaut bien une année de purgatoire.

 

Pour terminer, cette inscription dans la paroi Sud de la nef, près de l’entrée. Y est gravé le nom C. Decencière, avec un « N » inversé. Il s’agit de Charles Decencière (1630-1677), frère d’un lointain aïeul à moi et qui était procureur fiscal (sorte de percepteur) de la seigneurie voisine de  Nancray ; cette dernière était aussi entre les mains des Rochechouart. Il a dû être enterré dans la nef.

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22 septembre 2021 3 22 /09 /septembre /2021 09:47

Jusqu’à il y a peu, lorsqu’on me demandait si j’habitais toujours à la même adresse, je répondais que je ne quitterais Veaugues que « les pieds devant ». J’aurais dû être plus prudent car, après 36 ans et 4 mois, je viens — ou plutôt nous venons (mon épouse, nos trois félins et moi-même) — de quitter Veaugues pour un nouvel horizon.

 

J’avais créé le Blog de Sirius fin 2008, principalement parce que la censure appliquée par l’unique quotidien départemental ne laissait passer que les courriers des lecteurs qui allaient « dans le bon sens ». 

 

Ce blog fut pour moi l’occasion de parler de mes sujets d’intérêt et préoccupations ; de présenter le petit patrimoine local, qu’il soit naturel, historique où bâti. Dans ce cadre, j’ai eu de nombreux échanges privés et ai fait des rencontres intéressantes. Quelques blogueurs sont même devenus des amis, et pas que dans notre petit « Cher-Nord ».

 

Voulant conserver mon indépendance, j’ai toujours refusé tout partenariat commercial, que ce soit avec la plateforme qui m’héberge (qui n’a, je tiens à le dire, jamais exercé de quelconque censure ou pression), ou avec des entreprises qui me promettaient une meilleure audience en échange de la parution d’articles assurant la promotion de leurs produits et services.

 

Bien sûr, jai aussi dû essuyer des remarques et commentaires acerbes, pratiquement tous anonymes, ce qui exclut le droit de réponse. Eh oui, ici (et peut-être en beaucoup d’autres endroits), on n’aime pas les propos qui font des vagues et il est de mauvais ton de dire tout haut ce qu’on pense. J’ai égratigné quelques personnes qui le méritaient, mais c’est sans regrets.

 

Il va de soi que, maintenant que nous avons migré de 20 kilomètres vers le Nord, l’actualité valgycienne ne sera plus traitée ici. Le blog, qui tourne déjà au  ralenti depuis quelque temps pour cause de manque de temps, reprendra probablement progressivement vie, peut-être sous une autre forme mais à la même adresse.

 

D’ici-là, les commentaires restent ouverts et, comme d’habitude, je me ferai fort de répondre à toutes les démarches de contact concernant mes anciens articles, dont certains sont toujours régulièrement consultés.

 

Il ne me reste plus qu’à souhaiter bon vent aux Valgycien(ne)s qui, j’en suis sûr, se remettront vite de ma désertion ; sans aucune amertume ! Et puis, qui sait, peut-être nous croiserons-ils encore dans les bois ou les chemins…

 

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5 septembre 2021 7 05 /09 /septembre /2021 12:01

C'est tout-à-fait par hasard que je suis tombé sur un lien vers cet article il y a une minute.

Dans le genre cons,  moches, vulgaires et nuls, difficile de battre ces deux-là!

 

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28 août 2021 6 28 /08 /août /2021 09:08

Lu ce matin sur le site Reporterre. Plus de 30.000 € l'hectare, voilà qui va faire rêver bien des propriétaires fonciers berrichons ou nivernais!

 

Au fait, Xavier Niel mange-t-il lui-même les cochonneries proposées par son entreprise Les Nouveaux Fermiers"?

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18 août 2021 3 18 /08 /août /2021 14:14

Vu à Beaune (Côte d'Or) jeudi dernier.

 

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11 août 2021 3 11 /08 /août /2021 19:47

Carrefour-Market Sancerre, cet après-midi.

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7 août 2021 6 07 /08 /août /2021 14:54

Sur cette vue ancienne de Cosne, on devine la maison de ma famille maternelle, tout au fond de la rue Jean-Jaurès. Mes grands-parents et leurs 8 enfants alors âgés de 6 mois à 15 ans y avaient emménagé, en provenance de Léré, courant 1939.

 

La Place de la République, à Cosne, vers 1950. Au fond, on aperçoit la caravane d’un cirque ou d’une fête foraine.

 

Mon grand-père avait racheté à un cousin une torpédo Rochet-Schneider de 1922, assez proche de celle-ci, et qui pouvait embarquer toute la famille. Son dernier voyage l’avait conduite durant l’Exode, à Chézy (Allier), berceau de la famille de ma grand-mère, puis ramenée à Cosne où elle avait été mise sur cales faute de carburant. Elle sera hélas ferraillée vers 1950.

 

Pour se rendre au  Noyer, village d’origine de mon grand-père, il ne restait donc plus que le train. Ici, la gare de Cosne dans les années 1910.

 

Le nombre de locomotives fumantes donne une idée de l’intense activité qui y a régné jusque dans les années 1970.

