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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 11:28

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Ce n’est qu’au bout d’une bonne demi-heure d’un parcours digne d’Indiana Jones, dans une jungle marécageuse où les immenses fougères disputent la place aux mousses, aux troncs en décomposition et… aux moustiques que, tel la Terre Promise, le fameux pont apparaît soudain…

 

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Non, nous ne sommes pas en Birmanie sur ce qui a été la ligne du Pont de la Rivière Kwaï, construite à la hâte bar des milliers de bagnards, mais bien aux confins du Sancerrois, sur la commune de Neuilly en Sancerre. Ce pont enjambe le modeste Ruisseau du Chaillou, qui alimenta autrefois le Moulin Sauvage et celui du Sanglier, avant de se jeter dans le Vernon, puis la Petite Sauldre…

 

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Il fut construit pour la ligne d’intérêt local joignant Neuilly-Moulin Jamet à Vierzon, qui fonctionna du 1er Janvier 1914 au 31 Décembre 1939. Appelée localement le « Tacot », comme tous ces petits trains à voie métrique, elle transporta voyageurs, bestiaux et marchandises (essentiellement bois et cailloux) pendant un quart de siècle.

 

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Alors que la voie fut rapidement démontée après la fermeture, histoire d’en récupérer la ferraille, les ponts de la ligne ont subsisté, dont celui-ci. La tôle a cependant mal vécu, et je ne me suis pas hasardé à le traverser…

 

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La rambarde émerge au milieu de la végétation. Isolé comme il l’est, il est sûr de ne convoiter aucun ferrailleur indélicat… Il subsiste quelques anciens qui ont pris le petit train, qui mettait 3 heures pour faire les 67 kms du parcours Vierzon-Neuilly.

 


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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 09:40

Le site de Vesvre rassemble trois principales époques matérialisées sur place par la Motte (IX-Xème siècles), la « Tour » (XIIème), et la ferme (XVIème). Il est probable que d’autres constructions aient existé, mais sont aujourd’hui disparues ; on en saura plus au fur et à mesure des recherches menées par les archéologues qui travaillent sous l’égide de Victorine Mataouchek (INRAP Orléans), mais il faudra être patient !

 

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Voici pour commencer une proposition de restitution (travail de Denis Fargeot et Jean-Marie Tournefier) du site tel qu’il se présentait à son apogée, au XVIème siècle. La Motte, vraisemblablement abandonnée, est en-dehors de la vue, sur la gauche. Au premier plan, la ferme, alors toute neuve, en laquelle on entrait par la porte flanquée de deux tourelles. En arrière, passé le pont-levis qui enjambe les douves, la Tour à laquelle est adossée une construction récente, que nous appelons « le Manoir », dont j’avais déjà parlé sur le blog, et qui date vraisemblablement de l’extrême-fin du XVème siècle.

 

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Passons progressivement au réel avec, dans un premier temps, une vue de 1884, prise du Sud-Ouest. Le manoir a vraisemblablement été bâti à l’initiative de Guillaume de Fontenay (1437-1516), alors Seigneur de Vesvre, pour y loger confortablement sa « petite » famille, qui comptait 17 enfants ayant atteint l’âge adulte, tous avec la même épouse, Philiberte Digoine (1448-1516). Le tas au premier plan est une meule de foin.

 

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Puis une carte postale de 1900 environ, montrant qu’un appentis a été accolé à l’Ouest du manoir, à l’emplacement précédemment occupé par la meule de foin. Au premier plan, la tourelle de garde de l’angle Sud-Ouest de la plateforme de la Tour. Il n’en subsiste aujourd’hui que les fondations.

 

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Nouvelle avancée dans le temps, avec deux vues des années 1960. Le bâtiment, inhabité depuis 1900, est à présent dans un état de délabrement avancé ; la toiture s’est effondrée, et les murs sont sérieusement fissurés. On remarque un détail intéressant : sous la toiture de la tourelle centrale (en haut à droite) dépassent deux corbeaux de pierre. Que soutenaient-ils ? On voit mal des latrines à l’aplomb d’une porte, ne fût-elle que de service… Alors, une bretèche destinée à protéger ladite porte ? De toutes façons, la tourelle devait comporter à l’origine un niveau supplémentaire.

 

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Même époque avec, au premier plan, le puits. Même si les tableaux d’ouvertures sont un peu différents ils semblent tous accuser l’époque renaissance (fin XVème ou 1ère moitié du XVIème siècle). On voit bien les corbeaux mentionnés au-dessus. A droite, la face Ouest de la Tour, couverte de lierre.

