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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 11:13

Parmi les châteaux remarquables du département du Cher, il en était un qui avait jusqu’ici échappé à ma curiosité : Meillant. C’est depuis peu chose faite…

 

La face Nord-Ouest donne une idée de ce qu’était le château féodal bâti à la fin du XIIIème siècle, avec ses tours défensives…

 

C’est la façade Sud-est, reconstruite à la Renaissance, qui accueille le visiteur. Le château est au milieu d’un magnifique et très agréable parc, avec des arbres pluricentenaires…

 

Dans la cour, la chapelle…

 

Son porche de style Gothique Flamboyant typique du début du XVIème siècle…

 

La Tour du Lion, bâtie vers 1500, fait penser au Palais Jacques Cœur de Bourges...

 

Les écuries proposent une petite collection de voitures hippomobiles…

 

Ainsi que des autos, dont cette Citroën Trèfle des années 1920…

 

Passons à présent à l’intérieur, avec ce salon meublé…

 

Il ne manque que les invité(e)s et le thé…

 

La chambre à coucher…

 

Meillant disposait aussi d’un petit atelier d’imprimerie, avec sa presse à vis du temps des incunables

 

Sur la table, les casiers contenant les caractères de plomb…

 

L’Apothicairerie où, derrières les vitrines, s’alignent les bocaux contenant les remèdes de l’époque : plantes séchées, minéraux broyés…

 

Allez, je l’avoue, les pièces présentées sont en fait de merveilleuses miniatures (échelle 1/10 environ) exposées dans un bâtiment qui leur est dédié ! Les chaises ne font que 5 cms de haut, et la marqueterie des meubles est réalisée à l’identique ; un travail digne des meilleurs artisans-ébénistes et tabletiers. Même les chandeliers sont là !

 

A l’intérieur du  château, qui est meublé et  habité, pas de photos. On se contentera donc de cartes postales anciennes ; ici, le grand salon… Notre guide nous montrera aussi une chambre, avec sa baignoire circulaire en bois. Elle nous expliquera qu’à la Renaissance, les bonnes manières voulaient qu’on propose à ses invité(e ?)s de partager son bain, voire son lit en  Hiver…

 

Dans la galerie des Miniatures, nous verrons aussi des reconstitutions urbaines de diverses époques. Ici, un village des XV/XVIèmes siècles blotti au pied de sa forteresse…

 

Nichée entre deux maisons à pans de bois, l’entrée de la forteresse…

 

Plus loin, une boulangerie du XIXème siècle. Au passage, merci à ma photographe bénévole, car j'avais mal à propos jugé inutile de prendre mon appareil.

 

La visite guidée, indispensable, prend une heure. Pour les extérieurs, les écuries et les miniatures, compter autant.

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 11:34

Avec cette page de journal (La Nouvelle République du 27 Septembre 1971) découverte lors de travaux; bouchonnée, elle obturait un ancien conduit de fumées de chauffe-eau.

Après les arguments de poids, voici donc les arguments de choc avancés à l'époque par Renault pour vanter ses toutes nouvelles R 15 et R 17...

Pas encore de GPS, d'ABS ni d'ESP, mais des fonctions qui nous semblent aujourd'hui très basiques. Comme leur cousine la "poire", les R 15 et R 17 se sont progressivement désagrégées avec la corrosion...

Tout en bas de l'article, un petit paragraphe sur un modèle qui aura le succès qu'on sait...

En 1971, ce sujet préoccupait l'opinion, mais il faudra encore attendre 10 ans pour que ça bouge...

Quant à celui-là, personne à l'époque n'avait présagé des bouleversements qu'il imprimerait à notre société!

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 11:27

La fin de vie d’une brouette, bien d’entre elles vous le confirmeront, est en général peu enviable. La plupart sont guettées par la perspective de rouiller au fond du terrain d’une entreprise de BTP ou du jardin d’un particulier, ou par les affres de la déchetterie après une vie de labeur intense par tout temps.

 

La municipalité de Saint-Satur a fait preuve d’humanité en offrant à trois d’entre elles une retraite glorieuse en bordure d’un rond-point.

