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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 08:29

rep-12-1192.JPG

 

 

 

 

 

Un premier Avril, on aurait parié pour un montage effectué grâce à un logiciel de traitement d'images bien connu...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Eh bien non! Ce panneau existe bel et bien, et nul doute qu'il doit figurer sur l'interminable liste que doivent apprendre à connaître les candidats au permis. Contrairement à celle de Sancerre, la municipalité de Cosne fait preuve de plus de considération envers les handicapés moteurs, qui disposent d'un emplacement réservé pour la pêche. Ils peuvent s'installer tranquillementau bord du Nohain, près de la nouvelle salle de sports, pour tendre leurs gaules. Un bon point pour cette initiative!

 

 

 

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 07:59

Nombreuses sont dans nos villes et villages les rues portant le nom de grandes villes : rue ou route de Paris, de Toulouse, de Rennes, souvent parce que lesdites rues mènent à ces villes. A une époque, toutes ces rues ont été rebaptisées du nom de personnages célèbres avec, en premier lieu, l’inévitable Général De Gaulle, ce qui fait qu’on finit par s’y perdre.

 

Cosne-2011-06-14--3-.JPG

A Cosne, il est un mystère : la rue de Veaugues ! Elle débute au bas du Boulevard de la République (connu de mon enfance sous le nom de Place du Marché), juste avant le pont sur le Nohain, sur la gauche. Après un coude vers le Nord, elle traverse la Rue Waldeck-Rousseau, puis se termine Rue du Commerce.


Cosne 2011-06-14 (1)

 

 

 

Il existe même une Impasse de Veaugues, qui a son départ rue du même nom, et se termine dans une cour lugubre… Ces deux voies sans importance sont bordées de bâtiments dépareillés et encombrées de voitures garées un peu partout.

 

 

 


 

Cosne-2011-06-14--2-.JPG

 

 

De tout cet ensemble, seul se remarque ce tableau de porte qui semble remonter aux XVème ou XVIème siècles. Réutilisation, ou seul élément subsistant d’une architecture qui a subi les affres de rénovations irrespectueuses ?

 

 

Cela ne nous dit en tous cas pas pourquoi il y a à Cosne une Rue de Veaugues !

 

 

 

 

 

 


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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 09:57

1 Fontmorigny 2011-06-19 (3)

 

 

 

 

 

C’est dimanche dernier, lors d’une conférence de plein air au cours de laquelle Olivier Trotignon nous a passionnés avec l’histoire de l’ordre Cistercien en Berry, que j’ai redécouvert l’Abbaye de Fontmorigny, dont les origines remontent au XIIème siècle. Derrière le conférencier, le porche de l’église date de la réfection de l’abbaye vers 1725.

 

 

 


 

1b-vue-ancienne-Ouest.jpg

 

 

 

 

La même vue vers 1910. Le bâtiment de droite dont le fronton de la porte principale arbore la date de 1726, est aujourd’hui ruiné.

 

 

 

 

 

 

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Le site vu du Sud-Est. Au premier plan, les jardins ; de gauche à droite : le réfectoire des moines, le cloître ruiné, et l’église.

 

2b-Vue-ancienne-Sud-Est.jpg

 

 

 

 

 

A comparer avec la même vue prise cent ans plus tôt…

 

 

 

 

3 Fontmorigny 2011-06-19 (11)

Le bras Sud du transept porte les traces de deux toitures successives. La plus basse correspond au cloître du XIIème siècle ; celle au-dessus au nouveau cloître du début du XVIIIème siècle.

 

4-Fontmorigny-2011-06-19--6-.JPG

 

 

 

 

L’intérieur du bras Nord du transept. Il ne reste de l’église que le chœur, la nef ayant été démolie dans les années 1950. Le sol actuel date du XVIIIème siècle, celui d’origine étant 1,50 mètre plus bas. Les ouvertures murées en arc brisé correspondent à d’anciennes chapelles détruites.

 

 

 

 

 

 

5-cloitre-1.JPG

 

 

 

Le cloître du XVIIIème siècle, qui a remplacé celui d’origine a été ruiné vers 1950, et ses pierres récupérées. Le voici vers 1988.


 

 

 

 

5b-Fontmorigny-2011-06-19--9-.JPG

Les propriétaires actuels, Mr et Mme Mangeot, ont effectué un admirable travail de restauration !

