Après 36 ans à Veaugues, direction Le Noyer pour vous faire découvrir son cadre, son histoire, et aussi quelques billets d'humeur...
Par sirius

En ce premier jour des Journées du Patrimoine, une joyeuse équipe entièrement féminine a mis les petits plats dans les grands pour faire découvrir aux curieux les trésors de l’église de Neuilly en Sancerre. Buhot de Kersers nous apprend qu’elle a été partiellement reconstruite, ce que me confirment ces dames. Plusieurs époques se succèdent donc. ici, le pignon occidental et sa tour-clocher ; l’ancien clocher avait été démonté lors de la Révolution.

Le chevet plat, tout simple.
La nef est plus récente que le chœur. Une collection de dizaines de santons provençaux s’offre aux visiteurs…
Ainsi qu’un échantillonnage d’habits liturgiques dont certains remontent au 18ème siècle. Ils étaient à l’époque confectionnés avec les surplus de tissus offert par les dames de la noblesse et de la bourgeoisie locales.

Dans un mur, à gauche du chœur, est enchâssée la pierre tombale de Charles Dumesnil-Simon, seigneur de Beaujeu, Maupas et les Quartiers Rogier (commune de Sens-Beaujeu), décédé le 26 Septembre 1508.

Voici le relevé qu’en avait fait Alphonse Buhot de Kersers vers 1880.
C’est probablement une fuite d’eau qui a révélé, sous l’enduit actuel de la voûte du choeur, un autre enduit en faux-appareil (imitation de joints) beaucoup plus ancien.
L’autel principal, avec son retable peint figurant une scène dont j’ai oublié le nom…
Ma guide relève la nappe de l’autel et soulève une pierre, laissant voir un sceau de cire rouge. Il s’agit en quelque sorte de la vignette du « contrôle technique » effectué en 1738 par Monseigneur de la Rochefoucauld, archevêque de Bourges, qui visita toutes les églises de son diocèse pour en vérifier l’état.
Le Christ crucifié du 17ème siècle est classé.

Le Chemin de croix de Neuilly présente la particularité d’avoir été peint sur des plaques de tôle (milieu 19ème siècle).

Un beau vitrail représentant une Vierge à l’Enfant,
Offert par la famille Chenu (château de Güèche)…
réalisé par Faure, peintre-verrier à Clermont, en 1860.
Un livre de psaumes de 1742, à l’en-tête de Mgr de la Rochefoucauld, cité plus haut.
Un autre aperçu de la collection de santons entrevue plus haut…
Des personnages bien campés !
Celui-ci date de la fin du 18ème siècle.
Pour terminer, une châsse contenant quelques ossements récupérés lors du transfert du cimetière, qui était à l’origine au Nord de l’église. Et encore un grand merci à toute l’équipe qui s’est mise en quatre pour me faire découvrir ces merveilles et répondre à toutes mes questions !
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