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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 10:31

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Sancerre est connu pour avoir subi un siège en 1573. Les protestants qui tenaient la place-forte finirent par capituler le 20 Août devant les troupes du Gouverneur de Berry, La Châtre, après un siège de plus de 6 mois. Cette gravure de Chastillon, quelque peu fantaisiste, donne une idée de la situation.

 

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En 1621, nouvelle rébellion de Protestants de Sancerre, lesquels ne s’étaient pas vus attribuer les mêmes droits que leurs coreligionnaires de La Rochelle ou de Loudun au titre de l’Edit de Nantes (1598). Cette fois, la résistance ne s’éternisa pas, et la capitulation fut vite signée. Le Prince de Condé, Comte de Sancerre, reprend ses droits sur ses ouailles révoltées et entre triomphalement à Sancerre le 30 Mai. Les termes de cette reddition comprenaient, entre autres, la démolition des remparts et du château comtal, dont les pierres servirent à construire ou réparer d’autres édifices. Ce n’est qu’en 1875 qu’un nouveau château fut bâti à l’angle Nord-Est de l’enceinte castrale démantelée.

 

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De l’ancien château, qui datait des XIII et XIVème siècles, ne reste que la Tour des Fiefs, ouverte à la visite, et dont je ne saurais que recommander la visite par beau temps, tant le panorama qu’ont peut y admirer est superbe. La voici, vue côté jardin, depuis les parties privées de la propriété.

 

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Beaucoup de personnes ; lorsqu’elles visitent un château-fort, s’attendent à ce qu’on leur parle d’oubliettes, où croupissaient les infortunés prisonniers du méchant seigneur. En général, ils restent sur leur faim. A Sancerre, mêmes si elle n’est pas visible du public, il y a bel et bien une prison sous la Tour des Fiefs. Voici une coupe de ladite tour sur laquelle on voit, de bas en haut : la prison (avec son conduit oblique d’aération), la salle d’armes, la chapelle, et enfin une pièce à vivre.

 

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Le couloir descendant à la prison ; largeur : environ 80 cms.

 

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La porte de la prison, vue de l’intérieur. Au-dessus de la porte, on remarque le départ du conduit carré qui traverse obliquement toute la maçonnerie de la tour, afin de permettre aux prisonniers de respirer…

 

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Face à la porte, les latrines, seul endroit où on pouvait s'asseoir. L’histoire ne dit pas si le papier était fourni par les geôliers… Les condamnés (ou attendant leur comparution) avaient tout le loisir de méditer sur leurs méfaits dans cette cellule de 5 mètres de diamètre à peine, sans fenêtre et probablement sans aucun éclairage…

 

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Et la remontée vers l’air libre devait être un immense soulagement ! Inutile de vous empresser, cet endroit n’est pas ouvert au public, même si la perspective d’un séjour dans de telles conditions aurait de quoi dissuader certains délinquants ou auteurs d’incivilités…

 

 

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 10:53

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A quatre semaines du premier tour de scrutin, force est de constater que seules des rumeurs circulent à Veaugues.En 1910, pas d'arbres, ni même de trottoirs à Veaugues, et le lait ne circulait pas encore en camion-citerne...

 

1a

Mes informateurs, peut-être parce que je ne les paye pas assez, ne me rapportent que des bribes parfois contradictoires, et les effluves émanant de la tambouille qui se concocte secrètement font plus penser aux émanations de l’arrière-cuisine d’un « fast-food » qu’aux fumets d’une cuisine « étoilée ». Faire du neuf avec du vieux, ou accommoder les restes, c’est comme on veut…

 

2 veaugues 1910Il y a peu, j’avais émis une proposition visant à promouvoir la communication entre la Municipalité de Veaugues et ses administrés, ainsi qu’à mieux faire connaître notre commune et ses richesses...

 

 2a veaugues 1933

Aujourd’hui, c’est un aspect beaucoup plus pratique que j’aborde, à savoir la circulation des piétons et véhicules dans le bourg.

