Après 36 ans à Veaugues, direction Le Noyer pour vous faire découvrir son cadre, son histoire, et aussi quelques billets d'humeur...
Par sirius
Les plantes « honnêtes » élaborent leur sève et les molécules dont elles ont besoin à partir des substances présentes dans le sol et l’atmosphère via des processus chimiques complexes dont le plus connu est la photosynthèse. D’autres ont décidé de profiter de certaines autres plantes pour se servir sans avoir à « travailler ». Nous connaissons ainsi tous le Gui, qui parasite certains arbres comme les Peupliers et les Pommiers.
Le Gui naît d’une graine déposée sur une branche par un oiseau. Ses racines s’enfoncent ensuite dans la branche et émettent des suçoirs pour y pomper la sève brute de l’arbre, qu’il transformera ensuite par photosynthèse. Les Lichens présents sur cette branche d’Aubépine ne s’en servent que de support et ne sont donc pas des parasites.
La Cuscute, ici sur un pied de Thym (Pyrénées-Orientales), ressemble à un amas de fils emmêlés. Germant au sol, elle lance ses tiges sur son hôte qu’elle emmaillote rapidement.
Elle pompe la sève élaborée par son hôte grâce à des suçoirs difficilement repérables ; dépourvue de feuilles visibles, elle fleurit cependant comme le Gui. Autrefois, elle parasitait souvent la Luzerne, et une machine, la « décuscuteuse » était alors utilisée pour séparer les graines de Cuscute de celles de Luzerne.
Le Cytinet est une jolie plante qui parasite les Cistes des régions méditerranéennes (ici sur l’accotement d’une route des Pyrénées-Orientales). Dépourvu de chlorophylle, il plante ses suçoirs dans les racines de son hôte.
En fait, on ne voit du Cytinet que ses magnifiques fleurs rouge et jaune, les feuilles brillant par leur absence.
L’Orobanche agit sur le même mode que le Cytinet, à la différence qu’elle parasite toute sorte d’espèces. A chaque hôte son espèce d’Orobanche, et on les trouve aussi bien au pied des chênes que des plantes de grande culture.
Celle-ci et la précédente ont été photographiées au-dessus de la falaise de Leucate (Aude), sur des plantes basses. Pratiquement dépourvues de feuilles, les Orobanches se repèrent facilement par leur hampe florale qu’il ne faut pas confondre avec des Orchidées !
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