Parmi les derniers fruits, que nous offre l'automne, après les coings, et injustement oubliées de presque tous (ma mère me disait que ce n'était pas bon...), voici les nèfles. La nèfle fait partie de ces fruits dits "anciens", que l'on redécouvre aujourd'hui après avoir passé des décennies à vanter les mérites de pommes Golden insipides...
La nèfle est de la même famille que la pomme, la poire ou la corme. Le néflier sauvage pousse sur les terrains siliceux; on en trouve dans les bois du Pays-Fort (Sens-Beaujeu, la Borne)... Les variétés cultivées comme ici, plus grosses, se greffent sur de l'aubépine (ceux qui veulent des greffons peuvent me contacter, mais il faut savoir greffer, ce qui n'est pas mon cas!).

Elle contient cinq gros pépins, en fait presque des noyaux, et il faut reconnaître qu'elle n'est pas pratique à manger. Immangeable fraîche, il faut attendre qu'elle soit blette pour la consommer; elle est alors d'une couleur marron peu engageante...

La chair est très sucrée et parfumée, mais on s'en met plein les doigts en l'épluchant. On peut aussi en faire de la confiture, mais il ne faut pas mettre plus de 500 grammes de sucre par kilo de fruits pelés et épépinés.