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12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 12:10
Pour les fainéants...

Lorsqu’arrive le bois de chauffage, il faut le mettre à l’abri de l’humidité et, si possible, au plus près de son lieu d’utilisation…

Pour les fainéants...

Afin d’optimiser l’espace disponible (il y a tout de même 12 stères), il est en général nécessaire de refendre les bûches. Certains, estimant que le travail sans peine est réservé aux fainéants, s’accrochent aux méthodes traditionnelles…

Pour les fainéants...

Ayant depuis longtemps compris que l’effort inutile n’apporte aucune satisfaction, je fais partie de ceux qui croient en l’innovation…

Pour les fainéants...

Je me suis ainsi procuré l’année dernière, dans une bonne quincaillerie locale et moyennant la somme de 300€ environ, cette fendeuse hydraulique hergestellt im Deutschland

Pour les fainéants...

Il suffit de placer la bûche (ici diamètre d’environ 25 cms) sur le plateau…

Pour les fainéants...

Puis d’actionner la mécanique. Le moteur électrique entraîne une pompe hydraulique d’une force de 5 tonnes. Les deux mains sont nécessaires, par mesure de sécurité. Je conseille aussi les chaussures de sécurité…

Pour les fainéants...

Poussée contre le coin métallique, la bûche se fend sans effort, et rares sont les récalcitrantes ! On peut ensuite la refendre plusieurs fois jusqu’à la dimension requise. Vive le progrès !

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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 08:39

Après les deux moulins à eau de Veaugues, voyons les moulins à vent…

Veaugues: le Moulin Vatan

Nous avons précédemment vu que Jacques Vattan était propriétaire du Moulin d’en Bas. Eh bien, probablement pour s'assurer du travail toute l’année, il possédait aussi un moulin à vent, situé au bord de l’actuel Chemin des Averdines. Il a subsisté jusqu’à il y quelques années quelques pierres au bord de ce chemin, dont il se disait qu’elles en étaient les ultimes vestiges. Carte IGN.

Veaugues: le Moulin Vatan

Sur le cadastre napoléonien, le Moulin Vattan est répertorié sous les articles D 812 (bâtiment) et D 813, sur la droite du chemin qui va du Bourg aux Averdines.

Veaugues: le Moulin Vatan

Sur une autre feuille, le dessinateur s’est fait plaisir en le représentant soigneusement dans le paysage. Ce croquis montre sans doute possible une tour en pierre muni d’ailes. Faut-il y voir une représentation exacte du Moulin Va(t)an, ou un simple symbole ? Les moulins à vent pouvaient être en pierre, mais aussi entièrement en bois.

Veaugues: le Moulin Vatan

En 1823, Jacques Vatan était propriétaire du moulin cadastré D 812.

Veaugues: le Moulin Vatan

Curieusement, la carte de Cassini indique la présence d’un moulin à vent nommé le « Moulin de Veaugues » en plein bois, juste au Nord des Averdines. A l’époque où Cassini dressa sa carte, cette zone était boisée, tout comme aujourd’hui. Il y a donc tout lieu à penser qu’on ait là affaire au Moulin Vatan, à moins qu’il s’agisse du mystérieux moulin qui sera cité en dernier…

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 08:54
Phénomène...

Il y a une semaine, lorsqu’une amie m’a appelé pour me dire qu’elle avait vu un arc en ciel « à l’envers » au-dessus de la Tour de Vesvre, je me suis demandé quelle hallucination elle avait pu avoir !­ Je connaissais les arcs-en-ciel doubles, mais les inversés… — « Je t’enverrai des photos »…

Phénomène...

Pas de doutes, c’est bien un arc-en-ciel à l’envers, ou Arc Circumzénithal. Aussitôt, je fais une recherche, et tombe sur un site dédié à la météorologie qui en donne cette explication :

Quand il y a des cirrus ou d'autres nuages de même type et que le ciel est bien ensoleillé, il est aussi possible de voir l'arc circumzénithal au dessus du Soleil centré sur le zénith. Il ressemble à un mini arc en ciel coloré à l'envers avec le rouge vers le Soleil. Il est tangent au grand halo de 46°.

Phénomène...

