Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 14:51

De passage à St-Hilaire de Gondilly, on ne peut manquer sa petite église, qui trône au milieu d'un espace de verdure. Avec une petite poignée de maisons, l'ensemble constitue le chef-lieu de la commune, dont la majorité de la population habite au village de Beaurenard, plus au Sud.

St-Hilaire-de-GOndilly--13-.JPG


St-Hilaire de GOndilly (1)
Au lieu de s'ouvrir traditionnellement à l'Est (du côté de Jérusalem), le porche de l'église de St-Hilaire fait face au Nord.


Placée à l'origine sous le patronage de l'abbaye de St-Laurent, près de Cosne, elle est au départ de style roman, puis fut remaniée au cours des siècles.




St-Hilaire de GOndilly (5)
Vue côté Ouest.

Une haie empêche malheureusement d'avoir une vue complète de l'édifice. Il m'aurait fallu un objectif à grand angle.

Cette église est toute simple, mais de proportions harmonieuses, et fort bien restaurée.





St-Hilaire de GOndilly (10)
Sur cette vue, prise depuis le Sud, on remarque le transept à un seul bras. Sans information détaillée sur l'édifice, il m'est impossible de dire s'il existait à l'origine un autre bras, côté Est. Une abside semi-circulaire termine l'édifice au Sud.



Saint-Hilaire vécut au IVème siècle. Originaire d'Aquitaine, il fut exilé  en Orient pour avoir défendu la foi trinitaire dans une Gaule acquise à l'arianisme. Rentré en Gaule vers 367, il fut nommé premier évêque de Poitiers.


Fontaine St-Hilaire de Gondilly

Un peu au Nord de l'église, de l'autre côté de la rue, se trouve cette jolie fontaine, également bien mise en valeur et entretenue.

En arrière-plan, un lavoir à cien ouvert. Peut-être était-il par le passé couvert?






Fontaine St-Hilaire de Gondilly (1)

La fontaine capte une source, qui coule toujours aujourd'hui.

Une canalisation souterraine en pierre mène son eau vers le lavoir.






Repost 0
Published by Sirius sirius - dans villages
commenter cet article
14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 09:49

Lassé par le climat politique français qui veut qu'à chaque élection, même la plus locale, se profile toujours la prochaine Présidentielle.

 

Lassé par ces campagnes électorales où les satifecits des gouvernant font écho aux critiques de l'opposition envers ceux qui gouvernent, alors qu'il oublient qu'ils ont en général été eux-mêmes aux commandes il y a peu.


Lassé par toutes les magouilles et alliances contre-nature dictées par le simple appétit du pouvoir.

 

Lassé par le sectarisme de ceux pour lesquels je finis en général par voter, je suis chaque fois tenté de ne pas me déplacer.

 

L’enjeu régional de l’élection d’aujourd’hui a été entièrement passé sous silence au profit de l’incontournable querelle droite-gauche qui n’intéresse plus grand-monde. On se dit aussi que, droite ou gauche, on finit toujours par avoir la même politique.

 

Et puis, il y a toujours des amis, de droite comme de gauche, qui me disent d'y aller, rien que parce que nous avons la chance d'avoir ce droit e vote. Donc, comme chaque fois, j'irai voter aujourd'hui comme je l'ai toujours fait...

Repost 0
Published by Sirius sirius - dans coups de gueule
commenter cet article
14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 08:36
Cela se passe au carrefour des Fouchards, là où la route Cosne-St Satur rejoint celle venue de Léré / Boulleret, et  la plus modeste RD 55 se dirigeant sur Sury en Vaux et Ste-Gemme.

carrefour
Derrière nous, le pont du canal; en face, la route de Sury en Vaux et, à gauche, celle de St-Satur. Le carrefour étant situé en agglomération, la vitesse y est bien sûr heureusement limitée à 50 km/h. L'itinéraire longeant le canal est prioritaire sur les deux autres routes, munies d'un Stop. Les usagers venant de Boulleret (sur notre droite) disposent d'une file spéciale pour tourner à gauche en direction de Cosne. Un carrefour aménagé avec bon sens, en somme, et où, à ma connaissance, on ne déplore jamais d'accidents graves, ni même de bouchons.

panneau

Alors que bien d'autres carrefours attendent impatiemment des aménagements beaucoup plus urgents, voici que notre Conseil Général va dépenser 850.000 €  pour construire .. un giratoire aux Fouchards. Encore plus cher que ce qu'a coûté l'aménagement de notre place de Veaugues!

Combien d'emplois aurait-on pu créer ou simplement maintenir dans des secteurs comme l'Education ou la Santé avec 850.000 €?

A l'heure où tant de charges financières ont été transférées, souvent sans compensations, de l'Etat vers les Collectivités Locales, est-il vraiment raisonnable d'utiliser l'argent du contribuable à de telles réalisation à l'utilité discutable?

Ou bien alors les caisses de notre département sont bien mieux garnies qu'on ne nous le dit... Et que le lobby du BTP est plus puissant que la détermination des personnels de santé et d'éducation...


Repost 0
Published by Sirius sirius - dans coups de gueule
commenter cet article
7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 11:33
Il y a quelques jours, un ami m'a apporté ce qu'il pensait être un sceau "datant d'avant la Révolution". Il l'avait trouvé à Sancerre, Chemin des Grous, il y a une vingtaine d'années, alors qu'il travaillait à la réfection d'un trottoir.

Sceau-1.jpg


D'un diamètre de 14 millimètres, le sceau est en bronze, et dans un parfait état de conservation, au point qu'on le croirait sorti de fonderie.

Il représente deux personnages, vus de profil, entourés d'une légende.

Le personnage du premier plan, barbu, est visiblement un homme.

Pour le second, seule l'impression en "positif" nous permettra de mieux y voir.










Sceau 2
Haut de 20 millimètres, notre pièce porte en son sommet un anneau qui servait à l'enfiler sur une chaînette portée autour du cou.

Son propriétaire l'avait ainsi toujours à sa disposition lorsqu'il s'agissait de signer et d'authentifier un document.

Il lui suffisait alors de sortir son bâton de cire, de le chauffer de manière à ce que quelques gouttes tombent sur le document. Il appliquait ensuite son sceau sur la cire encore molle pour le marquer.






Sceau 3


La partie supérieure du sceau est gravée de deux étoiles, qui sont la marque de son fabricant.


Il devrait ainsi en principe être possible de l'identifier.

Le bronze est un alliage de cuivre et d'étain, et c'est la qualité de sa fabrication qui a permis à cette magnifique pièce de traverser les siècles sans s'oxyder.





Afin d'en savoir un peu plus, j'ai interrogé Olivier Trotignon, médiéviste et animateur de l'excellent blog "Moyen-Age en Berry". Pour lui, il s'agit du sceau d'un marchand du XIV ème ou du XVème siècle.


sceau 4
Une impression dans de la pâte à modeler nous montre le motif et l'inscription "à l'endroit", avec cependant moins de finesse que dans de la cire. On y voit bien les deux visages, qui semblent bien être deux hommes, peut-être des associés. A droite, les lettres "LA", à moins que le "A" soit en fait un "E" renversé. A gauche "NGLOIS". Le nom serait donc soit Langlois, soit Lenglois, nom courant à cette époque dans la région selon O. Trotignon. Peut-être deux frères associés dans une société commerciale.



Comment ce sceau est-il arrivé sur un trottoir de Sancerre? Il est peu probable qu'il ait été perdu sur place il y a 500 ans. Je pencherais plutôt pour des gravats qui auraient été étalés pour faire le troittoir. Ces gravats provenaient-ils de la démolition d'une maison, ou bien d'une carrière? On peut même, avec un esprit imaginatif, supposer que le sceau ait été perdu sur la Voie Jacques Coeur toute proche...



Repost 0
Published by Sirius sirius
commenter cet article
6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 09:06
Voici ce qu'on pouvait lire dans la "Voix du Sancerrois" du 18 février dernier, à propos d'une réunion du Conseil Municipal de Veaugues, qui s'était tenue le 24 janvier.

conseil veaugues
Y comprenez-vous quelque chose? Moi, rien! C'est probablement ce qu'on appelle la "transparence"...





Repost 0
Published by Sirius sirius
commenter cet article
27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 15:02

Début 1796, une rébellion royaliste fut menée à l’encontre des autorités révolutionnaires dans le Sancerrois. A la tête de l’ «  Armée Catholique et Royale du Sancerrois » avait été placé un jeune officier d’artillerie, Louis Edmond Le Picard de Phélippeaux, et cette action se situait dans la mouvance des chouanneries qui sévissaient dans l’Ouest de la France. Son but était de contribuer au retour de la Monarchie Française, en établissant sur le Trône Louis XVIII (ce sera chose faite en 1815 après la chute de Napoléon).

