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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 14:34
Nos campagnes regorgeaitent de tuileries et briqueries artisanales, pratiquement toutes disparues aujourd'hui. Dans certaines régions, la moindre poche d'argile ou de limon argileux était mise à profit.

Certaines de ces fabriques, celles qui avaient été "industrialisées", ont survécu plus longtemps, comme la tuilerie de Grossouvre ou la briquerie de Saint-Palais. Les briques étaient souvent estampillées au nom de leur fabricants, et certaines personnes les collectionnent même!



Lorsqu'on démolit un bâtiment, ou un conduit de cheminée, on retrouve souvent les briques Lauverjon, qui étaient fabriquées à St-Martin des Champs, dans l'usine située sur la gauche, en allant vers La Charité.

Il s'agissait d'une fabrication industrielle, et les bâtiments sont toujours debout. Ils sont même à vendre...




Dans un petit bois, sur la commune de Sens-Beaujeu, existe un petit bâtiment qui échappe aux regards, bien qu'il soit tout près de la (toute petite) route. Il n'en reste extérieurement que quelques pans de murs disparaissant sous la végétation, et rien ne semble trahir sa vocation...



Il faut en faire le tour pour découvrir la gueule du four, large d'environ 1,50 mètre. Aucune trace de cheminée cependant. Y avait-il une avancée, et un système de déflecteur permettant aux flammes d'entrer dans la chambre de cuisson?




Contrairement à l'élévation du bâtiment, la chambre de cuisson est en parfait état.

Longue de 3,30m et large de 3, elle a une hauteur sous plafond d'environ 1,90m, ce qui permet de s'y tenir debout.









Il existe un petit épaulement entre la partie verticale, dont les briques sont vernissées, et la voûte du four.

L'entrée est en forme d'entonnoir.






S'il est manifeste que ce four servait à la cuisson des tuiles, qu'en était-il du bâtiment en surface? La fabrication des tuiles demande plusieurs opérations, à commencer par l'élimination des impuretés de l'argile. Il faut ensuite mouler les tuiles, et les laisser sécher sous un hangar avant la cuisson.



Vers 1830, la Tuilerie des Barras comportait trois bâtiments; seul le plus petit subsiste à l'état de ruines. .


Depuis, l'emplacement de la plupart des maisons du village des Barras é changé.









Toutes ces opérations laissent à penser que d'autres bâtiments existaient sur le site, de même probablement qu'une habitation pour l'exploitant. Combien de personnes travaillaient à la tuilerie des Barras? L'usine tournait-elle toute l'année ou, comme les charbonniers, les tuiliers ne travaillaient-ils que l'hiver, se louant la belle saison aux travaux des champs?






La paroi du fond et verticale, et ses briques sont également vernissées.

Le tout est en parfait état, sans la moindre trace d'affaissement malgré l'état de ce qu'il y a au-dessus.

Jusqu'à quand cette tuilerie a-t-elle fonctionné?










Bien peu de témoins de cette industrie autrefois très présente subsistent et, même si ces vestiges sont très modestes, ne mériteraient-ils pas d'être préservés? Après tout, le four est en parfait état.




Lors de ma visite la semaine dernière, une chauve-souris, que j'avais visiblement dérangée, tournait inlassablement...

Il est possible que ce four serve de lieu d'hivernage à ces sympathiques petites bêtes...










Si des personnes en savent plus sur l'histoire de cette petite tuilerie, je les remercie de se faire connaître sur ce blog.









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Published by Sirius sirius
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