 

6-Fontmorigny-2011-06-19--12-.JPG

 

 

 

 

Une de leurs dernières actions fut la remise en culture du jardin, qui comprend trois sections ; ici le potager, aux légumes parfaitement alignés et agréablement panachés.

 

 

 

 

 

7-Fontmorigny-2011-06-19--16-.JPG

 

 

 

 

Un peu plus loin, des parterres sont réservés aux plantes aromatiques ; voici un carré exclusivement dédié à diverses espèces de Menthes. Au font, le jardin fruitier, avec de nombreuses espèces de Pommiers et de Poiriers.

 

 

 

 

 

8-Fontmorigny-2011-06-19--21-.JPG

 

 

 

 

Au Sud-Ouest se trouve le réfectoire des moines, un des rares bâtiments à avoir échappé à la frénésie des démolisseurs.


 

 

 

 

9 Fontmorigny 2011-06-19 (20)

Récemment restauré, l’intérieur possède de superbes croisées d’ogives reposant sur une rangée de piliers centraux.

 

10-Fontmorigny-2011-06-19--2-.JPG

 

 

 

Même… les toilettes ont été traitées avec goût, en mettant en valeur ce qui restait du bâtiment ancien dans lequel elles ont été aménagées !

 


 

Pour en savoir plus sur ce lieu qui mérite la visite, et même un long détour, rendez-vous sur leur site internet….

 

 

 

 

 

 

 


 

 


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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 12:18

1-Le-Noyer-entree.JPG

 

Le Village du Noyer, dans le Pays-Fort (région de Vailly sur Sauldre), est le berceau familial du côté de ma mère. La commune a été créée en 1846 aux dépens de l'ancienne commune de Boucard, qui était devenue plus petite que le village du Noyer qui en dépendait). Voici quelques aperçus de ce village qui a su garder tout son charme rural...

 

 

 

2 Le Noyer CPA2a Le Noyer

 

Le village ne compte qu'un seul carrefour... Le voici vu depuis le porche de l'église.


 

 

1a-Le-Noyer-2011eglise.JPG

L'église du village date du XVIème siècle, et possède un porche d'entrée typique de cette époque (Gothique flamboyant).

 

 

3-Le-Noyer-CPA.jpg3a-Le-Noyer.JPG

 

Le même, vu depuis la route de La Chapelotte. Il est aujourd'hui impossible de réaliser le cliché suivant le même angle, car il semble qu'une maison ait été construite à l'emplacement où se tenait le photographe en 1900.

 


 

 

4-Le-Noyer-CPA.jpg4a-Le-Noyer-2011.JPG

 

La route de Jars. Il semble que le bâtiment à droite ait été entièrement reconstruit, à moins que sa façade n'ait subi un remaniement en profondeur. L'hôtel a, lui, disparu.

 


 

 

5a-Le-Noyer-2011.JPG

5 Le Noyer CPA

 

Derrière l'église se trouve une jolie demeure "bourgeoise". Son propriétaire nous apprendra avec beaucoup d'amabilité qu'il s'agit de l'ancienne résidence des régisseurs du domaine de Boucard. Pour des raisons ostentatoires, cette propriété s'est vue adjoindre une tourelle, accolée à une dépendance.

 


 

 

6-Le-Noyer-CPA.jpg6a-Le-Noyer-2011.JPG

 

Rapprochons-nous...

 


 

 

6c-Le-Noyer-presbytere.JPG

A droite de cette maison se trouve l'ancien presbytère. Encore une belle maison à laquelle les blocs de grès ferrugineux local apportent indéniablement une touche esthétique.

 

 

 

6d-Le-Noyer-2011frise.JPG

 

 

 

 

 

 

Cette porte piétonne permettant d'y accéder depuis l'Ouest a été ornée de ce linteau probablement récupéré sur un bâtiment d'époque Renaissance. Pourquoi pas l'aile Ouest du château de Boucard, démolie vers 1675?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

7-Le-Noyer-CPA.jpg7a-Le-Noyer-2011.JPG

 

Sur la route de Villegenon, rien ne semble avoir changé en cent ans. Par chance, ni voitures, ni antennes paraboliques sur le cliché de 2011; et Photoshop n'est pas passé par là!


