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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 11:40

Le château des Aubelles était une résidence d’été des Comtes de Sancerre, située dans le Val, entre Loire et Vauvise. Certaines caractéristiques architecturales laissent à penser que les parties les plus anciennes remontent au dernier quart du XIIème siècle, notamment le mur d'enceinte situé au Nord-Ouest.


 




Vue sur le site des Aubelles, au travers de ce qui reste du portail principal d'accès, à l'Est.






 






La même vue, 100 ans plus tôt...






 

 

 

Il en reste l'enceinte polygonale, la chapelle et quelques bâtiments d'exploitation remontant au plus tôt au XVIIème siècle. Il s'agit d'une propriété privée qui ne se visite pas.


 


En vue aérienne, le site des Aubelles dessine un cercle. Il s'agit en fait d'un polygone à 14 côtés.

 

Le village de Ménétréol est à gauche, et la Vauvise juste à droite du canal.






Voici ce que dit l’abbé Vincent Poupart, historien du Sancerrois, en 1777 :

 

« Certains  termes d'une charte d'Etienne de  Sancerre, datée  de  1178, prouvent  qu'un bras de  la Loire  passait  en ce  temps-là,  proche  le bourg de  Ménétréol, en deçà  du château des Eaux-Belles,  et qu'il y  avait un pont de bois ou  de  pierre, pour passer  de  Ménétréol  à ce château.

 

 

 



Plan du Comté de Sancerre datant de 1674



 

 






Ceci peut être confirmé par les archives de St-Satur, où il est dit, p. 127 & 407,   qu'en 1228  et  1287,   la Loire  passait   auprès  du lieu appelé   "Rochettum",   aujourd'hui   "Rochoy", où il y  avait  deux moulins  et  des   saules   sur ce bras de   la rivière; et de fait, les prés qui   sont devant la métairie de la "Myvoie", s'appellent encore   les  Prés-des-Iles, quoiqu'ils ne   soient plus  entourés  par  la  Loire. Il n'y  a que  quelques années que l'on voyait encore aux murailles des Eaux-Belles les anneaux de fer destinés  à  attacher les  bateaux et, lorsque les paysans  creusent aux environs, j'ai remarqué, à quelques pieds de profondeur d'épaisses couches de jars (cailloux roulés par la Loire) et de sable.





La chapelle, en 1892.

 

Très abîmée, elle servait déjà de grange en 1788.



D'après une illustration de la brochure "Les Aubelles", publiée par l'association "Ménétréol Mémoires pour demain".




Ce  château des Eaux-Belles  était une  maison de campagne  des  Comtes de Sancerre, très bien fortifiée.  La base  de   ses murailles  faite  de pierres  de  taille  et  en talus,  du côté  d'un grand fossé, dont   il  reste  encore  quelques vestiges, dénote assez que  l'eau  les  baignait ; il  y  avait une  chapelle  dans  ce  château ; et l'on voit  encore  deux bénitiers incrustés dans le mur du bâtiment qui en servait.

 


 

 




Le site des Aubelles, d'après le plan qu'en a dessiné Alphonse Buhot de Kersers, à la fin du XIXème siècle

 





 


La Loire, dont un bras baignait autrefois le château des Eaux-Belles, s'en rapproche   aujourd'hui, et  probablement  y reviendra malgré  les efforts que l'on fait pour l'éloigner ; cette   rivière   gagne   sensiblement sur  la rive  gauche : il y  avait   autrefois, au-dessous  de  l'église de Bannay, une   fontaine, nommée   la  fontaine  de St  Julien patron  du lieu ; aujourd'hui, cette  fontaine est presque au milieu du bras de la Loire, lequel  passe en cet  endroit ; elle jette beaucoup d'eau, mais on ne la voit que dans les grandes  sécheresses. »

 

 

 


Le portail principal, vu depuis l'intérieur vers 1900, avant que la partie supérieure ne soit détruite pour agrandir le passage.


 






A Bannay, il existe encore le « Domaine de l’île », qui est depuis longtemps sur la rive gauche de la Loire. C’est probablement le même bras de Loire qui isolait les Aubelles et le Domaine de l’île, et sa disparition est peut-être à mettre en rapport avec la crue de 1313, qui déplaça le lit de la Loire vers l’Est. C’est d’ailleurs ainsi que disparut une chapelle qui se trouvait autrefois au bord de la Loire aux Loges (Pouilly).


