Après 36 ans à Veaugues, direction Le Noyer pour vous faire découvrir son cadre, son histoire, et aussi quelques billets d'humeur...
Par sirius
C’est en m’arrêtant avec l’intention de photographier le lavoir de Montigny, que voici et que je vous présenterai dans un autre article, que mon attention s’est portée vers ce curieux bâtiment, que je croyais être le résultat de nombreuses reprises et modifications.
En m’approchant, je constate que, loin d’être fait « de bric et de broc », il paraît plutôt être une conception originale mariant des matériaux très divers. Alors que la maçonnerie des murs est en pierre calcaire locale non-enduite, les chaînages d’angles et les jambages d’ouvertures sont en blocs de béton soigneusement moulés, imitant à s’y méprendre la pierre, et agencés comme sur les constructions d’il y a 100 ans et plus. Le retrait dans l’épaisseur de ces « faux quartiers » laisse penser que la façade avait été conçue pour être enduite. Seule la taille des ouvertures du rez-de-chaussée est un peu disgracieuse.
Voici le détail d’une des ouvertures de l’étage. Outre les jambages et l’appui en béton moulé, on remarque que le linteau est fait d’un profilé métallique (IPM), ornés de deux rosaces, et qui est lui-même surmonté d’une décoration en briques rouges. Les allèges sont faites de parpaings parfaitement centré, et dont l’agencement permet d’imaginer qu’ils étaient partie intégrante du style de la façade.
Alors, peut-être est-ce tout simplement là le fruit d’un concepteur voulant, à son époque que je situerais dans la première moitié du 20ème siècle, donner dans l’innovation ? On aime ou on n’aime pas, mais c’est original, et exécuté avec des matériaux de qualité ; pas trace de ce béton ancien qui s’effrite si souvent !
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog