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Après 36 ans à Veaugues, direction Le Noyer pour vous faire découvrir son cadre, son histoire, et aussi quelques billets d'humeur...

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L'aqueduc gallo-romain de Traslay

Au temps de sa splendeur, Avaricum (nom de Bourges aux temps gallo-romains), était alimentée en eau par plusieurs aqueducs, dont le plus long ne faisait pas moins de 42 kilomètres. Il captait les eaux de la fontaine de Traslay (commune d'Ourouer les Bourdelins), et la conduisait jusque dans la capitale des Bituriges en suivant une pente continue de 0,6 mm par mètre, soit un dénivelé de 25 mètres environ.

 

1 tracé aqueduc Traslay

 

Carte du tracé, d'après les travaux de A. Bernon et P. Trotignon, parus dans la Carte Archéologique de la Gaule (Académie des Inscriptions et Belles-Lettres). En bleu: l'aqueduc; en rouge: les routes principales.


 

2-trace-aqueduc-Traslay-a-Soye.JPG

 

 

 

 

 

Cliché n°2; pris là où l'aqueduc croise la D 15, entre Bourges et Soye. Souterrain sur la plupart de son parcours, il faisait des lacets pour épouser les courbes de niveau, mais devait parfois couper un vallon à l'air libre pour raccourcir la distance.

 

 

 

 

 

 

 

3-trace-aqueduc-Traslay-a-Soye.JPG

 

 

 

 

Sur cet autre cliché (n°2) pris au même endroit, on voit bien les traces de l'aqueduc, qui ressortait à l'air libre pour franchir un vallon, soit sur un pont, soit simplement sur une levée.

 

 

 

 

 

4-Traslay-1.JPG

 

 

 

Cliché n°4, pris lors du chantier de la rocade est il y a une dizaine d'années. L'aqueduc est ici souterrain. les ingénieurs romains avaient fait creuser une tranchée; la maçonnerie était ainsi construite à l'air libre, et la terre replacée au-dessus de la voûte de l'ouvrage. A certains endroits, cette dernière était à fleur de terre, et les labours finirent par en déchausser les pierres, laissant ainsi une trace rectiligne dans les champs. C'est probablement de là qu'est née la légende hélas vivace affirmant que les voies romaines étaient doublées d'un souterrain...

 

 

 

 

 

5-Traslay-2.JPG

 

 

 

Cliché n°5. Les personnages donnent une idée de la dimension de l'ouvrage. Il peut toujours être observé dans ce secteur, à l'endroit où il a été recoupé par les carrières, mais il est difficile à localiser et l'endroit est dangereux.

 

 

 

 

 

 

6-Traslay-3.JPG

 

Ici, toujours au même endroit, on aperçoit le jour de l'autre côté du conduit, là où il a été mis au jour par les travaux des carrières. Le conduit où coulait l'eau, de dimensions 40 x 40 cms environ, était enduit d'un mortier étanche fait à base de chaux et de brique pilée: le mortier de tuileau. La hauteur intérieure totale de l'ouvrage variait entre 1,30m et 1,80 m. Construit après la conquête de la région par les Romains (vers 50 av JC), il fut utilisé jusque vers la fin du IIIème siècle ap JC.

 

 