 

 

8-Le-Noyer-2011.JPG

Pour finir, une petite maison toute simple, mais bien conservée. Dans le village, le grès ferrugineux, appelé roussard par les tailleurs de pierre, est partout, et fait partie de l'identité du Pays Fort, au même titre que les anciennes constructions à pans de bois, dont je montrerai un exemple bientôt...

 

 


 

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 08:56

1-Tour-Goguin-2011-05-22--3-.JPG

Anciennement Tour de Cuffy, la Tour Goguin tient son nom actuel de son propriétaire qui l’avait vendue en 1906. Datant du XIIème Siècle, époque de construction de l’enceinte fortifiée de Nevers, elle fut réaménagée au XVème, puis plus tard transformée en moulin à vent.  Elle est classée depuis 1945.

 

2-Nevers-Tour-Goguin-1910.jpg

 

 

 

Sur cette ancienne vue prise depuis le pont sur la Loire, on distingue des bâtiments accolés à la Tour, qui ont depuis été rasés. On voit aussi, amarré à la berge, des bateaux-lavoirs. A noter que l’accès à la tour se fait par la rue… du Singe !

 

 


 

3-Nevers-2011-05-22--1-.JPG

L’ancienne « Route Royale de Paris à Lyon par le Bourbonnais » traverse la Loire au moyen de ce magnifique pont en grès rose. Le fait que le fleuve ait gardé son aspect sauvage et naturel ajoute indéniablement une touche agréable à la situation de Nevers. Et tant pis pour ceux et celles qui déplorent qu’on n’ait pas « aménagé » la Loire comme on l’a fait avec le Rhône, qui n’est aujourd’hui qu’un égout à ciel ouvert bordé d’usines polluantes…

 4 Nevers 2011-05-22 (2)

Le quartier du « Singe » a commencé à être restauré. Le piquage de l’enduit de cette maison apparemment bien ordinaire a laissé apparaître ces ouvertures à arcades. Peut-être un ancien marché couvert, dit-on. Gageons que ces éléments architecturaux soient mis en valeur !

 

5-Nevers-2011-05-22--3-.JPG

 

 

 

 

 

Comme toutes les villes anciennes, Nevers possèdent de nombreuses ruelles étroites, qui devaient être aux époques médiévales de vrais coupe-gorges…

 

 

 

 

 

 

 

 

6-cygne---petits-Nevers-2011-05-22--2-.JPG

 

 

 

 

Terminons avec l’image paisible de ce cygne avec ses petits (comment les appelle-t-on ?), sur le plan d’eau de Niffonds, tout près de Nevers. Quatre sont blancs, et un gris…

 

 

 

 


 

 

 


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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 17:33

Guy de Mello, évêque d’Auxerre de 1247 à 1269, fonde vers 1260 la Villa Catulli, château entouré d’une enceinte régulière. Le Comte de Nevers Eudes de Bourgogne fait arrêter le chantier, car il menace son château de Cosne. Louis IX intervient pour autoriser la poursuite des travaux. Pris successivement par les Anglais et leurs alliés les Armagnac, il est ruiné vers 1420 ; il n’en reste qu’une tour présentant des archères à étrier.

 

1 face Est 2011-01-12 (3)

 

 

 

 

 

La face Est de la Chapelle Sainte-Brigitte conserve les traces de plusieurs ouvertures murées.

 

Le bâtiment réutilise une partie des murs de l'ancien château des Evêques d'Auxerre, ruiné pendant la Guerre de Cent ans.

 

Le clocher date de 1862.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 chapelle-Sainte-Brigitte CPA

 

 

 

Carte postale des années 1900-1910. Il semble que des ruines soient visibles au premier plan, sur la droite.

 


 

 

 

 

 

Guy de Mello avait également fait construire un oratoire mais la chapelle actuelle, qui réutilise en partie des murs semblant dater du XVème siècle, fut construite pour servir de lieu de culte provisoire après l’écroulement du clocher de St-Aignan en 1738. Elle fut consacrée le 6 décembre 1742 à Ste-Brigitte de Suède, on y vénérait également St-Nicolas.

 

3 tour

 

 

Cette tour, datant du XVème siècle, est l'unique vestige de l'enceinte du château. Ce dernier comprenait, outre un corps de logis, de vastes écuries, une grange et "une cave immense taillée dans le roc".


