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Après 36 ans à Veaugues, direction Le Noyer pour vous faire découvrir son cadre, son histoire, et aussi quelques billets d'humeur...

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Le Gui

1-Gui.JPG

On a coutume de traiter de « parasite » tout être vivant se nourrissant aux dépens de ses congénères, qu’il soit animal ou végétal. Parmi des derniers, on range injustement le Lierre et différentes lianes comme la Clématite des bois, qui ne font qu’utiliser leur hôte comme support, mais se nourrissent de manière autonome. S’il est une plante parasite par excellence, c’est bien le Gui, celui-là même que nos vénérables druides avaient réputation de récolter pour leurs cérémonies païennes. Ici, il commence à coloniser la cime d’un grand Tilleul de mon jardin, pourtant en parfaite santé.

 

2-Gui.JPG

Voici une vue qui montre bien que le Gui est implanté sur le bois-même ; ici, une Aubépine. Sa graine, déposée sur une branche par les déjections d’un oiseau, lance une racine qui perce l’écorce et se soude au bois. Il ne lui reste alors plus qu’à lancer dans le bois de son hôte des racines traçantes qui suivent le bois sain, et nourrissent le parasite en suçant sa sève ! Lorsqu’il s’agit d’un grand arbre comme mon Tilleul, les dommages sont négligeables. Par contre, de vieux Pommiers finissent par être dépouillés de toute leur vitalité par d’innombrables touffes de Gui.

 

3-Gui.JPG

En Mars ou Avril, le Gui fleurit. Il produit de petites inflorescences jaune-vert, très discrètes. On trouve le Gui sur de nombreuses espèces d’arbres : Pommier, Peuplier, Aubépine, Erables, etc…, mais il est rarissime sur le Chêne. Un pied de Gui peut se propager en drageonnant depuis ses racines, produisant ainsi des touffes-filles loin du pied-mère.

 

4-Gui.JPG

Après la fleur, le fruit, qui apparaît à la fin de l’Eté. Les fruits restent très longtemps sur la branche, jusqu’à ce que les oiseaux (essentiellement les Grives et Merles) les mangent. Ici, sur le tronc principal d'un Erable Champêtre de bonne taille.

 

5-Gui.JPG

Ils ont la taille, la forme et la couleur de Groseilles blanches, et leur consistance est gluante. On en fabriquait autrefois une glu qui servait de colle, ou pour piéger les oiseaux !

 


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C
<br /> Non par chez moi je n'en vois pas en balade ! j'ai bien vu les photos<br /> <br /> <br /> A bientôt<br />
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S
<br /> <br /> C'est normal, le Gui ne pousse pas dans le Midi! Vous avez assez d'autres belles plantes comme ça; laissez-nous au moins le Gui!<br /> <br /> <br /> <br />
C
<br /> Un très bel article que j'ai lu avant le dernier commentaire , tu as la chance d'avoir du bon gui , mais je n'en vois pas<br /> <br /> <br /> A bientôt<br />
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S
<br /> <br /> Que veux-tu dire par "je n'en vois pas"? les images sont là!<br /> <br /> <br /> <br />
A
<br /> En France, le gui figure sur une liste d'organismes dits « nuisibles » dont la destruction peut être<br /> rendue localement et temporairement obligatoire par arrêté préfectoral.<br /> <br /> <br /> En herboristerie, le gui était prescrit pour soigner l’épilepsie, les désordres nerveux et la<br /> digestion. Au 19ème siècle, il entrait dans la composition de remèdes contre la coqueluche. La viscine, substance contenue dans le fruit blanc du gui, servait autrefois à faire de la glu. Plus<br /> récemment, utilisée à faible dose, elle s’avère bénéfique contre l’hypertension et les maladies cardiaques.<br /> <br /> <br /> A pluche.<br />
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S
<br /> <br /> Merci pour ces informations, qui me reviendront certainement à la mémoire si je souffre des maladies citées. Je n'aurai alors qu'à tendre le bras pour "cueillir" le remède!<br /> <br /> <br /> <br />