 


La chapelle, vue en 1903. Elle a peu changé jusqu'à aujourd'hui.

 

Le bâtiment visible à gauche est construit à pans de bois. Il a depuis été totalement reconstruit.


  D'après une illustration de la brochure "Les Aubelles", publiée par l'association "Ménétréol Mémoires pour demain".

 

 

 

 

Description. — Il reste des Aubelles une enceinte de murs en ligne brisée formant un polygone presque régulier à 14 côtés, avec les restes d’une porte fortifiée à l’est; les trois faces du nord-ouest sont occupées par des bâtiments d'habitation  transformés en étables, puis récemment restaurés. Ils sont accostés d’une chapelle. Celle-ci et les murs extérieurs du logement, qui se confondent avec le mur d'enceinte, sont les parties les  plus  anciennes.

 

 

 

La chapelle aujourd'hui.

 

A mi-hauteur de l'angle du mur, au milieu du cliché, se voit le piédroit d'une fenêtre en plein cintre, datant probablement des premiers âges de la construction.







 

 

 





Vue rapprochée de l'élément d'ouverture cité au-dessus.










 

 

 




Le mur Nord de la chapelle en 1995

 

 

 

Cliché J-N Faucher

 

 


Au XVIIIème siècle a été élevée une tour carrée, face au village de Ménétréol, adossée à l’extérieur de l’enceinte. Mal construite et non chaînée, elle s’est détachée de l’enceinte et s’est ouverte aux angles.

 

 

 

 

  Vue du mur extérieur depuis le Nord-Ouest. La tour carrée est sur la gauche, adossée à la chapelle, dont le toit à un seul pan est reconnaissable. On aperçoi, à l'étage, la fenêtre géminée murée.  Cliché J-N Faucher

 

 

 

 



Le mur extérieur, sur sa partie la mieux conservée, au Nord-Ouets de l'enceinte.

 

Les bâtiments qui subsistent à l'intérieur sont adossés à ce mur, qui est percé de petites fenêtres très étroites, évasées aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur.

 

 

 

 

 

 

 

Sur le pan suivant de l'enceinte, toujours à l'extérieur, cette fenêtre bilobée peut être observée à l'étage, aujourd'hui cachée par du lierre.


Ce genre d'ouverture est fréquent sur les maisons d'habitation fin XIIème et au XIIIème siècles.


Photo Association "Ménétréol Mémoires pour Demain"

 



Les murs ont leur pied extérieur légèrement en talus : ils sont en appareil moyen et ont encore aujourd'hui trois à quatre mètres de haut. Ils forment 14 pans. Il semble que l’enceinte fortifiée ait été à une époque entourée d’un fossé, alimenté par la Vauvise toute proche.

 

 


 

A l'intérieur de la chapelle, on peut voir cette niche, dont l'architecture est identique à celles visibles dans les caves de la Tour de Vesvre (Neuvy deux Clochers).

 

Ceci semble confirmer que les deux ouvrages ont été construits à la fin du XIIème siècle ou au début du XIIIème.





Photo Association "Ménétréol Mémoires pour Demain"


 

 

Le portail Est faisait saillie sur les murs. Il n'a conservé que ses côtés ; les pierres de la porte d'entrée ont été enlevées. Au-dessus étaient ouvertes deux fenêtres de plein-cintre et un placard ou niche intérieure. Un escalier à vis, dont l'alvéole rond se voyait encore au temps de Buhot de Kersers (vers 1890) béant à l'angle nord-est de cette tour, donnait accès à la pièce supérieure. Malheureusement, la partie supérieure du portail a été détruite pour agrandir le passage en 1926.

 

 

 

Des bâtiments d’exploitation agricole, plusieurs fois reconstruits, sont plaqués à la courtine au Nord-Ouest et ont remplacé ceux d’origine. En 1636, il était alors question de "masures habitées par un jardinier"; en 1886, un incendie détruisit partie de ces bâtiments. En 1788, ils servaient de logement au métayer qui cultivait le domaine, et d’écuries. A cette date, la chapelle servait de grange.