 

 

 

 

 

 

 

 

 

4 archère

 

 

 

 

 

La tour était munie, à l'origine, d'archères à étrier. Celle-ci a vu sa partie inférieure murée, et a été aménagée en fenêtre pour éclairer ce qui est maintenant la sacrisite.

 


 

 

 

 

 

 


 

5 face Sud 2011-01-12

 La face Sud de la chapelle donnait à l'origine sur la cour intérieure du château. Elle présente également les traces de plusieurs ouvertures murées. La face Ouest est dépourvue de chevet, et était autrefois percée par une baie aujourd'hui murée.


 

6 fenêtre Ouest

 

 

 

Sur la partie supérieure de l'ouverture murée, une croix fleurdelysée avec, en son centre, une main bénissant, est sculptée au milieu d’un trilobe. Les deux doigts indicateurs sont levés vers le ciel, symbole de consolation et d'espérance.

 

 

 

 

 

 


 

 


 

7 intérieur

 

L'intérieur de la chapelle est très sobre. Un retable de pierre peinte représentant St-Nicolas et Ste-Brigitte est entouré de deux statues.

 


 

8 fontaine

 

 

 

 

En-dessous de la chapelle, près de la Loire, se trouve une fontaine, auprès de laquelle les femmes venaient parfois de très loin se recueillir à la Pentecôte et le 8 octobre (précédemment jour de la Sainte Brigitte).


 

 

 

 

 

 

 

 

9 fontaine (détail)

 

Elles priaient tantôt afin d'être délivrées de leur grossesse, tantôt pour obtenir le lait nécessaire à leur nourrisson. Il fut attribué de nombreuses guérisons à la fontaine. Ce culte est probablement à rapprocher de celui de Saint-Guerluchon, à Ste-Solange. La fontaine, située dans une propriété privée, est visible depuis la promenade du bord de Loire, mais on ne peut y accéder.

 


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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 09:13

Le village des Aix était au Moyen-âge, avec la Chapelle d’Angillon, un des deux centres de commandement d’une seigneurie bicéphale, tenue par la famille de Seuly (Sully).

 

motte-XIeme-S.jpg

 

 

 

Son nom serait une déformation des « haies de Gilon », les haies étant les fortifications composées de palissades de pieux acérés qui entouraient les mottes et enceintes castrales des X-XIIèmes siècles.

 

Dessin Denis Fargeot.

 

 

 

 

 

 


 

1 Les Aix église V. 1900

L'église collégiale St-Ytier vers 1900. Le mur et le porche visible sur la gauche ont aujourd'hui disparu.


 

2 Les Aix église (2)

 

 

Le porche de l'église, dont la construction remonte au XIIème siècle.

 

L'église, entourée de bâtiments sur deux côtés, est difficile à photographier. Les voitures garées à proximité ne facilitent pas la tâche...

 

 

 

 

 

 


 

Après être passée entre les mains de plusieurs familles, la seigneurie fut échangée vers 1775 par Paul de Beauvilliers contre le château d'Argy, dans l'Indre, propriété du marquis de Bouthillier. Ce dernier, membre de l'Assemblée Provinciale de 1778, siégea en 1789 au Parti de la Résistance et émigra, à la suite de quoi la terre des Aix fut vendue comme domaine national.


 

3 Les Aix impasse du chapître (3)

 

L'enceinte castrale est desservie par une unique rue, bordée par la grange aux dîmes, et qui se termine en face du presbytère.

 

C'est dans ce secteur que se trouvent les maisons les plus anciennes, même si elles sont aujourd'hui souvent défigurées.

 

 

 

 

9 Les Aix impasse du chapître (4)

 

 

 

 

 

 

Au niveau du presbytère se trouve ce puits ancien, enchâssé dans le mur...

 

           

 

 

 

 

 

 

 

De dimensions modestes, le château était situé à l'emplacement des écoles actuelles, à l'ouest de la Porte de Bourges. Formant un ensemble avec ses dépendances et l'église seigneuriale, il était entouré de remparts et de fossés secs larges de 20 m et profonds de 3 à 4 m.

 

 

4 Les Aix plan ancien 2

 

Plan des Aix au XVème siècle. En bleu, les fossés du château.

