Après 36 ans à Veaugues, direction Le Noyer pour vous faire découvrir son cadre, son histoire, et aussi quelques billets d'humeur...
Par sirius
En ce dimanche matin, la pluie qui, si elle fera un bien indéniable à la terre et aux cultures récemment semées comme le colza, et regonflera à bloc le moral des chasseurs pour l’ouverture au petit gibier, n’incite pas à la balade. Donc, le moment ou jamais de vous présenter une des espèces typiques de la riche flore des bois de Veaugues : l’Epine-Vinette.
C’est un arbrisseau (famille des Berbéridacées, qui comprend aussi le Mahonia planté dans les jardins) à la ramure peu dense, mais couvert d’épines acérées ; il préfère les sols calcaires et ceux de Veaugues lui conviennent donc très bien. Au mois de Mai, il se couvre de grappes de petites fleurs jaune citron, à 6 pétales.
Ces fleurs donnent au début de l’Automne de petits fruits rouges allongés, de la forme et de la taille d’un gros grain de blé. Si leur cueillette est difficile en raison des nombreuses épines, et pas question d’utiliser de gants, ils donnent en revanche une excellente gelée qui est souvent proposée dans les épiceries fines à prix d’or.
Pour la préparer, il faut procéder comme pour les Cynorrhodons (fruits de l’Eglantier), plus gros, mais à la cueillette tout aussi fastidieuse. Mettre les fruits dans une casserole, et juste couvrir d’eau ; faire bouillir une demi-heure, puis recueillir le jus. Passer la pulpe au moulin à légumes, pour enlever les « poils » de l’intérieur des fruits. Mélanger alors cette pulpe au jus, puis ajouter 700 grammes de sucre par kilo, et faire cuire jusqu’à obtention de la consistance souhaitée, comme pour n’importe quelle autre gelée ou confiture.
Attention de ne pas confondre les fruits de l’Epine-Vinette avec ceux de la Viorne Lantane (ci-dessus), du Chèvrefeuille ou de la Bryone ! Vous risqueriez de vous en souvenir…
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