Le Soleil ne doit être à pas plus de 32° de l'horizon pour voir un arc Circumzénithal soit entre 15° et 25°. Plus le Soleil est proche de l'horizon plus l'arc est lumineux et s'agrandit jusqu'à ce que le Soleil soit à 16° de hauteur. C'est quand le Soleil est à 22° de haut que l'arc Circumzénithal est le plus brillant, puis la luminosité de l'arc baisse.

Ces arcs sont provoqués par la réfraction de la lumière des cristaux plats. Ils sont assez fréquents et peuvent être visibles 13 fois par ans en Europe.

Le journal « le Berry Républicain » a même relaté ce phénomène suffisamment rare pour que de nombreux observateurs téléphonent à sa rédaction !

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 08:44
Montigny 1947

Connaissez-vous Ciclic, la « filmothèque » de la région Centre Val de Loire ? Elle permet de visionner en temps réel des milliers de films amateurs, dont certains ont plus de 60 ans. J’ai pour l’occasion retenu « Une après-midi à Montigny », tourné en 1947. Premier plan avec ces jeunes femmes à vélo…

Montigny 1947

Ici, la fontaine sur la place…

Montigny 1947

Une jeune femme endimanchée et à l’air de bonne humeur…

Montigny 1947

Tout comme ce monsieur. Qu’est-ce qui peut donc les faire ainsi sourire ?

Montigny 1947

La sortie de la messe, par la porte Sud de l’église. Comme de coutume à l’époque, les dames sont en noir ; là aussi, le sourire semble de mise. La longueur de leurs ombres indique que nous sommes en Hiver…

Montigny 1947

Puis le curé sort à son tour, vite entouré d’une ribambelle de gamins qui se reconnaîtront peut-être…

Montigny 1947

Plutôt une tronche de rocker que de confesseur, notre homme de Dieu, avec sa banane…

Montigny 1947

Le voilà qui enfile un épais bonnet de cuir ; un match de boxe est-il organisé à la sortie de la messe ?

Montigny 1947

Eh non, c’est juché sur sa moto que notre star du jour quitte Montigny !

Montigny 1947

Nul doute qu’avec un tel servant, la messe devait attirer les foules à Montigny en 1947 !

Pour visionner le film, cliquer sur le lien ci-dessous :

http://memoire.ciclic.fr/explorer/geolocalisation

Activer « voir tous les films sur la carte », puis zoomer sur le secteur jusqu’à ce qu’un petit drapeau vert apparaisse à l’emplacement de Montigny. Cliquer dessus pour voir le film.

Certains villages proposent plusieurs films. Votre commune y est peut-être…

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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 09:28
Veaugues: le Moulin d'en Bas

Nous l’avons vu plus tôt, Veaugues possédait au moins dès 1483 deux moulins appartenant au Seigneur. A 500 mètres à peine en aval du Moulin d’en Haut, nous trouvons… le Moulin d’en Bas.

Veaugues: le Moulin d'en Bas

Son bâtiment, à droite sur la photo, est peut-être le plus ancien du bourg de Veaugues. A gauche, l’emplacement de la vanne de décharge, provisoirement retirée par la municipalité.

Veaugues: le Moulin d'en Bas

Sur le cadastre napoléonien de 1823, il porte le n° 353. On voit parfaitement la vanne du canal de décharge, qui permet de dériver l’eau en cas de repos du moulin. A cette époque, le chemin de Veaugues à Sancerre passait au ras de la façade du moulin. Le bief est sur la gauche (amont).

Veaugues: le Moulin d'en Bas

Même endroit que la précédente photo, mais en Décembre 2012, en période de fortes pluies. L’ancien chemin de Sancerre passait sur l’arche visible à droite, alors qu’il est à présent derrière le parapet, tout à gauche. Ici, la pelle est à moitié levée.

Veaugues: le Moulin d'en Bas

Le bief du moulin lors de la crue de Décembre 2012. Un vieil ami, aujourd’hui disparu, me racontait que, dans les années 1935-40, le débit de la rivière était plus conséquent qu’aujourd’hui et que les crues envahissaient le bas du bourg. Il y avait à cette époque des truites dans la Planche-Godard…

Veaugues: le Moulin d'en Bas

Le bief en période de basses eaux. Il est déjà arrivé que le ruisseau de tarisse complètement, ne laissant qu’une étendue de boue séchée et craquelée. On peut se demander combien de jours par an pouvaient travailler les deux moulins à eau de Veaugues. Si aujourd’hui, l’électricité assure l’indépendance des moulins face aux caprices des cours d’eau, il n’en était pas de même autrefois, et les machines étaient alors mises au chômage, parfois des mois durant.

