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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 09:32

Suivant le conseil d’un ami, j’ai tapé "Veaugues" chez Google-images. Effectivement, j'ai découvert plusieurs blogs tenus par des jeunes, tous bien évidemment chez Skyrock.

 

Employer le mot "consternant" serait bien faible pour décrire le contenu de ces torchons. Esprit communautariste enfermant les jeunes dans un moule fait à leur intention par notre société mercantile et déculturée; nivellement par le bas; encouragement à la médiocrité et la vulgarité ; valorisation de l'alcoolisme et du tabagisme (meilleure façon pour prouver qu'on est un adulte, c'est bien connu!); promotion de la destruction de la langue française, et j'en passe...

 

C'est Skyrock, tout simplement! Formidable outil de formatage de notre jeunesse ! Pour en découvrir un exemple, cliquez ici.

 

Sincèrement, sans pour autant tomber dans l'ennui et la ringardise, je pense que notre jeunesse mérite mieux que la plateforme de Pierre Bellanger, dont les qualités de modèle pour la jeunesse restent à prouver...

 

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 14:46
Pas besoin qu'une maison reflète la richesse de son propriétaire pour qu'elle attire mon attention. Comme je l'avais dit dans un article précédent, la simplicité de certaines constructions, alliée au bon goût de celui qui aura su leur garder leur authenticité, font tout leur charme. J'en ai repéré deux ce matin à Bannon (commune de Vinon).

Elles ne cherchent pas à capter l'attention, mais leur architecture toute simple fait qu'on les remarque quand même. Elles ont probablement été jadis deux propriétés distinctes, mais  sont aujourd'hui sur le même terrain, avec un puits au milieu.




Celle-ci semble être une maison de vigneron, avec sa cave dont l'accès est situé sous l'escalier d'entrée. Une extension a été ajoutée à l'arrière; probablement une pièce de vie, puisque équipée d'une cheminée. Les toitures ont été refaites en petites tuiles de pays, comme à l'origine.




La seconde, construite selon le même style acccusant vraisemblablement la seconde moitié du XIXème siècle, est un peu plus vaste, mais aussi plus simple. Toutes deux bénéficient d'une exposition idéale plein Sud, avec vue magnifique sur le Val de Loire.

Pas de fils électriques apparents, et surtout pas de parabole. Seuls bémols: les persiennes métalliques et la lampe de cour particulièrement vilaines; mais cela pourrait être vite corrigé.


Tiens, ça me fait penser, quelqu'un m'a sorti l'autre jour, alors que je lui disais ne pas pouvoir capter telle chaîne de TV: "quoi, tu n'as pas de parabole!" Eh non, je n'ai pas de parabole...
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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 14:15
Nos araignées ne sont pas toutes aussi peu attirantes que cette Tégénaire Domestique, qui entre par dizaines dans nos maisons au début de l'automne, déclenchant irrésistiblement l'envie de se saisir de la tapette à mouches...




Celle-ci, découverte ce matin-même, est ornée de superbes dessins sur son dos. On ne la rencontre que dans les bois et les broussailles, où elle tisse de superbes toiles entre les branches.




Ci-dessus et ci-dessous, deux autres vues...



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Un jour que je me baladais au bord d'une vigne dans les Pyrénées-Orientales, je m'étais arrêté pour relacer une de mes chaussures, quand mon attention fut attirée par un curieux détail ...



Il s'agissait en fait du terrier d'une Mygale Maçonne, qu'il est inutile de chercher dans notre Sancerrois. Elle vit dans un puits qui est fermé au moyen d'un clapet de sa confection, monté sur une charnière. Il suffit qu'un insecte passe sur le sol pour que le clapet s'ouvre, et que la mygale se saisisse de son repas. Astucieux, non?

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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 09:20
Une amie m'a récemment donné un livret indicateur des chemins de fer offert gratuitement à l'époque (1906) par les Nouvelles Galeries de Bourges à ses clients. Il ne concerne le Sancerrois que parce qu'y figurent les horaires de la ligne Bourges-Cosne, mais est si joli que je ne puis résister de le présenter.


