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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 13:54
Les haies, autrefois beaucoup plus nombreuses en Berry et Nivernais, sont encore bien présentes dans le Sancerrois et surtout le Pays-Fort. Localement, elles sont connues sous le nom de "bouchures" ou "bouch'tues". Après le vent de folie des "années remembrement", qui souffla de 1965 à 1995, et qui vit malheureusement l'arrachage de centaines de kilomètres de haies, la tendance s'est heureusement inversée, et on en replante même! L'emploi de l'épareuse derrière un tracteur, même si elle est décriée par certains, a permis de conserver de nombreuses haies en diminuant les charges d'entretien,




Une haie plessée à Veaugues, sur la route de Neuvy Ici, ce sont des noisetiers qui ont été utilisés, mais on trouve aussi du charme ou du hêtre selon les endroits, voire de l'aubépine ou de l'érable champêtre.





De nombreux lieux-dits, en Pays-Fort ou ailleurs, portent le nom de "Plessis". Il existe un village nommé Les Plessis sur la commune de Sury-en-Vaux, en bordure du Bois de Charnes.





La haie vue de plus près. On distingue bien les perches couchées, et les repousses verticales. L'ensemble finit par former une barrière infranchissable pour le bétail.






Le principe du plessage consiste à coucher de jeunes perches d'arbres, en leur donnant un coup de hache à la base, sur la moitié de l'épaisseur. On les attache au départ afin qu'elles ne se redressent pas. Ces perches produisent des pousses verticales l'année suivante. L'entrelac de toutes ces tiges, horizontales et verticales finit par former une clôture très efficace. Il arrive que des tiges provenant de pieds différents, mais de même espèce, se soudent par contact...



Ici, à Sainte-Lorette, nous sommes en présence des vestiges d'une ancienne haie plessée. Faute d'entretien et de taille, certains pieds de la haie se sont développés jusqu'à devenir de grands arbres. On voit bien l'importance prise par une des branches qui avaient été "plessées" au départ.








Là, ce sont deux hêtres qui s'étaient soudés ensemble lorsqu'ils faisaient partie de la haie...






Ce samedi 28 novembre à 17h00 sera donnée une conférence sur les haies plessées à la Salle de la balance du Noyer (18260). L'occasion pour nous tous d'en savoir plus sur ce sujet!


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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 12:30


"Quand j'ai entendu les propos qui ont été tenus, j'ai cru entendre M. Lefebvre plutôt qu'un compagnon du Parti socialiste", a récemment dit Ségolène Royal à propos de Vincent Peillon, qui était jusqu'il y a peu un de ses soutiens au sein du PS.









Le compliment a certainement été droit au coeur de l'intéressé, et on le comprend! Etre comparé à Frédéric Lefebvre est sans nul doute la récompense suprême que seule peut mériter la réussite d'une carrière politique menée dans l'estime de tous, partenaires comme adversaires.




Quand s'arrêtera donc la descente aux enfers du PS, et avec elle le désarroi de ses électeurs, si toutefois cela est encore envisageable?



Vincent Peillon

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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 09:53


L'inconditionnel de France-Inter que je suis a appris avec tristesse la disparition de Kriss. Nous n'entendrons donc plus sa voix si fraîche et suave, le dimanche en fin de matinée, nous régaler de sa façon si personnelle avec son "Crumble"...



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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 08:48
Depuis quelques jours, c'est marée basse au Canal Latéral à la Loire entre les écluses de Bannay et du Guénetin (Thauvenay). Ce bief a été vidé pour réparer les écluses.


Ici, dans le port commercial de St-Satur, cette bitte attend désespérément une hypothétique péniche, depuis que le silo a été fermé il y a 10 ans pour raisons de sécurité. La vase découverte dévoile une multitude de pistes de ragondins... et de bouteilles vides! A droite, l'entrée du "port de plaisance".




Entre St-Satur et Ménétréol, on voit bien les dégâts des ragondins. En creusant leur terrier dans les berges du canal, ils les affaiblissent, et elles finissent par s'écrouler par pans entiers, causant ainsi des fuites d'eau.







La seule solution est alors d'enfoncer en force des palplanches en tôle cintrée, qui renforceront la berge, tout en empêchant les ragondins de creuser. Ici, elles n'ont été installées que sur un dégât ancien bien localisé; les vilains gros rats ont donc creusé plus loin!



