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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 09:48

La gare de Pouilly sur Loire (oui, il y a plusieurs Pouilly en France) se situe sur la ligne de Paris à Nevers, ouverte en 1860/62 ; cette vue de 1910 environ montre un train qui arrive en gare, en provenance de Nevers. Elle dispose alors d’équipements complets, autant pour les voyageurs, avec guichets et salle d’attente chauffée…

 

… que pour les marchandises avec cette grande halle et plusieurs voies de service (la direction de Cosne est au fond). Bien entendu un chef de gare règne sur cette belle entreprise, secondé de plusieurs employés de rang divers.

 

Ici, le photographe se tient à peu près au même endroit qu’en 1910. La cour aux marchandises a disparu, tout comme le bâtiment des voyageurs, rasé à l’époque où la devise de la SNCF était « à nous de vous faire préférer le train »…

 

Les mêmes commentaires peuvent être appliqués à cette photo (ici, le train vient de Cosne et se dirigera sur Nevers)…

 

… et à celle-ci ! Le « bâtiment des voyageurs » n’est plus qu’un immonde cube de béton servant de support à une pseudo-fresque supposée donner envie aux rares voyageurs de découvrir le vignoble pouillyssois. La salle d’attente chauffée a cédé la place à un abri du type « plein vent » visible à droite du poteau de caténaires. On se croirait sur le quai d’un arrêt sur une ligne RER du « neuf-trois » !

 

Seule et maigre consolation, l’abri-voyageurs sur le quai en direction de Nevers semble avoir conservé une partie de son architecture d’origine sous sa robe seyante…

 

Bref, l’évolution de la gare de Pouilly reflète bien celle des services de la SNCF : dégradation continue ! Pour celles et ceux qui sont intéressés par l'actualité ferroviaire dans le Grand Centre de la France, voici un excellent site.

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 10:15

Mon opinion est faite depuis longtemps, mais pour vous faire la vôtre...

Rien ne vaudra le visionnage de ce reportage édifiant sur la FNSEA, cette organisation qui se considère comme le seul représentant du monde agricole. Attention, cette vidéo de 72 minutes, diffuée sur France 3 le 18 janvier, n'est disponible que pendant les 3 jours à venir.

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 13:46

Il y a exactement 32 ans, en cette fin Janvier 1985, commençait l’épisode le plus froid que j’ai connu. Durant plus de 3 semaines, la température restera sous le zéro, avec un minimum de -19°. Ici, la Loire à St-Thibault, avant qu’elle ne commence à charrier des glaçons…

 

Le Canal Latéral, à St-Satur. Les photos proviennent de négatifs argentiques numérisés ; leurs mauvaises conditions de stockage les ayant détériorés, une patiente restauration est arrivée à bout des principales taches, mais les couleurs sont ternies. Il était cependant difficile à l'époque de différencier le ciel (bien gris), de la terre blanchie.

 

Une rame de wagons céréaliers attend sous la trémie de chargement du silo de St-Satur. On voit bien les plaques de glace qui se chevauchent ; un conducteur téméraire était descendu sur la glace avec sa 2 CV, et avait fait l’andouille sans incident…

Ici, un petit film de 1954 montrant des patineurs sur le canal gelé à St-Satur.

 

Image d’un autre temps, les péniches côtoient les wagons dans le port. Aujourd’hui, trains et péniches font partie du passé, tout comme la halle aux marchandises soufflée par une dramatique explosion il y a quelques années, et le bâtiment en briques, lui aussi démoli. Même les silos sont fermés !

 

Le Canal de Jonction, qui permettait autrefois de passer du Canal Latéral à la Loire, est lui aussi complètement figé…

 

Quant à l’écluse de Bannay, elle est prise par les glaces, et offre une cascade de stalactites au promeneur.

 

Aujourd’hui, à la moindre possibilité du plus petit flocon, principe de précaution poussé à l’absurde oblige, les cars restent au garage. En 1985, ouvriers et écoliers arrivaient à l’usine ou l’école comme d’habitude, avec seulement un peu de retard. Point d’antiblocage des roues ni d’antipatinage ; pas de chauffage d’ailleurs, et je conduisais équipé en explorateur polaire. Mais c’était il y a 32 ans, et depuis l’infantilisation de la population a fait son chemin ; témoins, ces messages radiophoniques qui nous rappellent que, l’Hiver, il faut se couvrir…

 

 

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 09:00

Nous sommes en plein Eté 2016. A contre-jour derrière le rideau, une forme étrange. A première vue, on dirait une brindille, peut-être prise dans une toile d’araignée…

 

Je fais le tour pour voir ce qu’il en est. Appartenant sans discussion possible au règne animal, c’est un Phasme Gaulois, dont le corps fait environ 8 centimètres. Il peut en fait être vert ou brun et a normalement 6 pattes ; celui-ci a perdu son avant-droite dans des conditions qui resteront à jamais mystérieuses. Il n’en existerait que des femelles, aucun mâle n’ayant jusqu’ici été repéré.