 

2b veaugues 1960

Nous devons constater que l’avenue de la Gare, artère principale du village, est étroite, en mauvais état et bordée de trottoirs qui ne sont qu’une suite de pièges à piétons.Le revêtement, à part quelques rustines, est certainement le même que celui qu'on voit ici, en 1960. Les fuites de produits phytosanitaires coulant des pulvérisateurs agricoles ont simplement remplacé les flaques d'huile laissées par les véhicules incontinents de l'époque...

 

2c.JPGUne supérette, un cabinet médical et un cabinet d’infirmières font que de nombreux véhicules stationnent sur cette rue, souvent sans respecter la signalisation en place, qui semble d’ailleurs ignorée de tous dans l’ensemble du village.Comme nous somme lundi, de plus en période de vacances scolaires, un calme inhabituel règne...

 

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Une circulation conséquente l’emprunte, avec notamment des véhicules agricoles, des cars scolaires et des poids-lourds transportant les produits en provenance ou à destination de la Coopérative agricole.

 

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Tous ces véhicules doivent slalomer entre ceux qui sont garés, et les multiples irrégularités de la chaussée.

 

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C’est pourquoi j’imaginé un nouveau plan de circulation pour Veaugues, destiné à rendre plus agréable et sûre la circulation de tous, et dont voici le schéma ci-dessous. En bleu, les rues déjà à sens unique...

 

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En rouge, rues qui seraient mises à sens unique (la flèche indique le sens conservé). Un aménagement qui ne nécessiterait au départ que quelques panneaux de signalisation. L’avenue de la gare pourrait dans un second temps être refaite, avec des places de parking d’un côté, et des trottoirs enfin dignes de ce nom !

 

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Une vue de la rue de la Gare dans son entité, vers 1960. C'est précisément cette partie qui serait mise à sens unique. Le retour se ferait par la route passant devant la caserne de Secours. Une idée comme une autre...

 

Les vues anciennes sont issues de la collection de M et Mme Pioger, à Veaugues, que je remercie encore.

 


 

 

 

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 10:05

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En ces temps peu cléments, nos félins ont tendance à prolonger indéfiniment leur sieste, nous offrant peu d’occasions intéressantes de photos.

 

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C’est pourquoi c’est ici une séquence ancienne que je vous propose.

 

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Nous sommes en Octobre 2009. Qui de Toufou (à gauche) ou de Frimousse, a cherché l’autre, je ne m’en souviens plus…

 

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Toujours est-il que la partie va vite s’avérer inégale, vu la différence d’âge et de gabarit des protagonistes !

 

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Frimousse recule…

 

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Recule

 

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Il n’ira pas plus loin !

 

Le canapé usé jusqu'à la corde est parti à la déchetterie peu après ces photos. Toufou a hélas disparu. Reste de cette époque Frimousse qui fait aujourd'hui 6 bons kilos, et se repose des émotions de la nuit dernière, bien au chaud.

 

 

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 18:25

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Il y a 6 mois, je vous avais présenté Mathieu et son étrange monture. Si la couleur et la matière ont changé, le principe reste le même. Le vélo couché à 3 roues a visiblement convaincu cet ami que je connais depuis qu’il était à l’école primaire. C’est donc tout naturellement qu’il a décidé de s’en servir de support publicitaire pour faire connaître sa toute jeune entreprise d’assistance informatique à domicile.

 

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Ceux et celles qui me connaissent bien savent que je ne prendrais pas le risque de faire de la publicité à un charlatan. Depuis des lustres, dès que j’ai un problème avec l’informatique, c’est lui que j’appelle au secours, en sa qualité d’ami et d’expert. Compétence, gentillesse, pédagogie et surtout beaucoup de patience (une qualité qui me manque, hélas…) font qu’il réussit toujours le dépannage, et ce quel que soit le degré d’imperméabilité à l’informatique du demandeur.

