Après 36 ans à Veaugues, direction Le Noyer pour vous faire découvrir son cadre, son histoire, et aussi quelques billets d'humeur...
Par sirius
En ce mercredi 6 Juillet, direction l’Indre pour un voyage à bord du Train du Bas-Berry, et plus exactement en gare d’Ecueillé, où nous attend notre train. Nous avons opté pour le parcours aller-retour en direction d’Heugnes (2 x 10 kms). La SABA exploite la section Luçay-Argy de la ligne du Blanc-Argent.
Comme il n’y a pas de plaque tournante à Heugnes, la loco est placée « cul en avant » en tête de la rame, composée de trois voitures des anciens Tramways de la Sarthe, construites en 1908.
L’intérieur de notre voiture est spartiate mais, à 20 km/h, le confort est acceptable. Et puis, au moins, pas question de retrouver les coussins lacérés à coups de cutter ! Au passage, je me demande pourquoi les cars scolaires ne seraient pas équipés ainsi…
Les voitures sont équipées de plateformes extérieures d’accès, façon « Far-West ». La manivelle correspond au frein de parking, manuel.
Nous voici à présent en ligne, au rythme des « pouf-pouf » de la machine et du passage des innombrables éclisses…
« Heugnes, tout le monde descend ! ». Le trajet aura duré une demi-heure, et le train est à l’heure. A droite, la voie d’évitement qui permettra de remettre la loco en tête. La ligne continue jusqu’à Argy, pour d’autres circulations.
Manœuvre de la locomotive, une 020 T Corpet-Louvet datant de 1921 et restaurée en Allemagne. Elle fonctionne bien sûr au charbon, importé de Russie puisqu’on n’en exploite plus chez nous.
La voici remise en tête, dans le bon sens, et après quelques vérifications et l’incontournable graissage à la burette d’huile, le train est prêt pour le retour vers Ecueillé.
Il fait beau, et la vitesse de croisière modeste permet de savourer le parcours qui était celui des petits « Tacots » qui sillonnaient nos campagnes jusqu’à l’aube des années 1950. Ici, la vapeur disparut en 1954 au profit d’autorails et de locotracteurs diesel. Malheureusement, tout le matériel d’époque a été ferraillé, ce qui explique que nos voitures proviennent d’un autre réseau.
Et nous voici revenus à notre point de départ, toujours à l’heure, et avec le soleil ! L’équipe de la SABA répond avec gentillesse à toutes les questions des visiteurs, qu’elles soient pointues ou un peu naïves…
Le poste de conduite de la loco, avec ses leviers et manomètres. Le chauffeur (celui qui alimente la chaudière) me dit que 3 seaux d’une vingtaine de kilos de charbon sont nécessaires pour assurer le parcours de 20 kms.
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