 

Posé sur un banc, il dévoile sa morphologie bien particulière, faite pour se confondre dans son environnement végétal. Les Phasmes, outre leur étrange allure, ont un mode de reproduction des plus fantaisistes qui, adopté par l’homme, bouleverserait certainement la face du Monde…

 

La tête de ce curieux habitant de nos jardins, vue de plus près. Il en existe de beaucoup plus grands dans les pays chauds, et certains ont l'aspect de feuilles; il y en a de très beaux au Muséum d'Histoire Naturelle de Bourges. Chez nous, ils font une dizaine de centimètres de long, tout au plus. Se nourrissant de végétaux, il se tient la plupart du temps immobile sur un rameau, et passe ainsi inaperçu.

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 11:42

Une équipe de France 3 Centre Val de Loire est venue jeudi 5 Janvier tourner une émission en direct sur le site de Vesvre. Un moment particulièrement sympathique pour les membres de l'association des Amis de la Tour de Vesvre et les quelques curieux qui avaient bravé le froid glacial. Nous voyons ici l'équipe technique qui s'affaire autour de la voiture de liaison...

 

Ici, l'animatrice Eloïse Bruzat, que je salue pour son professionnalisme, avec Nicole Serveau, présidente des ATV. Vous pourrez aussi découvrir Alain Pelletier et ses créations de luminaires, ainsi que les produits de la Chèvrerie de la Tour

Pour le "replay", c'est ici, mais dépêchez-vous, il ne reste plus que 3 jours pour visionner l'émission sur votre ordinateur!

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 14:50

2016 s’achève dans le coton et le froid. Difficile de croire au réchauffement climatique en ce 31 Décembre, lorsqu’il ne dégèle pas de la journée, et que, jour après jour, les cristaux de glace croissent sur la végétation…

 

Faisons parler les statistiques météorologiques de l’année écoulée. Il est tombé 830 millimètres de précipitations (pas de neige) en 2016, bien mal répartis, puisque 645 mm (soit les 3/4) sont tombés entre Janvier et Juin.

 

Un Printemps « pourri » faisant suite à un Hiver doux, anéantissant tout espoir de récolte au verger. L’Eté chaud et sec (maxi 37° les 24, 25 et 26 Août) ne pourra rien pour les fruitiers dont la floraison a été détruite par la gelée du 27 Avril au matin…

 

Une très mauvaise moisson, au moins dans notre région, aura hélas aggravé la situation déjà précaire de certains copains agriculteurs…

 

Alors, 2016 aura-t-elle été une année hors-normes ? Pas vraiment ! La pluviométrie s’établit à 830 mm, pour une moyenne de 813 mm/an sur les 8 dernières années…

 

Quant à la température moyenne annuelle de 2016, elle est de 11,47° pour une moyenne de 11,24° sur les 8 dernières années.

 

Les journées d’aujourd’hui et hier auront été les plus froides de l’année, avec -4°, et les seules qui n’auront pas connu de dégel diurne…

 

Alors, espérons pour 2017 un vrai Hiver, un Printemps qui verra s’épanouir les fleurs des champs et du verger, un Eté aux moissons généreuses, et un Automne qui verra le verger couvert de fruits succulents ! Sans oublier la santé pour tou(te)s, et la réussite de tous vos projets !

 

 

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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 11:50

Ce matin, balade dominicale, l’esprit clair, l’estomac léger et l’œil vif, comme d’hab’. En traversant la Zone Natura 2000 « Coteaux Calcaires du Sancerrois » (en patois local, ça veut dire « zone affectée au dépôt d’ordures et au motocross »), je ramasse deux canettes (avec 1 ou 2 « n », d’après le petit Larousse 2010) de ce que je prends pour une de ces bières enrichies en alcool et dont raffolent les jeunes « dans le coup ». En y regardant de plus près, je lis « Monster Energy »…

Voyons un peu le contenu de cette potion magique :

- eau gazeuse, sucre, sirop de glucose

- acide citrique

- arômes (naturels ou artificiels ?)

- taurine

- citrate de sodium (correcteur d’acidité)

- extrait de racine de Gingsen

- tartrate de carnitine

- acides sorbique et benzoïque

- caféine

- colorant E 163

- vitamines B2, B3, B6 et B12

- sucralose (édulcorant ; un sucre chloré)

- chlorure de sodium (sel)

- D-glucuronolactone

- extrait de graine de Guarana

- inositol

 

Eh bien, si avec ça, ils ne grimpent pas aux arbres !... Personnellement, je préfère puiser le peu d’énergie dont j'ai besoin pour ma balade dans des produits plus sains.

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 08:52

Peut-être pas le cadeau de Noël que vous attendez, mais à croire cet article du Berry Républicain, son retour dans notre campagne Sancerroise s'inscrit dans le court terme, si ce n'est pas déjà fait...

Mon petit billet du 30 Juin 2013 ne relèvera donc plus du mirage...