 

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Vous l’avez d’ailleurs peut-être déjà repéré alors qu’il sillonnait les rues des villages alentours lors de ses tournées de distribution de plaquettes publicitaires. Alors, même si vous vous considérez comme un cas désespéré, et quel que soit votre âge, n’hésitez pas à l’appeler ; il trouvera toujours une solution à vos problèmes ! Son secteur géographique : les Aix, Sancerre, Sancergues, Baugy, Henrichemont…

 

 

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 09:39

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Parfois, certains articles demandent des heures de recherches, histoire de coller au plus près à la réalité de l’histoire ou de faits. Ce ne sera pas le cas avec celui-ci, dans lequel je me bornerai à présenter quelques images du village voisin de Vinon ; attention, il existe un autre Vinon quelque part en Provence…. Tout d’abord une vue datant des années 1910, et montrant la rue principale du village. Un des personnages semble chevaucher une motocyclette rudimentaire…

 

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L’église de Vinon a connu bien des « misères ». Ayant fortement souffert lors de la Guerre de Cent Ans, elle fut reconstruite peu après. A nouveau mise à mal par les affrontements entre protestants (très présents à Sancerre) et Catholiques vers 1573, elle subit plusieurs remaniements successifs.

 

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Au-dessus du porche d’entrée, dans une niche, cette petite statue figurant un personnage frappé d’un poignard. Est-ce un saint ?

 

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Dans le jardin d’un ami, non loin de là, ce qui semble le buste d’une statue décapitée. Faut-il y voir un saint défiguré par les vicissitudes subies par l’église, et qui aurait été réutilisé comme pierre à bâtir avant d’être mis en valeur par le propriétaire précédent de cette maison ?

 

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En plein bourg, ce lavoir du milieu du XIXème siècle est bâti à l’emplacement d’une généreuse source coulant en toutes saisons.

 

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Dans le hameau de Récy,  célèbre pour son moulin à farine, le seul encore en activité dans un rayon de 40 kms, trône cette superbe grange pyramidale.

 

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Perdu au milieu des champs, en plein vent, le domaine du Grand Villeret n’est plus qu’une maison-fantôme qui se délite peu à peu, année après année…

 

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Pour terminer ce rapide tour d’horizon, la gare de Vinon-Bué, sur l’ancienne ligne Bourges-Cosne, qui fonctionna de 1893 à 1966. On voit, à gauche, des bagages et colis qui attendent probablement le prochain train pour Cosne.

 

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La même gare aujourd’hui. La vue est prise dans l’autre sens, c’est-à-dire en regardant vers Veaugues et Bourges.

 

 

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 11:58

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S’il est une ville où la Défense a beaucoup contribué, et continue à le faire, au développement, c’est bien Bourges.  Cette vocation fut initiée par Napoléon III, qui a souhaité éloigner des fronts de l’Est les établissements militaires, afin de les mettre à l’abri en cas de conflit avec l’Allemagne. L’histoire lui a hélas donné raison. Fabriques de pièces d’artillerie, de munitions, réserves de matériel, écoles diverses, d’immenses superficies sont peu à peu constituées, ainsi qu’un immense champ de tir (30 kms de long) destiné aussi bien à tester les fabrications qu’à entraîner les troupes : le « Polygone de Bourges ».

 

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C’est grâce à la gentillesse de mon ami Nick, que j’ai pu obtenir une visite « sur mesure » du Musée du Matériel et de la Maintenance des Ecoles Militaires de Bourges, qui associe une partie couverte (ouverte au public sur réservation) et une sélection de matériel roulant représentatif des années 40 à 80. Commençons par ce très classique GMC « lot 7 », c’est-à- dire plateau-ridelles avec une potence de levage à l’arrière…

 

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Puis une dépanneuse de marque « Diamond T ». L’armée définissait un type de véhicule, et plusieurs constructeurs participaient souvent à la fabrication. On retrouve donc parfois des véhicules identiques (ou presque) sous différentes marques.