 

Peintes en lilas…

 

rouge…

 

ou jaune, elles hébergent les incontournables géraniums de toute commune qui se veut fleurie !

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 14:54

En fin de matinée, lors de mon retour de Bourges, je m'étonnai de ne pas voir les premiers signes de la moisson, alors que les orges semblent archi-mûres. Il me faudra attendre l'heure du déjeuner, dans la parcelle qui touche à ma maison, pour entendre la première machine...

La voilà qui remonte à présent le long du chemin...

Le tracteur et sa remorque sont prêts, faute d'être à l'ombre, pour recevoir le fruit d'une année de travail. Suivront, selon la météo, le colza, le blé et les orges de Printemps...

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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 10:10

C’est le week-end dernier que la grand-messe annuelle du moteur à combustion a repris, après deux ans d’interruption. Nous sommes donc en ce dimanche, sous un soleil de plomb, sur le site de l’aérodrome de Melun, où les passionnés peuvent découvrir toutes sortes de véhicules à roues, telle cette Bugatti des années 1920…

 

 

Ettore Bugatti était spécialisé dans les voitures prestigieuses ou les sportives aux performances avant-gardistes. Comble de l’ironie, la marque est aujourd’hui propriété de Volkswagen (les fameuses « voitures du peuple »)…

 

2017 est le 70ème anniversaire du Citroën Type H, le fameux « Tube », et de nombreux modèles sont exposés. Il sera produit jusqu’en 1982 après n’avoir bénéficié que de quelques timides évolutions…

 

Véhicule très intéressant que cette camionnette électrique Sovel des années 1950. Si le véhicule électrique nous est souvent présenté comme l’avenir de l’automobile, on a tendance à oublier que la première voiture à franchir le cap des 100 km/h fut… électrique ! Dans les années 1950-60, nombreuses étaient les bennes de ramassage des ordures Sovel, qui glissaient sans bruit dans les rues endormies de Paris au petit matin…

 

Comme chaque année, la police parisienne était présente à la Locomotion en Fête, avec une sélection de véhicules « pie » et un authentique « panier à salade »…

 

Ils avaient aussi amené une voiture complètement oubliée de tous, bien que relativement récente, la Renault 14. La fameuse « poire » de la publicité, qui avait tendance à être dévorée par la rouille bien avant que son propriétaire ait fini de la croquer…

 

Passons au lourd avec ce Berliet de 1961, du même modèle que celui conduit par Belmondo dans 100.000 Dollars au soleil, et que son propriétaire avait repeint aux couleurs de la Saharienne de Transports

 

Un destrier incontournable de nos routes de la charnière des années 60-70 que ce beau Berliet à cabine « Relaxe ». Nous le retrouverons sur notre chemin de retour, roulant pied au plancher sur la RN 7 dans la forêt de Fontainebleau. Son propriétaire l'avait amené par la route depuis le Vaucluse, comme à son heure de gloire…

 

Comme on le fait avec tout octogénaire épuisé par le travail, j’imagine que les responsables des lieux auront pardonné cet ancêtre (un Willème de 1935) pour s’être laissé aller à de petites fuites…

 

Son poste de pilotage découragerait aujourd’hui plus d’un candidat au métier de routier. Au démarrage, voici ce que ça donne…

 

Un petit clin d’œil (et un grand bonjour s’il lit et article) à Terry, un sympathique Anglais venu de Dover (nous disons Douvres…) avec son superbe Scammel doté, s’il vous plaît, d’un moteur Rolls-Royce ! Il appartenait (le camion, pas Terry) auparavant à l’armée de Sa Majesté Elizabeth II d’Angleterre…

 

Un vrai classique américain que ce Mack de 1951, avec son capot aussi interminable que sa cabine est minuscule. Sacrée gueule, mais pour l’espace de vie, mieux vaut passer son chemin…

 

Ce craquant petit autocar Citroën de 1947 participe souvent à des tournages de films. A l’époque, pas de soutes, et le chauffeur, souvent en blouse et cravate, devait monter les bagages sur la galerie !