Inaugurées le 2 mai 1904, les Nouvelles Galeries de Bourges étaient alors installées dans un beau bâtiment tout neuf.










En page de garde, une élégante publicité.



A cette époque, les "réclames" étaient souvent, contrairement à aujourd'hui, de véritables oeuvres d'art.















A cette époque, il fallait au mieux 3h40 pour faire Bourges-Paris par le train. Ce temps est aujourd'hui ramené à environ 2 heures.




Pour aller à Toulouse, il fallait compter près de douze heures, avec le changement à Vierzon, voire aussi à Limoges...






Le "livret indicateur" proposait les horaires des lignes au départ de Bourges, des lignes des chemins de fer secondaires, et des "voitures publiques " qui devait à cette époque encore être hippomobiles.

Le tout était gracieusement offert à la clientèle, sans qu'on sache s'il y avait obligation d'achat.












Bourges-Henrichemont-Aubigny-Argent. Certains trains continuaient jusqu'à Beaune La Rolande, et il y eut même à une époque des trains omnibus directs  de Paris-Orsay à Bourges par Etampes, Pithiviers, Bellegarde et Argent.



Entre Bourges et Cosne circulaient trois aller-retours répartis au cours de la journée. Il fallait 1h40 pour effectuer ce trajet, pas plus qu'aujourd'hui par le car...



Des services publics de voitures hippomobiles permettaient d'aller de Sancerre à Aubigny (45 kms), mais il fallait compter... 5 heures! Trois heures et demi "suffisaient" pour aller de Sancerre à Henrichemont.




Un aperçu de ce qu'on pouvait trouver aux Nouvelles Galeries de Bourges en 1906...

Le 14 septembre 1928, un violent incendie détruisit le bâtiment, qui fut ensuite reconstruit. Il abrite aujourd'hui la FNAC.

 

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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 09:21
Cet hiver, j'avais parlé des cornouillers. En cette fin septembre, les fruits du Cornouiller Mâle sont enfin mûrs.





En Mars, les branches du Cornouiller Mâle se couvrent de fleurs jaunes insignifiantes, qui apparaissent bien avant les feuilles.












A ces fleurs succèdent de petits fruits qui passent du vert au rose, pour être rouge sombre lorsqu'ils sont bien mûrs. Longs de 2 cms, ils ont un noyau ressemblant à celui d'une olive.

Bien mûrs, ils sont parfumés et acidulés, et peuvent être mangés crus.









La cueillette des cornouilles est facile, les fruits ne s'écrasant pas sous les doigts.



Pour un meilleur résultat, il faut attendre qu'ils soient bien mûrs, mais veiller à ce que les oiseaux ne les mangent pas avant vous, et qu'ils ne tombent pas de la branche.











Je ne redonnerai pas intégralement la recette (voir l'article). Par contre, j'ai essayé une autre façon cette année. Les cornouilles sont en effet pauvres en pectine, et la gelée nécessite une longue cuisson avant de prendre, lui enlevant ainsi partie de son goût. J'ai donc préféré ajouter du gélifiant naturel (Agar-agar biologique, pas de "vite-pris"); comme l'évaporation est moindre, vu que la cuisson est plus courte, il faut mettre moins de sucre. Même technique pour les pâtes de fruits.

bon appétit...

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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 13:39
A Veaugues, je l'ai déjà dit, on a la chance d'avoir un biotope assez riche: près de 40 espèces de feuillus, une dizaine d'Orchidées, mais surtout plusieurs espèces de chauves-souris, qui hivernent dans nos carrières souterraines. Un arrêté de protection de ces espèces a été pris, avec la collaboration de la municipalité de Veaugues et du Muséum d'Histoire Naturelle de Bourges, où Laurent Arthur est reconnu comme un éminent spécialiste des Chiroptères.




Les chauves-souris hibernent dans nos carrières et ne doivent pas être dérangées l'hiver, sous peine de mourir de faim. C'est pourquoi l'accès aux lieux est interdit du 15 novembre au 15 avril, sauf autorisation spéciale.








