Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 09:17

Quiconque emprunte le tracé de l’ancienne ligne de chemin de fer au départ de Veaugues et en direction de Bourges remarquera, au bout d’une centaine de mètres, deux massifs de maçonnerie bien dégradés, parfois même tagués ; ce sont les culées du pont du « Tacot ». Eh oui, il n’y a pas que les transformateurs de banlieue ou les ponts de rocades qui bénéficient de cette forme d’ « art »…

 

Photo prise du même endroit (amorce du pont des carrières, sur la D 49E) le 24 Juin 1987, au passage du dernier train commercial de la ligne. Les restes du pont du Tacot sont au niveau de l’arrière du convoi.

 

Toujours le même endroit et le même angle, mais cette fois vers 1910. A cette époque, il y avait beaucoup moins de végétation qu’aujourd’hui, et aussi bien moins de constructions ! Le pont évitait aux trains de la ligne de La Guerche à Argent, dont l’écartement des rails n’était pas le même que celui de la ligne pricipale, de la couper à niveau.

 

Une vue plus rapprochée qui montre bien le tablier métallique du pont sur lequel passait le Tacot. Les abords des ouvrages d’art, des gares et des passages à niveau étaient protégés par ces palissades en bois et fil de fer. En arrière-plan, la gare de Veaugues, où on distingue le château d’eau et les 4 travées des ateliers de la Compagnie des Chemins de Fer Economiques (tout au fond, à gauche du château d’eau).

 

Cette vue aérienne de 1962 (Site Géoportail IGN) montre, de bas en haut :

- le Pont des Carrières, d’où ont été prises les photos précédentes

- le Pont du Tacot

- le passage à niveau de la route de Jalognes

A cette époque, la voie du Tacot avait été démontée une dizaine d’années auparavant, mais la plateforme était intacte. La ligne Bourges-Cosne avait été mise à voie unique à la sortie de la Guerre, vers 1945.

 

Nous sommes ici sous le Pont des Carrières vers 1910. La grande ligne Bourges-Cosne avait été ouverte en 1893, et celle du Tacot en 1906. Les abords étaient soigneusement entretenus et la ligne principale était à double voie. Au second plan, on voit le Pont du Tacot et, tout au fond, la maisonnette du PN de la route de Jalognes.

 

Un train en provenance de Bourges entre en gare de Veaugues vers 1910. On devine, tout au fond, le pont du Tacot. Il ne sera démonté qu’en 1982, plus de 30 ans après la fermeture de la ligne de l’ « Economique ».

 

Le Pont du Tacot vu de dessus en 1962.

Partager cet article

Repost 0
Published by Sirius sirius
commenter cet article

commentaires

lemenuisiart 08/03/2017 19:26

Elles sont superbes ces photos anciennes et je vois que tu aimes les trains.

sirius 09/03/2017 08:10

J'aime les trains, les camions, les motos (pas toutes...), les animaux, les arbres, les femmes, les hommes (pas de la même manière...), un peu tout, en somme!

Edmundo 05/03/2017 00:02

Beau travail d'historien, comme souvent dans tes articles. j'aime.

sirius 15/03/2017 19:15

Une très belle côte que je regrette de ne pas avoir mieux visitée lors de mon séjour à Cherbourg il y a presque 37 ans (eh oui, le temps passe...).

Edmundo 13/03/2017 23:21

En effet, on peut encore suivre son tracé qui est maintenant sentier pédestre. Il y restait même, il y a une dizaine d'année, quelque rails du côté du viaduc de Fermanville. Elles ont été retirées depuis.

sirius 09/03/2017 08:13

Cette fois, le travail était fait depuis longtemps; il m'a suffi d'exhumer quelques photos et de rajouter quelques lignes. Du travail de fainéant, comme je l'ai toujours aimé et pratiqué. Près de Cherbourg, il y avait aussi un petit train départemental que les gens appelaient "le Tue-Vaques". Je ne l'ai jamais connu, mais mes amis normands m'en parlaient.

anatolem 04/03/2017 13:34

dont l’écartement des rails n’était pas le même que celui de la ligne pricipale, de la couper à niveau.
Une petite coquille dans le texte.
Je vois que les chenilles processionnaires sévissent aussi à Veaugues.
La vie à Veaugues n'était sans doute pas la même que maintenant et la jeunesse n'avait pas le temps de déverser son "art" sur les murs.
A pluche.

sirius 09/03/2017 08:08

Même si je pense qu'il n'y a pas à voir de nostalgie de ces pratiques, la jeunesse de l'époque du Tacot bossait dès 14 ans, et dormait la nuit; donc pas le temps de se livrer à ces dégradations. Oui, le Tacot était à l'écartement d'un mètre, mais il y avait des endroits où ces voies "métriques" coupaient à niveau celles des grands réseaux.

La ligne Bourges-Cosne étant classée "stratégique" et donc susceptible de connaître un intense trafic militaire (ce qui fut le cas durant les deux guerres), il n'était pas question que les tortillards du chemin de fer "économique" perturbent la circulation! Il en va de même à La Guerche, où le tronçon vers la cimenterie de Beffes est toujours utilisé.

Présentation

  • : Le blog de sirius
  • Le blog de sirius
  • : Ce qui se passe et se dit à Veaugues et dans sa région. Un peu de tout et même parfois n'importe quoi...
  • Contact

Recherche