L'introduction de crocodiles dans le Canal latéral à la Loire serait peut-être LA solution au problème des ragondins dans notre région. On pourrait alimenter le canal avec les eaux chaudes de la Centrale de Belleville, ce qui mettrait les grands Sauriens à l'abri des rigueurs de l'hiver. Cette population ne manquerait pas d'attirer de nouveaux touristes, à la grande joie des vignerons de Sancerre et Pouilly, chez lesquels ils ne manqueraient pas de faire quelques emplettes... La navigation de plaisance retrouverait aussi certainement un regain de fréquentation!



Le port de plaisance de St-Satur est en fait l'ancien Canal de Jonction qui permettait de passer du Canal Latéral vers la Loire lorsque cette dernière était navigable. Il a en ce moment des petits airs d'estuaire à marée basse... Cette péniche, dont les amarrages semblent superflus, sert d'habitation, et n'a pas bougé depuis des lustres.




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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 09:14
Dans la chapelle Sud de l'église de Neuvy deux Clochers, incrustée dans le mur pignon, on peut voir ceci:


Il s'agit de l'épitaphe (dalle funéraire) de la famille de Fontenay, gravée en letres gothiques tardives dans un beau calcaire jaune doré. En voici la transcription:

"Cy gist noble homme Guillaume de Fontenay, seigneur de la Tour de Vèvre, Reigny, Neufvy à deulx Clochiers et leurs appartenances, lequel trespassa le dix-septième Jour d'octobre mil cinq cens et seize, aagé de soixante-dix-neuf ans dix moys et quinze jour. Aussy gist icy noble damoyselle Philiberde de Dygoin sa femme, seule héritière des terres et seigneuries de Vcrneuil et Uxel (?) assises au comté de Nivernoys, Saint-Aulbin, Durot, Vilhers, Guise, Lantreuillet Champaien, Chassignyt La Motte-D'Ylain, d'Amver(?),Givry, assises au duché de Bourgogne, laquelle décéda le dernier jour de septem­bre mil cinq cens et seize, aagée de soixante et huit ans. Semblablement gist en ce dict lieu damoyselle Marie de Fontenay, jadix femme de Jehan de Beauquaire, seigneur des Bordes en Bourbonnoys, et fille des dessus dicts Guillaume et Philiberte, alla de vie à trespas le dix-huitième jour de septembre Mil   quatre cens quatre vingts et dix-neuf. Priez Dieu que par  divine grâce, de leurs péchés pardon leur face. Amen.


Mors dominos servis et sceptra ligonibus equat Dissimiles simili conditione trahens."

 

Guillaume de Fontenay (1437-1516), était le cinquième du nom à être Seigneur de Vesvre. En effet, Jeanne de Meaulse, héritière du fief de la Tour de Vesvre, épousa en 1291 Pierre III de Fontenay, de la seigneurie éponyme situé près de Nérondes. Il épousa Philiberte de Digoin, héritière des fiefs énumérés dans l'épitaphe, qui lui donna... 17 enfants "tous vivants à la fois", selon l'expression employé par Gui, l'un d'entre eux qui fut Doyen de la cathédrale de Bourges et occupa une chaire de professeur au Collège Sainte-Barbe, à Paris! Philiberte devait être d'une constitution particulièrement robuste, tout comme ses enfants!


 

C'est probablement Guillaume de Fontenay qui fit construire le "Manoir" accolé à la Tour de Vesvre à la fin du XVème siècle.

En effet, la Tour, avec ses immenses pièces difficilement chauffables, devait présenter un confort de vie tout relatif, même our cette époque.






Le Manoir a hélas aujourd'hui presque totalement disparu, victime du désintéressement de la population pour ce genre de gentilhommière somme toute modeste. Il s'est écroulé, faute d'entretien, entre 1970 et 1980.





Le blason de la famille de Fontenay était:
"porte d'argent et palé d'azur, au chevron de geules crochant sur le tout". Cette illustration est tirée d'un manuscrit de Gui de Fontenay, intitulé "Traité des Quatre Vertus".



Le blason des Fontenay est apposé sur le linteau du pigeonnier de la ferme, contruite vers 1500 du temps de Guillaume. Ce linteau est le seul à être taillé dans un calcaire roux très dur nommé "pierre de Dejointes", ce qui laisse à penser qu'il a probablement été remplacé à l'occasion d'une réfection du pigeonnier. Il provenait alors peut-être d'un autre site appartenant aux Fontenay, qui sont précisément originaires de la région où on tire cette pierre recherchée pour sa tenue aux intempéries.



