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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 10:46

Les vestiges de la forteresse des Seigneurs de Gardefort, qui se trouvent dans un bois (propriété privée) qui jouxte le bourg, consistent en une plateforme de 60 mètres de diamètre environ, ceinturée d’un fossé encore profond de 4 à 5 mètres. Ce fossé est lui-même bordé de chaque côté par un talus pierreux nommé glacis.

 

Sur le rebord nord-ouest du plateau subsistent deux gros blocs de maçonnerie parallèles qui sont probablement les restes d’une porte fortifiée. Juste en face, sur la crête du fossé, le glacis en forme de croissant est plus massif et forme une sorte de barbacane. Une basse-cour occupait très certainement le nord-ouest et un peu le nord-est du site.

 

1-Chateau-gardefort-1.JPG

 

 

Le fossé ceinturant la plateforme est encore bien visible sur toute sa circonférence.

 

La morphologie du sous-bois paraît témoigner d’une occupation et probablement d’une clôture. De belles photos de l’ensemble sont visibles sur le site web de la commune réalisé par M. Cremer.

 

 

 


 

2-plan.jpg

Ce « château » de Gardefort appartient à la catégorie des enceintes castrales. Les archéologues et les spécialistes en castellologie s’accordent pour dire que ce type de fortification a été mis en place entre la seconde moitié du Xe siècle et le XIIe siècle. Le caractère militaire de celle de Gardefort ne fait aucun doute en raison de la largeur et de la profondeur des fossés ainsi que la présence d’éléments de maçonnerie.

 

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Deux vues des restes de maçonnerie à l'endroit où devait se trouver la porte d'entrée fortifiée

 

4-Chateau-gardefort.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette enceinte aurait vraisemblablement été aménagée au début du XIe siècle quand Eudes II de Blois-Champagne devient maître de la région. Elle faisait peut-être partie d’un réseau de défense du futur comté de Sancerre face à la menace de la châtellenie voisine de Montfaucon (Villequiers). Notons au passage que Gardefort, avant la révolution, s’appelait Asnières, ou Asnières lès Gardefort.

 

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Proposition de restitution du site, par Denis Fargeot et Jean-Marie Tournefier, qui se sont basés sur le mémoire de maîtrise d'histoire de Laurent Lepresle.

 

Il faut s'imaginer quà l'époque de sa construction, le site n'était pas boisé, et que sa position sur une butte lui permettait de surveiller toute la partie Sud du Sancerrois. Il devait en outre être entouré de maisons d'habitation qui ont peut-être subsisté bien après la destrution du "château", voire même jusqu'au xvième siècle.

 


 

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A gauche, les vestiges de la tour-porte, vus depuis le fossé, et ci-dessous la proposition de reconstitution

 

 

 

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Protégé par le couvert forestier, le site de Gardefort semble comme «fossilisé» dans son état initial. Est-ce le résultat d’un abandon ou de destructions survenus dans le courant du XIIe siècle, voire même au cours des deux siècles suivants ? Seules des fouilles archéologiques pourraient apporter des éléments de réponse.

 


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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 10:06

algues-vertes.jpg

Des affiches-choc destinées à alerter le grand public (surtout les citadins) sur les dangers de l’agriculture intensive. France Nature Environnement et sa campagne publicitaire sont au centre d’une polémique au moment du Salon de l’Agriculture

 

Bruno Le Maire «  Nos agriculteurs sont soumis à une concurrence européenne sans merci. Nous leur demandons de résister au dumping par les prix de pays qui ne respectent pas les mêmes critères environnementaux. Si nous ne sommes pas raisonnables, nous aurons sauvé une certaine idée de l'agriculture, mais les agriculteurs aurons disparu ».

 

affiche-campagne-FNE.jpg

Je comprends qu’il faut en déduire que, pour résister aux attaques de ces pays qui ne respectent pas l’environnement (ni la santé des consommateurs), il faudrait employer les mêmes méthodes de culture qu’eux… L’industrie phytosanitaire et semencière (une poignée de multinationales), présente ces méthodes comme salvatrices des problèmes d’alimentation que connaîtra forcément une Humanité dont nous avons décidé par avance qu’il était tabou de songer à contrôler l’expansion démographique.