 

Seulement une quinzaine de motos cette année, et j’ai sélectionné cette MZ fabriquée en RDA, une vraie machine populaire fiable et bon marché faute d’être performante et attrayante. Un peu une Trabant sur deux roues…

 

Le monde de la terre n’avait pas été oublié, avec de nombreux tracteurs dont cet imposant Massey-Ferguson américain au moteur à 8 cylindres en V, jamais commercialisé en France. Nous le voyons ici lors de la grande parade qui fait défiler tous les véhicules en état de rouler…

 

C’est en revenant sur le parking que nous découvrons cette splendide Américaine, dont j’ai hélas oublié la marque. Il y a fort à parier pour que son appétit n’ait rien à envier à celui des grands routiers présentés plus haut !

 

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 14:41

Chez nous la famille des pavots, ou Papavéracées, est essentiellement représentée par le Coquelicot des champs, connu de tous, et la Chélidoine ou Herbe-à-verrues.

 

Une certaine évolution des pratiques agricoles, certes encore timide, conduit à la réapparition des Coquelicots dans les cultures céréalières ou le colza. C’est ainsi qu’on commence à revoir des champs d’un rouge éclatant…

 

Une autre espèce bien connue est le Pavot Somnifère, ainsi nommé parce qu’il contient de l’opium. Utilisé comme fleur d’ornement, il arrive qu’il colonise terrains vagues et décharges. On le cultive aussi pour en extraire une huile alimentaire, l’huile d’oeillette, et pour ses graines utilisées en pâtisserie.

 

Ici, un Pavot simple d’un beau rose lilas, sur le bord d’un chemin de campagne à Veaugues. On en trouve des blancs et de toute une palette de rouges, voire violets…

 

Et un Pavot double. Personnellement, je préfère de très loin les fleurs simples, avec leur cœur noir.

 

Les fruits du Pavot sont des capsules vertes qui virent ensuite au gris-brun à maturité. Le latex issu de l’incision de ses fruits verts sert de base à la fabrication de nombreux dérivés de l’opium, médicinaux ou pas…

 

A noter aussi le Pavot de Californie, qui offre des couleurs éclatantes. Ici dans un terrain vague des Pyrénées-Orientales. Les graines des pavots et Coquelicots sont minuscules, mais leur semis donne en général de bons résultats.

 

 

 

 

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 13:44

Vendredi 2 Juin au matin, surprise dans le Sancerrois, et plus exactement à Veaugues (non à Crézancy contrairement aux indications des journalistes)…

 

Un ensemble géométrique composé de cercles et disques, où la culture est aplatie…

 

Dans les médias, on appelle cela un crop-circle, ou aérogramme (je préfère). Pour la vidéo depuis un drone, c’est ici.

 

Le travail est aussi proprement fait… que la récolte est perdue !

 

Evidemment, à chacun son idée quant à la méthode des « artistes » ; l’orge a visiblement été couchée par le passage d’un engin. Tracteur muni de rouleaux, simples planches tirées avec des cordes ou vaisseaux extraterrestres ?

 

Depuis samedi, c’est l’affluence dans la « plaine de Voisy » ; les curieux affluent à des centaines de kilomètres à la ronde pour constater le phénomène… Ce matin, j’ai décidé d’en faire le but d’une agréable balade à pied.

 

Alors que je discute avec une poignée de personnes, et que nous nous demandons avec quel type de matériel on été dessinées ces figures, une petite dame venue exprès de Dijon vient nous dire que nous sommes tout-à-fait à côté de la plaque. « Ce travail ne peut pas avoir été fait par des humains, mais ne peut être que l’œuvre de forces extérieures », et se lance dans des explications qui ne convaincront pas vraiment. Il y est question de vortex, de souffles mystérieux initiés par les forces de l’au-delà…

 

Une autre dame la rejoint et, faisant fi du cartésianisme borné leur auditoire, elles s’assoient en tailleur, face à face, en position de réception des ondes venues de l’au-delà. Je dis aux quelques personnes présentes que nous allons assister à un phénomène de lévitation spontanée. « Monsieur, s’il vous plaît, laissez-nous nous concentrer », m’est-il répondu… Sur ce, je préfère ne pas gâcher cet instant, et entame mon retour vers Veaugues (une petite heure de marche).