L'entrée de la carrière inférieure. On cherche en vain les panneaux censés informer le public des mesures de protection, et interdire l'accès durant la période d'hivernage des Chiroptères protégés.









L'hiver, certaines chauves-souris sont recouvertes de gouttelettes de condensation, qui les font scintiller comme des diadèmes. Ici, une Pipistrelle.





En fait, la municipalité de Veaugues avait fait placer des panneaux composés d'une feuille A4 sur laquelle était imprimé l'arrêté, punaisée sur un bout de contreplaqué, et couverte d'une simple feuille de film alimentaire... Inutile de dire que les intempéries ont vite eu raison de cette signalisation sommaire!






L'entrée de la carrière supérieure. Un ingénieux système de tubes de fer coulissants garantissait l'inaccessibilité des lieux l'hiver. Il devait être maintenu condamné à cette période. Laissé ouvert pratiquement dès le départ, la rouille a verrouillé le système en position... ouverte, le rendant inutile!












De même, deux panneaux interdisant l'accès des abords aux véhicules à moteur avaient été disposés.

Celui-ci a été démonté par des pratiquants de motocross sauvage, venant passer leur dimanche sur place en amenant leurs machines sur des remorques depuis les départements voisins.

Il n'en reste que son poteau...











A gauche, l'ancienne voie ferrée; à droite, le chemin qui la longe depuis le pont des carrières jusqu'à la maisonnette des Averdines. La commune a voulu faire des économies en ne plaçant qu'un panneau censé interdire la circulation sur ces deux voies, dont seule celle de droite est un chemin public. Le problème est que le Code de la Route veut qu'un panneau soit situé du côté droit de la voie qu'il concerne; de plus, il n'y a jamais eu de panneau à l'autre extrémité du chemin!

C'est sur les bases de cette signalisation plus que sommaire qu'il y a environ deux ans, un jeune homme, dont la moto était dûment homologuée, immatriculée, et qui roulait casqué et assuré à une allure raisonnable sans faire de bruit, a été verbalisé. Il lui a été reproché d'enfreindre la législation sur les espèces protégées... Malgré sa bonne foi (il affirmait que rien ne l'informait de cet arrêté de protection), il a dû s'acquitter d'une amende de 170€.

Par contre, les fumées nauséabondes et irritantes de la décharge illégale, située en face des carrières aux chauves-souris, à 200 mètres à vol d'oiseau et accessible par ce même chemin, ne devaient pas être toxiques pour les bébêtes, car son exploitant, dont j'ai déjà parlé, n'a jamais été inquiété...




Un Grand Rhinolophe.

Les carrières de Veaugues sont, après celles de Bourges, le second site d'hivernage de Chauves-Souris dans le département du Cher.

A ce titre, l'arrêté de protection mériterait qu'il soit respecté.
















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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 14:45

Albert Pinson n'a aucune parenté avec Désiré Pinson, photographe à Veaugues. Il coule une retraite paisible à Montigny, et est probablement le dernier employé survivant du Tacot ; je l’ai rencontré en ce mois de janvier 2009, et c’est avec plaisir qu’il m’a livré ses souvenirs de cette époque. Entré le 11 juillet 1946 à la Société Générale des Chemins de Fers Economiques, il y a travaillé jusqu’à l’arrêt définitif de l’exploitation le 15 août 1948. Mr Pinson était chauffeur, c’est-à-dire qu’il alimentait la chaudière de la locomotive avec du charbon.

 


La loco n° 3517 au dépôt de Veaugues vers 1910 avec une partie du personnel des ateliers. Le Tacot faisait vivre environ 40 familles à Veaugues à son apogée.



Sa journée de travail commençait vers 7h45 quand il se rendait au dépôt de Veaugues pour préparer la loco du train du matin. Le feu était maintenu au ralenti durant la nuit avec du charbon de Buxières, qui brûlait lentement. Il ravivait alors le foyer, puis remplissait la soute à charbon qui se trouvait derrière la cabine au moyen de corbeilles de 30 kg environ, ou avec des briquettes rondes ; la consommation était d’environ 8kg au kilomètre.