 

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L’intérieur, dont on devait être content de s’extraire pour se dérouiller les jambes. La place est très mesurée, et le siège non-réglable, comme il était d’usage à cette époque (1942)…

 

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Montons en puissance avec cette dépanneuse lourde (les « Wreckers » américains). Cabine « torpédo », c’est-à dire bâchée ; mon guide m’explique que le confort des utilisateurs n’est pas le principal souci des concepteurs de tels véhicules. En outre, il a fallu faire vite…

 

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Le tableau de bord ; là, pas de problème de garnitures qui vieillissent mal ! On remarquera la curieuse grille des vitesses, la même que sur les GMC, et qui a de quoi en dérouter plus d’un !

 

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La bête est animée par un moteur à essence antédiluvien, qui avale sans complexes un bon litre au kilomètre…

 

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Fini le matériel du « débarquement », et place à celui « made in France », avec ce camion lourd de dépannage (CLD) Berliet TBU 6x6 datant des années 1960. Il a 6 roues motrices, pour se sortir des terrains malmenés par les combats…

 

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Sa cabine, même si elle nous paraît spartiate, est un formidable bond en avant par rapport aux deux précédentes ! Espace, siège suspendu et réglable, direction assistée, etc… Mon guide m’explique que, malgré les contrôles à l’entrée de cet établissement, des indélicats parviennent à dérober des accessoires durant les visites, tels le logo ornant le centre du volant de ce camion !

 

9-remorque-petrin.JPGUne armée en campagne se doit d’être totalement autonome ; on fabrique donc son pain ! Ici, une remorque-pétrin…

 

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Une fois la pâte pétrie et levée, elle passait à la cuisson dans cette remorque-fournil, permettant ainsi aux combattants de disposer de pain frais et croustillant sur le terrain !

 

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Je ne présenterai que brièvement l’artillerie, en me contentant de ce char Panhard EBR (Engin Blindé de Reconnaissance) des années 1950-60. Muni de toutes les perfections de l’époque, il était animé par six moteurs de voiture Panhard accouplés en ligne. Inutile de préciser que l’intérieur n’a rien d’un palace sur roues !

 

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Pour finir, voici le LARC, destiner à transborder les véhicules depuis les navires jusqu’à la plage lorsqu’on ne dispose pas d’un port. Réalisé entièrement en aluminium, il pèse 20 tonnes.

 

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Si ses roues lui permettent de se déplacer sur route, en faisant attention car il fait tout de même 4 mètres de large, cette hélice entre en action lorsqu’il s’agit de naviguer. Voilà, un petit article qui dénote de l’ordinaire de mon blog, et merci à Jean-Christophe, mon guide passionné qui pourrait faire une conférence sur chaque pièce du musée !

 

 

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 12:53

Il m’a à plusieurs reprises été reproché par certaines personnes, parfois au travers de commentaires sur mon blog, de me livrer à la facilité de la critique à l’égard de l’équipe municipale en place à Veaugues, sans jamais rien proposer.

 

Dans cet article, j’évoquais la création d’un site internet communal, comme il en existe un à Neuvy-Deux-Clochers, mais aussi à Sancerre, Bué, et même deux à Rians, le second témoignant d’une véritable recherche en matière d’histoire et de patrimoine ! Sans oublier le site officieux, rédigé avec talent et humour, du village d'Herry. Ces sites sont d’un intérêt très inégal, mais ont au moins le mérite d’exister. Afin de connaître le coût et les contraintes relatives au fonctionnement d’un tel outil, je me suis adressé récemment au premier adjoint de la mairie de Neuvy.

 

La création d’un site communal revient à 1500€ (haut de la fourchette), somme à laquelle il faut ajouter environ 100€ par an pour son hébergement. Le travail demandé pour assurer son fonctionnement dépend bien entendu de ce qu’on veut y mettre, et de la volonté de le faire vivre ! A Neuvy, la création a été confiée à un informaticien local, et c’est le secrétariat de la mairie qui met en ligne les différents documents (délibérations du Conseil, par exemple) et informations pratiques. Une petite poignée de conseillers municipaux participe également bénévolement à cette tâche, et n’importe qui peut y contribuer en proposant des articles, et ainsi enrichir le site.

