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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 10:54


A Veaugues, les Bois des Hospices sont nommés ainsi parce que le produit de leur exploitation était affecté au fonctionnement de l'hospice du village. Aujourd'hui, ils sont gérés par l'Office National es Forêts pour le compte de la commune, qui tire un revenu de la vente du bois.

Constitués majoritairement de hêtres, pins noirs, chênes et alisiers, ils sont un agréable lieu de promenade en toutes saisons.





Lorsqu'Alice et Marie ont gravé leurs prénoms dans l'écorce de ce hêtre, il y a certainement très longtemps, elles ne se doutaient pas qu'un jour, un technicien le marquerait d'une croix rouge.

Des centaines de croix ont ainsi été apposées sur les abres des Bois des Hospices en ce mois de Mars 2009.











Et puis, ce vendredi, une grosse machine est arrivée. Un bijou de technologie permettant à un seul homme, en un temps record et sans se salir les mains, d'abattre, ébrancher et débiter en rondins des arbres entiers.

Du boulot rentable.




Des milliers d'arbres vont ainsi être abattus dans les semaines à venir. Certains pour laisser à leurs voisins la place nécessaire à leur croissance; d'autres parce qu'ils sont arrivés à maturité. Les feuillus de petit calibre et les pins iront faire de la pâte à papier (pour les prospectus publicitaires distibués dans les boîtes à lettres, par exemple), alors que les grands hêtres peuvent espérer une postérité plus enviable dans la menuiserie.



Celui-ci n'a pas été marqué.
Sera-t-il épargné en raison de son port altier? Ou plus simplement son sort n'a-t-il été repoussé que de quelques années?









On peut espérer qu'à l'automne prochain, il se parera de ce magnifique dégradé de jaune d'or et d'ocre si caractéristique de son espèce!

Je me console en me disant que je préfère encore voir nos arbres partir en planches, plutôt que les forêts tropicales pillées et détruites à jamais par la cupidité d'entreprises sans scrupules qui ne raisonnent qu'en matière de profits à (très) court terme.



Chez nous, au moins, la forêt coupée se régénèrera, au lieu de se transformer en désert. Et puis, bonne nouvelle, le garde forestier m'a dit qu'on ne replanterait plus de résineux à Veaugues; on privilégiera désormais les espèces indigènes: hêtre, alisier et merisier.




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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 08:26
Ce matin, j'apprends dans la Nouvelle République que notre Premier Ministre François Fillon a fait un discours lors du Congrès Annuel de la FNSEA, à Poitiers.

Ferait-il de même aux assises de la Confédération Paysanne, d'un syndicat d'enseignants ou de la CGT?

A moins que j'aie la mémoire particulièrement courte (et dans ce cas, je m'en excuse d'avance auprès des lecteurs de ce blog), il n'a pas été non plus au Congrès du MEDEF.

Alors, pourquoi cette sollicitude toute particulière envers ce qui n'est en fait qu'un syndicat comme un autre?

Et pourquoi toujours traiter cette organisation comme si elle était la seule à représenter le monde paysan?

Peur de leurs actions musclées comme celle qui les avait conduits à saccager le bureau d'un ministre il y a quelques années?

Je m'interroge.
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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 10:10

Perdu au milieu de nulle part, le Pont de Bury ne sert plus aujourd'hui qu'à quelques tracteurs. Pourtant, il n'en a pas été toujours ainsi, puisqu'il était partie intégrante de la Route des Postes Bourges-La Charité jusqu'au milieu du XVIIIème siècle.


L'actuelle route de Bourges à La Charité (RN 151) a été construite vers 1760. Auparavant, il existait deux itinéraires distincts entre Maubranches et Charentonnay. Le "Grand Chemin" passait par Brécy et Etréchy, alors que la "Route des Postes" passait par Villabon et Baugy. Seule cette dernière figure sur la Carte de Cassini (vers 1750).

 Le Pont de Bury est visible en bas à droite, là où la route franchit le ruisseau de Tripande. La carte montre une Chapelle St-Firmin tout près du pont; elle avait déjà disparu en 1825 sur le cadastre dit "Napoléon". Il est à noter qu'il est possible que cette portion de la route ait emprunté le tracé d'une voie romaine.