 

 

 

 

 

 

 

Cette photo a été prise lors d'une crue hivernale en 1980, depuis le pont sur le canal, à Ménétréol. Elle peut donner l'illusion de ce à quoi pouvaient ressembler les aubelles avant 1313, lorsque la Loire coulait à l'Ouest de son lit majeur

 

 

L'Association "Ménétréol Mémoires pour Demain" est sise à la mairie de Ménétréol. Actuellement présidée par Laurent Lepresle, elle a édité en 1995 une brochure rassemblant le fruit de ses recherches sur le site des Aubelles".

La famille Faucher, actuelle propriétaire des lieux, a repris ces recherches, qui sont présentées sur son très bon site Internet.

 

 

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 08:27
J'ai trouvé de nouvelles images des anciens ponts de Cosne. Les trois concernent le "grand pont", c'est-à-dire celui qui est le plus près de la ville, sur le bras principal de la Loire.


L'entrée du pont suspendu, côté Cher. Deux bâtiments, l'un en pierre, l'autre en bois, étaient construits sur la culée du pont, à gauche. Ces ponts ayant été à péage dans leurs débuts, peut-être s'agit-il là du bureau de ce dernier. On distingue une publicité pour les pneus Goodrich.



La plage de Cosne, au pied du grand pont. On distingue encore les piles en bois de la passerelle provisoire ayant dervi durant la construction du pont, ce qui situe le cliché en 1928 ou 1929.



Un premier bombardement détruisit dès 1940 le pont en béton construit en 1928. Il fut remplacé par une passerelle en bois, elle-même détruite plusieurs fois, soit par de nouveaux bombardements, soit par les crues de la Loire. Elle ne céda définitivement la place au pont que nous connaissons aujourd'hui qu'en 1960. Le cliché ci-dessus date probablement de l'immédiat après-guerre.
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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 09:01
Voici ce qu'on pouvait lire dans la Nouvelle République ce matin:

« Lundi, vers 22 h, une épaisse fumée s'échappe d'une décharge privée, route d'Azy, à Veaugues. Un incendie vient d'éclater dans des déchets verts. De gros moyens sont déployés par les pompiers pour lutter contre le sinistre. Les hommes du feu de Veaugues, Sancerre et Sens-Beaujeu, ont finalement raison des flammes, après qu'un engin de chantier a isolé le  foyer.
L'acte volontaire ne fait aucun doute pour les gendarmes de la communauté de brigade de Léré, chargés de l'enquête. »



Le site de l'incendie mardi matin, alors que les pompiers sont revenus contrôler que le feu ne reprenait pas. Ils reviendront encore dans l'après-midi, puis mercredi matin, preuve de leur professionnalisme.

Suite à cet article de journal, je tiens tout de même à préciser que: cette décharge est  surtout totalement illégale. Elle avait été installée dans une carrière appartenant à un gros entrepreneur local de travaux publics, et exploitée par le CAT de Veaugues, dont le directeur de l'époque était (et est toujours) le premier adjoint à la Mairie de Veaugues, et responsable de la commission environnement au Conseil Municipal.

Cette installation avait été exploitée pendant des années au mépris de la législation en vigueur qui prévoit, entre autres: clôture des lieux, barrière verrouillée entre le passage des camions et surtout broyage des déchets. Aucune de ces conditions n'a jamais été respectée, et le propriétaire a retiré son autorisation il y a environ un an.

Nous étions donc dans la situation où celui qui était sensé faire appliquer la loi en matière d'environnement était le premier à la bafouer! Il paraît que c'est courant dans les communes rurales, m'avait-on dit à la Ddass... sans pour autant rien faire (d'autres chats à fouetter, probablement).


Certes, tout incendie volontaire est condamnable mais si, conformément à la loi, les déchets avaient été broyés et la décharge clôturée, ce ne serait pas arrivé.

Il paraît pourtant que la loi serait la même pour tous...











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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 12:39



Soleil en ce matin pour la brocante estivale valgycienne qui, désormais, se tient sur le terrain de sports. Plus d'exposants, plus d'espace, bonne ambiance. En plus des poulets fermiers qu'il propose chez lui, Daniel (à droite) débarrasse...





