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5 mai 2019 7 05 /05 /mai /2019 10:32

Le précédent article étant, comme je l’avais annoncé, un avant-goût de la visite du Musée de la Faïence de Nevers, en voici une petite sélection qui vous donnera, je l’espère, envie de le découvrir.

 

Outre les collections permanentes, il abrite actuellement une exposition sur les productions verrières de Nevers (historique téléchargeable ici) et d’autres manufactures proches. Les plus anciennes pièces sont ces verres, hélas incomplets, des 14ème (à droite) et 15ème (à gauche) siècles.

 

Même si ceux-ci ont l’air de sortir tout droit de l’époque Art Nouveau, ils sont bien du 17ème siècle !

 

Idem pour cet ensemble, dont ce curieux vinaigrier en forme de sanglier. Les pièces opaques sont en verre opalin.

 

Deux gobelets à 8 pans du 17ème siècle, soufflés en moule.

 

Un pichet de verre opalin de 1700 environ.

 

Ces curieux flacons à boule et ce pichet couvert, éclatants de fraîcheur, ont bien 300 ans !

 

Tout comme ces pièces un peu plus fantaisistes. Il est bien évident que nous sommes là loin des verres utilitaires destinés à la vie quotidienne des manants que devaient produire mes ancêtres Ponnard au 16ème siècle…

 

Une sélection de gourdes et flacons du 18ème siècle.

 

Le Musée présente aussi quelques pièces des verreries d’Orléans, créées par des maîtres-verriers venant de Nevers, comme ce calice et cette tasse à filigranes de la fin du 17ème siècle.

 

Ou ce flacon (hauteur environ 20 cms).

 

Sélection des productions orléanaises.

 

Une autre salle propose quelques affiches publicitaires comme cette « réclame » pour le Banania, très présente lorsque j’étais enfant.

 

Je trouve celle-ci moins convaincante, surtout à cause de la couleur rose qui évoque plus la mortadelle que le chocolat.

 

Le savon Le Chat, qui existe toujours.

 

Tout comme le rouge à lèvres Rouge Baiser. J’aime bien le style de ces affiches qui font plus penser à de l’art qu’à de la publicité.

 

Retour à la faïence avec ce plat décoré d’oiseaux (hérons ?), papillons et araignées.

 

Un superbe violon miniature (hauteur 30 cms)

 

De nombreuses assiettes au décor révolutionnaire. Nous sommes ici à l’époque où Louis XVI cohabitait encore avec les sans-culottes.

 

Le coq révolutionnaire et patriote.

 

Joseph Barat devait être menuisier ou tonnelier. Probablement a-t-il commandé lui-même cette assiette à son effigie.

 

Pour terminer, une aiguière monumentale haute de près d’un mètre, et qui ne devait guère trouver d’utilisation que comme décoration. Fabrique Montagnon, à Nevers, 1889.

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commentaires

L
Une belle visite, mais je préfère de loin la vin, le tonnelier est magnifique, mais la fin est toute très belle
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S
Comme je vous ai montré les pièces que je préfère, je les trouve toutes belles!
P
De belles pièces, je reste admiratif par le travail et les détails apportés aux objets, mais j'ai un coup de coeur pour la dernière photo (l'aiguière) qui est vraiment très belle.
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S
C'est vrai qu'elle est particulièrement impressionnante! Et encore, la photo ne rend pas la dimension colossale de cette pièce; je crois me souvenir qu'il y en avait deux.
A
J'aime bien le coq sur le canon, et cela prouve que les artistes avaient de l'imagination pour faire passer un message.<br /> A pluche.
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S
Remarque pertinente. Je crois que le message serait passé même sans ces assiettes à cette époque!
M
Que de belles choses et chapeau bas pour le savoir-faire de ces ouvriers d'autrefois. J'ignorais qu'aujourd'hui (pour en avoir vu du côté de St. Louis-lès-Bitche je crois) on reproduit toujours des motifs déjà faits au XVII ème. Mis à part la source d'énergie qui est le gaz aujourd'hui, les outils et les gestes sont restés les mêmes avec toutefois un meilleur sens de la symétrie. En effet, sur la seconde image, il y a deux vases (celui du milieu et celui de droite) qui ne passeraient pas à la boutique vente aujourd'hui.
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S
Je trouve que cette asymétrie, qui trahit la fabrication à la main, fait une grande partie de l'intérêt de ces pièces. Dans l'Est, il y a aussi eu une tradition verrière, d'ailleurs beaucoup plus importante que dans le Centre, et qui, je crois, perdure encore comme à Baccarat. Les précurseurs des verriers neversois venaient d'Italie, et ont souvent francisé leur nom; ainsi Bernardo Perrotto est devenu Bernard Perrot...

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