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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 14:13
2016...

La discrimination ethnique ne semblait pas de mise dans ce petit groupe qui est venu à ma rencontre me souhaiter la Bonne Année, hier au cours d’une balade. Deux Noirs, un Métis (on disait « café au lait » lorsque j’étais enfant) et, en arrière-plan, ce qui semble à première vue un hybride porc-mouton. Tous semblaient sereins, ignorant le sort qui leur sera commun...

J’en profite donc pour faire de même, et souhaiter tout le meilleur pour cette nouvelle année qui vient de commencer. Aux habitués et visiteurs occasionnels de mon blog ; à ceux qui laissent des commentaires (merci de leur fidélité), ceux qui se contentent de lire (100 par jour en moyenne), et une petite pensée particulière pour ceux qui me contactent par messagerie pour me communiquer des document et information, ou parce qu’ils n’osent pas laisser de commentaires.

Le tout en espérant que 2016 soit plus bénéfique que l’année écoulée !

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 09:30
Le Canal de la Sauldre

Peu avant Blancafort, la curiosité du promeneur est interpelée par ce canal qui commence au milieu de nulle part. Ni usine, ni bassin portuaire en vue…

Le Canal de la Sauldre

C’est le Canal de la Sauldre, qui n’a « ni queue, ni tête », est n’est raccordé à aucune autre voie d’eau. Ouvert en 1869, il reliait les marnières de Blancafort à Lamotte-Beuvron et est long d’une petite cinquantaine de kilomètres.

Le Canal de la Sauldre

La marne est une roche consistant en un mélange naturel d’argile et de calcaire, dans des proportions allant de 35 à 65% de chaque composant. Elle était jadis utilisée pour corriger le pH des sols acides afin de les rendre plus propices à la culture des céréales. Depuis une centaine d’années, elle est remplacée par la chaux. Ici, le premier bassin du Canal, en amont de Blancafort. Il servait à retourner les péniches.

Le Canal de la Sauldre

Le gabarit du Canal de la Sauldre était plus étroit que la moyenne avec 2,80 mètres, ce qui rendait la navigation des péniches au « gabarit Freycinet » impossible, et le condamnait d’avance. De fait, son inactivité conduisit à son déclassement dès 1926. Ici, la première écluse, dont on distingue au premier plan l’encoche de fermeture de la porte. Au-delà, un bel alignement de platanes jusqu’à Blancafort.

Le Canal de la Sauldre

Peu avant ce premier bassin, se remarque dans le talus en rive droite (eh oui, le tracé du canal présente une pente descendante continue) ce mystérieux tunnel joliment construit en briques rouges de pays…

Le Canal de la Sauldre

A l’intérieur se voient encore les traces de traverses en bois ; quelques-unes subsistent même. Il s’agit du passage d’une petite voie ferrée « Decauville ».

Le Canal de la Sauldre

Elle permettait d’acheminer la marne depuis une grande carrière située de l’autre côté de la route…

Le Canal de la Sauldre

… jusqu’au canal, où les wagonnets (tirés par des ânes) étaient déversés dans les péniches. Direction Lamotte-Beuvron, où le chargement était transbordé dans les wagons de la compagnie du Chemin de Fer de Paris à Orléans, et expédié chez les clients dans toute la France.

Le Canal de la Sauldre

Un peu plus loin, à Argent sur Sauldre, un port sur le canal servait à charger des cailloux de silex, qu'on voit déversés par des tombereaux hippomobiles. Ils provenaient de carrières situées tout près, et pouvaient aussi être chargés sur des trains; une voie de desserte, dont on aperçoit le heurtoir au second plan, descendait de la gare d'Argent, où se côtoyaient pas moins de 4 compagnies ferroviaires: le PLM (ligne Argent-Gien), le P-O (ligne Etampes-Bourges par Aubigny), la S-E (Société Générale des Chemins de Fer Economiques), et le B-A (Blanc-Argent)!