 

Pour aller de Cosne au Noyer, on prenait le train de Bourges à 6h 14 (Horaires tirés du Chaix de 1941).

 

La Loire était  franchie au moyen de ce long viaduc.

 

Le revoici durant l’Occupation. Une des deux voies a été démontée pour installer une voie de circulation routière, alors que le pont routier de Cosne avait été bombardé (1940).

 

Puis on passait en gare de Bannay, vue ici dans les années 1910 avec un interminable train de marchandises.

 

Le bourg de St-Satur était « survolé » sur un beau viaduc de maçonnerie, aujourd’hui emprunté par une route.

 

Et on arrivait en gare de Sancerre, la plus importante entre Cosne et Bourges. Une diligence attend des voyageurs probablement pour les conduire en ville, deux kilomètres plus haut.

 

 

La gare de Vinon-Bué était établie en rase campagne, à mi-chemin entre les deux villages.

 

Au bout d’une heure de voyage, le train entrait en gare de Veaugues, nœud ferroviaire local.

 

Les passagers en direction d’Argent et de la Guerche étaient invités à changer de train.

 

Les leurs attendaient de l’autre côté de la halle aux marchandises. Au fond, les ateliers du Tacot. Le train attend ici son départ pour La Guerche.

 

Sur cette vue des années 1910, en fait de « quartier », on voit pratiquement l’ensemble du bourg de Veaugues. Derrière le photographe, la direction de Bourges. A droite, la voie du Tacot, après avoir franchi la grande ligne par un pont métallique, se dirigeait sur Jalognes, Sancergues puis La Guerche.

 

Départ de Veaugues à 9h 30. Après une longue rampe où, disent les mauvaises langues, les voyageurs étaient invités à marcher à côté du train pour soulager la locomotive, le Tacot entrait en gare de Neuvy deux Clochers.

 

L’arrêt suivant était Neuilly Moulin-Jamet, autre « nœud ferroviaire » local.

 

Puis on passait la gare de Sens-Beaujeu.

 

Et le voyage s’arrêtait, en ce qui concerne ma mère et ses frères et sœurs, à 10h27 (horaire Chaix 1941) en gare de Jars-Le Noyer ; enfin, si tout se passait bien. Le train visible ici vient de Veaugues.

 

Autre vue de la même gare prise dans l’autre sens avec un train en provenance d’Argent.

 

A la descente du train, la petite famille devait gravir le raidillon menant au village du Noyer (derrière le photographe). On aperçoit sur la droite un peu plus bas le panneau à la croix de St-André indiquant le passage à niveau de la voie ferrée. Au fond, Jars.

 

Arrivée au « centre-ville » du Noyer.

 

Il ne restait plus qu’à contourner l’église…

 

… et à redescendre la route de Jasseau, aujourd’hui improprement orthographié Jarsot, pour arriver chez l’Oncle Sam dont le portail est visible à droite sur cette vue de 1907.

 

Les 20 kilomètres à vol d’oiseau entre Cosne et Le Noyer auront demandé 4 heures en train, dont il est vrai, deux heures d'attente de correspondance à Veaugues.

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16 juillet 2021 5 16 /07 /juillet /2021 14:28

Hier, je découvre, grimpant sur le mur d'une vieille dépendance, ce bel insecte.

Je le montre au charpentier qui travaille à quelques mètres et il me dit "ça s'appelle le bonheur des charpentiers". Devant mon étonnement, il m'explique que ce coléoptère, ou plutôt les dégâts qu'il occasionne, est un pourvoyeur de travail pour sa profession.

Bien entendu, je vais chercher à en savoir plus sur ce visiteur de marque. Grand ou Petit Capricorne? Sa taille (environ 40 mm pour le seul corps) le situe à mi-chemin entre les deux, et la couleur de ses antennes en fait un Grand Capricorne. N'étant pas entomologiste, je ne trancherai pas.

Il y a deux ans, j'avais trouvé dans mon bois de chauffage cette belle chenille, certainement celle d'un Capricorne.

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8 juillet 2021 4 08 /07 /juillet /2021 14:48

C’est sur l’Oppidum de Grenois (Nièvre), un magnifique coteau calcaire exposé plein Sud et où la préservation de la biodiversité est une réalité, qu’un étrange insecte capte mon attention en ce samedi 8 Mai, une des rares belles journées que nous a offert ce printemps tristounet.

 

Son vol désordonné évoque celui d’un papillon, mais ses deux paires d’ailes semblent battre de manière individualisées, au point où je me demande s’il ne s’agit pas de deux insectes accouplés.Une recherche me permet d'identifier L’Ascalaphe Soufré

 

Les Ascalaphes en général. L’Ascalaphe Commun

 

Ici, une excellente plaquette permettant de reconnaître les différentes espèces d’Ascalaphes.

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25 juin 2021 5 25 /06 /juin /2021 10:49

Ici, la Gesse à larges feuilles, souvent erronément appelée pois  de senteur, n'est là que pour le décor.

Entre ses vrilles, les iris et les sédums, prospèrent discrètement de nombreux pieds de fraisiers des bois...

Dont les fruits se retrouveront, sitôt mûrs, sur notre table!

Pas encore convertis à l'entomophagie, nous laisserons cette superbe sauterelle en paix.

 

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