 

Plaisanterie de mauvais goût ou œuvre des extraterrestres, chacun y verra ce qu’il voudra. Réalisé à l’aube d’un long week-end, et bien visible depuis la route de Sancerre à Bourges, bénéficiant de plus d’une excellente couverture médiatique, cet évènement aura attiré des centaines, si ce n’est des milliers de curieux venus parfois de très loin. Alors, je me permets de m’interroger quelque peu sur sa fortuité……

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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 09:28

Cousin du truculent et génial Jean d’Ormesson (leur ancêtre commun Olivier est mort en 1923), Wladimir (Lefèvre) d’Ormesson représentera Les Républicains dans notre circonscription aux élections législatives du 11 Juin prochain. Pour l’instant, il est le seul dont le programme soit tombé dans ma boîte à lettres.

 

Collectivités, sécurité, emploi, agriculture, santé, éducation, etc… Beaucoup de propositions habilement formulées, plus ou moins teintées politiquement, qu’on retrouvera certainement chez nombre d’autres candidat(e)s.

 

« J’appuierai le déploiement du Haut Débit dans toutes les communes du Cher, et la résorption des zones blanches en téléphonie mobile ». Si, à Veaugues, nous avons la chance de bénéficier d’une excellente connexion ADSL, bien d’autres secteurs (notamment les hameaux) soit-disant couverts n’ont qu’une connexion intermittente, avec un débit indigne qui ne permet pas une utilisation confortable de ce service ; M. D’Ormesson remédiera-t-il une fois pour toutes à ce problème ?

 

« Bourges doit avoir une desserte TGV ». Probablement pour mieux drainer les cerveaux berruyers vers Paris, où ils pourront travailler tout en rentrant tous les soirs dormir à Bourges…

 

J’ai beau chercher côté Environnement, rien, absolument rien ! Pas très étonnant quand on sait que le programme du candidat de LR François Fillon, soutenu jusqu’au bout par ses camarades malgré les « casseroles » qu’il traînait, était également particulièrement silencieux sur ce sujet… Rien sur l’Energie non plus.

 

Notre nouveau venu en politique (il y a un début à tout) bénéficie d’un large soutien au sein de la Droite locale, depuis le vieux renard jusqu’au jeune loup, mais je pense que c’est l’engagement à ses côtés de Madame le Maire de Veaugues, qui sera l’argument décisif lors de mon choix…

 

En tous cas, lui s'en fout complètement, et je le comprends!

 

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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 09:13

Hier, je ramasse dans une mairie du voisinage cette affichette…

 

Doit-on réellement accepter la qualification de « greeter » pour participer gratuitement à l’enrichissement mutuel et aux échanges culturels entre individus pour un monde meilleur ?

 

Voici ce qu’en dit mon dictionnaire Harrap’s : le verbe [to] greet signifie saluer, accueillir avec quelques paroles aimables (ce qui semble pour moi le B-A-BA des bonnes manières). Wikipedia propose pour le substantif « greeter » qui en dérive le français « hôte ».

 

Je veux bien que le terme « agent d’accueil » a un côté statique, et fait plus penser à un guichet du Pôle-Emploi ou d’une administration impersonnelle et froide qu’à un beau jeune homme « branché » qui vous parlera avec passion de son quartier, mais ne pouvait-on pas solliciter nos méninges plutôt que de polluer encore une fois notre langue avec un mot américain qui s’ajoutera à une liste déjà trop longue ?

 

Ainsi, nos tracts, prospectus et autres affichettes sont devenus depuis quelques années des flyers,

- un emballage un packaging

- un autocollant un sticker

- un directeur un manager

- une entreprise récemment fondée une start-up

- etc…

 

 

Alain Roblet, Président de la Délégation du Cher de l’association Défense et promotion de la langue française, exprime bien mieux que moi cette indignation dans la lettre qu’il a récemment envoyée au Président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, et dont je me permets de reproduire ci-dessous le contenu :

 

« Monsieur le Président,

J’ai l’honneur d’appeler votre bienveillante attention sur l’utilisation abusive d’anglicismes dans les médias, notamment à la télévision française ce qui irrite la plupart de nos concitoyens. Les « coaching », « story », « prime time », « people », « timing », « live », « best of », « the voice », « the battle », etc. prononcés souvent avec délectation en constituent un faible florilège.