 

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Et voici ce qu’il en reste aujourd’hui ! Faute de temps, de moyens et à une époque où l’intérêt pour le patrimoine bâti en péril était moindre qu’aujourd’hui, les murs se sont écroulés les uns après les autres entre 1975 et 1983. On reconnaît l’escalier d’accès au RDC surélevé du Manoir ; à sa gauche, l’ouverture béante donnant sur les caves semi-enterrées…

 

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Ces caves comportent deux travées communiquant par une porte aux voussures chanfreinées, très abîmée par les intempéries. L’accès depuis l’extérieur est à droite.

 

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Ici, la seconde travée, éclairée au fond par une meurtrière donnant sur les douves côté Nord.

 

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Selon un aveu notarié de 1683, le manoir comportait « une cave, deux cavereaux, une salle, une chambre, un lieu appelé le Trésor, attenans, une boullangerie et une cuisine attenans; cinq chambres haultes et les greniers dessus, le tout aussy couvert de thuille, avec quelques cabinets… ». Il est probable que la boulangerie et la cuisine se trouvaient de l’autre côté du pignon visible sur ce cliché, dans une partie que je vous présenterai lors d’un article à venir. En tous cas, voici ce qu’il reste de tout cela aujourd’hui… Les deux ouvertures superposées, à droite, permettaient de mettre le Manoir en communication avec la Tour par l’intermédiaire de bâtiments disparus il y a longtemps.

 

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Détail du pignon Est du Manoir. On voit des corbeaux qui soutenaient les porte-solives des étages disparus, ainsi que d’anciens placards aménagés dans l’épaisseur du mur, comme il était de coutume à cette époque. Au-dessus des placards, un arc de décharge en briques est décalé, ce qui laisse à penser qu’il correspondait peut-être à une ouverture disparue avant la construction des placards. Juste au-dessus de cet arc se remarquent difficilement trois pierres taillées semblant faire partie d’un arc d’ouverture… Si seulement elles pouvaient avoir la parole !

 

Manoir Virtuel denisPour terminer, voici une vue virtuelle imaginée par nos deux amis "bâtisseurs virtuels" (et virtuoses...) du Manoir tel qu'il pouvait se présenter au début du XVIème siècle, animé par la petite famille De Fontenay...

 

Souhaitons tout de même que ces ruines fassent l’objet d’un programme de sauvegarde, car elles sont essentielles pour comprendre l’histoire extrêmement complexe de cette partie du site de Vesvre, sur laquelle je ne manquerai pas de revenir !

 

 

 

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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 12:50

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Le Sureau Hièble (ou yièble) est un cousin du Sureau Noir et du Sureau à Grappes. On le trouve principalement sur les talus des routes et chemins.

 

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Contrairement à ses cousins qui forment de petits arbres pouvant vivre des dizaines d’années, le Hièble est une plante à racines vivaces, mais produisant des tiges qui ne durent qu’une année.

 

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Chaque tige produit une inflorescence en ombelle à son extrémité. Les feuilles dégagent une odeur désagréable lorsqu’on les froisse.

 

4-Sureau-Hieble-.JPGAlors que le Sureau Noir fleurit en Juin, le Hièble fleurit en Juillet. Des baies noires très semblables à celles de son cousin, mais toxiques, succèderont à ces fleurs. A éviter pour la confiture, donc…

 


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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 11:21

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La Menetou-Sancerroise, organisée par l’Amicale Détente et Loisirs des Aix d’Angillon, est une randonnée en VTT qui œuvre à la découverte des paysages et du patrimoine bâti du Sancerrois et du Pays-Fort. Depuis 2010, elle rassemble le temps d’une journée plusieurs centaines de participants se répartissant sur quatre parcours selon leur endurance : 30, 50, 70 et enfin 90 kms (1760 m de dénivelé positif tout de même…) pour les plus courageux !

 

 

 

 

 

 

Bocage, bois, vignobles et aussi cultures, le paysage traversé est des plus variés ! Une organisation « au top » balise le parcours, jalonné de ravitaillements. Le départ et l’arrivée se font aux Aix d’Angillon.

 

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En 2011, la Menetou-Sancerroise était passée à la Tour de Vesvre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

parcours Menetou-Sancerroise 2013 RD

En 2013, le parcours sera un peu différent, mais passera par les bois de Veaugues. Le rendez-vous de départ est fixé au Gymnase des Aix d’Angillon, rue du Chemin Vert, de 7h00 à 8h45. Participation : de 3€ à 10€ selon le parcours choisi. Une réduction est accordée aux licenciés FFCT.

Pour tout savoir, c'est ici :

http://www.menetousancerroise.com/menetou-sancerroise/presentation.html

 


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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 08:14

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Afin de se remettre d'une journée passée à l'ombre d'un buisson, et avant d'affronter une nuit de sommeil bien méritée, rien ne vaut une bonne sieste!