 

Si Phélippeaux fut le chef militaire de cette rébellion, le personnage qui nous est le plus connu est sans contestation l’Abbé Antoine Buchet, curé de Jalognes et prêtre réfractaire (ayant refusé de prêter serment devant les Révolutionnaires).

 

L’armée de Phélippeaux comptait environ 1500 hommes, dont 900 du pays ; les autres étaient venus en renfort de l’Orléanais et de Vendée. En face, les troupes du général « bleu » Desenfans (révolutionnaire), bien armées, étaient fortes de 2500 militaires de terrain.

 

croix-Vendee-Sancerroise-.JPG

 

Les "Amis de La Vendée Sancerroïse" firent ériger à la sortie de Sancerre, sir la route de Bourges, une croix dont le socle porte l'inscription suivante, surmontée d'une fleur de lys :

 

2 avril 1796

L'adjudant général

LE PICARD de PHELIPPEAUX

chef de l'armée

catholique et royale

s'empare de Sancerre

Le 12 avril Combat de Sens-Beaujeu

L'abbé Buchet

curé de Jalognes,

aumônier volontaire

des troupes royales,

en secourant des adversaires, meurt en martyr.

En 1966

En mémoire de sa fidélité et de celle de ses compagnons,

ce monument a été élevé

par le « Souvenir Sancerrois »,

héritier de la même volonté,

de la même foi et des mêmes espérances.

 

Il est surmonté d'une croix portant un cœur en son centre.  Le Cardinal Joseph Lefebvre, arche­vêque de Bourges, ayant, pour sa part, demandé aux membres du clergé de son diocèse de ne pas donner cette bénédiction, cette dernière fut donnée par un prêtre d'un autre diocèse.




En mars 1796, les troupes royalistes sont cantonnées dans Sancerre. Un soulèvement général est initialement prévu pour le 15 avril. Les chefs de la rébellion se cachaient, eux, dans les bois de Jars, alors que des dépôts de munitions avaient été approvisionnés dans des fermes de ce secteur.

 

Un soldat bleu du nom de Chigot et se disant déserteur vînt s'engager dans les troupes rebelles. En réalité, il s'agissait d'un espion envoyé par le général républicain Desenfans. Une fois connu l’itinéraire des trois colonnes devant rejoindre Jars, il rejoindra le dit Desenfans pour le mettre au courant de la marche des troupes de Phélippeaux ; c'est ce qui permettra aux Bleus de tendre le guet-apens de Sens-Beaujeu.

 

croix Vendée Sancerroise détail

 


Le monument érigé à Sancerre est surmonté de cette croix fleurdelisée.


A noter que la famille de l'Abbé Buchet, toujours présente dans le secteur, n'a pas été jugée digne d'être conviée à la cérémonie de bénédiction.


Peut-être ne sont-ils pas assez catholiques, ou suspectés de complicités révolutionnaires, comme le Cardinal Joseph Lefebvre...




 

 

 

 







C'est le 11 avril au soir que l'armée de Phélippeaux, forte d'environ 1.300 hommes, quitta Sancerre qu'elle occupait depuis le 2 avril. Elle fut divisée en trois colonnes qui, par trois routes différentes, devaient gagner le lieu du rendez-vous. La moins forte de ces colonnes devait passer par le bourg de Sens-Beaujeu. Elle comprenait environ deux cents hommes qui escortaient les voitures de munitions et de vivres. Les deux autres devaient rejoindre Jars par des routes diffé­rentes.

 

Sens-Beaujeu--7-.jpg


L'église de Sens-Beaujeu vers 1910.

 


Le mardi 12 avril 1796, à trois heures trente du matin que l’ armée royaliste entra dans Sens-Beaujeu. Immédiatement, le tir des Bleus se déchaîna et un combat d'une extrême violence commença qui se poursuivit jusqu'à huit heures du matin.

 

C'est durant cette bataille que périt, sous les balles des troupes de Desenfans, l'aumônier de l'armée catholique et royale, l'abbé Buchet, en allant porter le dernier sacrement aux morts et mourants de la bataille. Les rebelles royalistes furent, soit tués sur place comme l’Abbé Buchet, soit pris plus tard dans la journée dans les environs, et massacrés. Suite à cette tragédie, de nombreux interrogatoires eurent lieu dans les bourgs des environs, parfois suivis d’exactions.