Permettez-moi de me poser des questions? Cette pratique qui semble ne plus avoir de limite est-elle la traduction d’un snobisme ordinaire ou l’expression d’une paresse intellectuelle alors que l’équivalence en français existe ?

Certes, la langue française s’enrichit des idiomes étrangers mais l’anglais doit-il régner sans

partage ?

L’utilisation de ces anglicismes incontrôlés est-elle la parure d’un pseudo modernisme qu’une autorité voudrait nous imposer et qui participe de l’acculturation sournoise qui menace notre patrimoine culturel ?

Y a-t-il volonté de nous faire perdre notre âme dans une supra nation dominée par la culture anglosaxonne?

Y a-t-il volonté de nous faire abandonner tout esprit de résistance, tout esprit critique en tolérant l’avilissement de notre belle langue ?

La langue française est-elle devenue ringarde ? En avons-nous honte ?

J’entends nos détracteurs nous servir par naïveté ou lâcheté les mêmes poncifs en nous accusant « d’intégrisme » linguistique et de nationalisme « bien-pensant ».

En dénonçant ces excès, nous cherchons à valoriser notre langue et partant, le plurilinguisme, manifestation de la multitude des civilisations en bannissant toute idée hégémonique.

Nous demandons au Conseil supérieur de l’audiovisuel et à votre autorité de s’engager dans cette mission de sauvegarde de notre propre culture, et de contribution à son rayonnement.

Dans cette attente, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute

considération.

Le président,

Alain ROBLET »

 

A l’heure où l’identitarisme, national ou régional, revient en force avec les excès qu’on sait, notre langue, certes évolutive, n’en constitue-t-elle pas le meilleur ciment ?

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 07:45

 

Un premier canal, le Canal de Briare, relia Montargis à Briare en 1642. Si le Canal Latéral à la Loire, prolongeant vers le Sud le précédent, fut ouvert dès 1838, les bateaux devaient, à Briare, traverser la Loire « à niveau », manœuvre compliquée, longue et périlleuse qui mettait plusieurs heures. Cet ancien parcours est indiqué en trait violet pointillé sur la carte. Le Pont-Canal de Briare ne sera mis en service qu’en 1896.

 

En provenance du Sud, les bateaux accédaient à l’écluse de Mantelot par une première porte. En arrière-plan, la gare d’eau leur permettait d’attendre, parfois des semaines, que les conditions météo et le niveau de la Loire leur permettent de traverser…

 

Ces installations très soignées datent de 1838…

 

Elles marient avec harmonie la pierre et le fer et s’intègrent parfaitement dans le cadre verdoyant. Un réel souci d’esthétique semble avoir préoccupé les concepteurs de cette installation…

 

Au-dessus de l’un des passages piétons, le niveau des grandes crues du milieu du 19ème siècle…

 

En ce dimanche de mi-Mars, le temps calme aurait sans doute permis d’accéder à la Loire, visible en arrière-plan…

 

Voici la porte aval de l’écluse de Mantelot. Au-delà, c’est la périlleuse traversée de la Loire qui attend les bateaux…

 

Parfaitement entretenue, l’écluse de Mantelot (classée Monument Historique en 1978) qui a gardé une patine probablement savamment entretenue, est un agréable but d’excursion. Une petite heure sur place permet d’en découvrir tous les éléments…

 

Nous voici à présent côté Loire, en aval de la porte de l’écluse. Un bel escalier en colimaçon permet de descendre au niveau de l’eau…

 

Ce treuil manuel servait à tracter les péniches qui entamaient la difficile remontée jusqu’à l’écluse de Mantelot…

 

Une fois sur la Loire, les bateaux devaient parcourir 1200 mètres sur ce chenal matérialisé par des digues appelées chevrettes. Ensuite, ils traversaient le fleuve pour accoster sur la rive droite et s’engager sur le Canal de Briare au moyen d’une autre écluse. De 1881 à 1896, une sorte de remorqueur à vapeur facilité la traversée en tractant les bateaux. Toutes ces difficultés disparurent en 1896 avec l’ouverture du Pont-Canal de Briare.

 

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