Le Canal de la Sauldre

Sur la maisonnette éclusière, cette belle affiche permet de découvrir toutes les espèces de poissons qui hantent les profondeurs du Canal (1,30 mètre) et de la Sauldre voisine.

Une excellente petite vidéo de l'équipe du Berry Républicain sur le sujet, indiquée par l'ami Anatole

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 10:36
Bourges au temps de François Ier

Jusqu’à la fin Janvier, les Archives Départementales du Cher (rue Heurtault de Lamerville) proposent une magnifique exposition sur le thème de « Bourges au temps de François Ier ».

Bourges au temps de François Ier

L’aquarelliste Jean Chen a restitué "à vol d'oiseau" plusieurs quartiers de Bourges, avec une exactitude et un réalisme remarquables. Divers plans d’archives complètent l’exposition.

Bourges au temps de François Ier

Commençons par une évocation de Bourges aux temps gallo-romains : Avaricum. Au premier plan, les arènes. Au milieu, le Forum qui occupe à peu près l’emplacement de l’actuel Enclos des Jacobins.

Bourges au temps de François Ier

Nous voyons ici le Palais Jacques-Cœur (face Ouest) et, tout en bas à gauche, les arènes gallo-romaines, encore visibles il y a 500 ans.

Bourges au temps de François Ier

Ici, la Cathédrale, avec le porche Nord. De l’autre côté, on découvre l’Archevêché, constitué d’une juxtaposition de bâtiments hétéroclites d’époques différentes. A cheval sur les actuels Jardins de l’Archevêché et Place Etienne Dolet, ils seront démolis vers 1680 et seuls en subsistent des parties souterraines inaccessibles au public.

Bourges au temps de François Ier

La Cathédrale vue depuis le Sud-Est avec, au premier plan, la Grosse Tour ; elle fut construite par Philippe-Auguste vers 1200 pour fortifier l’entrée depuis la Route de Lyon. Son emplacement est aujourd’hui matérialisé au sol par des cercles de pavés de granit. Au milieu de l’actuelle Place Etienne Dolet, on remarque (en couleurs atténuées) le bâtiment de l’Officialité, qui était en quelque sorte un tribunal religieux et fut démoli en 1822. Heureusement, et n'en déplaise à certains, l’hérésie n’a plus cours officiellement chez nous…

Bourges au temps de François Ier

La façade de la Cathédrale et la Grosse Tour. Sur la gauche, la Grange Dîmière, toujours debout aujourd’hui. Pour tout savoir sur le patrimoine bâti de Bourges, je vous recommande l’excellente Encyclopédie en ligne de Roland Narboux.

Bourges au temps de François Ier

La Porte Saint-Privé, qui était située à peu près là où l’actuelle Rue Edouard-Vaillant enjambe l’Yévrette, aussi appelée Voiselle. Elle verrouillait la route de Sancerre, la Via Gortona des gallo-romains. Cette exposition est ouverte (accès gratuit) en semaine de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30, et le week-end de 14h à 18h ; les photographies sont autorisées.

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 08:47

Je n'ai pas pour habitude de m'exprimer régulièrement sur les "évènements", principalement par peur d'être mal compris dans notre société "politiquement correcte" où il fait bon dicter aux gens comment ils doivent réagir. Ni sur mon blog, ni sur les autres supports (blogs, presse, etc...) où règne la censure.

La façon "franchouillarde" d'enseigner l'Histoire à l'école (avec Charlemagne, les Croisés, Louis XIV et Napoléon comme héros...), ainsi que le nombrilisme de notre civilisation occidentale qui se considère comme le modèle le plus abouti, favorisent ces représentations à l'emporte-pièce servant de base aux propos simplistes de nombreux discours politiques. Surtout dans le contexte actuel agité.

Hier, cependant, au milieu d'un océan de bêtise, quelques propos de bon sens. A réécouter ici.

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 17:12
Nouvel appel...

Il y a peu, je lançais un appel pour placer 3 chatons que j’avais trouvés abandonnés avec leur mère. Cette dernière, ainsi que les deux chatons noirs, ont trouvé des familles d’accueil dans le voisinage. Reste ce petit matou noir et blanc…

Nouvel appel...

