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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 08:19

Retour de Clotilde Reiss, otage en Iran: sans contrepartie bien sûr, un peu comme quand le nuage de Tchernobyl a contourné nos frontières...

 

C'est fait: Tapie s'est réengagé en politique, au Parti Radical de Gauche. Il est vrai qu'en authentique homme de gauche, il n'aurait pu aller à l'UMP... La politique française est enfin en passe de retrouver son heure de gloire...

 

Polanski, confortablement installé en résidence surveillée dans son châlet suisse, ne peut voir le Festival de Cannes qu'à la télé. A quand une souscription pour le sortir de cette injuste situation?

 

Trois footballeurs bourrés de testostérone se partagent la même pouffiasse siliconée...

 

 

Pas vraiment de quoi m'inspirer dans tout ça, donc j'ai préféré montrer quelques images du lavoir de Neuvy Deux Clochers.

 

Neuvy-2.jpg

 

Cliché pris au début du XXème siècle. Les lavandières travaillaietn exposées aux intempéries mais nul doute que leurs conversations, dont le secret est encore de rigueur aujourd'hui, devaient au moins leur réchauffer l'esprit...


 

lavoir-Neuvy-2010--5-.JPG

 

Depuis, deux abris en vis-à-vis ont été construits, mais plus personne ne vient animer les lieux... Les bornes de pierre servant de parapet ont heureusement été conservées.


 

  lavandieres.jpg


 

Autrefois, un simple mur faisant office de barrage retenait l'eau de la source qui alimentait le lavoir après s'être décantée dans un bassin qui, lui, existe toujours (au premier plan).

 

 

lavoir Neuvy 2010

 

 

Très classique, ce petit lavoir ne manque pas de charme ni d'intérêt, ne serait-ce que simplement parce qu'il est toujours là...

 

 

 

 

 

 

 

 

lavoir Neuvy 2010 (6)

 

Les équipes municipales qui se sont succédées n'ont heureusement pas eu, contrairement à ce qui s'est fait dans la plupart des autres communes, la mauvaise idée de démonter cette belle pompe en fonte.

 

En plus, son mécanisme n'est pas grippé, et peut-être qu'un simple amorçage suffirait à lui ramener sa vocation...

 

 

 

 

 

 

 


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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 15:12

 

Deux anciennes cartes postales montrent chacune un "garage Vatan" différent. Tous deux représentent la marque Citroën, et sont vraisemblablement deux établissements appartenant au même propriétaire.

 

 

garage-Vatan.jpg


Cet établissement est celui que nous connaissons toujours aujourd'hui. Les voitures garées sont des modèles des années 1920, c'est-à-dire parmi les tous premiers produits par Citroën, marque fondée en 1919. Celle arrivant en face est beaucoup plus ancienne. L'enseigne Vatan et le panonceau Citroën sont bien visibles.

 

 


garage-Vatan 7630

 

Aujourd'hui, le bâtiment abrite toujours le garage Citroën, tenu par l'entreprise Leseigneur. En ce dimanche matin, il est fermé.

 

A part des fenêtres de l'étage qui ont été débouchées, son aspect a peu changé en quelques 80 ans.

 


 

 

 

 

 

Garage Vatan 2

 

Ici, nous sommes Rue du Commerce, juste en-dessous de l'église. Les bâtiments semblent plus récents, surtout celui qui arbore un fronton en béton armé. La voiture au premier plan doit être une Rosalie (qu'on me corrige si je me trompe) du début des années 1930; ses chromes sont bien astiqués, et l'homme y est fièrement accoudé est peut-être son heureux propriétaire. Là aussi, on retrouve toute une batterie de panonceaux émaillés d'époque: Mobiloil, Citroën, Veedol, Castrol, etc... La pompe à essence, peu visible, est juste après l'entrée au fronton.

 

 

garage-Vatan 7629

 

Le même endroit aujourd'hui. Curieusement, c'est l'établissement qui semble le plus récent qui a perdu son activité, probablement parce que situé dans une rue étroite et passante. La circulation s'accroissant a rendu impossible toute activité en bordure de rue.

 

 

Comme d'habitude sur le blog, toute info, ou document photographique, sur le sujet présenté seront les bienvenus. Et tout particulièrement les dates d'ouverture (et de fermeture pour celui de la rue du Commerce) de ces deux garages...