 

Trop peu de commune de notre secteur se sont dotées de cet outil, et ce serait une opportunité pour Veaugues de figurer parmi les pionniers ! Ainsi pourraient être proposés :

- présentation géographique et démographique de la commune

- publication des délibérations du Conseil Municipal

- informations pratiques concernant les démarches administratives

- calendrier des manifestations associatives

- intercommunalité

- vie scolaire

- tourisme (hébergement, restauration, activités diverses…)

- entreprises et commerces locaux

- patrimoine et environnement

- vie culturelle et artistique dans la région

- boîte à idées…

- plateforme de discussion…

 

Autre idée. Nous savons tous combien il est désagréable de constater que l’eau vient d’être coupée alors qu’on est sous la douche, surtout si on vient de se savonner. Certaines communes ont mis en place un service d’information concernant ce genre de situation, de manière préventive bien entendu. L’annonce de coupures d’eau ou d’électricité, de report de la collecte des ordures, etc…, est ainsi annoncée à temps par courriel aux habitants de la commune qui ont accepté de fournir leur adresse électronique à cet effet.

 

Mais peut-être (et je l’espère…), alors qu’un loup est sorti officiellement du bois, et que des bruits circulent, d’autres que moi auront d’ici le 23 Mars des idées bien plus lumineuses pour dynamiser la vie de notre paisible commun. Et puis, d’ici l’échéance, je résisterai difficilement à m’exprimer sur ce sujet…

 

  

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 19:42

Pas plus tôt qu’hier, un copain me demandait comment je trouvais des sujets pour mon blog. Certains articles, comme le précédent,  demandent à la fois plusieurs sorties sur le terrain, de la documentation historique et la confection de plans.

 

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Pour celui-ci, point besoin de tant de travail ! Cette souris, apportée par ma petite chatte grise la nuit dernière a réussi, non seulement à échapper aux griffes du félin, mais aussi à la traque que je lui menais depuis ce matin 7h.

 

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Déplacement d’une lourde commode au pied-de-biche, longs moments à genoux sur le carrelage à repérer le rongeur sous les meubles ; rien à faire, elle semblait avoir gagné la bataille… Jusqu’à ce que je la repère à nouveau il y a un quart d’heure, sous une vitrine (OK, je sais, il y a de la poussière…). Cette fois, elle est coincée.

 

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Une dernière photo avant de… (non, les couteaux n’ont pas été sortis pour la préparer pour le dîner mais par pur hasard…) lui rendre la liberté !

 

 

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 18:32

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En cet hiver pluvieux, les conditions sont idéales pour repérer tous les cours d’eau, pérennes ou pas. Profitons-en donc pour continuer notre exploration de la Planche-Godard et de son réseau ; aujourd’hui, nous en descendrons le cours depuis le Moulin d’en Bas (bourg de Veaugues) jusqu’à l'endroit où il traverse la voie romaine. Le ruisseau traverse une zone sans relief, et son cours est malheureusement réduit à un fossé calibré à la pelleteuse.

 

2-Veaugues-Moulin-d-en-bas--1-.JPG

Ici, le bief amont du Moulin d’en Bas, qui est vraisemblablement le bâtiment le plus ancien du bourg de Veaugues. Sur la droite, le moulin ; en face, le canal de décharge avec sa pelle (vanne).

 

3-moulin-d-en-bas-1823.jpg

Plan de 1823, montrant le Moulin d’en Haut et ses environs. On voit que le bief amont du moulin empiétait plus qu’aujourd’hui sur la route de Sancerre. A droite, l’emplacement du « château », occupé actuellement par les PEP ; on y voit encore une tour ou un colombier.

 

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Photo aérienne du cours de la Planche-Godard à Veaugues, à rapprocher du plan précédent. En bleu, le ruisseau. En jaune, les rues. En rouge, l’ancienne ligne SNCF Cosne-Bourges et la ligne du Tacot. En rouge pointillé, la Rue des Jonquilles, qui emprunte le tracé du Tacot et qu’il aurait été plus heureux de nommer Rue du Tacot en référence au passé ferroviaire de Veaugues.

