Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 09:54

1-Moulin-de-Tirepeine-2011-09-18--1-.JPG

Le Moulin de Tirepeine est situé sur la commune de Subligny et établi sur le cours de la rivière de la Salereine. Son propriétaire propose une passionnante visite commentée lors des Journées du Patrimoine, en Septembre… Ici, le bâtiment principal, qui abrite toute la "mécanique", date du milieu du XVème siècle et a été réhaussé vers 1770.

 

1a-Moulin-de-Tirepeine-2011-09-18--25-.JPG

 

 

 

En 1788, le moulin était partie intégrante des possessions du prieuré de Subligny, qui appartenait aux Sœurs Bénédictines de Saint-Laurent de Bourges. Elles firent alors dresser un terrier précis de leurs terres.

 


 

 

2-Moulin-de-Tirepeine-2011-09-18--4-.JPG

 

 

 

 

Le moulin est alimenté par ce bief, long d’un kilomètre, et qui fournit la hauteur de chute nécessaire à son alimentation.

 


 

 

 

3-Moulin-de-Tirepeine-2011-09-18--27-.JPG

 

 

 

 

Le logis du meunier est établi en aval ; il date du milieu du XIXème siècle.

 



 

4-Moulin-de-Tirepeine-2011-09-18--33-.JPG

 

 

 

 

 

 

Le moulin proprement dit comporte deux niveaux tous deux accessibles de plain-pied grâce au dénivelé. Ici, l’entrée du niveau supérieur, qui abrite les meules. On distingue que le linteau est fait de plusieurs segments savamment assemblés pour soutenir la charge de maçonnerie sus-jacente.

 

 

 

 


 

5-Moulin-de-Tirepeine-2011-09-18--16-.JPG

Le niveau inférieur abrite la transmission qui, entièrement reconstruite vers 1850, est en parfait état de fonctionnement. Seule la roue à aube manque, ce qui fait que, malheureusement, le moulin n’est plus opérationnel depuis 1945, date à laquelle il a cessé de fonctionner.

 

6-Moulin-de-Tirepeine-2011-09-18--14-.JPG

 

 

Le propriétaire nous montre le système d’entraînement des trois axes de meules depuis l’arbre principal, qui est mû par la chute d’eau, de l’autre côté du mur. Des volants de réglage permettent, outre de craboter ou de décraboter les meules indépendamment, d’ajuster parfaitement leur écartement selon le grain à travailler ; ce dispositif permet également de compenser l’usure des pierres des meules.

 



 

7-Moulin-de-Tirepeine-2011-09-18--19-.JPG

 

 

 

 

  Gros plan sur les engrenages. Chaque contact est composé d’une roue entièrement métallique, et d’une roue à dents rapportées en bois de cormier. Ainsi, seules les dents de bois, facilement remplaçables, s’usent.


 

 


 

8-Moulin-de-Tirepeine-2011-09-18--32-.JPG

La salle des meules. On versait le grain à moudre dans ces trémies en bois, d’où il coulait pour être broyé entre les meules, abritées sous un coffrage en bois. La farine était ensuite acheminée par des vis et des élévateurs vers le grenier, où elle était alors criblée (tamisée). Les clients n’apportaient que la quantité de grain suffisante pour cuire une fournée de pain, car la farine ne se conservait pas. Le moulin était un lieu de convivialité pour les messieurs, un peu comme l’était le lavoir pour les dames… On y rencontrait des gens qu’on ne voyait qu’à cette occasion.

 

9 Moulin de Tirepeine 2011-09-18 (42)

 

 

 

 

 

 

Les élévateurs étaient composés de godets fixés sur une chaîne, comme aujourd’hui. Par contre, les godets étaient en peau de vessie de porc, facile à former, et particulièrement résistante.

 


 

 


 

 

 

10-Moulin-de-Tirepeine-2011-09-18--40-.JPG

Les meules monolithes sont rares. Plus généralement, comme ici, elles sont faites de quartiers de pierre meulière (conglomérat siliceux venant de l’Est de la région parisienne) assemblés et cerclés. Soumises à une usure continue, elles demandent à être régulièrement rafraîchies et retaillées, ce que le meunier fait avec une série de burins et ciseaux spécialement conçus pour cet usage.

 

 


Partager cet article

Repost 0
Published by Sirius sirius
commenter cet article

commentaires

anatole 09/11/2011 18:45



merci pour la découverte de ce moulin à eau et les précisions que tu apportes.


A pluche.



sirius 11/11/2011 09:00



Vas donc le voir aux prochaines JP, en Septembre prochain. Tu y seras très bien accueilli par le propriétaire, qui est très sympa! Bon week-end à toi.



malobosco 09/11/2011 14:16



Remarquable restauration ! Le propriétaire est un passionné ayant beaucoup de connaisances. Bravo !


Je suppose que le bâtiment doit vibrer lorsque tous ces axes, pouies et roues dentées sont en marche. "la contruction d'une roue à aubes coûte une petite fortune", m'avait confié le
propriétaire d'un ancien moulin restauré vers les années 2000.


Le moulin de Tirepeine fut certainement, lui aussi, bloqué par les glaces lors du terrible hiver 1788/1789 puisque seuls les moulins à vent pouvaient tourner - (notes de J.B Renaudin curé de
Menetou Râtel à cette époque).


Sur le plan du Comté de Sancerre (1674), Tirepeine, s'écrit "Tirepain". La farine = le pain ? Serait-ce l'étymologie exacte ?...



sirius 09/11/2011 14:39



Effectivement, la reconstruction d'une roues à aubes coûte très cher, et c'est bien pour cela que le propriétaire de Tirepeine n'a pas fait refaire la sienne! En 1788, l'endroit se nomme bien
Tirepeine, mais pourquoi pas "Tire-pain" comme nom initial? Rien de farfelu dans cette hypothèse!



Christian lemenuisiart 08/11/2011 12:37



Superbe ces roullements


A bientôt



sirius 05/03/2016 08:15

Quand je me plonge dans les archives locales, j'ai parfois des surprises! Certains noms ont effectivement une orthographe bien différente, et c'est selon les spécialistes dû au fait que les clercs de notaires et autre greffiers les écrivaient tels qu'ils les entendaient.

On trouve même souvent le même nom orthographié de plusieurs façons dans le même texte! Prenons le cas de Tréloup (Commune de Veaugues); sur les carte postales anciennes, on a Tréloux. Avant la Révolution, c'est Triloup, Trillou, Trelou, et au 15ème siècle "Trillo". C'est pourquoi on peut difficilement dire "à telle époque, ça s'écrivait ainsi". Reste à savoir l'origine du nom (peut-être "Etrille-Loup"), et comment ils le prononçaient... Merci de votre visite!

Philippe 04/03/2016 18:15

le nom du moulin a constamment évolué... sur un acte des Archives du Cher de 1425 il est nommé " moulin de Thirepoyne", les anciens l'appellent encore maintenant " Tirepoigne" ou " Trepoigne".

sirius 08/11/2011 19:54



Toute la mécanique de ce moulin est admirable!



Présentation

  • : Le blog de sirius
  • Le blog de sirius
  • : Ce qui se passe et se dit à Veaugues et dans sa région. Un peu de tout et même parfois n'importe quoi...
  • Contact

Recherche