 


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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 10:10

 

St-Satur possède, le long du Canal Latéral à la Loire, deux ensembles distincts de silos, qui appartenanient à deux coopératives différentes. En aval du pont, l'Union du Cher (plus tard Epis-Centre); en amont, Agri-Cher (absorbé ensuite par Epis-Centre). Si le premier fut fermé en 1999 pour non-conformité aux normes de sécurité, entraînant du coup la fermeture de la ligne de chemin de fer venant de Cosne, l'autre est toujours en activité, au moins pour sa partie la plus récente. Voici quelques images du site...

 

gare-du-Canal-SE-St-Satur.jpg

 

Celle-ci date du début du XXème siècle. On y voit des wagons-tombereau du "Tacot" stationnés le long du quai, ainsi qu'un petit bâtiment, tout à droite, qu'on retrouvera sur la prochaine vue. A cette époque, le trafic du port portait surtout sur des cailloux venant d'Argent par le Tacot, et qu'on transbordait sur des péniches.

 

 

port St-Satur V. 1955

 

Celle-ci, plus récente, remonte à 1955 environ. On y retrouve le petit bâtiment précité, à gauche du silo. Sur le quai, des empilements de ce qui semble être soit des billes de bois, soit des poteaux en béton. A cette époque, seul est présent le "vieux" silo, probablement construit entre les deux guerres mondiales. Toujours là aujourd'hui, il paraît bien petit à côté de ses voisins en tôle!

 

Cette vue est très intéressante à bien des points de vue. En effet, on y retrouve le Moulin de la Chappe, détruit vers 1970, et le "val' n'est pas encore construit. J'y reviendrai dans un autre article.

 

 

Silo Agri-Cher 1965

 

Nous sommes maintenant en 1965, et un second silo, plus moderne, a été érigé au sud de l'ancien. Plus tard, l'espace entre les deux sera comblé par une extension supplémentaire. Au premier plan, une fourgonnette 2CV (les spécialistes en reconnaîtront le type exact...).

 

Sur la fosse, un camion Unic des transports Bailly, à Cosne, est probablement en train d'être chargé de sacs de 50, 80, voire même 100 kgs de céréales. A l'époque, le transport du grain par benne basculante n'était pas encore généralisé, et les routiers devaient avoir les épaules larges et solides! Aujourd'hui, 10 minutes suffisent pour peser et charger 25 tonnes de grain en vrac dans ensemble moderne.

 

Silo Agri-Cher 1965 (1)

 

Toujours en 1965 et à la même place. La 2CV fourgonnette, peut-être celle du silo, semble ne pas avoir bougé. Dans la benne du camion (un Berliet GLR 160), la présence d'un employé indique qu'une fois encore, il est chargé de sacs (céréales, engrais ou aliments pour le bétail). Une péniche est en cours de chargement de grain en vrac au moyen d'un tuyau. ce trafic a aujourd'hui à ma connaissance disparu.

 

Autre temps, autres moyens...


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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 11:58

Retour à Veaugues, donc, où les lavoirs ne sont pas légion, tout simplement du fait que le village n'est traversé que par un mince filet d'eau: la Planche-Godard. Cette dernière est alimentée par plusieurs sources réparties sur deux bras principaux, celui de Villedonné, et celui d'Epignol; chacun de ces bras trouve lui-même son origine dans plusieurs sources, pérennes ou non.

 

Revenons à nos lavoirs. Celui d'Epignol, pourtant propriété publique communale, est aujourd'hui pratiquement inaccessible après des décennies de désintérêt de la part de la municipalité, qui aurait pourtant pu, grâce à une restauration et un entretien minimal, en faire un agréable lieu de promenade et de détente pour les habitants de la commune et les estivants.


 

lavoir Epignol 1

Le lavoir d'Epignol se situe à la source de l'un des bras de la Planche-Godard, dans un écrin de verdure.

 

Il possédait un petit bâtiment pour abriter les lavandières, dont ne subsistent malheureusement aujourd'hui que quelques ruines.

 

Le ruisseau visible au premier plan se dirige vers le bourg de Veaugues

 

 

 

 

 

 

 

lavoir Epignol 2

 

 

Sur cette vue, on voit les restes de l'abri et, en arrière-plan, la source.

 

La végétation a envahi depuis longtemps les lieux, dont la dernière attention portée à leur égard par la municipalité remonte au remembrement de 1994.