 


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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 18:46

Comme je l’avais annoncé, une manifestation s’est tenue mardi 25 Juin à Montigny pour appeler à la mobilisation, mais uniquement contre le « tracé « médian » du projet de LGV Paris-Clermont-Lyon. En voici le compte-rendu dans le Berry Républicain du 28 Juin.

 

article-BR-TGV-2013-06-28.jpg En fait, ce collectif animé entre autres par une représentant du lobby vigneron réclame le TGV, histoire qu’il puisse amener de nouveaux clients au vignoble, ce qui en soi est tout à fait compréhensif. Seulement, ces gens souhaitent qu’il passe chez les voisins solognots. Les avantages pour nous ; les inconvénients pour les autres. Simple, non ? Quant à l'argumentation...

 

Le représentant d’une association qui est opposée au principe-même de la LGV s’est vu refuser la parole, sous prétexte que la manif’ avait assez duré, et qu’il était temps d’aller déguster un verre de Sauvignon. Information que je tiens de participants.

 

Finalement, je ne regrette pas de ne pas avoir assisté à cet évènement bien peu démocratique !

 


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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 18:30

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L’Iris Fétide est un Iris sauvage qui croît sur les terrains calcaires, et on le trouve communément dans les Bois de Veaugues. Il doit son nom, tout comme l’Ellébore Fétide, à l’odeur assez désagréable que dégagent ses feuilles quand on les froisse.

 

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Il se plaît le mieux à mi-ombre, dans les haies ou les bois clairs, où il est très difficile à repérer en raison de sa couleur discrète de ses feuilles. Contrairement à celles de l’iris Nain qui pousse (entre autres) sur les Causses et qui produit des fleurs d’un jaune éclatant, ses fleurs bleu pâle sont assez difficiles à découvrir dans la pénombre.

 

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Elles éclosent fin Juin ou début Juillet, et leurs trois pétales virent rapidement au brun… Toutes les touffes ne fleurissent pas chaque année.

 

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C’est en général en Octobre, lors de l’ouverture des fruits, qu’on repère ses touffes.

 

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Le fruit arrivé à maturité s’ouvre en trois, découvrant les graines, atteignant presque la taille d’un petit pois. Elles sont d’un rouge-orangé éclatant.

 


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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 14:47

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Les Escargots et autres Limaces sont, par leur nature, faciles à photographier. Pour les Araignées et les insectes butineurs, c’est un peu plus difficile. Le plus réticent à se laisser prendre est probablement le Moro-Sphinx, vif comme l’éclair. Hier, et pour la première fois, ce sont des Grenouilles qui se sont offertes à mon objectif, dans un fossé exposé au soleil.

 

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Leur présence n’est détectable que de par leurs mouvements, tant elles sont difficiles à repérer au milieu des plantes aquatiques. Ici (et sur la vue précédente), ce sont des Grenouilles Rousses…

 

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Et là, soit une Grenouille Rieuse, soit une Grenouille Verte. Rien d’étonnant à ce qu’elles pullulent dans ce fossé : les bois environnants grouillent des Moustiques dont elles se délectent !

 

 

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 11:31

Dans un récent article, j'évoquais la piètre qualité des divertissements offerts à la jeunesse locale. Eh bien voici que la médiocrité a hélas tourné au drame il y a 3 jours en cette même discothèque. Quelle tristesse de finir étouffé par de la mousse lors d' "une soirée « Projet X », du nom de ce film américain mettant en scène une fête sans limites entre jeunes".

 

Notre jeunesse ne mérite-t-elle donc pas autre chose que ces soirées où les participants rivalisent de manque de dignité, mettant en jeu leur propre santé et la sécurité des autres (sur la route) au plus grand profit des alcooliers?

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 12:07

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Ce matin, réapparition tant attendue du soleil, donc le décor reprend vie ! Direction une de mes balades habituelles, appareil photo en bandoulière. Dans un roncier exposé en plein soleil, je vois bouger une forme claire…

 

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Je ne rêve pas, c’est un lapin blanc ! Reste à savoir si, comme le merle et la pie blanche que l’on voyait dans le coin il y a des années, c’est un « mutant » albinos ou, moins rigolo pour lui, un lapin de compagnie abandonné là par des « parents indignes »… En tous cas, il est en pleine forme !

 

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Dix minutes plus loin, c’est une forme sombre qui sort du sous-bois, et s’aventure sur le chemin en trottinant tranquillement…

 

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Comme je suis à une trentaine de mètres, je dois zoomer et les photos ne sont pas très nettes, hélas… J’appelle, et la bête presse le pas, sans pour autant courir…

 

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Voici la dernière vue prise de cet étrange animal. Alors, chien timide égaré ou est-ce le Loup qui, après les Alpes, le Vivarais et l’Auvergne, continue sa recolonisation de la France en réinvestissant le Sancerrois?

 


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