Veaugues: le Moulin d'en Bas

Cette matrice cadastrale napoléonienne nous apprend que le Moulin d’en bas était alors propriété de Jacques Vattan, meunier à Veaugues (articles 352, 353, 354 et 356). Nous verrons plus loin qu’il était également propriétaire d’un moulin à vent, assurant ainsi la mouture par période de basses eaux (à condition qu’il y ait du vent…).

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 12:03
Une idée de sortie pour ce vendredi
Une idée de sortie pour ce vendredi
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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 09:54
Veaugues: le Moulin d'en Haut

Nous avons précédemment vu quelques textes anciens citant des moulins à Veaugues. Découvrons maintenant ces moulins les uns après les autres, en commençant par le Moulin d’en Haut. Ici, la carte de Cassini, qui date du milieu du 18ème siècle, indique les deux moulins à eau sur le ruisseau de Planche Godard. La présence de la roue dentée signale une installation utilisant la force motrice de l’eau ; il peut s’agir d’un moulin à grain, mais aussi d’un moulin à écorce (pour les tanneries), à huile, à foulon (industrie textile) ou encore d’une forge. Ici, il s’agit des Moulins d’en Haut et d’en Bas.

Veaugues: le Moulin d'en Haut

Carte de situation du Moulin d’en haut (IGN).

Veaugues: le Moulin d'en Haut

Le voici aujourd’hui, vu de l’amont. Les meules devaient être au rez-de-chaussée (peut-être y sont-elles encore ?), alors que l’étage abritait la bluterie (tamisage de la farine).

Veaugues: le Moulin d'en Haut

Etabli pour Veaugues en 1823, le cadastre napoléonien donne un état précis des terres et des constructions à cette époque. Le Moulin d’en Haut occupait ici les nos 142 et 144. Juste au-dessus, on voit le bief, canal qui amenait l’eau au moulin. L’aval est vers le bas de la vue.

Veaugues: le Moulin d'en Haut

Son bief, aujourd’hui à sec par tout temps, vu en direction de l’amont. Il était alimenté en eau par une dérivation, plus haut sur le cours du ruisseau.

Veaugues: le Moulin d'en Haut

Et la pelle qui permettait de régler le débit de l’eau arrivant à la roue.

Veaugues: le Moulin d'en Haut

De plus près, on distingue l’armature métallique de la goulotte de bois qui dirigeait l’eau au-dessus de la roue ; celle-ci est à présent effondrée.

Veaugues: le Moulin d'en Haut

Et le canal qui restituait l’eau au ruisseau, une fois son travail accompli.

Voici ce que nous enseignent les différents recensements :

- 1846 Louis Millérioux (49 ans), meunier, son épouse Brigitte Barreau (52 ans), et 4 filles âgées de 7 à 20 ans.

- 1851 Claude Charlon (24 ans), meunier, et son épouse Jeanne Ligeret (22 ans).

- 1856 Guillaume Millet (41 ans), meunier, son épouse Marie Tranchant (30 ans), leurs 5 filles de 3 à 10 ans, et Auguste Millet (23 ans), frère de Guillaume.

- 1861 Guillaume Millet (44 ans), meunier, son épouse Marie Tranchant (35 ans), 3 fils, 1 fille et 2 domestiques.

- 1866 Guillaume Millet (49 ans), meunier, son épouse Marie Tranchant (40 ans), leur fils Eugène (18 ans, meunier, et 3 jeunes enfants.

- 1872 Charles Gauthier (39 ans), meunier, son épouse Marguerite (30 ans), leurs 4 enfants et 1 domestique. Ils viennent d’Aubinges.

- 1876 Charles Gauthier (43 ans), meunier, son épouse Marguerite (34 ans), leurs 5 enfants (1 à 14 ans) et 1 domestique.

- 1891 Charles Gauthier (64 ans), meunier, son épouse Marguerite (55 ans), leur fils Florentin (27 ans), meunier, et 3 autres enfants.

- 1901 Florentin (35 ans) et J-Baptiste Gauthier, meuniers, Marie Gilet (25 ans), épouse de JB, et un neveu de 11 ans (fils de JB et Marie ?).

