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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 19:20
La voie gallo-romaine Bourges-Auxerre franchissait la Loire à Saint-Thibault au moyen d'un pont, dont les restes se voient parfaitement en période de basses eaux. Les observations furent particulièrement intéressantes lors de l'été 2003, alors que les eaux du fleuve étaient très basses.


Sur ce cliché du confluent de la Loire et de la Vauvise, on voit St-Thibault, puis St-Satur en arrière-plan. A mi-chemin entre ce confluent et le pont moderne, on distingue bien l'alignement des piles du pont gallo-romain, en biais dans le lit du fleuve




Autre cliché du passage de la Loire, pris à l'aplomb du pont gallo-romain





Au ras de l'eau, vu depuis la rive gauche de la Loire (côté Cher), on ne voit dépasser que les pointes des pieux de bois.

En fait, il y a là deux ponts qui se croisent au milieu du fleuve avec un angle très faible.

Bien entendu, ils se sont succédés. Un pont de pierres a remplacé un pont de bois... à moins que ce ne soit l'inverse, probablement à la suite d'une crue dévastatrice, ou une embâcle lors d'un hiver très froid.




Vues depuis l'autre rive, les ruines du pont sont beaucoup plus impressionnantes, puisque de nombreux blocs de grès soigneusement taillés jonchent le lit de la Loire.

Chaque pile avait une fondation de pieux de chêne, qui étaient battus le plus profond possible, en principe jusqu'à toucher le sous-sol rocheux dur.

Ensuite, on bâtissait une plate-forme en pierres sur laquelle s'élevait l'avant-bec destiné à briser la force du courant.








A
ujourd'hui, personne ne peut dire à quoi ressemblait ce pont. Il n'est absolument pas acquis qu'il ait été construit entièrement en pierre. Plus probablement, selon les archéologues, un tablier de bois reposait-il sur des piles en pierre. Après son écroulement, probablement à la suite d'une embâcle (charriage de blocs de glace), les riverains ont récupéré beaucoup de blocs de pierre, rendant ainsi difficile la restitution de l'architecture de l'ouvrage.





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Published by Sirius sirius
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commentaires

Jean-Baptiste Luron 11/03/2009 07:52

A-t-on pris en compte les déplacements de la Loire dans cette étude ?

sirius 11/03/2009 08:57


Je suppose que les archéologues (dont je ne suis pas) l'ont effectivement fait. Côté St-Thibault, le site d'une agglomération gallo-romaine a été fouillé (G. Cobolet; Cahiers d'Archéologie du Cher)
plusieurs fois depuis le milieu du XIXème siècle, et il est probable que le rivage ait été au même endroit.

Par contre, côté Nièvre, on ne sait pas grand chose selon Alain Bouthier, Archéologue à Cosne. Le site du pont a été l'objet d'études en août 2003, et une pelleteuse a dégagé des pieux pour qu'ils
soient étudiés à Besançon. Les restes de plusieurs ensembles de pieux ont été retrouvés dans les sables de la rive droite, ce qui laisse à penser que le pont s'étendait plus loin vers l'Est.

Le tracé de la voie qui le prolonge direction Auxerre est bien connu entre Cosne et Entrains (j'y reviendrai) mais, entre Laroche et Cosne, il aurait été détruit par la construction de la voie
ferrée vers 1860.


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