 

Son chemin d'accès est embroussaillé, et on doit à présent passer sur le bord d'un champ pour s'y rendre.

 

 

 

 

 

lavoir Epignol 3

Voici la source qui l'alimente; elle coule toute l'année même si, l'été, son filet d'eau se perd peu  en aval. Le captage est soigné, et consiste en une lourde dalle de calcaire posée obliquement sur deux autres pierres sur chant. L'eau semble venir sur le côté droit, mais seul un nettoyage en profondeur permettrait d'en savoir plus.

 

 

 

Un archéologue professionnel m'a dit qu'il pensait que cet aménagement pouvait être ancien, voire remonter à l'époque gallo-romaine... Il n'existe à ma connaissance pas de cartes postales représentant ce lavoir mais, comme d'habitude, je suis preneur de tout document, information ou anecdote le concernant...

 

 

lavoir moulin d'en haut

 

Voici l'autre lavoir de la commune de Veaugues; il se situe sur la Planche-Godard, à la sortie du village le long de la route de Neuvy, bien en aval du précédent. Restauré par la commune il y a quelques années, il présente mieux! Dommage que son camarade d'Epignol n'ait pas eu droit aux mêmes faveurs...

 

 

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 13:26

Autant à l'écart des grands axes de circulation que Saint-Verain, le village de Bulcy offre aux visiteurs avertis des vestiges intéressants.

 

remparts-vue-ouest.jpg

 

En venant de Mesves, voici ce qui s'offre au regard: des restes de fortification,s avec une tour ronde, et une section de courtine percée de cinq fenêtres au cintre polylobé. Restes d'une chapelle castrale?

 

 

photo-montage Bulcy

 

Situation des éléments mentionnés dans l'article. La direction de Mesves est en bas, à gauche de la vue. De l'enceinte fortifiée qui devait défendre un ensemble castral, il ne reste que la tour ronde, la courtine et, peut-être, la tour carrée isolée. Le manoir occupe-t-il l'emplacement de l'ancien logis seigneurial?

 

 

manoir

 

Pour voir le plus intéressant, il faut prendre la rue en impasse menant à l'église. On arrive devant ce ravissant manoir de style italien, dont la construction paraît remonter au XVIème ou XVIIème siècles. Sa façade Sud est élégamment ornée d'une double galerie.

 

 

église Bulcy

 

Après le manoir, voici l'église. Toute simple, elle a visiblement été construite en deux étapes et serait à l'origine celle d'un prieuré dépendant de celui de La Charité.


 

 

porche église

Le porche Sud, de style roman.

 

 

Le tympan semble être orné d'un personnage peint vu de profil.

 

Le porche principal, orienté à l'Ouest, est beaucoup plus récent.

 

 

 

 

 

 

 

tour ronde

 

 

Ici, nous sommes sur l'autre face des fortifications remarquées au départ. On aperçoit alors bien la tourelle de l'escalier d'accès à la tour ronde. La ferme a été adossée au rempart, sans qu'il soit possible d'affirmer qu'elle l'a réutilisée. Seule une visite approfondie permettrait de le déterminer.

 

 

petite maison

 

 

Accolée au rempart, en limite de la courtine aux fenêtres polylobée, cette jolie petite maison  est en cours de reconstruction. Visiblement  rebâtie avec des matériaux récupérés sur le site, occupe-t-elle l'emplacement exact d'une construction ancienne?

 

 

 

 

 

tour isolée

 

Dans le pré entre l'église et la rivière le Mazou, cette massive tour carrée est peut-être un vestige de l'enceinte fortifiée. l'intérieur est muni de plusieurs niveaux de planchers, hélas effondrés. Un escalier extérieur, dont les premières marches ont disparu, permettait d'accéder aux étages supérieurs, par des portes situées sur la face Ouest.

 

 

porte tour isolée

 

 

Vue rapprochée de la porte du rez-de-chaussée de la tour carrée.

 

Le linteau à coussinets semble remonter au XIVème siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Moulin de Bulcy (1)

 

A la sortie Nord du village, sur la route de Neuville, on peut voir ce très vieux moulin sur le Mazou. Il a été soigneusement restauré.

 

A part un court article paru dans le N°48 des Annales des Pays Nivernais, datant de 1986, je n'ai trouvé aucune information sur l'histoire de Bulcy. Bien dommage, car ces quelques vestiges laissent imaginer un passé intéressant...