Le nom de Fontenay, arrivé à Vesvre en 1291 lorsque Jeanne de Meaulse, héritière du fief de la Tour, épousa Pierre III de Fontenay, disparut de la même manière vers 1550. Claude de Fontenay, petite-fille de Guillaume, épousa en secondes noces Louis d'Avantigny. Au cours des générations suivantes, la Tour et ses terres (environ 450 hectares si on se fie au nombre de nids du pigeonnier) passèrent aux mains des familles D'Avantigny, Dumesnil-Simon, Letellier, Perrinet, De Vogüé, etc...

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 08:24
Du temps où les loups hantaient le Berry, on ne plaisantait pas avec le mangeur d'agneaux, voire d'enfants si on en croit les légendes...


Bernard Dubois montre les terribles armes qu'on fourbissait à l'encontre du prédateur. Le piège à engrenages, version "extrême" du piège à mâchoires, ne laissait aucune chance au loup s'il se laissait tenter par le morceau de viande dont il était garni. La fourche servait à l'achever en cas de besoin, ou à le piquer pour le faire fuir s'il attaquait le troupeau.


Cette fourche-là, en plus de l'efficacité impitoyable de ses dents acérées, est une véritable oeuvre d'art. Son fabricant a pris plaisir à travailler son emmanchement, au point qu'on la dirait "télescopique". Bernard nous raconta que son grand-père, alors jeune berger en Sologne Berrichonne, disputa un agneau au loup, chacun tirant de son côté. J'ai oublié de lui demander si l'agneau survécut, et... qui le mangea!

Ce samedi 14 novembre, à la salle des fêtes de Neuvy deux Clochers, Marie du Berry présentera son spectacle "Marie la Louve" à 20h00. Elle nous racontera, à sa manière et avec moult anecdotes, l'épopée des loups dans la région. A ne pas manquer!

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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 09:43

Depuis le hameau de la Croix de Fer, un chemin rectiligne mène au Pont de Congy, établi sur la Vauvise. Le passant remarquera de suite la disproportion entre l’ouvrage à trois arches et ce qui n’est aujourd’hui qu’un chemin de desserte de champs, difficilement praticable l’hiver.


 Le pont vu en direction de la Croix de Fer



D’après l’étude de Mme Jacqueline Deguéret, ce pont était sur un itinéraire ancien, peut-être gallo-romain, joignant Bourges à Nevers par Baugy (Alléant) et Dejointes,  traversant la Loire au Laubray. Sur cet itinéraire se trouve également le pont de Bury, dont j’ai déjà parlé. On peut suivre cette voie depuis Bourges, où elle a été en partie reprise par la Route de la Poste de Bourges à La Charité, mais sa trace se perd précisément après Dejointes.

 

Vue aérienne du site. La direction de Baugy est à gauche, et on voir nettement la largeur du chemin dans cette direction.


Quoi qu’il en est, le Pont de Congy n’est pas gallo-romain. Jean Mesqui (Ingénieur des Ponts et Chaussées), dont les propos ont été consignés dans l’ouvrage de Gabrielle Coin sur le village de Chassy, dit : « Les Archives locales nous apprennent que de tels petits ouvrages, proies des intempéries et des crues, étaient constamment reconstruits… Une réfection du Pont de Congy eut lieu en 1608. A cette date, l’administration des Ponts et Chaussées, à la tête de laquelle se trouvait Sully, fit démolir les anciens parapets du pont et y substitua des pierres de taille ; l’entrepreneur était un certain Nicolas Gauthier, et l’affaire coûta 630 livres…


En regardant vers Baugy, le chemin est très large, preuve peut-être qu'il s'agissait autrefois d'un itinétaire important.


Il est bon de rappeler à cette occasion que Sully, seigneur d’Henrichemont, fit rénover par les Ponts et Chaussées (administration royale) tous les chemins situés à l’Est  de Bourges desservant les communications Nord-Sud ; ceci dans le but vraisemblable de promouvoir sa ville nouvelle d’Henrichemont, comme ses seigneuries des Aix d’Angillon et de la Chapelle d’Angillon. »

 

 La Vauvise, vue en direction de l'aval. Le pont, soigneusement construit, présente la forme d'un dos-d'âne à trois arches, dont les deux extrêmes ont été dégagées et rénovées récemment.


De nos jours, bien que le Pont de Congy ne mène plus nulle part, il est bien entretenu et a même bénéficié d’une récente restauration, avec dégagement des arches extrêmes, auparavant envasées.

