Lundi 23 mars 2009 1 23 /03 /Mars /2009 10:59

 Un peu à l'écart du village de Francheville, il ne reste plus que des ruines de la Commanderie templière fondée en 1288. Ayant rang de seigneurie, elle comprenait un logis, une chapelle, des bâtiments agricoles, des terres, des bois, des rentes et dîmes.


Aujourd'hui, il ne reste de l'ensemble d'origine que cette chapelle, qui serait de la fin du XIIIème siècle. Le logis seigneurial avait déjà disparu au XVème siècle. Ses propriétaires actuels semblent s'en désintéresser complètement, et elle est en tellement mauvais état que tout projet de sauvegarde semble aujourd'hui relever du miracle.








Une porte dans le mur Sud possède encore un linteau en accolade portant, semble-t-il, les armoiries des Templiers.

Ce linteau est encore en bon état, ni fendu, ni vandalisé. Jusqu'à quand?


























Le chevet de la chapelle possède ces trois fenêtres romanes, qui en éclairaient le choeur...

Par sirius - Publié dans : villages - Communauté : un p'tit coin de paradis
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Lundi 23 mars 2009 1 23 /03 /Mars /2009 10:10

Perdu au milieu de nulle part, le Pont de Bury ne sert plus aujourd'hui qu'à quelques tracteurs. Pourtant, il n'en a pas été toujours ainsi, puisqu'il était partie intégrante de la Route des Postes Bourges-La Charité jusqu'au milieu du XVIIIème siècle.


L'actuelle route de Bourges à La Charité (RN 151) a été construite vers 1760. Auparavant, il existait deux itinéraires distincts entre Maubranches et Charentonnay. Le "Grand Chemin" passait par Brécy et Etréchy, alors que la "Route des Postes" passait par Villabon et Baugy. Seule cette dernière figure sur la Carte de Cassini (vers 1750).

 Le Pont de Bury est visible en bas à droite, là où la route franchit le ruisseau de Tripande. La carte montre une Chapelle St-Firmin tout près du pont; elle avait déjà disparu en 1825 sur le cadastre dit "Napoléon". Il est à noter qu'il est possible que cette portion de la route ait emprunté le tracé d'une voie romaine.


Composé d'une arche unique en maçonnerie de pierres bien appareillées, ce pont a visiblement bénéficié d'une construction soignée, ce qui lui a permis de traverser les siècles, même lorsqu'il n'a plus bénéficié de l'entretien justifié par sa fonction première.
Par sirius - Publié dans : villages - Communauté : un p'tit coin de paradis
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Jeudi 19 mars 2009 4 19 /03 /Mars /2009 14:06

Cette maisonnette de vignes est la dernière survivante du vignoble de Bué. Elle est construite en briques et est en relativement bon état de conservation. Gageons qu'elle le restera!




Flanquée d'un noyer, elle servait aux vignerons pour se mettre à l'abri de la pluie et casser la croûte.






L'intérieur comporte eux pièces de cinq mètres carrés environ chacune.

L'une est munie d'une cheminée, et une citerne souterraine permettait de recueillir les eaux de pluie



Par sirius
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Mercredi 18 mars 2009 3 18 /03 /Mars /2009 08:33

C’est ce qu’on se dit certains matins en ouvrant le journal.

 

Ce matin, c’est la Nouvelle République qui m’a mis de bonne humeur pour la journée. Jugez-en !

 

« L'armement pourrait passer au travers de la crise. Selon les patrons de MBDA et de la DGA, certains programmes d'armement ne seront pas sacrifiés car stratégiques. Bonne nouvelle pour l'emploi »


 « En 2008, MBDA a engrangé 2,3 milliards d'euros dont 1 Md
pour l'export et « nous avons aujourd'hui un carnet de commandes pour quatre ans d'activité », assure Antoine Bouvier, le P-DG. Il estime que « le chiffre d'affaires 2009 devrait être stable, malgré la crise, parce que les grands contrats seront mieux protégés que tous autres car ils sont stratégiquement et politiquement majeurs. »


… l'entreprise qui réunit des partenaires français, britanniques, italiens et allemands, voit d'un bon œil le retour de la France dans l'Otan : Antoine Bouvier en attend « une meilleure visibilité, donc anticipation, pour les industriels ».

 

Chouette alors ! Vivement que ça bastonne aux quatre coins de la planète (pas trop près de chez nous, de préférence), comme ça on maintiendra l’emploi à Bourges !

Par sirius
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Lundi 9 mars 2009 1 09 /03 /Mars /2009 19:20
La voie gallo-romaine Bourges-Auxerre franchissait la Loire à Saint-Thibault au moyen d'un pont, dont les restes se voient parfaitement en période de basses eaux. Les observations furent particulièrement intéressantes lors de l'été 2003, alors que les eaux du fleuve étaient très basses.


Sur ce cliché du confluent de la Loire et de la Vauvise, on voit St-Thibault, puis St-Satur en arrière-plan. A mi-chemin entre ce confluent et le pont moderne, on distingue bien l'alignement des piles du pont gallo-romain, en biais dans le lit du fleuve




Autre cliché du passage de la Loire, pris à l'aplomb du pont gallo-romain





Au ras de l'eau, vu depuis la rive gauche de la Loire (côté Cher), on ne voit dépasser que les pointes des pieux de bois.

En fait, il y a là deux ponts qui se croisent au milieu du fleuve avec un angle très faible.

Bien entendu, ils se sont succédés. Un pont de pierres a remplacé un pont de bois... à moins que ce ne soit l'inverse, probablement à la suite d'une crue dévastatrice, ou une embâcle lors d'un hiver très froid.




Vues depuis l'autre rive, les ruines du pont sont beaucoup plus impressionnantes, puisque de nombreux blocs de grès soigneusement taillés jonchent le lit de la Loire.

Chaque pile avait une fondation de pieux de chêne, qui étaient battus le plus profond possible, en principe jusqu'à toucher le sous-sol rocheux dur.

Ensuite, on bâtissait une plate-forme en pierres sur laquelle s'élevait l'avant-bec destiné à briser la force du courant.








A
ujourd'hui, personne ne peut dire à quoi ressemblait ce pont. Il n'est absolument pas acquis qu'il ait été construit entièrement en pierre. Plus probablement, selon les archéologues, un tablier de bois reposait-il sur des piles en pierre. Après son écroulement, probablement à la suite d'une embâcle (charriage de blocs de glace), les riverains ont récupéré beaucoup de blocs de pierre, rendant ainsi difficile la restitution de l'architecture de l'ouvrage.





Par sirius
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