 

croix Abbé Buchet (1)

 

 

 

 

 

 


Sur la place de Sens-Beaujeu, entre l'église et la fontaine, se dresse cette modeste croix en la mémoire de l'Abbé Buchet.


Ni coeur, ni Fleur de Lys, même pas d'inscription, mais des proportions beaucoup plus harmonieuses que son homologue sancerroise...







 

 

 

 


Il se dit aussi que le « trésor de guerre » des Royalistes fut caché dans un moulin proche de Neuilly en Sancerre, où il se trouve peut-être toujours, son dépositaire ayant entre-temps été tué. Le meunier fut ainsi assassiné le 11 janvier 1800 par des inconnus qui repartir sans avoir trouvé ce qu’ils cherchaient…

 

Phélippeaux mourut d’insolation en 1799 à St-Jean d’Acre (Syrie), après avoir contribué à l’arrêt des armées napoléoniennes devant cette ville.

 


Repost 0
Published by Sirius sirius - dans villages
commenter cet article
21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 15:30
Depuis des semaines,  je scrutais les bois environnants pour un signe du printemps. Pas le moindre gonflement de bourgeon; pas la moindre plantule soulevant les feuilles mortes. Depuis la floraison des Ellébores (roses de Noël) en décembre, rien. A désespérer!

crocus-2010-02-21.JPG

Et puis, ce matin, j'ai trouvé ça, tout près de la maison. Alors, loin de mes oreilles les bêtises du genre" la neige restée dans les fossés en appelle toujours d'autre".

Le Printemps arrive enfin!


Repost 0
Published by Sirius sirius
commenter cet article
19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 19:02
Dans mon précédent article, j'ai publié une photo en précisant qu'elle montrait un groupe de militaires dans une gare, peut-être celle de Veaugues. Plusieurs personnes à qui j'ai montré cette photo m'ont amené à repenser cette interprétation. En effet, beaucoup d'incohérences me poussent maintenant à croire que la plupart de ces personnes pourraient ne pas être des militaires.

galonné
Le personnage central, par sa position dans le groupe, paraît être le plus important. Il porte aux revers de son veston ce qui semble être des rameaux de chêne, et une distinction sur sa casquette.

N'ayant pas eu le privilège d'être appelé sous les drapeaux, je ne connais rien aux uniformes militaires, mais cet homme pourrait tout aussi bien être un chef de gare, ou même un chef de fanfare





jeune chef

Ce jeune homme, en haut à gauche de la photo, porte une casquette marquée de l'insigne du "P-O", autrement dit la compagnie du Chemin de Fer de Paris à Orléans.

Cette compagnie fit construire la ligne de Cosne à Bourges, et l'exploita jusqu'à la création de la SNCF en 1937.

Il est donc à présent le seul dont la fonction est formellement identifiée, mais quel était son grade?






brassard


Plusieurs personnages portent un brassard sur lequel est imprimé un matricule, sans que ce brassard puisse être associé à un autre élément de leur tenue (couleur de veste, casquette, chaussures...).







85 & bouteille

Deux personnages portent à la fois un tablier et une casquette marquée du numéro 85. S'il s'agit de militaires, on peut aussitôt penser au 85ème régiment de ligne, qui était basé à Cosne, donc tout près de Veaugues.


Le tablier fait plutôt penser à une tenue de travail, peut-être celle des ateliers de la S-E, où était entretenu le matériel roulant du "Tacot".

Ce monsieur serait-il un employé de la S-E qui aurait passé sa veste de conscrit par-dessus sa tenue de travail pour la photo?

En tous cas, la bouteille de rouge et les deux verres ne font pas très sérieux pour une photo de militaires...









sans moustache



Le groupe est encadré de deux hommes en armes, habillés à peu près pareil, à quelques détails près.

Celui de gauche porte la casquette "85", comme 4 autres personnages, alors que celui de droite est le seul
de tout de groupe à ne pas avoir de moustaches .

En gros plan, la casquette de celui-ci porte la mention GI, suivie d'une trosième lettre illisible.

Tous deux sont armés d'un fusil équipé d'une impressionnante baïonnette, et portent des sabots.

Ces éléments poussent à penser qu'il s'agit de militaires.









Au vu de toutes ces constatations, le groupe paraît bien hétérogène. A part la certitude que tous les personnages sont... de sexe masculin, et qu'il y a au moins un employé des chemins de fer, on est dans le flou total. A-t-on regroupé ces gens pour une occasion particulière? Souvenir du conflit de 14-18? L'enquête aboutira-t-elle?