 

 

 

Veaugues: le pont du Tacot. On aperçoit en arrière-plan la gare et les ateliers du Tacot.



Il fallait ensuite atteler la rame qui avait été préparée et remisée la veille au soir, puis c’était le départ vers 8h30. Cette heure voyait une activité intense puisque quatre trains s’élançaient ensemble de Veaugues : deux sur la grande ligne vers Cosne et Bourges, et deux Tacots vers La Guerche et Argent ou St-Satur.

 

 

 

 



Albert Pinson en janvier 2009











 

 


Notre homme alternait les voyages vers La Guerche  et Argent en principe un jour sur deux. Une fois par semaine, il attelait un train de marchandises vers St-Satur, avec rebroussement à Neuilly - Moulin Jamet. Aller à Argent était un peu plus rapide qu’à La Guerche, bien que la distance ait été la même.

 

 

Ces années-là étaient les dernières, et le trafic très faible. Le train se composait alors d’une unique voiture de voyageurs, et d’un fourgon à bagages, dans lequel se tenait le chef de train, qui détachait les wagons et tenait le cahier de route. Un mécanicien, qui réglait l’allure et lubrifiait la mécanique, et un chauffeur étaient nécessaires à la conduite de la locomotive. Les voyageurs se faisaient de plus en plus rares, et il fallait dire au mécanicien où on voulait descendre, afin que le train ne s’arrête pas inutilement ; de même il fallait faire signe au train depuis le quai.

 

 

 

Un train de l'Economique (le Tacot) s'apprête à quitter Veaugues en direction de La Guerche.


On a beaucoup dit sur l’inaptitude du Tacot à gravir les côtes, mais seules celles de Sens-Beaujeu et du Noyer étaient vraiment problématiques, surtout à la fin de l’automne lorsque les feuilles mortes faisaient patiner les roues ! Albert Pinson devait alors procéder au sablage des rails devant les roues, ce qui améliorait l’adhérence et permettait au convoi d’arriver en haut de la côte.

 

 

 



 La gare de La Guerche, vue ici avec une automotrice à vapeur Purrey, était le terminus sud de la ligne à laquelle était affecté Albert Pinson.





La ligne de St-Satur ne voyait guère passer plus d’un train de marchandises par semaine, ayant été délaissée par les voyageurs des années plus tôt. Il s’agissait de produits qu’on transbordait sur des péniches au canal, mais aussi de sable de Loire pour les entreprises de maçonnerie du Sancerrois et de silex, qu’on chargeait sur l’embranchement particulier des carrières Vacheron. Ces derniers servaient à l’empierrement des routes et chemins, et étaient répartis dans les gares du parcours.

 

Partis de Veaugues le matin (8h30), il fallait retourner la machine en gare de Neuilly – Moulin Jamet, car un rebroussement était nécessaire pour emprunter la ligne de St-Satur. Arrivés à Sancerre-Ville, pause-goûter (en fait le déjeuner) ; la pause était suffisante pour que nos sympathiques machinistes aient le temps d’aller saluer leurs copains vignerons dans leurs caves à Sancerre…

 

 

 

 


Au nord, la ligne s'arrêtait à Argent, situé sur l'artère P-O Paris-Bourges par Les Bordes, ouverte en 1884, et désertée par les trains de voyageurs dès 1940. C'était aussi le terminus du "B-A", ligne à voie métrique du Blanc à Argent.



Entre Sancergues et Argent, il y avait aussi des bestiaux, particulièrement des poulains de la région de Vailly qui étaient vendus pour le trait dans les fermes de la région. Le ciment et la chaux de Beffes constituaient également une bonne part du trafic, et un marchand d’engrais  (Picard) recevait des wagons à Sancergues.

 


Sur le parcours, on trouvait Vailly, village important en raison de ses foires.