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 14:01


Vous aurez été prévenus: si vous passez la barrière, ce sera une balle dans la peau!
Et pourtant, ce chemin entrant dans la forêt de Charnes est classé "chemin rural", donc public. Cherchez l'erreur...

Bien dommage, car au fond de cette forêt se cachent les vestiges de la Chapelle de Charnes...




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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 19:39
Christian Estrosi, Ministre de l’Industrie, a défendu son projet de loi concernant le changement de statut de la Poste, et précisant qu’il s’agissait «  de rendre la Poste imprivatisable ».

 


 



Christian Estrosi, Ministre de l'Industrie.














Ce changement de statut est cependant imposé par une « directive » (je n’y peux rien, ce terme me donnera toujours des boutons…) de l’UE visant à ouvrir totalement les services postaux à la concurrence d’ici le 1er janvier 2001. Effectivement, on comprend que l’inquiétude soit de mise pour les usagers !

 

 

 





Avant d'être Ministre de l'Industrie, et "sarkophile" zélé, Christian Estrosi fut un brillant champion de moto sur circuit.

Peut-être aurait-il mieux fait de le rester...

Il aurait alors peut-être conservé son irrésistible coiffure typique du milieu des années 70...

 





Je me suis toujours posé des questions sur la pertinence des « directives » de l’UE, et de l’urgence d’en appliquer certaines. Le consommateur aura-t-il vraiment à gagner d’une Poste privatisée ? Car, il ne faut pas se faire d’illusions, on n’assistera pas à l’empressement de prestataires privés rivalisant de philanthropie pour mieux servir le petit usager, mais plutôt, à terme, de l’entrée dans le capital des acteurs incontournables de notre scène économique (Veolia, Suez, Bouygues, etc…), toujours prêts à presser le citron !

 

 

Et puis, est-il concevable qu’on impose la privatisation de la Poste dans une Union Européenne qui n’a pas encore eu l’idée d’harmoniser la signalisation routière de ses différents membres ? Pire encore, dans trois de ses pays (Royaume-Uni, Irlande et Malte), on roule à gauche !

 

 


Vue prise dans la "City" de Londres: bien sûr on y roule à gauche. Le camion à la disposition d'essieux typiquement "british", est un Hino fabriqué au Japon, pays où ou roule... à gauche. Ceci explique peut-être qu'on ne les trouve en Europe, qu'au Royaume-Uni et en Irlande.

 

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 08:43
Sur la commune de Vinon, Bannon est un village établi sur la pente sud du massif de la Pierre Goupillière. Idéalement exposé, il domine la plaine de Champagne Berrichonne et son terroir est tout naturellement voué à la culture de la vigne. Outre quelques maisons toutes simples, mais sympathiques, il possède des fontaines dont voici deux d'entre elles.



La première est située juste au-dessus du carrefour des routes de Vinon et de La Rèche, au bord d'un chemin. Elle est en bon état grâce à une restauration récente bien menée.






A l'intérieur, l'eau sourd toujours, probablement grâce à un entretien régulier.

Les murs sont construits en maçonnerie de silex provenant des hauteurs voisines où il abonde.

Le fronton d'entrée, muni d'un cordon larmier dans le prolongement du toit, est en appareillage soigné de briques plates.











A l'intérieur, grâce à la fraîcheur ambiante procurée par la source pérenne, s'est installée une flore essentiellement composée de Fougères Capillaires.









La voûte intérieure est construites en briques, et un escargot Petit-Gris y a trouvé un refuge lors des chaleurs de cet été.





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Dans le village de Bannon, sur la rue principale, trône une autre fontaine, beaucoup plus imposante. Une plaque apposée sur son fronton indique qu'elle a été dédicacée à Camille Berthelet, dont j'ignore malheureusement qui il était; peut-être un ancien maire de la commune, out tout simplement celui qui a financé sa construction.



De même style que la précédente, la fontaine Camille Berthelet est beaucoup plus grande. Elle est entièrement enduite à part le fronton d'entrée, soigneusement appareillé en briques ordinaires. Je n'ai pas pu en identifier la nature de la maçonnerie, peut-ête là aussi en silex, mais peut-être en béton, car elle semble plus moderne.




Le support en pierre placé au-dessus de son entrée était peut-être surmonté d'une croix, disparue depuis. Contrairement à la précédente, cette fontaine a perdu sa vocation initiale, et l'intérieur, entièrement bétonné, sert de... local à poubelles. C'est bien dommage, mais au moins est-elle toujours là.
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