 

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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 08:59

saint-patrick.JPG


Il y a deux jours, le fils d’amis à moi, âgé de 13 ans, me demandait pourquoi, lors de ses cours d’Anglais, il n’était question en cette mi-Mars que de Saint-Patrick.


Je lui expliquai alors que St-Patrick était le très populaire Saint-patron de l’Irlande, et que cette période de l’année était l’occasion pour les Irlandais de se livrer à de nombreuses festivités.

 



Ensuite, je lui demandai qui était le Saint-patron de la France :

saint-nico sarko

 



«  Euh… Ah oui, je sais ! C’est Nicolas Sarkozy !

 

-- Tu en es sûr ?

 




-- J’sais pas…

 

Jeanne d Arc5


-- Et Jeanne d’Arc, tu n’as jamais entendu parler d’elle ?

 

-- Ah oui ! C’était une Anglaise à qui on a coupé la tête »

 

Comme cela doit être dur d’être prof d’histoire de nos jours…


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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 14:51

De passage à St-Hilaire de Gondilly, on ne peut manquer sa petite église, qui trône au milieu d'un espace de verdure. Avec une petite poignée de maisons, l'ensemble constitue le chef-lieu de la commune, dont la majorité de la population habite au village de Beaurenard, plus au Sud.

St-Hilaire-de-GOndilly--13-.JPG


St-Hilaire de GOndilly (1)
Au lieu de s'ouvrir traditionnellement à l'Est (du côté de Jérusalem), le porche de l'église de St-Hilaire fait face au Nord.


Placée à l'origine sous le patronage de l'abbaye de St-Laurent, près de Cosne, elle est au départ de style roman, puis fut remaniée au cours des siècles.




St-Hilaire de GOndilly (5)
Vue côté Ouest.

Une haie empêche malheureusement d'avoir une vue complète de l'édifice. Il m'aurait fallu un objectif à grand angle.

Cette église est toute simple, mais de proportions harmonieuses, et fort bien restaurée.





St-Hilaire de GOndilly (10)
Sur cette vue, prise depuis le Sud, on remarque le transept à un seul bras. Sans information détaillée sur l'édifice, il m'est impossible de dire s'il existait à l'origine un autre bras, côté Est. Une abside semi-circulaire termine l'édifice au Sud.



Saint-Hilaire vécut au IVème siècle. Originaire d'Aquitaine, il fut exilé  en Orient pour avoir défendu la foi trinitaire dans une Gaule acquise à l'arianisme. Rentré en Gaule vers 367, il fut nommé premier évêque de Poitiers.


Fontaine St-Hilaire de Gondilly

Un peu au Nord de l'église, de l'autre côté de la rue, se trouve cette jolie fontaine, également bien mise en valeur et entretenue.

En arrière-plan, un lavoir à cien ouvert. Peut-être était-il par le passé couvert?






Fontaine St-Hilaire de Gondilly (1)

La fontaine capte une source, qui coule toujours aujourd'hui.

Une canalisation souterraine en pierre mène son eau vers le lavoir.






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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 15:02

Début 1796, une rébellion royaliste fut menée à l’encontre des autorités révolutionnaires dans le Sancerrois. A la tête de l’ «  Armée Catholique et Royale du Sancerrois » avait été placé un jeune officier d’artillerie, Louis Edmond Le Picard de Phélippeaux, et cette action se situait dans la mouvance des chouanneries qui sévissaient dans l’Ouest de la France. Son but était de contribuer au retour de la Monarchie Française, en établissant sur le Trône Louis XVIII (ce sera chose faite en 1815 après la chute de Napoléon).

 

Si Phélippeaux fut le chef militaire de cette rébellion, le personnage qui nous est le plus connu est sans contestation l’Abbé Antoine Buchet, curé de Jalognes et prêtre réfractaire (ayant refusé de prêter serment devant les Révolutionnaires).

 

L’armée de Phélippeaux comptait environ 1500 hommes, dont 900 du pays ; les autres étaient venus en renfort de l’Orléanais et de Vendée. En face, les troupes du général « bleu » Desenfans (révolutionnaire), bien armées, étaient fortes de 2500 militaires de terrain.