- 1906 JB Gauthier (né 1867), meunier-boulanger, son épouse Marie Gilet (née 1875), Florentin Gauthier (né en 1866), meunier-boulanger, et un ouvrier boulanger.

- 1911 Valentin Gautier (né en 1871), meunier-boulanger, son épouse Clotilde (née 1875, leurs 3 enfants ; Florentin Gautier (né en 1866), meunier, plus une domestique. Jean-Baptiste Gautier (né en 1867), meunier-patron, et son épouse Marie résident à part, au bourg. Exploitent-ils le même moulin ?

Pas de recensement en 1916, et ceux de 1921 à 1936 ne sont disponibles qu’aux Archives Départementales. Il me faudra donc y retourner pour savoir s’il y a eu des meuniers au Moulin d’en Haut après 1911…

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 11:38
Petit tour en train...

En ce mercredi 6 Juillet, direction l’Indre pour un voyage à bord du Train du Bas-Berry, et plus exactement en gare d’Ecueillé, où nous attend notre train. Nous avons opté pour le parcours aller-retour en direction d’Heugnes (2 x 10 kms). La SABA exploite la section Luçay-Argy de la ligne du Blanc-Argent.

Petit tour en train...

Comme il n’y a pas de plaque tournante à Heugnes, la loco est placée « cul en avant » en tête de la rame, composée de trois voitures des anciens Tramways de la Sarthe, construites en 1908.

Petit tour en train...

L’intérieur de notre voiture est spartiate mais, à 20 km/h, le confort est acceptable. Et puis, au moins, pas question de retrouver les coussins lacérés à coups de cutter ! Au passage, je me demande pourquoi les cars scolaires ne seraient pas équipés ainsi…

Petit tour en train...

Les voitures sont équipées de plateformes extérieures d’accès, façon « Far-West ». La manivelle correspond au frein de parking, manuel.

Petit tour en train...

Nous voici à présent en ligne, au rythme des « pouf-pouf » de la machine et du passage des innombrables éclisses…

Petit tour en train...

« Heugnes, tout le monde descend ! ». Le trajet aura duré une demi-heure, et le train est à l’heure. A droite, la voie d’évitement qui permettra de remettre la loco en tête. La ligne continue jusqu’à Argy, pour d’autres circulations.

Petit tour en train...

Manœuvre de la locomotive, une 020 T Corpet-Louvet datant de 1921 et restaurée en Allemagne. Elle fonctionne bien sûr au charbon, importé de Russie puisqu’on n’en exploite plus chez nous.

Petit tour en train...

La voici remise en tête, dans le bon sens, et après quelques vérifications et l’incontournable graissage à la burette d’huile, le train est prêt pour le retour vers Ecueillé.

Petit tour en train...

Il fait beau, et la vitesse de croisière modeste permet de savourer le parcours qui était celui des petits « Tacots » qui sillonnaient nos campagnes jusqu’à l’aube des années 1950. Ici, la vapeur disparut en 1954 au profit d’autorails et de locotracteurs diesel. Malheureusement, tout le matériel d’époque a été ferraillé, ce qui explique que nos voitures proviennent d’un autre réseau.

Petit tour en train...

Et nous voici revenus à notre point de départ, toujours à l’heure, et avec le soleil ! L’équipe de la SABA répond avec gentillesse à toutes les questions des visiteurs, qu’elles soient pointues ou un peu naïves…

Petit tour en train...

Le poste de conduite de la loco, avec ses leviers et manomètres. Le chauffeur (celui qui alimente la chaudière) me dit que 3 seaux d’une vingtaine de kilos de charbon sont nécessaires pour assurer le parcours de 20 kms.

Petit tour en train...

Sur la section en direction de Luçay, un autre trajet était assuré par un autorail Verney de 1951, un matériel qui a servi jusque tout récemment sur les services réguliers entre Salbris et Valençay.

Petit tour en train...

Un vrai régal que cette excursion dans le passé, avec du matériel plein de saveur, dans une ambiance bon enfant. Et un grand merci à l’équipe des passionnés de cette association, qui mettent leur passion au service du bonheur des visiteurs ! Une expérience à ne manquer sous aucun prétexte !

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 09:21
Les Moulins de Veaugues

Si aujourd’hui l’unique boulangerie de Veaugues se fait depuis des lustres livrer sa farine par camion depuis des moulins situés à des dizaines de kilomètres, il n’en a pas toujours été ainsi. Veaugues a compté de nombreux moulins, tant à eau qu’à vent, dont on retrouve trace dans différents documents.