 

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Nous avons vu que le ruisseau se sépare en deux au Moulin d’en Haut. Ces deux bras se rejoignent en amont du pont construit en 1907 pour faire passer la ligne de Veaugues à Argent de la Compagnie des Chemins de Fer Economiques. Après la fermeture de la ligne, le pont fut élargi pour permettre le passage des voitures et camions. On distingue cependant ici aisément les culées d’origine de l’ouvrage, en pierre de taille ; le tablier de béton date vraisemblablement des années 1960 ou 1970.

 

6-Veaugues-Planche-Godard-pont-SNCF--1-.JPG

Peu après, la Planche-Godard passe sous l’ancienne ligne Bourges-Cosne, dont cette section fut fermée en 1966.

 

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Le même ouvrage vu « de dessus ». Nous sommes à l’emplacement des voies qui se dirigeaient sur Sancerre et Cosne. Le bâtiment à droite est l’ancienne prise d’eau de la gare de Veaugues. Une machine à vapeur pompait l’eau dans un bassin, et l’envoyait dans les châteaux d’eau de la gare, afin que les locomotives puissent faire le plein d’eau.

 

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Après ce pont, le ruisseau s’élance dans la Plaine de Voisy. A droite, la vanne d’alimentation du bassin de la prise d’eau.

 

9 pelle des Biaudes (1)

Un petit kilomètre plus loin se voient les restes de cette ancienne pelle. La seule explication que j’ai recueillie est que cette vanne permettait d’inonder les prés à certaines époques de l’année, à des fins d’irrigation. L’herbe y était ainsi plus verte.

 

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Vue rapprochée du même endroit. On voit bien la rainure dans laquelle coulissait verticalement la vanne.

 

11-Planche-Godard-2014-02-09--2-.JPG

Bien que cette partie de la Planche-Godard coule à peu près toute l’année, on n’y voit pas de poissons en amont de Vinon, mais il n’en a pas toujours été ainsi. Un vieil ami à moi, âgé de 87 ans, m’a raconté que, gamin, il pêchait la truite dans le bourg de Veaugues avant 1945. Certaines années, les crues inondaient parfois le bas du bourg. Les dispositions environnementales de la PAC (Politique Agricole Communautaire) ont imposé que des « bandes enherbées » soient laissées le long des berges des cours d’eau, ce afin de limiter le ruissellement des engrais et autres phytosanitaires.

 

12-Planche-Godard-2014-02-09--4-.JPG

Au milieu de la morne plaine, quelques arbres ont survécu aux remembrements successifs, et égaient un peu les berges sans vie du ruisseau…

 

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La voie romaine Bourges – St-Thibault franchit aujourd’hui la Planche-Godard par un ponceau en béton sans caractère. Voici la description qui était faite de cette portion de route dans l’Atlas de Trudaine, vers 1750 : « On appelle vulgairement cette partie la Planche-Godard. Le terrain y est fort glaiseux et enfoncé. Elle reçoit les ravins des montagnes voisines et les eaux des prés qui lui sont contigus. Elle est bordée de haies et presque impraticable aux voitures dans les temps pluvieux ». Le géomètre avait une certaine imagination pour voir ravins et montagnes, mais le reste de la description est encore valable aujourd’hui…

 

 

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 11:00

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S’il vous faudra encore attendre un bon mois pour pratiquer vos greffes dans les meilleures conditions, c’est par contre la pleine saison pour la plantation des végétaux à « racines nues ». De plus, la météo clémente a rendu le sol facile à travailler. Je propose donc à celles et ceux qui viendront les chercher à Veaugues des pieds de Framboisiers. Il vous suffira de les arracher vous-mêmes, et il y en a des dizaines, si ce n’est des centaines, à débarrasser gratuitement.

 

Cytise

J’ai aussi de jeunes pieds de Cytises issus de semis naturels, qui n’attendent que le coup de pioche de leurs futurs propriétaires. Pour eux, terrain calcaire indispensable et exposition ensoleillée recommandée. Les candidat(e)s peuvent me contacter par le biais les commentaires ou le lien « contact » en bas de page…

 

 

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