Monique et Abdel en font de même...


Une cage pour transporter les chats passera de leurs mains aux miennes pour une somme modique.








Cette Simca 1501, produite de 1966 à 1972 (que son propriétaire me corrige si je me trompe...) n'était pas à vendre.

Terrible coup de vieux que d'admettre que ce genre de bagnole soit aujourd'hui classé de collection... comme les Ford T quand j'étais gamin!







Bilan de la matinée: à part la cage à fauves, un lot de vieux outils de jardin pour 10€. Le vendeur, un sympathique papy, pensait que j'allais les mettre sur ma cheminée... Une fois munis d'un bon manche en frêne ou en hêtre, ils repartiront pour une nouvelle vie, dans mon potager.

Je précise tout de même que le chaton ne faisait pas partie du lot. Il s'assure simplement de la qualité des outils, histoire d'être sûr que son maître a fait bon usage de son argent...
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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 08:19


Elle n'était ni plus sucrée, juteuse ou parfumée que les autres, mais c'est la première mûre qu'il m'a été donné de croquer cette année, le dimanche 2 août.

Elle donne le coup d'envoi de la saison des confitures et gelées, compotes et autres fruits au sirop, qui viendront avantageusement remplacer dans nos assiettes les fruits venus de ces lointains pays où les OGM se disputent la vedette aux produits chimiques douteux...











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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 17:48

De nombreuses cartes postales anciennes de Veaugues et des villages environnants portent la mention : « D. Pinson, photo, Veaugues (Cher) ». Elles ont toutes été prises entre 1903 et 1913.

 


 



Désiré Pinson, photographié par lui-même le jour de son mariage.

 

Son appareil photo sophistiqué disposait en effet d'un mécanisme de retardateur.













 

 

 

 


Désiré Pinson est né en 1880 à Veaugues, et travaille tout naturellement chez son père François, qui est maçon. Nourrissant une passion pour la photo, il décide alors de s’acheter un appareil photo, alors que son épouse Ernestine, née Joulin, exécute toutes les opérations de tirage.


 



 Le premier matériel de Désiré Pinson fut acquis chez Photographie Vulgarisa­tion, 6 à 8, rue des Petites-Ecuries, Paris-Xc. L'appareil est un modèle "Chambre de voyage", format 13 x 18, type 1890, équipé d'un objectif Zeiss.



 


 

Il exercera ce qui est devenu son véritable métier jusqu’en 1913, date à laquelle il quitte Veaugues pour Henrichemont, puis Asnières les Bourges en 1914, où il décèdera en 1953. Il se déplace à vélo puis, à partir de 1907, en utilisant le tacot, faisant suivre son vélo pour rayonner autour des gares de la ligne.

 

 


 


 

Cliché de la place de Veaugues, un jour de foire ou de marché.







 



Son travail est aujourd’hui une précieuse source d’information pour tous ceux qui s’intéressent à l’histoire de nos villages. En effet, malgré leur âge, ses clichés sont d’excellente qualité, principalement en raison de la taille des négatifs (13 x 18 cms) qui permettait un grain très fin.

 


 


 



La gare de Groises







 




Le second appareil de Désiré Pinson.

 

Ces appareils utilisaient des plaques de verre enduites de nitrate d'argent comme négatifs.

 

Leur grande taille permettait d'obtenir un grain très fin, et donc de très belles photos.


 

 




Le village d'Azy, comme tant d'autres, possédait sa mare.

 

celle-ci a été comblée pour élargir le carrefour de la route d'Etréchy.





 

 

 

C'est grâce à des photographes professionnels comme Désiré Pinson que nous savons à quoi ressemblaient nos villages autrefois, car  la pratique de la photographie était hors de portée du commun des mortels. Il a entre autres immortalisé les communes de Veaugues, Groises, Azy, Montigny, Neuilly, Neuvy, Bué, Vinon, Crézancy, Sens-Beaujeu, Sury en Vaux, Charentonnay, St-Andelain et Tracy.



Je tiens à remercier Monsieur Rousselet et son épouse Martine, qui est la petite-fille de Désiré Pinson pour l’information qu’ils m’ont aimablement communiquée.

