Après 36 ans à Veaugues, direction Le Noyer pour vous faire découvrir son cadre, son histoire, et aussi quelques billets d'humeur...
Par sirius
Cramain est probablement le haut-fourneau nivernais dont les vestiges sont les mieux conservés. Il est situé à une vingtaine de kilomètres à l’Est de La Charité sur Loire dans un environnement où abondaient tous les éléments nécessaires à l’art de la métallurgie, à savoir le minerai, le bois pour la chauffe, et l’eau pour fournir l’énergie aux différents appareils.
Signalé dès 1456, il est affermé en 1665 pour la somme importante de 10.000 livres annuelles, signe de sa prospérité due aux commandes de canons et boulets par l’armée de Louis XIV. Entièrement reconstruit vers 1820, il produira alors de la fonte pour l’usine de Fourchambault avant d’être arrêté définitivement en 1844.
Sources :
http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/mersri_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=IA58000658
Aujourd’hui, Cramain consiste en quelques ruines dans un écrin de verdure, au bord du ruisseau la Sillondre, un affluent du Mazou. Au centre, le haut-fourneau ; en bas, le long de la route, les écuries.
Le site de Cramain à son apogée vers 1830.Au milieu, on reconnaît la halle de coulée à ses oculus et, juste derrière, le haut-fourneau. Au premier plan, en bas, le patouillet servait à laver le minerai avant sa mise en fourneau. La maison du Maître de forges était un beau bâtiment jouxté d’un jardin ; il n’en reste aujourd’hui que la cave voûtée.
Dessin de Coignet, tiré de « Le fer en Nivernais, Age d'or et déclin, 17e-19e siècle, par GARNAT, C., CARNAT, J.C. » Centre de documentation pédagogique de Nevers, Nevers, (ex. dact.), 1987, 121 pages. Colorisation Sirius.
Le pignon de la halle de coulée est toujours debout. En arrière, on devine le haut-fourneau. De la maison du Maître de forges, qui était située sur la droite, il ne reste qu’une immense cave voûtée, dont l’accès est très difficile en raison de l’épaisse végétation épineuse.
Le haut-fourneau est très bien conservé extérieurement. Son revêtement intérieur en briques réfractaires a disparu, probablement récupéré pour être réutilisé ailleurs. La rampe de chargement est à droite.
Cette autre vue du fourneau montre bien l’arche livrant passage à la rampe de chargement, par laquelle on déversait dans le gueulard minerai, charbon de bois et castine. La castine est un calcaire qu’on ajoute pour agglomérer les scories et faciliter ainsi leur élimination. Ces déchets, une fois refroidis, sont entassés aux abords du site en immenses dépôts : ce sont le mâchefer et le laitier.
Sur le ruisseau, les restes d’un petit pont, peut-être celui figurant tout en bas sur la reconstitution…
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