 

croix-Vendee-Sancerroise-.JPG

 

Les "Amis de La Vendée Sancerroïse" firent ériger à la sortie de Sancerre, sir la route de Bourges, une croix dont le socle porte l'inscription suivante, surmontée d'une fleur de lys :

 

2 avril 1796

L'adjudant général

LE PICARD de PHELIPPEAUX

chef de l'armée

catholique et royale

s'empare de Sancerre

Le 12 avril Combat de Sens-Beaujeu

L'abbé Buchet

curé de Jalognes,

aumônier volontaire

des troupes royales,

en secourant des adversaires, meurt en martyr.

En 1966

En mémoire de sa fidélité et de celle de ses compagnons,

ce monument a été élevé

par le « Souvenir Sancerrois »,

héritier de la même volonté,

de la même foi et des mêmes espérances.

 

Il est surmonté d'une croix portant un cœur en son centre.  Le Cardinal Joseph Lefebvre, arche­vêque de Bourges, ayant, pour sa part, demandé aux membres du clergé de son diocèse de ne pas donner cette bénédiction, cette dernière fut donnée par un prêtre d'un autre diocèse.




En mars 1796, les troupes royalistes sont cantonnées dans Sancerre. Un soulèvement général est initialement prévu pour le 15 avril. Les chefs de la rébellion se cachaient, eux, dans les bois de Jars, alors que des dépôts de munitions avaient été approvisionnés dans des fermes de ce secteur.

 

Un soldat bleu du nom de Chigot et se disant déserteur vînt s'engager dans les troupes rebelles. En réalité, il s'agissait d'un espion envoyé par le général républicain Desenfans. Une fois connu l’itinéraire des trois colonnes devant rejoindre Jars, il rejoindra le dit Desenfans pour le mettre au courant de la marche des troupes de Phélippeaux ; c'est ce qui permettra aux Bleus de tendre le guet-apens de Sens-Beaujeu.

 

croix Vendée Sancerroise détail

 


Le monument érigé à Sancerre est surmonté de cette croix fleurdelisée.


A noter que la famille de l'Abbé Buchet, toujours présente dans le secteur, n'a pas été jugée digne d'être conviée à la cérémonie de bénédiction.


Peut-être ne sont-ils pas assez catholiques, ou suspectés de complicités révolutionnaires, comme le Cardinal Joseph Lefebvre...




 

 

 

 







C'est le 11 avril au soir que l'armée de Phélippeaux, forte d'environ 1.300 hommes, quitta Sancerre qu'elle occupait depuis le 2 avril. Elle fut divisée en trois colonnes qui, par trois routes différentes, devaient gagner le lieu du rendez-vous. La moins forte de ces colonnes devait passer par le bourg de Sens-Beaujeu. Elle comprenait environ deux cents hommes qui escortaient les voitures de munitions et de vivres. Les deux autres devaient rejoindre Jars par des routes diffé­rentes.

 

Sens-Beaujeu--7-.jpg


L'église de Sens-Beaujeu vers 1910.

 


Le mardi 12 avril 1796, à trois heures trente du matin que l’ armée royaliste entra dans Sens-Beaujeu. Immédiatement, le tir des Bleus se déchaîna et un combat d'une extrême violence commença qui se poursuivit jusqu'à huit heures du matin.

 

C'est durant cette bataille que périt, sous les balles des troupes de Desenfans, l'aumônier de l'armée catholique et royale, l'abbé Buchet, en allant porter le dernier sacrement aux morts et mourants de la bataille. Les rebelles royalistes furent, soit tués sur place comme l’Abbé Buchet, soit pris plus tard dans la journée dans les environs, et massacrés. Suite à cette tragédie, de nombreux interrogatoires eurent lieu dans les bourgs des environs, parfois suivis d’exactions.

 

croix Abbé Buchet (1)

 

 

 

 

 

 


Sur la place de Sens-Beaujeu, entre l'église et la fontaine, se dresse cette modeste croix en la mémoire de l'Abbé Buchet.


Ni coeur, ni Fleur de Lys, même pas d'inscription, mais des proportions beaucoup plus harmonieuses que son homologue sancerroise...







 

 

 

 


Il se dit aussi que le « trésor de guerre » des Royalistes fut caché dans un moulin proche de Neuilly en Sancerre, où il se trouve peut-être toujours, son dépositaire ayant entre-temps été tué. Le meunier fut ainsi assassiné le 11 janvier 1800 par des inconnus qui repartir sans avoir trouvé ce qu’ils cherchaient…

 

Phélippeaux mourut d’insolation en 1799 à St-Jean d’Acre (Syrie), après avoir contribué à l’arrêt des armées napoléoniennes devant cette ville.