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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 10:46
Ce matin, j'ai entendu au journal de 8h00 de France-Inter ce bref communiqué:

au Pakistan, six personnes ont été brûlées vives par la foule, simplement parce qu'elles avaient le tort d'être chrétiennes.

- Ce drame atroce a fait l'objet d'un communiqué de quelques secondes.

- Michael Jackson est mort dans la nuit du 25 au 26 juin, au terme d'une existence pitoyable; dix jours après, ce faits divers faisait encore la une des journaux télévisés. On en parle encore tous les jours plus d'un mois après.

- On nous bassinés ( et le terme est "soft"...) pendant des années avec les déboires d'Ingrid Bétancourt.


Quelles sont les valeurs de notre société? Je m'interroge...
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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 08:32
Depuis que nous savions que l'émission "La Carte au Trésor" devait se dérouler dans le Sancerrois le 27 juillet, nous comptions les jours jusqu'à cet évènement! Notre Sancerrois sous les feux de la rampe, le temps d'une émission dépassant le cadre de la Région administrative!



En plus, mon copain Patrick avait participé à l'émission dans le parc du Château de la Verrerie; il me tardait de le voir en vedette à l'écran!










Voici Toufou, le dernier arrivé à la maison. Il  juste 3 mois, et pense qu'à jouer...













Donc, à 20h35, j'étais rivé devant ma TV, mon chat sur les genoux. On a vu, et revu les trois équipes foncer à droite et à gauche, sans arriver à nous repérer vraiment. A la Borne, j'ai vu la maison de ma copine Jacqueline, mais rien sur les techniques potières. Tout au plus saurais-je à présent comment fermer un tonneau...





Visiblement, le petit matou s'ennuie devant la télé, et trouve le lave-linge, qui tourne, beaucoup plus intéressant..















De Patrick, on n'a entrevu que le maillot quelques fractions de secondes, alors qu'il équipait en hâte les grimpeurs; qu'il a dû être décu, alors que toute sa famille s'attendait à le découvrir en héros national!. Plus intéressante, la visite des Studios Jacana. Arrivé à Nançay, j'ai décidé que je n'étais assez ennuyé, et ai troqué les bras de Nath
alie Simon pour ceux de Morphée...





Lui, n'a pas attendu si longtemps...








Après en avoir discuté avec les copains et copines autrefois  "accros" à l'émission, nous sommes tous d'accord: la nouvelle formule n'arrive pas à la cheville de l'ancienne. Le côté "découverte" a fait place au côté "compétition", et il ne faut plus espérer découvrir une région grâce à la "Carte au trésor"!


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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 08:29

Après celles de Veaugues et de Neuvy La Tour, voici un bref historique de la gare de Neuilly Moulin Jamet. De 1907 à 1948, cette gare construite en rase campagne fut un mini-nœud ferroviaire, à l’échelle locale, bien sûr !

 

 



Comment s'imaginer que cette petite gare abandonnée fut, quarante ans durant, le siège d'une intense activité?










Située sur la ligne de La Guerche à Argent des Chemins de Fer Economiques (S-E), elle fut ouverte le 26 août 1907, en même temps que la section Veaugues-Argent de la ligne. Ce n’était alors qu’une petite gare de passage, censée desservir le village de Neuilly en Sancerre, mais cette situation ne dura pas longtemps.


 

 

La gare de Moulin-Jamet peu après son ouverture. la direction de La Guerche est au fond, tout droit; celle de St-Satur dans le prolongement des voies de gauche. Au premier plan, la manche à eau.

 

 

 

La section Veaugues-Argent fut inaugurée douze jours avant son ouverture au public par une commission composée d'élus locaux et d'officiels. Voici l'horaire de ce train spécial du 14 août 1907:

 

         Veaugues               08h 05

         Neuilly MJ           08h 21

         Vailly                    09h 45

         Argent        A       10h 40

                            D       11h 00

         Vailly          A       11h 46

                            D       13h 35

         Neuilly MJ           14h 40

         Veaugues               14h 57

 

Le 29 mai 1908 fut ouvert l’embranchement permettant de gagner St-Satur par Crézancy, Bué et Sancerre. Il desservait aussi le port du canal, à St-Satur, où étaient transbordés sur les péniches les cailloux provenant des carrières d’Argent. La gare fut alors équipée d’une plaque tournante pour retourner la locomotive de St-Satur, ainsi que d’un château d’eau.