 

 


 

            En 1301, Henry de Seuly donne aux habitants des Aix une charte d'affranchissement, à la suite de laquelle fut construite l'enceinte de la ville. Cette enceinte communiquait avec l'extérieur au moyen de cinq portes:

 

                        - le Pilier aux Sorciers (direction Bourges)

                        - une poterne donnant sur le Chemin de la Messe (Valentigny)

                        - la Porte-Bouchard (direction Sancerre)

                        - la Porte d'Henrichemont (Boisbelle à l'époque)

                        - une poterne donnant sur les prés rue de la Noue (actuellement rue                   des Vallières)


 

Les Aix porte de Bourges (3)

 

 

Le donjon fut construit en 1427 par Charles de Neuf-Molins, sieur de Bacouet. Jusqu'au XVIIeme siècle, l'église paroissiale des Aix était située à Valentigny, dans l'actuel cimetière, et l'église collégiale St-Ytier réservée au seigneur et à son entourage. 

 

A l'emplacement du Champ de Foire s'étendait le Bois de St-Ytier, appartenant au Chapître, mais en réalité utilisé comme garenne par les seigneurs.

 

 

 


 

            Le Maréchal de La Châtre s'empara du château en 1591, et fit démolir en partie les remparts, contre les restes desquels les Chanoines adossèrent par la suite leurs maisons. Les fossés, devenus sans utilité, furent peu à peu comblés.

 

 

6 Les Aix vue ancienne

 

Gravure de Chastillon représentant les Aix au XVIIème siècle. La vue est en principe prise en venant d'Henrichemont, mais pour coller à la réalité, l'enceinte castrale doit être pivotée de 90° horairement.


 

5 Les Aix CP 2 V. 1960

 

Cette vue de 1960 montre bien l'église collégiale, et le "donjon" (à gauche). La place au premier plan occupe l'emplacement des fossés, comblés en 1816.


 

7 Les Aix grange dîmes ancienne

 

Vue ancienne de la Grange aux Dîmes, prise depuis l'Est. Une maison bourgeoise a depuis été accolée à ce pignon, qui a donc perdu tout son caractère.

 


 

 

 

 

 

8 Les Aix grange aux dîmes

 

 

 

 

 

Le pignon Ouest de la même grange aujourd'hui. La clé de voûte de la porte cochère porte la date de 1764 à laquelle ont probablement été effectués des travaux.

 


 

           

 

 

 

 

Aujourd'hui, outre le donjon, on devine les soubassements des remparts sur une partie de leur tracé: rue du Glacis, route de Ste-Solange (derrière les maisons), et en face de la Salle des Fêtes.


 

10 Les Aix maison placette (2)

 

En face de l'église, cette maison est une des rares qui ait conservé de nombreux éléments architecturaux semblant remonter aux XVIème ou XVIIèmes siècles. Le puits est également ancien mais, contrairement aux affirmations de nombreux habitants, il ne donne accès à aucun souterrain...

 

 

 

 

Les-Aix-hotel-Dieu-1.jpg

 

 

 

Sur la place du centre-ville se trouve encore l'ancien Hôtel-Dieu, toujours muni de son clocheton.

 

           

 

 

 

De nombreuses maisons de l’ancienne enceinte castrale présentent des éléments remontant aux XVème et XVIème siecles, mais les affres des années 1950-60 sont passées par là, avec leur cortège de bétonnage. « Cachez-moi cette pierre que je ne saurais voir »…

 

11 Les Aix halle 1Pour finir, voici l'ancienne halle des Aix, qui a subsisté jusqu'au milieu du XXème siècle. Il est bien dommage qu'elle n'ai pas fait l'objet d'une restauration, comme ce fut le cas pour de nombreuses halles de ce type dans le Gâtinais (Beaumont, Milly-la Forêt, etc...)

 


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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 10:16

vue aérienne JonquillesCette vue aérienne récente montre le tracé de la rue des Jonquilles (trait rouge plein), qui relie la route de Sancerre à la route de Vinon. Cette rue a été aménagée à l'emplacement du petit train qui circula de 1907 à 1948. Le trait pointillé rouge indique l'emplacement de la voie disparue du Tacot.

 

 

vue chantier Tacot 1906

 

 

Ici, nous sommes vers 1906, et la vue est prise depuis les vignes au-dessus de la route de Sancerre. On voit le chantier de construction du Tacot avec, au fond, la gare de Veaugues.