Il est à présent âgé d’environ 4 mois, et a intégré, provisoirement je l’espère, la Famille Moustache. Donc, repas et chauffage assurés.

Nouvel appel...

Ce qui ne l’empêche pas d’aller à la découverte de son nouvel univers comme tous les jeunes de son âge…

Nouvel appel...

Et de jouer avec ses copains ! Il est en pleine forme et ne demande qu’à intégrer un nouveau foyer…

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 11:03
Le Nerprun

S’il est un arbuste (jusqu’à 6 mètres de haut) de nos haies et forêts qui passe presque inaperçu par sa discrétion, c’est bien le Nerprun ! Souvent disséminé parmi les autres espèces de nos haies, et sans usage particulier, qui le connaît ?

Le Nerprun

Au Printemps, le Nerprun produit des fleurs blanches qui rappellent celles des Merisiers ou des Prunelliers. Les rameaux sont en général terminés par une épine dans leur prolongement.

Le Nerprun

La feuille, difficile à identifier, ressemble à celles des Cornouillers, à cela près qu’elle est légèrement dentée. Selon l’Encyclopédie Pratique du Naturaliste (chez Paul Lechevallier ; Paris, 1913), le bois est dur et était alors employé en tournage et en marqueterie.

Le Nerprun

A l’Automne se remarquent de petites baies noires ressemblant aux fruits du Troène. Très purgatifs (je n’ai pas essayé…), ils servaient autrefois à préparer le Sirop de Nerprun pour les animaux, et aussi une couleur connue sous le nom de Vert de Vessie.

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 11:30
Les Ders des Ders

A compter de la mi-Octobre, lorsque je ramasse une tomate sous la serre, je me dis que c’est la dernière ; un peu comme quand un chanteur faits ses adieux à la scène. Et puis, il y en a une autre, puis une autre… Ce matin, la première vraie gelée de la saison (-4°) a eu raison des derniers résistants, et cette poignée de légumes sera bien la « der des ders » !

Les Ders des Ders

Lui a abandonné depuis longtemps toute résistance inutile en optant pour la vie de salon…

Les Ders des Ders

Tout comme l’ont fait sa sœur…

Les Ders des Ders

Et la « mère supérieure », désormais doyenne de la famille Moustache.

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 10:08
Une idée pour cet après-midi...

Pour ceux qui ne sauront comment occuper l’après-midi de ce dimanche froid, la mairie de Jouet sur l’Aubois (à 20 kms de Nevers) a organisé une excellente exposition sur l’histoire ferroviaire locale.

Une idée pour cet après-midi...

De nombreux panneaux et documents vous révéleront tous les secrets de l’histoire du « Tacot » local…

Une idée pour cet après-midi...

Plusieurs circuits, dont celui du Bourges Rail Modèle Club, raviront petits et grands par leur réalisme saisissant…

Une idée pour cet après-midi...

Ici, une ferme, avec moult personnages, humains comme animaux…

Une idée pour cet après-midi...

Là, la Serrurerie « Piédalu »…

Une idée pour cet après-midi...

Un peu plus loin, le départ d’un rallye qui aligne Simca 1000 « Rallye 2 » et autres Renault 8 Gordini…

Une idée pour cet après-midi...

…est interrompu par un accident. La Peugeot 504 a été amochée pour de vrai !

Une idée pour cet après-midi...

Sur cet autre circuit, une berline de carrière déverse ses cailloux dans une trémie qui charge un wagon-tombereau juste en-dessous…

Une idée pour cet après-midi...

Pour finir, un circuit à grande échelle réunit des machines à vapeur d’un grand réalisme. Félicitations à M. Serge Laurent, maire de Jouet, pour l’organisation de cette exposition !

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 19:57

Nous sommes durant l’Eté 1323. Charles IV « le Bel » règne depuis un an et demi sur une France dont le territoire est bien plus modeste qu’aujourd’hui. Le Comté de Sancerre est aux mains de Jean II, un descendant de la puissante famille de Blois-Champagne, et vassal direct du Roi...