 

 


Les horaires de la section Neuilly-St Satur en 1924.


Il fallait 50 minutes pour parcourir moins de 16 kms...










La desserte était composée de trois aller-retours sur la ligne « principale », ainsi que trois trains par jours vers St-Satur. Des correspondances permettaient d’aller sur Sancerre en venant de Vailly ou de Veaugues, et vice-versa.


 

 Plan des voies après l'ouverture de la ligne de Vierzon. Deux voies furent rajoutées et le plan remanié.

 



Nouvel accroissement de l’activité avec l’ouverture, le 1er janvier 1914, de la ligne de Vierzon, par Henrichemont. Le train officiel d'inauguration, parti de Vierzon à 9h 23, arriva en gare de Neuilly-Moulin Jamet (67 kms) à 14h 15, soit une vitesse moyenne de 16km/h… Une remise fut érigée pour abriter la loco de la ligne de Vierzon pendant la nuit ; un réfectoire et un dortoir attenants étaient réservés à son personnel.

 


 

 




Horaires de la ligne de Vierzon à son ouverture en 1914.



 

 

 

 

 

 

 

 






Sur cette vue, la remise et le château d'eau sont bien visibles en arrière-plan.







 



L’heure de gloire de la gare de Moulin Jamet dura une vingtaine d’années. Dès 1935, les cars prennent le relais de la plupart des trains, ces derniers n’étant maintenus que les jours de foire à Sancerre, Vailly ou Henrichemont. La ligne de Vierzon disparut le 31 décembre 1938 après seulement 24 ans d’existence.


 

 



Le train à quai est en partance pour la Guerche.

 

A droite, une voiture à voyageurs est remisée, en vue d'être ultérieurement ajoutée à un train.



 

 




Les pénuries de carburant de la Seconde Guerre Mondiale firent ressortir les trains à vapeur, qui connurent alors une affluence record. Ce fut hélas le chant du cygne ; la ligne d’Argent à la Guerche et son embranchement de St-Satur furent définitivement fermés le 15 août 1948.

 


 

 

Aujourd'hui, les emprises de cette gare autrefois si active sont désertes...

 

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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 09:19
L'étude des cartes postales anciennes nous révèle souvent d'intéressantes informations. Les originaux étaient produits à partir de plaques photographiques de verre de grande taille, ce qui permettait d'obtenir un grain très fin, malgré la qualité moyenne des objectifs de l'époque.

Une fois scannées (et non pas photocopiées!) avec les moyens informatiques modernes, on peut les agrandir de nombreuses fois, et ainsi découvrir plein de détails passionnants..


L'étude de quatre cartes postales, dont les copies m'ont aimablement été fournies par Mr et Mme Pioger (à Veaugues), m'a permis de découvrir que la maison faisant l'angle de la route de Sancerre et de la Grand Rue ( numérotée 349 sur ce plan de 1823, et coloriée en plus foncé) a été totalement reconstruite, probablement entre 1905 et 1920. Ceci serait aisément vérifiable en consultant les matrices cadastrales.





Photo prise avant 1907 du carrefour "des trois stops". La place est au fond. La maison étudiée est au premier plan à gauche, dans son état ancien, avec sa toiture basse.



La carte date de 1926; les travaux ont donc eu lieu avant. On voit que le bâtiment semble avoir été totalement reconstruit: la toiture est plus haute que celle de la maison suivante; les ouvertures ont changé de place; deux lucarnes ont fait leur apparitions sur la toiture, ainsi que trois oculus à l'étage, pour ventiler les combles.




Ici, nous voyons le chantier en cours, avec les ouvriers posant pour la photo. Les murs sont montés jusqu'à la base de la toiture. Des planches d'échafaudage sont appuyées contre les murs.



Nous sommes maintenant vers 1920, et la maison du carrefour a à peu près son aspect actuel. Le saule têtard a disparu dans les années 1980.




La même vue en hiver 2009. Une ouverture supplémentaire a été percée dans le mur faisant face au carrefour.













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