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M
<br /> <br /> Je me suis souvent demandé si ces portions d'aqueducs en s'effondrant sous le soc de la charrue, par exemple ne pourraient pas être à l'origine des histoires de souterrains ? Nos ancêtres paysans<br /> pouvaient être impressionnés par ces cavités sombres et inquiétantes.<br /> <br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> Tu as tout compris!<br /> <br /> <br /> <br />
P
<br /> <br /> De sacrés batisseurs ces Romains, plus de mille ans après ils ont laissé leurs marques. A bientôt.<br /> <br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> Eh oui! Quand on voit qu'on démolit à l'explosif les "barres" des années 1960, ça laisse rêveur!<br /> <br /> <br /> <br />
C
<br /> <br /> C'est magnifique cette réalisation . <br /> <br /> <br /> A bientôt <br /> <br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> Pas si fous, ces Romains!<br /> <br /> <br /> <br />
P
<br /> <br /> C'est du bel ouvrage ! L'eau était vitale pour les villes et sans eau pas de développement. Les "ingénieurs" romains étaient bien compétents. Je ne me pose pas vraiment la question du statut des<br /> ouvriers ..... ils devaient je pense être contents d'avoir du travail, et de participer à la construction d'un "ouvrage d'art". Le travail était bien fait ...... il y a encore des traces plus de<br /> 2000 ans plus tard ! Et quel bel article encore Sirius. merci<br /> <br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> L'organisation sociale du monde gallo-romain étant bien différente de la nôtre, et même de celle des temps médiévaux, il faudra que j'essaye d'en savoir plus sur ce sujet... L'aqueduc en question<br /> existe encore, en souterrain, sur la plupart de son parcours; de quoi nourrir des légendes et fantasmes pour longtemps encore!<br /> <br /> <br /> <br />
C
<br /> <br /> Ingénieux ces romains. Après avoir capté l'eau ils ont même pensé à construire des thermes. Je suis persuadée que ce sont des esclaves qui ont trimé dur pour édifier une telle construction. Je me<br /> souviens d'un séjour dans la ville de Saintes (17) où il y a également un aqueduc qui était en cours de restauration. Cela fait plusieurs années et je me demande si les travaux entrepris ont pu<br /> être menés jusqu'au bout car cela doit demander des sommes colossales. Messieurs les mécènes à votre porte-monnaie.<br /> <br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> Franchement, je préférerais voir l'argent public aller à la restauration d'ouvrages gallo-romains, plutôt qu'à subventionner des équipes de footballeurs professionnels qui payent leurs joueurs<br /> plusiers millions d'Euros par an!<br /> <br /> <br /> <br />
O
<br /> <br /> Toujours aussi impressionnant le boulot des Romains!! Il n'y avait eu aucune surveillance archéologique (j'entends par des professionnels) lors de ces travaux?<br /> <br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> En fait, l'aqueduc était connu bien avant ces travaux (il y a 10 ans), et déjà bien étudié. La construction de la rocade l'a en effet détruit sur une centaine de mètres au moins. Le tracé se perd<br /> à son entré à Bourges, car cette ville était alimentée par une dizaine d'aqueducs, qui devaient plus ou moins se rejoindre.<br /> <br /> <br /> <br />
G
<br /> <br /> 42 km, il suffirait d'y ajouter 195 mètres et vous pourriez y organiser un marathon.<br /> Bien cordialement             -Gowitt<br /> PS: Votre érudition me fascine.<br /> <br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> Pour pondre ce genre d'article, il y a deux solutions. La première consiste à être bardé de diplômes et muni de deux valises d'autorisations administratives et d'ordres de mission, puis de<br /> creuser; ça, d'autres l'ont heureusement fait avant moi et je n'aurai pas l'insolence de mettre en doute la qualité de leur travail. La seconde, la mienne, consiste à recopier ce qu'ils ont fait<br /> et à y ajouter mes propres clichés et cartes.<br /> <br /> <br /> Quant aux 195 mètres manquants, peut-être faut-il y voir un manque de moyens financiers.<br /> <br /> <br /> <br />
A
<br /> <br /> Il faut reconnaître que les Romains ont toujours réussi à faire de belles constructions et capter une source à 42 km prouve encore une fois leur intelligence, on peut seulement imaginer que la<br /> main d'oeuvre était bon marché à cette époque <br /> <br /> <br /> Cordialement.<br /> <br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> J'avoue ne pas savoir quel était le statut de ceux qui travaillaient sur ces chantiers; étaient-ils salariés, ou simples esclaves suant sang et eau contre leur pitance? En tous cas, les<br /> ingénieurs étaient très calés, car leurs réalisations n'avaient rien à envier à nos contemporains, et ce sans ordinateur, ni GPS, ni laser...<br /> <br /> <br /> <br />