 

Ce lobby industriel a trouvé dans notre Grand Syndicat Agricole, convaincu d’être investi d’une mission d’ordre quasi-divin un relais servile et fidèle. L’un, motivé par l’appât du gain, et l’autre par des considérations sincèrement philanthropiques, ont décidé que l’environnement passait au second plan.

 

kill-bees.jpg

FNE justifie sa campagne : « notre agriculture est malade. Nous importons des OGM pour alimenter notre bétail alors que nous nous interdisons d'en cultiver et que le consommateur n'en veut pas. Des tonnes de lisier (…) (…) des marées d'algues vertes. L'emploi massif de pesticides dangereux contribue au déclin des abeilles et des autres pollinisateurs ; notre rôle est d'alerter l'opinion ».

 

Notre Président de la République, qui ne connaît vraisemblablement de la campagne et de l’agriculture que ce qu’il voit une fois l’an au Salon de la Porte de Versailles, s’est déclaré choqué de cette campagne. Après « l’environnement, ça commence à bien faire » l’an dernier, il ne sait que faire pour s’attirer les voix des agriculteurs…

 

C'est son choix. A nous de faire le nôtre, en toute objectivité et en utilisant notre droit à la nuance.

 


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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 09:32

libellule-2011-02-19--1-.JPG

Les preuves du lent réveil de la nature s'accumulent, telles cette libellule (ne me demandez pas l'espèce) surprise en ce samedi 19 février par une température de 4°.

 

 

libellule-2011-02-19--3-.JPG 

Trop faible pour voler, elle trouvait néanmoins la force de tourner autour de sa branche pour essayer d'échapper à l'objectif...


 

libellule-2011-02-19--2-.JPG

 

 

 

 

 

La belle vue de près.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ootheque-2011-02-19--2--copie-1.JPG

 

 

 

 

Il y a aussi un bout de temps que je vois ces curieux sacs de soie accrochés aux branches des arbres fruitiers du jardin.

 

 

 

 

 

oothèque 2011-02-19 (3)

 

 

 

On dirait qu'ils ont contenu des oeufs d'insectes, ou de petites araignées, mais peut-être quelqu'un pourra éclairer ma lanterne?

 

 

 


 

 

 

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 08:48

Parfois, on est tellement sûr de ce qu'on avance qu'on ne prend même pas la peine de vérifier. Suite au commentaire bien avisé d'un lecteur habituel de mon blog, je saurai à présent ceci:

une bosse: dromadaire

deux bosses: chameau

La bête de l'article précédent était donc bel et bien un chameau, je l'ai vérifié dans mon Petit Larousse Illustré. J'espère qu'il me pardonnera cette erreur...

 

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 09:18

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Depuis deux jours, on peut voir sur le terrain des sports de Veaugues cet étrange ruminant à deux bosses... Deux bosses, avec un "d" pour "deux": dromadaire. Une bosse: chameau.

 

 

dromadaire-Veaugues--2-.JPG

S'agit-il du retour des Sarrasins, tant redouté, voire carrément annoncé, par beaucoup? Non, tout simplement du passage à Veaugues d'un cirque! Seconde représentation aujourd'hui en fin d'après-midi...

 

 

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 09:16

Les premières fleurs sont les Ellébores, déjà présentées ici cette année. Suivent les Primevères, puis la nature se réveille doucemment et, en cherchant bien, on en découvre d'autres...

 

000-perce-neige--2-.JPG

 

 

 

 

Les perce-Neige...

 

 

 

 

 

 

 

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Le Cornouiller Mâle montre le bout de ses étamines...

 

 

 

 

 

 

 

 

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Quand il aura fructifié, en Septembre, il sera temps de sortir la bassine à confitures...

 

 

 

 

 

 

 

 

Les lichens sont des associations bien définies de champignons et d’algues chlorophylliennes, qui vivent en symbiose totale, chaque composant apportant  dans la corbeille de mariage les substances qu’il synthétise. On les trouve principalement sur les rochers, où ils forment des taches colorées, et sur les branches des arbres. On dit que leur présence est signe de bonne qualité de l’air.