 


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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 19:02
Dans mon précédent article, j'ai publié une photo en précisant qu'elle montrait un groupe de militaires dans une gare, peut-être celle de Veaugues. Plusieurs personnes à qui j'ai montré cette photo m'ont amené à repenser cette interprétation. En effet, beaucoup d'incohérences me poussent maintenant à croire que la plupart de ces personnes pourraient ne pas être des militaires.

galonné
Le personnage central, par sa position dans le groupe, paraît être le plus important. Il porte aux revers de son veston ce qui semble être des rameaux de chêne, et une distinction sur sa casquette.

N'ayant pas eu le privilège d'être appelé sous les drapeaux, je ne connais rien aux uniformes militaires, mais cet homme pourrait tout aussi bien être un chef de gare, ou même un chef de fanfare





jeune chef

Ce jeune homme, en haut à gauche de la photo, porte une casquette marquée de l'insigne du "P-O", autrement dit la compagnie du Chemin de Fer de Paris à Orléans.

Cette compagnie fit construire la ligne de Cosne à Bourges, et l'exploita jusqu'à la création de la SNCF en 1937.

Il est donc à présent le seul dont la fonction est formellement identifiée, mais quel était son grade?






brassard


Plusieurs personnages portent un brassard sur lequel est imprimé un matricule, sans que ce brassard puisse être associé à un autre élément de leur tenue (couleur de veste, casquette, chaussures...).







85 & bouteille

Deux personnages portent à la fois un tablier et une casquette marquée du numéro 85. S'il s'agit de militaires, on peut aussitôt penser au 85ème régiment de ligne, qui était basé à Cosne, donc tout près de Veaugues.


Le tablier fait plutôt penser à une tenue de travail, peut-être celle des ateliers de la S-E, où était entretenu le matériel roulant du "Tacot".

Ce monsieur serait-il un employé de la S-E qui aurait passé sa veste de conscrit par-dessus sa tenue de travail pour la photo?

En tous cas, la bouteille de rouge et les deux verres ne font pas très sérieux pour une photo de militaires...









sans moustache



Le groupe est encadré de deux hommes en armes, habillés à peu près pareil, à quelques détails près.

Celui de gauche porte la casquette "85", comme 4 autres personnages, alors que celui de droite est le seul
de tout de groupe à ne pas avoir de moustaches .

En gros plan, la casquette de celui-ci porte la mention GI, suivie d'une trosième lettre illisible.

Tous deux sont armés d'un fusil équipé d'une impressionnante baïonnette, et portent des sabots.

Ces éléments poussent à penser qu'il s'agit de militaires.









Au vu de toutes ces constatations, le groupe paraît bien hétérogène. A part la certitude que tous les personnages sont... de sexe masculin, et qu'il y a au moins un employé des chemins de fer, on est dans le flou total. A-t-on regroupé ces gens pour une occasion particulière? Souvenir du conflit de 14-18? L'enquête aboutira-t-elle?



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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 12:25
Il y a quelques jours, un habitant du village m'a confié cette photo, qui représente un groupe de militaires, prenant la pose pour l'occasion. Ce cliché a visiblement été pris sur le quai d'une gare, probablement au début du XXème siècle, peut-être lors de la 1ère Guerre Mondiale.

militaires-Veaugues-rd.jpg
La disposition des lieux correspond exactement avec l'architecture de la gare de Veaugues: taille, forme et espacement des ouvertures, horloge centrale. On voit en haut à gauche la base du cartouche maçonné indiquant le nom de la gare; il est abîmé, comme à Veaugues aujourd'hui.

Seule différence: au-dessus de la porte de gauche figure la mention "bagages". Aujourd'hui, la mention visible est "1ère classe", indiquant donc une salle d'attente.

Soit, depuis l'époque à laquelle a été prise cette photo, la salle a changé d'affectation, soit le cliché a été pris dans une autre gare du même type sur le même réseau, voire même la même ligne.

Donc, si quelqu'un pouvait éclairer ma lanterne, par exemple en reconnaissant un des personnages présents, cela me permettrait d'avancer un peu...

merci d'avance
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