Le retour à Veaugues marquait la fin du trajet pour tous les trains, mais pas la fin de la journée de travail. Il fallait en effet remiser la voiture de voyageur sur une des voies situées à gauche de l’atelier, trier les wagons de marchandises suivant leur destination, et former la rame qui devait être attelée le lendemain. Ce n’est qu’après tout cela que Monsieur Pinson pouvait quitter Veaugues, en général entre 17h et 18h.

C'est en rentrant de vacances, que j'ai hélas appris la disparition d'Albert Pinson autour du 15 septembre. C'est une partie de notre mémoire qui s'en est allée, et je remercie son fils Guy de m'avoir permis de le rencontrer.


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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 14:14
Loin de Veaugues et du Sancerrois, l'église de La Celle-Bruère, construite à la fin du XIIème siècle mérite, sinon le voyage, au moins le détour!


L’église Saint-Blaise de La Celle et le prieuré attenant dépendaient de la puissante abbaye de Déols, près de Châteauroux, dont il ne reste aujourd’hui qu’un clocher et de modestes vestiges. On voit ici les contreforts ajoutés entre le XVème et le XVIIIème siècles pour renforcer les murs de la nef. Le prieuré se trouve à gauche, derrière l'arbre.


 



maquette de l'abbaye de Déols










Deux mystérieux cartouches, qu'Olivier Trotignon a étudiés sur son blog, encadrent le porche d'entrée, lui-même surmonté d'une corniche soutenue par des modillons scupltés. Deux têtes d'animaux (chevaux, chiens, veaux...) font saillie du mur.






Le Prieuré jouxte l'église au nord. C'est un beau bâtiment paraissant dater du XVème siècle environ (je n'ai pu trouver aucune information).









Gravure de la fin du XIXème siècle.










Le clocher restauré en 1911 contient quatre cloches :

Sylvaine, qui date du début du XIVe siècle, donc avant la Guerre de Cent-Ans,

Gasparde, fondue en 1666 pour la chapelle saint-Clair,

Marie-Françoise, fondue en 1714 pour l'église d'Allichamps (à Bruère),

Joséphine-Marie, fondue en 1844.







Plan de l'église Saint-Blaise de la Celle


Il est parfaitement symétrique, si on excepte la sacristie accolée à l'angle du bras nord du transept et de la nef.





















Le chevet de l'église comporte une abside semi-octogonale flanquée de deux plus petites. Chaque bras du transept possède également une petite chapelle.

















Les murs extérieurs des chapelles sont ornés de chapiteaux finement sculptés, et qui pourraient avoir été exécutés par le même facteur que ceux de l'abbaye de St-Benoît, près d'Orléans.










Question chapiteaux, l'intérieur n'est pas en reste. Ils sont plus beaux les uns que les autres...











En entrant, à droite, on peut voir ces curieux fonts baptismaux en  pierre peinte.

Plusieurs bénitiers de pierre sont aussi présents.














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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 14:35

Moi qui croyais que mon blog était le seul sur notre commune, eh bien j’étais dans l’erreur ! Il y en a au moins un autre : celui du Sporting Club de Veaugues, autrement dit l’équipe de football.

 

Je remarque que le blog du SCV n’a reçu que 9 commentaires en 1 an et pour 26 articles. Je pense qu’une telle initiative mérite mieux ! Le SCV est à ma connaissance, avec le Club Spéléo de Veaugues, la seule association sportive de notre commune, et ne manque pas de bonnes volontés. Décidément, il est bien difficile de faire s’exprimer les Valgyciens ! Et quel que soit le sujet !

 

Je recopie ci-dessous le dernier message envoyé par les dirigeants du SCV :

 

«  Le SC Veaugues recherche des joueurs pour compléter son effectif pour la saison 2009 – 2010. Nous recherchons également un arbitre officiel. Le club évolue en 4ème division et, pour tout renseignement, tel: 02 48 79 29 22 et demander M. Pecheux Sylvain, Président du Club. »

 

A noter tout de même, ce qui est rare sur Skyblog, le message est écrit en vrai Français, et ne comporte aucune faute d’orthographe !