1-lichen.JPG

 

Celui-ci, accroché à la branche d’un tilleul, fait une quinzaine de centimètres de long. Il a la forme d’une algue vert pâle.

 

2-lichen-detail.jpg

 

 

 

 

 

En le regardant de plus près, on voit une profusion de détails mystérieux : coupelles, filaments, bourrelets…


 

 

 

 

 

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Celui-ci a élu domicile sur un Erable Sycomore


 

 

 

 

 

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Idem pour ceux-là...


 

 

 

 

 

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Toujours sur notre Sycomore, en voici un d'un autre genre...


 

 

 

 

 

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On dirait un peu des salades, mais ils sont coriaces et peu savoureux. Ceci dit, peut-être qu'un jour, lorsqu'il ne nous restera rien d'autre...


 

 

 

 

 

 

 

 

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... on sera contents de pouvoir nous les mettre sous la dent, comme le font les rennes dans la toundra!

 

 

 

 

 

 

 

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Passons à présent au règne minéral avec ce bloc de grès ferrugineux. Cette roche est formée de grains de sable agglomérés par de la silice et de l'oxyde de fer. Le curieux motif sombre, qui ressemble à la piste d'un escargot, est en fait une concrétion ferrugineuse...

 

11-bloc-gres-retouche.JPG

 

 

 

Le revoici quelque peu altéré par un passage dans l'atelier Photoshop, ce qui permet de mieux distinguer la fantaisie minérale qui le traverse.

 

 

 

 

 

 

 

   

 

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 13:30

chauves-souris-Veaugues-dec-2008--22-.JPG

 

En plus de la richesse de sa flore, Veaugues abrite également une importante colonie de chauves-souris à l'hivernage; celles-ci prennent leurs quartiers d'hiver dans les anciennes carrières souterraines.

 

entree-carrieres.JPG

 

 

Ces petites bêtes sont intégralement protégées, et l'accès des carrières est interdit pendant la période d'hivernage. Enfin théoriquement, puisque la commune, pourtant propriétaire des lieux, n'a pas jugé bon d'apposer de panneaux le rappelant.

 

 


 

Alors que nous étions à peu près débarrassés de ces rustres qui avaient pris l'habitude de considérer les espaces naturels de notre commune comme un terrain  de motocross sauvage, voici que débarque une autre calamité: le paint-ball en plein air!

 

massacre--3-.JPG

 

Il y a deux semaines, une équipe débarquée du Loiret, dûment vêtue de treillis et poussant des cris de guerre, s'est défoulée sur les chauves-souris qui ne demandaient rien à personne, sinon de pouvoir passer l'hiver en paix! Résultat: une quinzaine de morts. Ces deux chauves-souris portent les traces de l'impact des balles de peinture "inoffensives".

 

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Ce n'est qu'à la suite de la découverte du massacre par les gardes de l'ONCFS, que le CAAPN (Centre d'animation et d'activités de pleine nature) de Veaugues, co-gestionnaire du site avec le Muséum d'Histoire Naturelle de Bourges, s'est décidé à apposer ces informations.

 

 

 

 

 

 

 

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On peut se dire que, si les pouvoirs publics (les 2 partenaires ci-dessus nommés et la municipalité de Veaugues) s'étaient un peu plus souciés de l'environnement et de sa protection, cela ne serait peut-être pas arrivé!

 

 

 

 

 

 

 

 

Espérons en tous cas que ces crétins iront se défouler ailleurs la prochaine fois. Il existe des clubs mettant à disposition des terrains réservés à cet usage, tout comme pour le motocross, d'ailleurs, et ce à la fois pour protéger l'environnement et pour respecter la qualité de vie des riverains.