Les plus anciennes mentions proviennent d’actes d’ « aveu et dénombrement », document que tout seigneur vassal devait fournir à son suzerain chaque fois que l’un ou l’autre changeait. Il répertoriait tous les biens possédés par le vassal en sa seigneurie (en l’occurrence celle de Veaugues) et ceux sur lesquels il prélevait des taxes foncières. Les seigneurs suzerains étaient ici ceux de Montigny. Ces documents sont aux Archives Départementales du Cher, cotes E 531 et E 535.

Les Moulins de Veaugues

Le 15 Août 1483, Charles et Claude Delaporte, Seigneurs de Veaugues, font aveu à Geoffroy de la Grange, Seigneur de Montigny, pour « (Item) les deux molins de Veaulgues ».

Le 8 décembre 1574, Marguerite Chenu et André Delaporte (co-Seigneurs de Veaugues) , font aveu du « Moulin à bled assis dedans le bourg dudit Veaugues ». Il s’agit vraisemblablement du Moulin d’en Bas.

Le 7 février 1605, les co-Seigneurs de Veaugues font aveu pour « le Moulin à eau étant au bourg dudit Veaugues, avec le pré y attenant, joute le chemin tendant dudit Bourg de Veaugues à Sancerre ». Là aussi, Il s’agit vraisemblablement du Moulin d’en Bas.

Les Moulins de Veaugues

Le 15 octobre 1704, François Dubois, alors Seigneurs aux ¾ de Veaugues (l’autre quart est détenu par Marie Dumesnil dela Bussière) reconnaît posséder : « (Plus) un moulin à eau tournant virant et faisant farine, avec la maison bâtiment et dépendances d’icelui, bief et arrière-bief, sis dans le bourg de Veaugues, et un pré proche et attenant, de la contenue le tout ensemble de dix boisselées de terre qui joute de l’Orient le pré du colombier ci-après déclaré, du Midi la maison et héritage de Nicolas Bonnault, du Couchant le placier du Pilori de Veaugues, du Septentrion le chemin tendant de Veaugues à Sancerre ». Il s’agit sans aucun doute du Moulin d’en Bas.

La suite dans un prochain numéro...

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 08:23
La gare de Sancergues

Le 23 Juillet 1906 était inauguré le tronçon La Guerche-Veaugues de la la ligne La Guerche-Argent. A cette époque, la France se couvrait peu à peu de ces petites lignes de chemin de fer, souvent à voie métrique (les rails sont écartés d’un mètre), qui allaient permettre à tout un chacun de découvrir de nouveaux horizons…

La gare de Sancergues

Vue d’ensemble des installations avec le château d’eau indispensable au ravitaillement des locomotives à vapeur, et la plaque qui servait à retourner les machines et automotrices en bout de parcours.

La gare de Sancergues

En rouge, le réseau de la S-E (Chemins de Fer Economiques). Notons qu’un projet non-réalisé prévoyait également le passage à Sancergues d’une ligne Est-Ouest reliant Savigny en Septaine à La Charité, passant par Villequiers et Baugy, seul chef-lieu de canton du Cher, avec Saulzais le Potier, à ne jamais avoir été desservi par le rail.

La gare de Sancergues

Un train de la S-E en ligne, peu de temps avant la fermeture du réseau. Ces trains étaient mixtes ; c’est-à-dire qu’on accrochait, le cas échéant, des wagons de marchandises devant les voitures des voyageurs. Ces manœuvres, exécutées à chaque arrêt en gare, prenaient un certain temps et allongeaient considérablement les temps de parcours.

La gare de Sancergues

De 1923 à 1939, la S-E mit en service sur la ligne la Guerche-Argent une automotrice Renault à essence de type KA. La voici en 1935 à Veaugues ; la personne posant fièrement est peut-être son conducteur attitré. Pour tout savoir sur le matériel ferroviaire produit par Renault, c’est ici.

La gare de Sancergues

La gare de Sancergues, si elle ne voit plus passer de trains depuis le 15 Août 1948, a été préservée intacte par ses propriétaires successifs. On ne peut que les en féliciter !

La gare de Sancergues

Sur la gauche, les deux travées de la halle aux marchandises…

La gare de Sancergues

… notez les belles tuiles du faîtage. Du travail soigné !

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