A cette époque, et jusqu’à la Révolution, la paroisse (on ne parlait pas de commune) de Veaugues était morcelée entre deux Seigneuries. La Seigneurie de Veaugues proprement dite en occupait la moitié Ouest, alors que les terres plus à l’Est relevaient directement du Comté de Sancerre. Ceci explique, entre autres, que les bois communaux des Biaudes n’aient jusqu’ici pas été assujettis aux mêmes règles et tarifs que ceux des Usages et des Hospices.

« Les Dixmes sont une certaine portion de fruits que nous recueillons ou des revenus et profits que nous faisons par notre industrie, qui est dûe à Dieu en reconnoissance du suprême domaine qu'il a sur toutes choses, et que l'on paye à ses Ministres pour aider à leur subsistance. On appelle cette portion dixmes, parce que dans la plupart des endroits elle est la dixième partie des fruits ou revenus. » Telle est la définition qu’en donne un dictionnaire de 1758. Il s’agissait donc d’un impôt payé à l’église ; les Alsaciens le payent toujours.

A Voisy en 1323...

Nombre de ces dîmes ont été accordées par l’église à des laïcs (nobles ou pas), voire usurpées par ces derniers. C’est ainsi que celle de Voisy se retrouve en 1323 entre les mains de « Jean Ogiers de Saint-Satur, fils de Regnaut Ogier ».

A Voisy en 1323...

Ce texte d’une fraîcheur exceptionnelle et relativement facile à lire, surtout pour cette époque, décrit l’étendue des terres dont les habitants étaient redevables à Jean Ogier pour la dîme en question. Il est écrit à la plume d’oie sur parchemin (peau de chèvre ou de mouton), et conservé aux Archives Départementales du Cher sous la cote 6F 99.

A Voisy en 1323...

Le « disme de laines, de blez et de aigneaus d’Oysi le Boys et d’Oysi le plain ». C’est ainsi qu’est intitulé l’impôt en question. On ne parlait pas de Grand et Petit Voisy comme aujourd’hui, mais de d'Oysi le Bois et Oysi le Plain (la plaine) ; il est difficile de savoir lequel correspondait auquel. La description parle de lieux-dits pour la plupart disparus, tels Les Rousses et Marcesois.

A Voisy en 1323...

Au bas du document figure la date de l’acte : « l’an n[ost]re segn[eur] mil trois cenz et vint et trois le mardi après la feste Saint Pierre en Doust ». Jusqu'en 1960, il existait au calendrier la fête de Saint-Pierre aux Liens, célébrée le 1er Août. Est-ce bien la bonne?

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 12:22
la Vergerette du Canada

S’il est dans nos jardins une « mauvaise herbe » par excellence, c’est bien la Vergerette du Canada ! Au départ, ça commence comme ça ; une petite plante insignifiante, à l’air plutôt sympa, qui apparaît en Mai ou Juin…

la Vergerette du Canada

Comme son nom l’indique, elle vient d’Amérique, et s’est installée chez nous au 19ème siècle. Cette carte (Document Wikipedia) indique son expansion vers 1914.

la Vergerette du Canada

De la famille des Asters (Marguerites colorées sauvages et cultivées), la Vergerette pousse absolument partout, et surtout là où on n’a pas besoin d’elle (allées, jardins, etc…) ! Elle monte rapidement…

la Vergerette du Canada

En quelques semaines à peine, elle peut atteindre un bon mètre de haut, puis fleurit. Il parait que son nom viendrait de ce qu’on l’utilisait autrefois pour fouetter les enfants…

la Vergerette du Canada

Arrivée en fin de vie, la Vergerette émet des milliers de graines (parfois plus de 100.000), qui iront « faire des petits » et envahir les environs, et laisse une tige desséchée inesthétique. Selon certaines sources, cette plante coloniserait les milieux dégradés, et est en expansion constante. Heureusement, elle est assez facile à arracher, au moins sur sol meuble.

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