 

 

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 14:06

tribu-inconnue.jpg

 

Ces images sont passées dans les divers journaux télévisés depuis quelques jours. Une tribu inconnue vient d'être découverte quelque part en Amazonie. Des gens, une cinquantaine peut-être, qui n'ont probablement jamais vu d'autres humains, et encore moins de Blancs. Des sauvages ayant vécu en dehors du monde civilisé, en quelque sorte. Espérons que nos amis évangélistes américains viendront vite leur apporter la bonne parole, et sauver leurs âmes des ténèbres éternelles...

 


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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 09:57

Ellebore-2011-01-31.JPG

 

Malgré les -7° marqués au thermomètre ce matin, je viens de découvrir les premières fleurs de l'année dans mon jardin! D'abord cette Ellébore, aussi appelée Rose de Noël. D'accord, elle a peu à envier à ses homonymes (les Ellébores ne sont pas des Rosacées, mais des Renoncules) à tige piquante et aux couleurs éblouissantes, mais au moins nous annonce-t-elle que le Printemps va bientôt pointer le bout de son nez!


 

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Cette primevère un peu pâlotte est là pour confirmer que nous sommes bien sur la bonne pente, celle du rallongement des journées, qui voit la vie revenir... Par contre, je me suis toujours demandé qui venait polliniser ces fleurs d'avant-saison?

 

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 09:58

Au temps de sa splendeur, Avaricum (nom de Bourges aux temps gallo-romains), était alimentée en eau par plusieurs aqueducs, dont le plus long ne faisait pas moins de 42 kilomètres. Il captait les eaux de la fontaine de Traslay (commune d'Ourouer les Bourdelins), et la conduisait jusque dans la capitale des Bituriges en suivant une pente continue de 0,6 mm par mètre, soit un dénivelé de 25 mètres environ.

 

1 tracé aqueduc Traslay

 

Carte du tracé, d'après les travaux de A. Bernon et P. Trotignon, parus dans la Carte Archéologique de la Gaule (Académie des Inscriptions et Belles-Lettres). En bleu: l'aqueduc; en rouge: les routes principales.


 

2-trace-aqueduc-Traslay-a-Soye.JPG

 

 

 

 

 

Cliché n°2; pris là où l'aqueduc croise la D 15, entre Bourges et Soye. Souterrain sur la plupart de son parcours, il faisait des lacets pour épouser les courbes de niveau, mais devait parfois couper un vallon à l'air libre pour raccourcir la distance.

 

 

 

 

 

 

 

3-trace-aqueduc-Traslay-a-Soye.JPG

 

 

 

 

Sur cet autre cliché (n°2) pris au même endroit, on voit bien les traces de l'aqueduc, qui ressortait à l'air libre pour franchir un vallon, soit sur un pont, soit simplement sur une levée.

 

 

 

 

 

4-Traslay-1.JPG

 

 

 

Cliché n°4, pris lors du chantier de la rocade est il y a une dizaine d'années. L'aqueduc est ici souterrain. les ingénieurs romains avaient fait creuser une tranchée; la maçonnerie était ainsi construite à l'air libre, et la terre replacée au-dessus de la voûte de l'ouvrage. A certains endroits, cette dernière était à fleur de terre, et les labours finirent par en déchausser les pierres, laissant ainsi une trace rectiligne dans les champs. C'est probablement de là qu'est née la légende hélas vivace affirmant que les voies romaines étaient doublées d'un souterrain...

 

 

 

 

 

5-Traslay-2.JPG

 

 

 

Cliché n°5. Les personnages donnent une idée de la dimension de l'ouvrage. Il peut toujours être observé dans ce secteur, à l'endroit où il a été recoupé par les carrières, mais il est difficile à localiser et l'endroit est dangereux.

 

 

 

 

 

 

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Ici, toujours au même endroit, on aperçoit le jour de l'autre côté du conduit, là où il a été mis au jour par les travaux des carrières. Le conduit où coulait l'eau, de dimensions 40 x 40 cms environ, était enduit d'un mortier étanche fait à base de chaux et de brique pilée: le mortier de tuileau. La hauteur intérieure totale de l'ouvrage variait entre 1,30m et 1,80 m. Construit après la conquête de la région par les Romains (vers 50 av JC), il fut utilisé jusque vers la fin du IIIème siècle ap JC.

 

 

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