Si vous aimez le plastique, vous pouvez même y aller le dimanche! Mais qui s'attendrait à trouver autre chose dans cette enseigne réputée pour être au petit équipement de la maison ce que MacDo est à la gastronomie?
Si vous aimez le plastique, vous pouvez même y aller le dimanche! Mais qui s'attendrait à trouver autre chose dans cette enseigne réputée pour être au petit équipement de la maison ce que MacDo est à la gastronomie?
C'est du moins ce que disait une chanson des années 80 quand, judicieusement placé, il permet d’éviter certaines maladies qualifiées autrefois de « honteuses ». Par contre, lorsqu’il se retrouve jeté dans notre environnement, faisant de plus en plus ressembler nos bords de routes et nos campagnes à des décharges, il devient nettement moins sympathique.
D 151 (périphérie de Bourges, le 16 Mars 2012)
Jusqu’à il y a peu, les employés des différentes collectivités (Conseil Généraux, communes) effectuaient des tournées de nettoyage, ramassant ces détritus avec une pince pour rendre sa propreté à notre cadre de vie. Aujourd’hui, c’est fini et ces déchets s’amoncellent un peu partout dans l’indifférence totale.
Notre député Yves Fromion, avec qui je m’étais récemment entretenu du problème, m’a répondu que, dans sa ville d’Aubigny, les employés municipaux veillaient à la propreté. Pour le reste, il m’avait conseillé de m’adresser au Conseil Général, responsable de la propreté de son réseau routier ; selon lui, la suppression de plusieurs emplois au CG 18 serait la cause de ce laisser-aller, généralisé à l’ensemble de la France.
Ces images ont été prises en Mars 2012 au bord de la D 151, sur la commune de St-Germain du Puy ; cette route très fréquentée sert de rocade Est provisoire avant que la « vraie » rocade de Bourges soit bouclée. Précisons que l’entretien de cette route départementale relève du Conseil Général, dont le Vice-Président n’est autre que le Maire de la commune de St-Germain, qui cumule aussi les fonctions de Vice-Président de Bourges-Agglo et de l’Association des Maires de France. Visiblement, la propreté des espaces naturels ne semble pas être la principale préoccupation de cet élu cumulard!
Veaugues, 18 Mars 2012...
Il semble que l’envahissement de l’environnement par les détritus ne pose de problème à personne ; c’est en tous cas ce que je ressens lorsque je parle du problème autour de moi. Même de grandes associations de protection de l’environnement semblent ne rien trouver à redire, préférant se concentrer sur des sujets bien plus médiatiques, tels la « collecte sélective » avec lesquels ont nous rebat les oreilles depuis des lustres.
Veaugues, toujours...
Quelques citoyens effectuent des tournées régulières de nettoyage le long de « leur » route ou dans les bois et les champs derrière chez eux, mais c’est bien peu rapporté aux kilomètres de routes et chemins souillés et, en général, ils passent pour des imbéciles auprès de leurs concitoyens.
Si on ajoute que les agents territoriaux chargés du débroussaillage mécanique (ici dans la Nièvre) broient ces déchets sans états d’âme, rendant le ramassage impossible et tapissant les accotements d’un « terreau » bien peu fertile…
Comment en sommes-nous arrivés là ? Généralisation des emballages (et suremballages) jetables, succès des « fast-food » à emporter (la malbouffe), incivisme de ceux qui jettent paquets de cigarettes, de biscuits, bouteilles et canettes par la fenêtre de leur voiture, camions mal bâchés éparpillant leur chargement tout au long de leur trajet… Bientôt, notre belle France n’aura plus rien à envier à ces pays pudiquement appelés « en voie de développement », où les ordures font partie du paysage ; triste constat qui ne semble gêner personne !
Ce matin, j’ai reçu au courrier ces recommandations émises par Groupama, et qui concernent les normes établies par les Chinois, avec une très visible intention de tromper le consommateur…
J’avais acheté ces lampes LED ultra-économiques comme celle-ci, en consommation uniquement car elle coûte toute de même 8€. Certifiée garantie 20.000 heures de fonctionnement, c’est-à dire pratiquement mon espérance de vie compte-tenu de sa durée quotidienne d’allumage, elle a lâché au bout d’un an et demi, soit environ 1600 heures.
Suite à l’article de Groupama, il est difficile d’établir l’authenticité du logo CE figurant sur son culot : Conformité Européenne, ou China Export ? De toutes façons, à part quelques exceptions provenant de Pologne (ils commencent à devenir exigeants en matière de salaire, les Polonais…), les ampoules LED ou fluocompactes proviennent toutes de RPC (ou PRC ; de Chine, quoi !
Tel pourrait être le leitmotiv de François Hollande, qui a proposé de retirer le mot "race" de notre constitution s'il était élu. Je trouve cette idée excellente, et me demande comment on n'y avait pas pensé avant! Dans la même optique, on pourrait alors supprimer les mots: religion, sexe, chômage, pollution, pauvreté. Tant qu'on y est, on pourrait aussi rajouter bêtise, cupidité, égoïsme, lâcheté... Ce serait si simple de solutionner ainsi tous nos problèmes!
En milieu de semaine dernière, un article sur le site Internet du Journal du centre faisait part d’une « journée portes
ouvertes » sur un site de fouilles à Entrains sur Nohain. Cette paisible agglomération était autrefois le siège d’un important vicus gallo-romain à la croisée des voies Bourges-Auxerre
et Orléans-Autun. L’opération était annoncée pour le dimanche 5 février, de 10h à 17h, avec une équipe d’archéologues de l’INRAP (Institut National de la recherche Archéologique Préventive)
présente sur les lieux pour répondre aux questions des visiteurs.
Arrivé sur place (55 kms dans chaque sens), voici ce qui m’attendait. Certes, la petite laine était de rigueur avec -3°, mais
je n’étais pas le seul à avoir fait le déplacement. Les services météo avaient depuis longtemps prévu ce temps froid, en tous cas bien avant que l’annonce de cette manifestation ne soit faite
dans le journal, et il n’y avait pas de neige qui aurait caché les vestiges mis au jour par les fouilles. Cette publicité avait donc été faite en toute connaissance des conditions
météo.
Précisons que, en ces jours où des ouvriers travaillent dans les vignes par -10°, nos archéologues disposaient tout de même d’un bungalow pour se mettre à l’abri.
Je trouve que c’est témoigner de bien peu de considération pour ceux qui auront fait le déplacement dans une région où les
manifestations culturelles ne sont pas légion en cette période hivernale ! Triste façon de traiter les passionnés d’histoire ! Désolé(s), mais par
autant que moi et tous ceux qui se seront déplacés pour rien…