Composé d'une arche unique en maçonnerie de pierres bien appareillées, ce pont a visiblement bénéficié d'une construction soignée, ce qui lui a permis de traverser les siècles, même lorsqu'il n'a plus bénéficié de l'entretien justifié par sa fonction première.
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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 14:06

Cette maisonnette de vignes est la dernière survivante du vignoble de Bué. Elle est construite en briques et est en relativement bon état de conservation. Gageons qu'elle le restera!




Flanquée d'un noyer, elle servait aux vignerons pour se mettre à l'abri de la pluie et casser la croûte.






L'intérieur comporte eux pièces de cinq mètres carrés environ chacune.

L'une est munie d'une cheminée, et une citerne souterraine permettait de recueillir les eaux de pluie



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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 08:33

C’est ce qu’on se dit certains matins en ouvrant le journal.

 

Ce matin, c’est la Nouvelle République qui m’a mis de bonne humeur pour la journée. Jugez-en !

 

« L'armement pourrait passer au travers de la crise. Selon les patrons de MBDA et de la DGA, certains programmes d'armement ne seront pas sacrifiés car stratégiques. Bonne nouvelle pour l'emploi »


 « En 2008, MBDA a engrangé 2,3 milliards d'euros dont 1 Md
pour l'export et « nous avons aujourd'hui un carnet de commandes pour quatre ans d'activité », assure Antoine Bouvier, le P-DG. Il estime que « le chiffre d'affaires 2009 devrait être stable, malgré la crise, parce que les grands contrats seront mieux protégés que tous autres car ils sont stratégiquement et politiquement majeurs. »


… l'entreprise qui réunit des partenaires français, britanniques, italiens et allemands, voit d'un bon œil le retour de la France dans l'Otan : Antoine Bouvier en attend « une meilleure visibilité, donc anticipation, pour les industriels ».

 

Chouette alors ! Vivement que ça bastonne aux quatre coins de la planète (pas trop près de chez nous, de préférence), comme ça on maintiendra l’emploi à Bourges !

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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 19:20
La voie gallo-romaine Bourges-Auxerre franchissait la Loire à Saint-Thibault au moyen d'un pont, dont les restes se voient parfaitement en période de basses eaux. Les observations furent particulièrement intéressantes lors de l'été 2003, alors que les eaux du fleuve étaient très basses.


Sur ce cliché du confluent de la Loire et de la Vauvise, on voit St-Thibault, puis St-Satur en arrière-plan. A mi-chemin entre ce confluent et le pont moderne, on distingue bien l'alignement des piles du pont gallo-romain, en biais dans le lit du fleuve




Autre cliché du passage de la Loire, pris à l'aplomb du pont gallo-romain





Au ras de l'eau, vu depuis la rive gauche de la Loire (côté Cher), on ne voit dépasser que les pointes des pieux de bois.

En fait, il y a là deux ponts qui se croisent au milieu du fleuve avec un angle très faible.

Bien entendu, ils se sont succédés. Un pont de pierres a remplacé un pont de bois... à moins que ce ne soit l'inverse, probablement à la suite d'une crue dévastatrice, ou une embâcle lors d'un hiver très froid.




Vues depuis l'autre rive, les ruines du pont sont beaucoup plus impressionnantes, puisque de nombreux blocs de grès soigneusement taillés jonchent le lit de la Loire.

Chaque pile avait une fondation de pieux de chêne, qui étaient battus le plus profond possible, en principe jusqu'à toucher le sous-sol rocheux dur.

Ensuite, on bâtissait une plate-forme en pierres sur laquelle s'élevait l'avant-bec destiné à briser la force du courant.








A
ujourd'hui, personne ne peut dire à quoi ressemblait ce pont. Il n'est absolument pas acquis qu'il ait été construit entièrement en pierre. Plus probablement, selon les archéologues, un tablier de bois reposait-il sur des piles en pierre. Après son écroulement, probablement à la suite d'une embâcle (charriage de blocs de glace), les riverains ont récupéré beaucoup de blocs de pierre, rendant ainsi difficile la restitution de l'architecture de l'ouvrage.





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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 18:35
Tout d'abord mes plus plates excuses aux habitants de Villedonné, que j'ai par erreur dans un article précédent situé sur la commune de Veaugues. Qu'on se le dise: Villedonné dépend de la commune de Neuvy Deux Clochers!