 

 

 

 

 

 

vue Tacot 1917

 

 

 

 

Prise du même endroit, mais avec un angle différent, voici la ligne du Tacot vers 1914.

 

 

 

 

 

 

vue panoramique actuelle

 

Je suis retourné prendre le même cliché hier, et voici ce qu'on voit... Au fond, la coopérative occupe l'emplacement des installations de la gare et des ateliers du Tacot.

 

 

 

vue 1959

 

 

En 1959, date à laquelle a été pris ce cliché aérien, le parcours du Tacot est bien visible. A droite, la ligne principale Bourges-Cosne, encore active à cette époque.


 

 

 

 

 

 

rue des jonquillesLa rue des Jonquilles aujourd'hui, prise en direction de la route de Sancerre. C'est à son carrefour que, le 10 Mai 1939, la camionnette de Mr et Mme Mallet, épiciers à Montigny, fut percutée par un train, alors qu'elle n'avait pas ralenti au passage à niveau. Ses deux occupants furent tués, provoquant un vif émoi dans le coin. Suite à ce drame, la visibilité fut améliorée en arasant une haie. Il faut se rappeler que, sur le Tacot, aucun passage à niveau n'était gardé.

 

 

Pont ruelle des présLa ruelle des Prés passe sous la rue des Jonquilles au moyen de ce petit pont. Il s'agit en fait d'un pont construit en pierres pour le Tacot, puis qui fut élargi lorsque la plateforme du petit train fut aménagée pour le passage des voitures, à une date que je ne connais pas.

 

 

  

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 08:11

Dans un récent article, j’avais présenté le « Petit Journal » comme étant probablement une feuille de chou locale. Eh bien, mal m’en a pris ! J’aurais dû mieux me renseigner avant de raconter des bêtises, car le Le Petit Journal était un quotidien parisien, fondé par Moïse Polydore Millaud, qui a paru de 1863 à 1944. A la veille de la guerre de 1914-18, c'est l'un des quatre plus grands quotidiens français d’avant-guerre, avec Le Petit Parisien, Le Matin, et Le Journal.

 

Bon marché et d’un format commode (l’actuel « tabloïd »), il propose un contenu distrayant (fait divers, feuilleton, horoscope et chronique). Suite à l’affaire Troppmann, le Petit Journal se spécialise dans l’exploitation des faits divers, qui devient alors la stratégie éditoriale du journal sur laquelle beaucoup d'historiens ont porté un jugement sévère.

 

Petit-Journal-1899.jpgEn 1890, Ce journal de presse populaire tirant à 1 million d’exemplaires expédie 80 % de son tirage en province. Le Petit Journal est alors l'un des trois principaux journaux français.

 

Par la suite, le Petit Journal s’engagea politiquement, et son lectorat s’effrita lentement, probablement en raison des engagements politiques de ses dirigeants.  En 1937, il devint l'organe du Parti social français du colonel de La Rocque, dont la devise, "Travail - Famille - Patrie" (reprise par la suite, en 1940, par l'Etat français) figure sous le titre du quotidien. Ces choix politiques firent qu’il ne survécut pas à la fin de la guerre, disparaissant en 1944.

 


Informations tirées de l’Encyclopédie en ligne Wikipédia.

 

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 14:10

affiche-petit-Journal-1.jpg

 

En arrivant à Montigny depuis Fouillet par la D44, faute de panneau stop (ce qui serait pourtant un plus pour la sécurité), l'attention est attirée, mais pour combien de temps encore (?) par cette publicité délicieusement désuète pour un petit journal local.


 

affiche petit Journal 2

 

 

Il est clairement indiqué que le "Petit Journal", qui comporte 6 pages, est "le mieux informé". Il semble qu'une autre inscription figure en bas et à gauche de la publicité, mais elle est malheureusement illisible. A noter que l'administration a eu la bonne idée de ne pas retirer le panneau indicateur d'époque.

 

 

A moins d'un classement ou d'une restauration dans les règles de l'art de ce qui peut être considéré comme un modeste élément de notre petit patrimoine, il est à craindre que cette "réclame" (comme on disait à cette époque) ne disparaisse au prochain ravalement de la maison...

 


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