Après 36 ans à Veaugues, direction Le Noyer pour vous faire découvrir son cadre, son histoire, et aussi quelques billets d'humeur...
Par sirius
Le musée des Amis du Vieux Guérigny est installé sur le site des anciennes Forges Royales depuis 1975, et organise, comme chaque été, son exposition annuelle. Celle-ci comprend l’expo permanente, et une partie temporaire, renouvelée chaque été.
Une vue de l’accueil, toujours aussi sympathique. Cette fois, cerise sur le gâteau, les visiteurs ont droit aux services d’une jeune guide, aussi agréable que compétente, et ce sans supplément de prix !
La partie permanente a été réorganisée, afin de mieux mettre en valeur les maquettes et dioramas réalisés par l’association. Ici, l’intérieur de la forge de aux ancres au 18ème siècle…
A l’extérieur, dans la zone industrielle de Villemenant, on peut encore voir cette grue de manutention du 19ème siècle.
Ici, la salle consacrée à la Marine, également réaménagée. C’est à Guérigny qu’avaient été forgées les ancres du paquebot « France ».
L’exposition temporaire traite des métiers du bois. De nombreuses réalisations ont été prêtées pour l’occasion par diverses associations. Ainsi, ces maquettes de charpentes ont-elles été réalisées par les Amis de la Cathédrale de Nevers (enfin, je crois…).
De petits dioramas représentent divers ateliers d’artisans du bois. Ici, le tonnelier…
Un tour à bois du 18ème siècle, en parfait état !
Détail du mécanisme. Inutile de préciser qu’il était actionné par son utilisateur, au moyen d’une pédale, comme les machines à coudre de nos grand-mères…
Cette collection de véhicules hippomobile provient de Savoie, et on y trouve de tout, depuis le char à foin jusqu’à la malle-poste…
Ici, c’est une forge de campagne. Indispensables en temps de guerre, les forgerons réparaient les armes sur le terrain ; il leur fallait donc une forge, ici installée sur un chariot à 4 roues…
Beaucoup ont oublié que la Loire fut un important axe de transport, jusqu’à l’ouverture du Canal Latéral à la Loire vers 1840. Ici, c’est une gabarre, bateau à fond plat adapté à ce fleuve au lit peu profond…
A l’étage, qui n’a pas encore bénéficié du réaménagement progressif, les entraits de la charpente sont réalisés en deux parties, assemblées par un « trait de Jupiter »…
Tout près du musée, les anciens bâtiments de la direction et des services administratifs semblent hélas à l’abandon. Notre guide nous explique que c’et le morcellement de leur propriété qui fait obstacle à leur mise en valeur. Bien dommage, car cet endroit a beaucoup de caractère !
Pour finir, voici Pierre Babaud de la Chaussade, à qui on doit la prospérité de Guérigny (et de Cosne) durant la seconde moitié du 18ème Siècle. Propriétaire des forges depuis 1741 il les vendra finalement à l’Etat en 1781, et c’est à cette date qu’elles prendront le nom de « Forges Royales ».
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