Jusqu'à il y a quinze ou vingt ans, Villedonné possédait ce petit lavoir tout simple, alimenté par une des nombreuses sources du village. A sa gauche, un saule.



Voici le même endroit aujourd'hui. le progrès est passé par là...



C'est à Villedonné que se situent les sources du ruisseau de Planche-Godard, qui traverse Veaugues puis, à Vinon, prend le nom de Boisseau après avoir reçu les eaux des sources du même nom. Le Boisseau traverse alors Saint-Bouize, avant de se jeter dans la Vauvise. A Villedonné, il y a deux branches.


La source de la branche sud de la Planche-Godard a été aménagée en mare pour abreuver le bétail.




L'autre branche trouve ses origines dans une multitude de petites sources, dont certaines se situent soius des maisons. C'est le cas chez Mathilde, qui nous montre avec fierté celle qu'elle a dans le cellier de sa maison. Elle nous explique que l'eau vient du fond du jardin par un canal souterrain fait de pierres plates, qui a été mis au jour lors de travaux.




Mathilde nous montre le "puits", qui permettait aux habitants de puiser l'eau potable avant que ne soit installée l'adduction d'eau publique.

L'eau sourd sous les pieds de Mathilde, et un système de pelle (en bois), permet de la diriger soit vers le lavoir (en face), soit vers le caniveau (à droite).



Simple, mais efficace et toujours fonctionnel!








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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 14:28
Veaugues n'est malheureusement pas un de ces villages dont l'architecture mérite un détour. Peu de maisons datent d'avant 1850, et celles qui ont subsisté ont én général été profondément transformées. En portant un regard attentif, certains éléments peuvent cependant attirer l'attention, comme des tableaux de fenêtres chanfreinés ou des linteaux contrés, ultimes témoins de l'époque pré-révolutionnaire.

Une maison a particulièrement éveillé mon intérêt: celle de Paul et Chantal Baudot, en plein centre du bourg, car elle présente une étrange association d'éléments architecturaux.


Bien construite et surtout bien rénovée, cette maison est indiquée sur l'ancien cadastre de 1823 comme "auberge"



Les deux bâtiments principaux (337 et 337 bis sur le plan, au centre de l'image), subsistent. Par contre, la partie droite (numérotée 333) du bâtiment au-dessous a disparu, remplacée aujourd'hui par un bâtiment moderne à usage de garage qui fait un angle droit avec la moitié subsistante.













Sur cette vue prise vers 1955, on distingue bien le bâtiment qui a disparu. C'est celui qui a la toiture surélevée, à droite au premier plan.

A cette date, la Poste n'a pas encore été construite.










ici, vers 1970, la grange n'a pas encore été abattue, mais la poste est présente.












Ce linteau reste énigmatique. Il présente visiblement en son centre le départ d'un meneau vertical (barreau de pierre divisant en deux la baie), élément utilisé aux XV et XVIème siècles. Les montants ont reçu un chanfrein se mariant avec celui du linteau, mais ne présentent pas de trace de meneau horizontal. La date de 1829, quant à elle, est en complète discordance avec le style

Quelle conclusion en tirer? Une fenêtre dont les meneaux d'origine auraient été supprimés, faisant ainsi remonter l'origine du bâtiment aux XV ou XVIèmes siècles? Ou bien alors des éléments de baie récupérés lors de la démolition d'un autre bâtiment, puis réinstallés là en 1829, d'où la présence de cette date? A noter qu'en 1829, il y a eu un grave incendie qui a détruit une partie du village.






De même, ce linteau à double accolade pose des questions. Est-ce une fantaisie de maçon ou encore une fois un élément de récupération?














Au premier plan, un fenestron dont l'encadrement est chanfreiné. date-t-il de la première diposition du bâtiment?

La fenêtre qui suit est, elle, munie d'un linteau cintré en trois parties, élément qui fait plutôt penser à la fin du XVIIIème siècle...

A l'arrière-plan, le grenier est éclairé par d'étranges hublots circulaires...





Sommes-nous en présence d'un batiment qui s'est vu transformé, avec chaque fois l'emploi du style en vigueur à l'époque, ou alors a-t-il été rénové après l'incendie de 1829, avec remploi d'éléments récupérés sur des bâtiments démolis?