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 09:49

Aujourd’huy vingt et un Janvier Mil sept cent soixante sept, en notre hôtel et pardevant nous François Buchet Desforges Lieutenant de la Justice de Nancré, est comparue Magdeleine Boulet veuf de Jean Givers…

… servante domestique depuis le jour de St Jean Batiste dernier [24 Juin] de François Rat, manoeuvre, demeurant au village des Renards, Justice dudit Nancré paroisse de Jars.

Laquelle […] auroit été sous promesse de mariage, connue à deux différentes fois charnellement par Etienne Leget père, manoeuvre, demeurant au village du Moulin Michau paroisse de Boucard [aujourd’hui Le Noyer]

… et notamment le 16 Aoust et huit Septembre, estant de la garde des bestiaux dudit Rat son maître dans la pièce de terre vulgairement appelée les Bruières de la Ramière. Des œuvres duquel Etienne Leget elle se trouve enceinte.

Laquelle déclaration […] nous lui avons enjoint de veiller à la conservation de son fruit et de se conformer lors de son accouchement audits édits et déclarations dont nous lui avons fait lecture, laquelle nous a promis faire par serment d’elle pris à cet égard, et a déclaré ne savoir signer

Signé

Meunier

Buchet Desforges

Gaudry

Une histoire certes pas unique, mais qu’on peut facilement replacer sur le terrain. Voici une carte, réalisée d’après les plans du Cadastre Napoléonien de 1833, figurant les divers lieux cités dans cet acte. On peut aisément retracer le chemin parcouru par Etienne Léger pour aller courtiser (et plus…) la belle Magdeleine.

Il a dû emprunter la passerelle sur la Sauldre,

 

juste au pied de la masure où il logeait…

… pour se rendre à la Bruyère de la Ramière.

 

Ici, les cultures ont remplacé les herbages où paissait le troupeau de François Rat.

Et voici l’acte original, que tout un chacun peut consulter aux Archives Départementales du Cher (cote B 4025). Cet acte ne précise pas l’âge des protagonistes. Le fait qu’Etienne Léger soit qualifié de « père » signifie qu’il a un fils portant le même prénom ; ce n’est donc plus un « jeunot ». Le fait qu’il ait promis le mariage à Magdeleine pour arriver à ses fins pourrait indiquer qu’il est veuf ; mais était-il sincère ?

Il se peut que François Rat, aussitôt qu’il aura eu connaissance de la « faute » commise par sa domestique, se soit empressé de la mettre à la porte. Sera-t-elle retournée dans quelque famille à elle pour accoucher ?

Les femmes faisaient souvent ce genre de déclaration devant le notaire ou le procureur de justice afin de la faire valoir auprès du géniteur, dans le but soit de se faire épouser, soit plus souvent d’obtenir une compensation financière.

Je n’ai pas trouvé trace de naissance au nom de Boulet ou Léger au printemps 1767, ni à Jars, ni à Boucard (paroisse dont relevait le Moulin Michau), ni même à Sancerre. L’enfant est-il né ? A-t-il vécu ? Si oui, où ? Autant de questions qui demeureront sans réponses.

On remarquera la nature du conseil préconisé par le Lieutenant de la Justice de Nancré. Mieux valait à la veuve Boulet de ne pas ajouter un péché à un autre…

Dans les archives des justices de l’Ancien régime, on trouve de nombreuses déclarations de ce type. Elles sont souvent suivies de demandes d’indemnisation, voire d’un accord entre les deux parties portant sur le versement d’une provision avant la naissance, et d’un capital à la  naissance pour subvenir à l’éducation de l’enfant.

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 14:20

Nous sommes en gare de Veaugues vers 1955, et un autorail FNC s’apprête à repartir en direction de Bourges. Le poste de conduite étant dans une guérite située sur le toit, les passagers ont une vue dégagée vers l’avant, ce qui semble émerveiller les petits !

 

A gauche, on voit la grue hydraulique (noire et blanche), qui servait à alimenter en eau les locomotives à vapeur. Au fond la maisonnette du PN 39 et la direction de Sancerre.

Ici, une petite vidéo particulièrement savoureuse à propos de la mise en service de ces autorails conçus par les syndicats de cheminots dans une tentative de sauvetage des lignes rurales. Une action qui serait bienvenue aujourd’hui !

Les lignes du réseau de la Compagnie du Chemin de Fer de Paris à Orléans utilisaient alors des rails dits « double champignon ». Ils avaient la particularité de pouvoir être retournés lorsqu’ils étaient usés, et donc avaient en principe une espérance de vie bien plus longue. C’était donc le cas en gare de Veaugues.

Alors que les rails classiques (type Vignole) sont fixés directement sur les traverses au moyen de deux tirefonds…

… les rails DC sont posés sur des coussinets et calés au moyen de coins métalliques élastiques.

Pour bien faire la différence sur le terrain, voici le raccordement d'une section ancienne en rail "double champignon" (en haut) avec une section plus récente en rail "Vignole" plus récent (bas de la photo). Nous sommes ici à Bannay.

Un coussinet avec ses trous de fixations.

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