 


L'équipe du SC Veaugues en 2009


Je ne m’étendrai pas sur leur choix de la plateforme « Skyblog », motivé probablement par sa simplicité d’utilisation. L’administration de Skyblog s’adresse aux blogueurs à la 2nde personne du singulier, ce qui limite d’emblée aux ados ce blog. Ensuite, lorsqu’on dépose un commentaire, l’ajout d’un lien vers son propre blog n’est possible que si l’on s’inscrit sur Skyblog, forme de ségrégation accentuant ainsi l’esprit « communautaire » de cette plateforme qui, avec la radio Skyrock, semble avoir pour principal but de formater nos jeunes dans la médiocrité, avec l’omniprésence du « langage SMS » !

 

En tous cas, quoi qu’il en soit, vive le SC Veaugues, et je leur souhaite la réussite pour cette nouvelle saison qui s’ouvre !

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 10:49
Les 19 et 20 septembre prochains se tiendront, comme chaque année à cette époque depuis un certain temps, les Journées "Européennes" du Patrimoine. L'idée d'origine était de pouvoir découvrir, l'espace d'un week-end, des sites ou monuments, privés ou publics, qui ne sont pas accessibles au public en temps normal.



L'an dernier, j'avais ainsi découvert le château de Buranlure (à Boulleret), qui me faisait rêver depuis des années.

Il n'est ouvert que pour les Journées du Patrimoine.







Une autre année, j'avais découvert la crypte carolingienne de l'église de Léré...

Elle est, elle aussi, fermée au public en temps normal.

















L'association des Amis du Vieux Guérigny (dans la ville du même nom, près de Nevers) tient chaque été une passionnante exposition sur un thème différent; cette année, c'est la marine, et tout particulièrement celle de Loire.

Lors des Journées du Patrimoine, ils allumeront cette vieille forge, et forgeront devant vous diverses pièces.











Le château de la Grand-Cour, à Mornay-Berry (près de Nérondes), est un superbe petit ensemble médiéval entouré de douves, qu'on peut visiter à cette occasion.






Malheureusement, dans l'esprit du public, ces journées dédiées à la découverte se sont par erreur muées en "Journées de la Gratuité". Beaucoup de gens attendent simplement les Journées du Patrimoine pour visiter gratuitement des sites qui sont payants le reste de l'année. Je tiens donc à préciser que la gratuité ne fait pas partie de l'esprit des Journées du Patrimoine.

On assiste donc à une diminution des sites ouverts exceptionnellement, et l'intérêt de cette manifestation semble se perdre lentement. De plus, il est difficile de se procurer la liste exhaustive des sites ouverts lors de ce week-end spécial. Je n'ai moi-même pas trouvé sur Internet de portail répertoriant, pour le Cher et la Nièvre, tout ce qu'il y avait à voir; peut-être simplement une question de référencement. Si quelqu'un peut m'aider je le (ou la...) remercie d'avance.




Lors des Journées du Patrimoine de 1999, un train à vapeur spécial avait effectué deux aller-retours entre La Guerche et Marseilles les Aubigny, sur le tronçon subsistant de l'ancienne ligne La Guerche - Argent de la SE (le fameux "Tacot"). Ce fut un moment inoubliable pour tous ceux qui avaient payé leur place, et le train était bondé!






La Tour de Vesvre, à Neuvy deux Clochers, sera ouverte de 10h à 17h le samedi 19 et le dimanche 20 septembre, au tarif habituel (et modeste...).

Visites des extérieurs et de l'intérieur avec, en prime, l'exposition de Fanny.

L'an dernier, je me souviens que des gens venus exprès pour visiter la Tour lors des JP avaient fait demi-tour "parce que ce n'était pas gratuit"...

Très encourageant pour les bénévoles qui animent le site!



Je trouve tout de même dommage qu'à une époque où on est prêt à payer plus de 100€ pour changer son téléphone portable, juste afin qu'il soit "dernier cri", on rechigne de payer parfois moins de 5€ pour visiter un monument!





 

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