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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 10:13

Un des grands sujets de préoccupation des Français en ce moment est, à en croire les médias et les blogs, le redécoupage administratif de notre Hexagone.

 

Je me suis souvent exprimé récemment sur divers blogs pour dire combien l’identité berrichonne m’est indifférente, comme toute notion identitaire ou communautaire, d’ailleurs, puisque ces dernières induisent forcément celles de ségrégation et de xénophobie (celle que les Solognots éprouvent pour les Sancerrois et vice-versa, par exemple).

 

La Région Centre semble vouée à disparaître mais, selon le journal-papier ou le « JT » qu’on regarde, ils ont tous entendu des rumeurs bien différentes. Voici les différents projets dont j’ai eu connaissance :

 

- rattachement de la Sarthe et de la Mayenne à la Région Centre : élargissement d’une région déjà dépourvue d’identité.

 

- éclatement de la Région Centre : le Loiret et l’Eure-et-Loir rejoindraient l’Ile de France ; l’Indre-et-Loire et le Loir-et-Cher les Pays de Loire ; enfin le Cher et l’Indre une grande région Auvergne-Limousin. Disparition d’une région sans identité.

 

- La Région Auvergne fusionnerait avec Rhône-Alpes. Ceci signifie que, dans le cas où le Cher y serait rattaché (proposition précédente), nous serions dans la même région que l’Ardèche et la Drôme…

 

- fusion du Cher et de l’Indre pour faire un nouveau grand département de « Berry ». Sur les plans géographiques et historiques, cette idée est pertinente, mais qu’en est-il économiquement parlant ? Et puis qui choisir comme chef-lieu ? Bourges semble toute indiquée, car son rayonnement historique et culturel est d’un autre ordre que celui de Châteauroux (désolé pour les Castelroussins…), mais cette dernière se sentirait alors légitimement lésée.

 

Sur quels critères ces entités administratives (régions et départements) doivent-elles assemblées ? Géographiques (relief, végétation, climat), économiques, historiques, peut-être un savant panachage des trois ?

 

Une région naturelle rassemble deux (peut-être même trois, car je ne connais pas son histoire) ces trois conditions : le Morvan ! Actuellement à cheval sur quatre départements (Nièvre, Yonne, Côte d’Or et Saône-et-Loire), il présente une belle homogénéité. Quel chef-lieu pour ce nouveau département : Château-Chinon, Autun, Avallon, voire même Saulieu ? Et quel poids économique aurait une telle entité ?

 

Le Moulin de Marry (commune de Moulins-Engilbert, dans la Nièvre) est habité par des vaches. C'est bien dommage, car il mérite mieux, mais au moins ces dernières ne l'ont pas encore défiguré en l'équipant de fenêtres en PVC. Par contre, ces vaches resteront-elles nivernaises, deviendront-elles morvandelles, ou seront-elles rattachées à une nouvelle région Bourgogne-Franche Comté? Elles doivent en être tourmentées!


Revenons au Berry, appelé officiellement « généralité de Bourges » avant la Révolution. Selon les époques, il a débordé de l’autre côté de la Loire (La Charité, Donzy et Gien) et ce n’est que bien après la Révolution que la partie située entre Loire et Aubois, autrefois nivernaise, a été rattachée au département du Cher. Pendant longtemps, le Sancerrois a appartenu aux Comtes de Blois-Champagne avant d’être annexé à la Couronne de France en 1234.

 

Alors, seront-nous après la réforme en cours rattachés à Tours ou Clermont ? Est-ce vraiment si important ? Qu’est-ce que ça va changer à notre vie de tous les jours ? C’est vrai que je ne me sens aucune affinité avec les habitants de l’Eure-et-Loir, mais ça ne m’a jamais empêché de vivre ! Si demain, on doit être dans la même région que la Drôme, la Mayenne ou la Corrèze, le soleil se lèvera toujours !