Repost 0
Published by Sirius sirius - dans villages
commenter cet article
18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 12:25
Il y a quelques jours, un habitant du village m'a confié cette photo, qui représente un groupe de militaires, prenant la pose pour l'occasion. Ce cliché a visiblement été pris sur le quai d'une gare, probablement au début du XXème siècle, peut-être lors de la 1ère Guerre Mondiale.

militaires-Veaugues-rd.jpg
La disposition des lieux correspond exactement avec l'architecture de la gare de Veaugues: taille, forme et espacement des ouvertures, horloge centrale. On voit en haut à gauche la base du cartouche maçonné indiquant le nom de la gare; il est abîmé, comme à Veaugues aujourd'hui.

Seule différence: au-dessus de la porte de gauche figure la mention "bagages". Aujourd'hui, la mention visible est "1ère classe", indiquant donc une salle d'attente.

Soit, depuis l'époque à laquelle a été prise cette photo, la salle a changé d'affectation, soit le cliché a été pris dans une autre gare du même type sur le même réseau, voire même la même ligne.

Donc, si quelqu'un pouvait éclairer ma lanterne, par exemple en reconnaissant un des personnages présents, cela me permettrait d'avancer un peu...

merci d'avance
Repost 0
Published by Sirius sirius - dans villages
commenter cet article
17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 09:52
Je viens de terminer la lecture du livre de Marie-Monique Robin, intitulé: "le Monde selon Monsanto". Evidemment, ceux et celles qui me connaissent bien savent que j'étais déjà convaincu d'avance, mais ce que j'ai découvert dans cet ouvrage dépasse les limites du supportable.

Monsanto.jpg

Dire que Monsanto utilise des méthodes de voyou est bien peu au regard de ce qu'ils ont fait, d'abord aux USA, puis en Amérique du Sud et en Inde.

On est effrayé de voir à tel point il y a collusion, aux USA, entre les milieux d'affaires sans scrupules, les organismes soit-disant indépendants (contrôle sanitaire, syndicats agricoles, chercheurs universitaires), et le pouvoir politique (Républicains comme Démocrates). Le tout, bien entendu, dans l'unique but de faire un maximum de profits au détriment de l'environnement et de la santé du citoyen!

Si les trucages d'analyses, la corruption de fonctionnaires et le lobbying suffisent en général aux USA ou au Canada, des méthodes beaucoup plus expéditives sont appliquées en Argentine, au Brésil et au Paraguay. Les agriculteurs récalcitrants aux contrats de dupes proposés par Monsanto voient leurs cultures traditionnelles détruites, leurs maisons incendiées et, si cela ne suffit pas, des milices (voire même la police locale) pratiquent l'assassinat des gêneurs, au nez et à la barbe des autorités qui sont au mieux impuissantes.

Parler des effets désastreux des OGM et de leur cortège d'indispensables "phytosanitaires" serait trop long, et je préfère vous laisser découvrir tout cela dans ce livre, paru aux éditions ARTE.

barroso.jpg

Auréolé des étoiles de l'Europe, le très "monsantophile" José Manuel Barroso a été reconduit à la présidence de la Commission Européenne par les députés que nous avons élus au suffrage universel.

Coulera-t-il une heureuse retraite dans un ranch construit aux frais de Monsanto pour le remercier de son acharnement à imposer les cultures OGM en Europe?





A vrai dire, je ne sais pas vraiment où en est la législation sur les OGM aujourd'hui en France et en Europe. José Manuel Barroso a tout fait pour nous faire entrer dans le giron de Monsanto, mais il semble qu'il n'ai pas tout à fait réussi.

Je ne fais partie d'aucune structure "altermondialiste", écologiste, ou subversive quelconque, ne vais jamais à la moindre manifestation, mais me dis que, quant on sait à quelles monstruosités s'est livrée Monsanto, la "désobéissance civile" des faucheurs d'OGM n'est pas grand'chose, et je leur souhaite même bon courage! Sans eux, aurions-nous pris conscience de la supercherie et des dangers des OGM?


Repost 0
Published by Sirius sirius - dans coups de gueule
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de sirius
  • Le blog de sirius
  • : Ce qui se passe et se dit à Veaugues et dans sa région. Un peu de tout et même parfois n'importe quoi...
  • Contact

Recherche