 

Ah oui ! J’allais oublier un petit détail : je ne veux pas être rattaché à l’Ile de France…

 

 

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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 08:47
Je ne me souviens plus si je l'ai déjà dit sur ce blog, mais le terroir de la commune de Veaugues, outre la vigne, porte une bonne trentaine d'espèces ligneuses (ligneux: végétal aux rameaux en bois, contrairement aux végétaux herbacés). Oui, certains (ou plutôt certaines...) me reprocheront d'étaler ma culture, comme la confiture dont une rectte suivra...

Parmi ces ligneux, donc, se trouvent les Cornouillers, représentés à Veaugues (et en France) par deux espèces: le Cornouiller Sanguin et le Cornouiller Mâle (pas si viril que ça, puisque ses fleurs sont à la fois mêles et femelles, comme beaucoup de végétaux). Comme l'auteur des Marionnettes, permettez-moi de vous les présenter.



Le Cornouiller Sanguin tire son nom de la belle couleur rouge sombre que prennent ses feuilles à l'automne. Comme son cousin le Mâle, il aime la lumière et le calcaire, et se plaît sur les lisières des bois et dans les clairières. C'est un "arbrisseau" qui atteint au plus cinq mètres de haut.





Le Cornouiller Sanguin fleurit en Mai-Juin. les fleurs en ombelle sont blanches.


Son bois est très dur, et ressemble à celui du Buis. Il se travaille très facilement, et on peut en faire de très bons manches d'outils; petits outils de préférence (marteaux, haches, etc...), car il est difficile de trouver des sections bien droites sur une assez grande longueur.

Le bois a une odeur particulière











Le Cornouiller Sanguin produite en automne des fruits globuleux noirs (5 à 8 mm environ). Ils sont toxiques et il paraît qu'on en extrayait autrefois une huile pour l'éclairage (je l'ai lu dans un vieux bouquin)















Désolé, mais c'est la seule photo que je possède du Cornouiller Mâle. Il est très difficile à distinguer de son cousin le sanguin. Dans les bouquins, on dit que le Mâle a toujours la tige de l'année bien verte (véridique...), mais celle du sanguin n'est pas toujours rouge...

Ses fleurs jaunes (la photo sera pour le printemps) s'épanouissent en Mars, permettant de le reconnaître à coup sûr. Là où il est beaucoup plus intéressant que son cousin, c'est qu'il produit des fruits comestibles. Ces fruits, de couleur rouge brique lorsqu'ils sont mûrs, ressemblent à de petites olives (2 cms maxi) dont ils ont le noyau.

Son bois a les mêmes propriétés que celui du Sanguin.





Gelée de Cornouilles:

Ramasser les fruits (ceux du Mâle, bien sûr) lorsqu'ils sont mûrs, et avant que les oiseaux ne les aient mangés; oui, ça ne laisse pas trop de temps, je sais...

Les mettre dans une bassine et couvrir d'eau; en fait, mettre le plus de fruits pour le moins d'eau possible, comme pour toutes les gelées. A ébullition, laisser frémir environ 20 minutes, puis égoutter et garder le jus. Là, le plus dur est à faire: il faut passer la pulpe dans une fine passoire (genre grillage à mouches), pour faire de la pâte de fruits, et séparant les noyaux.

Pour la gelée, ajouter son poids de sucre au jus, et faire cuire jusqu'à bonne consistance. il faut vérifier de temps en temps en mettant une goutte de liquide sur une assiette froide.

Pour la pâte, ajouter son poids de sucre à la pulpe et faire cuire tout en remuant. C'est prêt quand la pâte ne colle plus aux parois de la gamelle. Etaler dans un plat (un centimètre maxi d'épaisseur); laisser sécher (2 semaines environ), puis découper en petits carrés, rouler dans du sucre cristal et empiler dans une boîte en fer (boîtes à thé, par exemple), avec du papier cuisson entre chaque couche.

Gelées et pâtes de Cornouilles sont très parfumées et un peu acidulées.
On peut aussi, pour la gelée comme pour la pâte, utiliser un mélange de moitié pommes-cornouilles




Les deux Cornouillers se multiplient facilement par bouturage d'automne (Novembre-Décembre). Le mieux est de prélever un morceau de bois de l'année en conservant un 'talon" de bois de l'année précédente (environ 1 cm de part et d'autre de l'attache). Enlever les feuilles du premier oeil et enterrer le rameau jusqu'au dessus de cet oeil. Garder deux yeux hors de terre.
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